‹ AristoteChapitre 240 sur 304 · Arist., Eth. Nie, K, 2, tl73', 2*)-3'i · texte numérisé non relu

Arist., Eth. Nie, K, 2, tl73', 2*)-3'i

2. Id., /6id.,K,5,1175»',2'i-27. Voir sur ce sujet tAnm: LAFoiSTAiNE,Z,ep^amr d'après Platon et Aristote, 1" part., c. m et 2« part., Alcan, Paris, 1902. Cet ouvrage est à la lois pénétrant et cornpréhcnsif. De plus, c'est, je crois, la seule étude spécfiale qui existe en France sur cette matière. On a en Allemagne un travail analogue par Kraniciifeld (W. R.) : Platonis et Aristotelis de ^ùO'ii\ senlentiœ , quomodo iumconsentianf, tum dissetitiant {HarWn, 1859, 8», 52 pp.).

mis : ce qui suppose que le cheval a ce qu'il doit avoir, qu'il est bon.

Par suite, la vertu de riiomme est ce qui constitue la plénitude de son développement, ce qui l'accomplit en accomplissant sa fonction spéciale ^ : c'est cette prédominance de la pensée qui le met à même de bien contempler et de bien agir 2.

Mais, de ces deux genres de vie dont l'un prépare l'autre, le second est d'une singulière complexité et demande à ce titre un examen plus approfondi : besoin s'impose de préciser la notion de la vertu pratique ou morale.

La vertu morale n'est pas une passion (7:à6cç). On nous loue d'en avoir, on nous blâme de n'en avoir pas : on la regarde comme un effet de notre vouloir. C'est de plus un état durable. La passion, au contraire, est toujours un mouvement plus ou moins passager qui dépend de la nature, non de nous^.

La vertu morale n'est pas non plus une simple puissance (cjva[j.Lç). Elle s'acquiert; toute puissance est innée ^. Elle n'a qu'un objet qui est le bien, il serait contradictoire qu'elle aboutit au mal; toute puissance porte à la fois

1. Arist., Elh. Nie, B, 5, 1106*, 14-24 : ..., el St^ toOt'Iui tiocvtwv outwç é^ei, xai Y) Toù àvôpwTTOU àpeTT) eir) àv 2Çi; à?' y^Ç àyaôoç àvBpcoTTo; yivexai xaî àç' -^ç EjTo éauToû ëpyov àTcoSwffei; Ibid., B, 6, 1107*, 6-8: ... xaTà Se xo àpiatov xai TÔ EU àxpoTYi; [ÈaTlv Tj àpeTT^]; Met.^ A, 16, 1021»>, 20-23 : Kal r; àpexiQ T£)e'tO(y{ç Tiç' Sxaaiov yàp xére téXeiov xat oûaîa niao. Toxe xeXeia, oxav xaxà xô eTSoç xîjç olxeîai; àpexfj; {i.r,6£v èXXeitit) |xdpiov toù xaxà çycjiv {xeYÉÔou;.

2. Id., Eth. Nie, B, 1, 1103*, 14-15; Eth. Eud., B, 1, 1220*, 4-11 : àpexrç o' etoYi 6uo, tj (xèv t]8ixy) f, ôè ôtavoYixixiQ* èuaivoùjxtv yàp où {xdvov toù; 6ixalou;, àX)à xai xoùç duvexoùç xat xoù; (roopoûç... Observons en passant que l'auteur de l'Eth. Eud. attribue à la vertu contemplative un caractère moral qii'Aristole ne lui accorde pas : le maître se sert à son sujet du mot Tiji,^.

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