‹ AristoteChapitre 226 sur 304 · Arist., Eth. Nie, H, 5, 1147S · texte numérisé non relu

Arist., Eth. Nie, H, 5, 1147S

2. /d., lOid., H, 1, nos*-"; Ibid., 2, 1104% 27-35, 1104% 1-3; Eth. Eud., B, 2, 1220% 39, 1220% 1-0; Efh. mag., A, 35, 1197% 37 et sqq.

3 /d., Eth, Nie, F, 7, 1114% 31 et sqq.

l'ame. 285

a et que l'on fasse une loi pour interdire aux jeunes gens d'assister à la représentation des drames satyriques et des comédies, avant d'avoir atteint l'âge auquel ils peuvent prendre place dans les repas communs; car alors l'éducation les aura prémunis contre l'ivresse et la dépression morale que produisent ces divertissements ))^

Il n'en est pas des autres arts, comme de la comédie. Par leur aspect le plus élevé , la plupart d'entre eux peuvent, ainsi que la science et Faction, devenir des coefficients de la vertu. La vue d'un Jupiter olympien suffît à faire passer dans l'âme quelque chose de l'éternelle sérénité qui rayonne sur son front. Les chants sacrés produisent un enthousiasme religieux où les passions s'apaisent dans une sorte de vision divine 2. Du mode dorien se dégage une impression ennoblissante qui nous rend plus virils 3. La tragédie nous apprend dans quelle mesure il faut s'abandonner soit à la crainte soit à la pitié : elle tend à réduire ces deux passions au juste milieu qui constitue la vertu elle-même ^. Ainsi de tous les arts qui poussent à l'idéal ce que nous avons en nous de meilleur et par là même de plus humain : ce sont des principes de purification morale^.

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