‹ AristoteChapitre 206 sur 304 · Id., Ibid., A, 7, 103% G · texte numérisé non relu

Id., Ibid., A, 7, 103% G

suprêmes et qui par là même ne deviennent jamais espèces : ce sont les catégories. Par contre, il y a des espèces qui n'ont sous elles que des individus et qui par suite ne deviennent jamais genres : tel est le cercle, tel est riiomme lui-même. Ainsi, la hiérarchie des genres et des espèces ne se prolonge pas indéfiniment; elle est close par les deux bouts ^.

Il faut pousser plus loin ce travail de dissection. Une espèce donnée peut présenter certains caractères, qui, sans faire partie de sa différence, en dérivent nécessairement, et qui ont de ce chef la même extension. Telle est l'aptitude à apprendre la grammaire : elle dépend de la différence de l'homme, qui est la raison; et, par suite, elle se trouve dans tous les hommes et rien qu'en eux. Ces caractères dérivés qui s'étendent à toute une espèce et non au delà, s'appellent du nom àa propres^.

De plus, les substances, telles qu'elles se réalisent autour de nous, ne sont pas des formes pures ; elles gardent un fond plus ou moins considérable de puissance : elles enveloppent un principe qui est individuel et qui les individualise elles-mêmes. Ce principe, comme on le sait déjà, s'appelle la matière.

Tels sont les aspects divers sous lesquels se présente la réalité, lorsqu'on essaie d'y faire le départ de l'essentiel et de l'accidentel.

Or la définition d'une substance ne se fait pas à l'aide de ses accidents. Elle doit être universelle ' : il faut qu'elle

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