‹ AristoteChapitre 191 sur 304 · Id., Eth. Nie, H · texte numérisé non relu

Id., Eth. Nie, H

5. Id., Met., A, 8, 1074'», 8-14 : wv ei xt; j^toptca; aùxô Xàêot piovov to TupÛTov, ÔTi 6soùç tï)0VTO ta? TTpcjxaç oOffta; elvat, ôet'œç àv elprjffôai vo[xiaet£v,xa"c xaxà x6 e'ixô; iroXXctxi; eOpYifxÉVYiç elç xo Suvaxôv éxàaxY]? xal xé^vy); xai <pt)>oaoçîa; xal nâXtv çOsipojxévtov xai xaûxa; xà; So^a; èxsîvwv oîov Àsitliava TrspicEawaôai [léyçii xoû vùv. Ti (lèv ouv Tiàxpio; ôô^a xat r) napà xûv Ttpwxcov âut xoctoOxov f,ti.tv çavepà (xovov; De cœl., A, 3, 270^, 19-20: où yàp àira^ oOoè ôt; à).X' àTieipàxi; ôeî vo{x:![etv xàç aùxà; àçtxveïorôai oo^a; et; y,(JLà; : et cela, comme l'indique le texte précédent, à cause du nombre infini des métamorphoses géologiques : cette vue est curieuse.

6. Id., Eth. Nie, H, 14, 1153", 27-28 : cpr\\i.r\ 5' où' x( ye TcàfjiTcav àTTÔXÀ'Jxat, f,v xiva IcLoi 7io».oî... ; Jhid., K, 2, 1172", 36 et sqq. : ô yàp uàai ôoxeï, xoOx' etvai (pa(xev...

238 AlllSTOTE.

vail n'est pas vain non plus. Ce serait se priver d'un grand secours que de renoncer à l'examen de leurs spéculations. Il s'en dégage un certain nombre d'idées qu'ils ont tous ou presque tous regardées comme vraies et qui par là même ne peuvent être fausses de tous points^. Ils ont poussé l'analyse beaucoup plus avant que le vulgaire ; et notre tâche s'en trouve diminuée d'autant : ils nous permettent de nous implanter plus vite au centre des questions ^. Les difficultés elles-mêmes auxquelles ils ont abouti, sont loin d'être un obstacle au progrès du savoir. Bien formuler une difficulté, c'est mieux poser un problème ; et mieux poser un problème, c'est en préparer la solution véritable^.

Outre le contenu de la tradition et les résultats de la réflexion philosophique, l'induction a pour matière les faits eux-mêmes^; et c'est là principalement ce qui la rend féconde et précise. Il faut s'informer des observations d'autrui en mesurant leur valeur; et, surtout, il faut observer soi-même en allant de l'ensemble de chaque chose à ses éléments constitutifs : « la soif )> de pénétrer jusqu'aux détails les plus intimes de la nature, c'est le propre du philosophe. Et de cette soif intellectuelle, tempérée par une forte raison, Aristote a donné le plus bel exemple.

Sans doute, il est encore de son temps par certaines

Page 1