Id.,Ibid.,h
sur deux contraires, comme la science^. En outre, la puissance, par le fait qu'elle nous est donnée, ne mérite pas plus d'éloge ou de blâme que la passion ^ ; et, par suite, elle ne doit pas plus que la passion s'identifier avec la vertu morale.
Si la vertu morale n'est ni passion ni puissance, il faut de rigueur qu'elle soit une qualité 3; et voilà son genre. Reste à chercher ce qui la spécifie ^.
Comme on vient de le voir, la vertu morale est une chose qui dépend de nous ^ ; on l'acquiert par de libres efforts, « ainsi que les autres arts ». On devient cithariste en jouant de la cithare, architecte en bâtissant des maisons ; on devient vertueux en faisant des actions belles et bonnes. La vertu morale naît, se développe et s'achève par la pratique : elle a son principe dans notre franc arbitre ^.
De plus, elle n'est pas indéterminée, comme le désir '^; elle appartient à la catégorie du fini, pour employer la langue des Pytliagoriciens ^. Elle a son but qui est de concourir au bonheur; et, par suite, elle a sa limite en deçà et au delà de laquelle elle cesse d'exister : l'un de ses
1. Kris'f., E th. AÏC.,E, 1, 1129", 11-26 : ôùSè yàp Tovaùrôv ê-/et TpoTrov èîti xe Tûv è7ticrTyi(i.à)V xai SuvâfJLEwv xat inl twv e^ewv. AOva[ii; (xèv yàp xai ÈTTtcr'n^fxr], ôoxeî Twv èvavT'!(ov yj aÙTr; eTvat, ë^tç ô' -q èvavTta Tùiv èvavxtwv ou, otov à7:c> xf,c ÛYieta; où irpaTTetai là èvavrîa, à).Xà xà ûyieivà fidvov.