Id., Anal, post., A
3. M., Met., A, 1, 981% 28-31, 981% 1-9; Ibid., K, 1, 1063% 36 et sqq.; V. plus haut, p. 23^1.
4. Id.y De an., r, 3, 428% lG-18; /Ina/. post., B, 19, 100% 5-17.
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que des « instruments » dont on se sert pour l'édifier ou des parties plus ou moins importantes du tout qu'elle forme.
Toute science débute par l'intuition rationnelle du sensible, se développe par l'analyse inductive et la démonstration et s'achève dans une autre sorte d'intuition supérieure où tous ses éléments, et rien que ceux-là, sont ramassés en ordre : c'est un cercle qui commence dans la pensée, se déploie par l'intelligence discursive pour aboutir à la pensée ^
A l'origine de chaque science se situent un certain nombre de données premières, de principes au delà desquels on ne remonte pas, parce qu'ils sont évidents de leur nature et donnent plus de certitude que le discours ^. Tels sont les principes de contradiction et de raison suffisante qui dominent toutes nos recherches; tel est en mathématique l'axiome d'après lequel, lorsqu'on retranche d'une équation deux quantités égales, les restes sont égaux; tel est aussi le nombre en arithmétique, l'étendue en géométrie, le mouvement en physique^. Ces données premières une fois présentes, l'intelligence discursive se met en travail : elle analyse, compare, syllogise. De là
1. Arist., Eth.,Nic., Z, 12, 1143", 35-36, 1143^ 1-5; dans ce texte (ligne 5), comme à la page 100*, 17 des Sec. Analytiques, le mot aïaÔYiai; signiUe intuition rationnelle. CL Ibid., Z, 6, 1140", 31 et S(iq.; Anal. post.,B, 19, 100", 5-17.
2. Ici., Anal, post.. A, 2, 72*, 36-37. — Cette manière de voir rappelle les paroles de Pascal que l'on peut lire dans L'esprit géométrique^ p. 16'J éd. Hachette, Paris : « Toutes ces vérités ne se peuvent démontrer... Mais comme la cause qui les rend incapable» de démonstration n'est pas leur obscurité, mais au contraire leur extrême évideuce, ce manque de preuve n'est pas un défaut, mais plutôt une perfection ».