JcL, Top., A
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résidu qui devient de moins en moins riche, au fur et à mesure que Fopération s'étend ; et qui finit par ne plus rien perdre de son contenu, quel que soit le nombre des individus confrontés : ce résidu fixe est un agglomérat logique que Ton peut regarder comme le tout essentiel de l'homme *.
Supposé qu'au lieu de comparer Callias à d'autres liommes, on le compare aux animaux. Il se dégage de ce tout deux caractères fonciers : Tun par lequel l'homme et ranimai se ressemblent et qui est la sensibilité ; l'autre par lequel l'homme et l'animal se distinguent, à savoir l'intelligence. Le premier de ces caractères est ce qu'on appelle un genre '^\ le second, ce que l'on appelle une différence ^ ; l'union des deux forme une espèce ^.
Le genre est donc ce qui convient à plusieurs choses distinctes par leur essence; l'espèce, l'une quelconque de ces choses; la différence, ce que chaque espèce contient de plus que le genre ^. Par où l'on voit qu'un même objet peut être à la fois genre et espèce, suivant le point de vue sous lequel on le considère : l'animal, par exemple, est genre à l'égard de l'homme, espèce à l'égard de l'être vivant.
Toutefois, la règle n'est pas absolue. Ily a des genres
t. Arist., Anal, post., B, 13, 97^ 7-25. En ce passage, Aristote dit simplement que l'essence ressort de cette comparaison : oùxo; yàp eaxai toù upây- {jLaTo; ôpiafAÔ;. Mais, à parler rigoureusement, cette essence n'est pas encore explicitement connue, ni peut-être purifiée de tous ses dérivés.