‹ AristoteChapitre 257 sur 304 · Id., Poiil., A · texte numérisé non relu

Id., Poiil., A

un complément et un appui dans Tordre social '; et, par suite, la société est aussi d'institution naturelle ^. A son tour, la société suppose une sorte d'inviolabilité politique. Il y faut une autorité qui puisse commander à tous, une certaine dcpartition des avantages et des charges qui en résultent ^. Son existence entraîne une série d'exigences qui fixent la conduite réciproque des gouvernants et des gouvernés; et cela, c'est le droit politique.

Il y a, dans ces deux espèces de droit, une part qui vient de l'essence des choses, qui s'étend de ce chef à tous les pays et que l'on peut appeler naturelle ^. On ne conçoit pas un mode de vie humaine où le meurtre, la calomnie, l'adultère et même la prostitution des esclaves soient érigés en principe ^. La tyrannie seule refuse tout droit aux membres de la cité ; et c'est la pire des déviations politiques^.

A ce fond de relations naturelles peuvent s'ajouter des règlements qui s'obtiennent par voie de vote, qui varient avec les contrées, et dont l'ensemble forme le • droit positif : tel est le décret d'après lequel il faut sacrifier une chèvre, au lieu de deux moutons '^, ou celui qui veut que la classe des laboureurs paye tel cens plutôt que tel autre.

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