Id., Ibid., 0, 13, 116P, MO
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en est moins précise que celle de la justice^ ; et la raison de cette variante, c'est que le cœur y joue le rôle principal : 6 GUJJ.3Ç âtJTlV 0 TCOtWV TO ÇtXYJTiy-OV.
L'homme vit avec ses semblables. Mais il dépend de Dieu, comme de sa cause première ; et il le sait. La question se pose donc de définir comment et dans quelle mesure la morale se prolonge et s'achève dans la religion.
Ici, Aristote n'a rien du bel enthousiasme qui inspire son maître. C'est d'ordinaire avec le sang-froid du savant, qu'il touche à ce problème; et la solution philosophique qu'il en donne est presque opposée de tous points aux croyances les plus profondes du genre humain.
Dieu, par le fait qu'il est acte pur, est une pensée close : il ignore la nature; il ignore l'homme lui-même, et au même titre que les autres êtres qui sont soumis à la loi du devenir-. Il est donc inutile d'élever la voix vers les sommets qu'il habite, de lui adresser des prières, de lui offrir des actions de grâce, de faire monter vers lui la fumée des victimes expiatoires : il ne voit pas, il n'entend pas ; il sent encore moins dans son éternelle sérénité le murmure de joies et de tristesses qui s'élève de la terre vers le ciel. Il n'est même aucun élan d'amitié, si pur et si tendre qu'il soit, dont le charme aille jusqu'il son cœur; comme il ne connaît que lui, il n'aime que lui. D'ailleurs, entre la perfection de son essence et nous, aucune relation de ce genre