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4. V. plus haut la théorie «Je la sensation (p. 174). Aristote la considère
l'ame. 213
ne peut môme le dire d'aucune manière, si l'on regarde au fond des choses. Ce n'est pas l'aptitude à recevoir les formes qui pâtit; c'est le sujet qui la possède. Car, pour pâtir, il faut avoir déjà une certaine détermination; et cette aptitude n'en a aucune antérieurement à toute opération intellectuelle, elle n'est que pure puissance. Elle ne fait donc que s'actualiser ^ : elle ne fait que s'élever d'un degré en plus vers son idéale perfection.
L'intellect actif est éternel. Il existait avant de s'unir à Fâme, il existe encore après; bien plus, la mort qui détruit tous les organes, ne l'atteint d'aucune façon : une fois séparé, il est encore ce qu'il est par lui-même ^. L'intellect passif, au contraire, est périssable de sa nature. Il disparaît avec les individus, et si profondément qu'il n'y demeure aucune trace de souvenir , aucune puissance immédiate d'obtenir des notiojis nouvelles ^ : il retourne au fleuve de Léthé. Les intelligibles, en efi'et, ne se séparent point des images, par le fait qu'ils sont connus ^. Ils s'y trouvent d'abord en puissance ; puis,
surtout comme une action. A plus forte raison en est-il ainsi de la pensée elle-même, ainsi que l'a compris THEMiSTius(Pa7'fl/}//r., II, 173, 6-13): ... xuptto-
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