Id., Met., N
l'être. 21
paré »*. Il faut de toute rigueur qu'à telle détermination qui cesse en succède une autre : il faut, par exemple, qu'un bloc d'airain soit rond, triangulaire ou carré, qu'il devienne vase ou statue, ou revête quelque figure différente-. Parmi ces déterminations, il en est une qui est « première » , constitutive de l'être et sans laquelle il ne peut y en avoir d'autres. « Une syllabe est quelque chose de plus que la série de ses lettres ^ ; » « il y a dans la chair non seulement du feu et de la terre, du chaud et du froid, mais aussi quelque chose de différent ^. » Et « l'homme n'est pas un animal, plus un bipède » ; aux parties qui le composent s'ajoute une énergie à part qui en fait un seul et même être d'une nature définie^. A la matière s'adjoint, dans la réalité concrète, une sorte d'empreinte originelle et spécifiante que l'on peut appeler la forme (elooç) ^.
Tout n'est pas expliqué par là. Le principe matériel, avant d'acquérir telle forme, est dans un état de manque ou de privation à son égard (axépYjaic;) : et c'est là une autre
1. Arist., Pays., r, 6, 206*, 18-29 : ... oXcoç [ikv ^àp outwç iari to âiretpov, i^ àei àXXoxaiâXXo Xa|i.êàv£(j8ai, xai tô Xa|x6avo|xevov {xèv àet elvai 7i£îtepa(j[xévov, ôX).' àei ye ëtepov xai ëxepov. Comme on le peut voir par le contexte, ces paroles portent aussi bien sur l'infini de la qualité que sur celui de la quantité, bien que, dans le chapitre précédent, et même dans celui d'où ce passage est tiré, il s'agisse principalement de la dernière espèce d'infini. Ibid. : ôto xai <£yvw(7Tov:^ aTieipov etooç yàp oùx îyti y) uXy).