‹ AristoteChapitre 256 sur 304 · Ouvr. cit., II, 2, p. 634, n. t · texte numérisé non relu

Ouvr. cit., II, 2, p. 634, n. t

3. Il dit, par exemple, à propos de la douceur : tô (xèv yàp îiàOoç irrrh ôpyTQ, xà S' èaTroioùvra iiollà. y.al ôiaçépovta [Etll. Nic, A, 11, 1125", 30-31).

4. Je regreUe que les proportions de ce travail ne me permettent pas d'esquisser les pensées d'Aristote sur les autres vejtus; elles sont d'une précision et d'une profondeur que l'on n'a plus retrouvées; et quelle somme d'expériences elles supposent {Eth. Nie, A; Z, H)!

5. C'est au livre V (E) de la Morale à Nicomaque qu'Aristote traite formellement de la justice. Et, d'après Alex. Grant {The Ethics of Aristotle, vol. I, Essay I, London, 1884), ce livre ne serait pas d'Aristote. Mais cette opi-

Nous voulons être heureux : c'est là le bien suprême. Et ce bien suppose une certaine inviolabilité individuelle. Il n'est réalisable que si chacun se trouve à l'abri des dommages qu'il peut subir de la part des autres, soit dans sa personne, soit dans son honneur, soit dans ses biens. L'obtention du bonheur entraîne une série d'exigences d'après lesquelles doit se régler la conduite des citoyens entre eux : cette série d'exigences, voilà ce qui constitue le droit civil i.

Ce droit n'est pas assez précis de sa nature pour correspondre à l'infinie et mobile variété des relations individuelles 2 ; il n'a pas assez de force non plus, pour arrêter de lui-même le débordement des appétits ^ : il se heurte de deux façons aux indigences de la matière , et par ce qu'elle y laisse d'indéterminé, et par ce qu'elle insinue de passions au cœur des hommes. Le droit civil

ne peut suffire à l'œuvre du bonheur que s'il trouve

nion ne paraît nullement fondée. Le livre V de la Mor. Nie. ne présente aucun des traits dislinctils de la Morale Eudémienne : c'est ce que l'on peut voir plus loin (pp. 32 1-324 j. C'est aussi ce que M. Lapik, dans sa thèse latine De justitia apud Aristotelem (p. 3-5, Alcan, Paris, 1902), a très bien mis en lumière. Supposé d'ailleurs que le soupçon de M. Gkant fût fondé, notre exposition n'en demeurerait pas moins juste; car elle ne s'appuie pas uniquement sur le livre V de l'Jîl/i. Nie, mais aussi sur plusieurs autres ouvrages d'Arislole.

1. AiuST., Elh. Nie, E, 3, 1129", 17-19 : wits ëva {jlèv Tpduov ôtxaia Xéyoïxev Ta uoiYiTixà xal qpuXaxTixà Tyjç eùôaiixovîaç xat tûv [j.opi(ov aÙTyj;...; Ibid., 4, 1 130'', 2-4 : àXX' r, |j.3.v [oi/.aioffuvy) xaxà |J.£po;] ii$pl Ti[xy)v v^ xprifxara ^ <S(Axr\piav, y) £Î Tivi eyo'.[j.ev évl 6vô[xaTi Trepùa^îïv rauxa Tuâvra...; Ihid., 5, 1130", 30-33, 1131', 1-9; Polit., A, 2, 1253% 9-15 : ... ô ôè Xoyoç iTzXxC^ SyiXoùv ècttI t6 <ru|j.çépov X7.t TÔ pXaêepôv, oxite xal tô ôc'xatov xat ib dStxov; Elh. Nie, (-), 11, 1160*, 1114.

2. Id., Polit., A, 2, 1253", 37-38 : yj yàp ôtx/) TïoXtnxvî; xoivwvîaç Ta^i; àiTÎv. T?) ôè 6ÎXT1 TOùôtxaiou xoiat;; Elh. Nie, E, 10, U.'ii', 31-32.

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