Id., Ibid., r, 6, 757s
7. Id., De divin., 1, 462% 14-2i ; Ibid., 2, 464», 17-24. — V. Levves, The hist. of phil., I, p. 291, London, 1880.
décrit les mœurs, les usages, la fondation des villes et les adages locaux i. Ses traités de biologie abondent en faits de toute nature dont quelques-uns, et des plus significatifs, supposent visiblement une enquête personnelle. Il a observé que la taupe a des yeux sous-cutanés 2, que certains poissons bâtissent des nids 3, qu'il y a des requins dont les fœtus sont entourés d'un placenta, comme ceux des quadrupèdes ^; et que, chez les animaux sanguins, l'œuf montre dès le troisième jour deux points minuscules qui sont la première apparition du cœur et du foie 5. Au livre second de « la génération des animaux », il analyse le développement embryonnaire des différents organes avec la précision d'un expérimentateur ^ ; il en est de même de sa description des céphalopodes'^.
Aristote se révèle à nous avec toutes les qualités d'un grand observateur : la perspicacité, la patience et la passion de ne rien omettre. Il a entrepris « la chasse de Pan », longtemps avant que Bacon soit venu la recommander : à mon humble sens, il n'est pas seulement le type du philosophe; il est aussi le modèle du savant.
La matière de l'induction une fois acquise, il faut la ciseler en vue d'obtenir des propositions scientifiquement universelles.
Le moyen d'y réussir consiste à dégager la donnée en
1. V. sur ce point la discussion critique de Zeller (owyr. cii., II, 2, p. 105, 2).
2. Akist., De an.,T, 1,425M0-11; Hist. an., A, 9, /i<Jl^ 27-34.