Id., Ibid., 8, 13C
qu'à la dernière rigueur^. Outre les personnalités d'un ascendant périlleux, il peut y avoir des groupes de dissidents, où Ton rêve et parle de nouveautés. Ces groupes doivent être découverts et dispersés; et le meilleur est qu'il existe une police à cette fin : l'État ne peut se maintenir qu'autant qu'il a de son côté la bienveillance du plus grand nombre 2.
On a déjà vu que les femmes, lorsqu'on leur laisse trop de liberté, peuvent devenir pour un peuple une cause de corruption. Il faut donc régler et surveiller leur genre de vie; besoin s'impose, en particulier, de tenir pour nuls les héritages qu'elles pourraient faire 3. On sait également que les esclaves ont des dispositions à la révolte. Il est bon de les prendre de races différentes, si l'on ne veut pas qu'ils se mettent à conspirer '. On ne doit pas non plus en affranchir un très grand nombre : d'ordinaire, les affranchis n'ont pas l'esprit de la cité qu'ils habitent; ils en sont bien plutôt les ennemis \
Au mode de départition des biens se rattachent les problèmes les plus graves. L'idéal, il est vrai, consiste à établir le règne de l'égalité; mais cette formule manque de précision. Il faut que la parité des lots soit telle que chacun se trouve à l'abri de la richesse et de la misère. De plus, cet ordre de choses une fois introduit, l'on ne peut
1. Aiusr., l*oW., r, 13, 1284», 17-41, 1284", 1-20 :... BsXnov |xèv oùv tôv vo'rtoTé6r,v i\ àpy/ô; ourto (TUffTfjiai t9iv 7io)>iTeîav axjxs {j.ri OîïffOai TotauTï); caxpeia;oi-jxepio; oè tcXoO;, àv <TU(iêyi, TCctpàffQai toiovto) tivi SiopOtop-ari SiopOouv; — cf. IIùXiT. 'A6rivai(i)v, XXII.