‹ AristoteChapitre 203 sur 304 · V. plus haut, p. 83 et p · texte numérisé non relu

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tes; il existe des lois qui ne s'appliquent que « dans la plupart des cas w^. Et pourtant, ces lois sont aussi du ressort de la démonstration : de telle sorte qu'il devient assez difficile de déterminer le point où commence le domaine du syllogisme scientifique. « L'accident » est chose gênante.

Ce qu'il convient de remarquer avant tout, dans ces pages sur la « démonstration », c'est la théorie du syllogisme. Elle est entièrement d'Aristote. Sans doute, d'autres lui avaient ouvert la voie et il n'hésite pas à l'avouer. Tisias, Thrasymaque, Théodore, Gorgias, Protagoras et Polus '^ s'étaient occupés de l'art de raisonner; mais leurs règles tout empiriques ressemblaient encore aux « membres épars » dont parle Empédocle^. Aristote est le premier qui les ait réduites en système ; et il l'a fait avec une telle puissance d'esprit, que les logiciens ultérieurs ont trouvé le problème à peu près épuisé.

L'induction et la démonstration ont un seul et même but, qui est d'obtenir des définitions ^.

Qu'est-ce donc que la définition? renferme-t-elle plusieurs espèces? Et comment résulte-t-elle des deux mé-

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