‹ AristoteChapitre 297 sur 304 · V. p)us haut, p · texte numérisé non relu

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2. Arist , Met., 7, A 1072", 18-22 : .... wffxc Taùtàv voùç xai voyitov. Cette identification se produit, toutes les fois que l'objet réel n'a pas une matière où sa forme s'individualise; elle se produit donc dans la connaissance que la nature a de Dieu. Saint Thomas dira, pour sortir de cette difficulté, que, si les formes pures ne se multiplient pas physiquement, elles sont susceptibles d'une sorte de multiplication logique. Mais celte pensée n'est pas dans Aristote.

à l'égard de l'autre, il devient rigoureusement impossible qu'elle s'en sépare jamais : il n'arrive pas que la détermination se sépare du sujet déterminé. Le vrai, c'est que les deux intellects ne sont, comme la matière et la forme, que deux aspects d'une seule et même chose.

De telles conséquences frappent d'autant plus les disciples immédiats d'Aristote qu'il leur a laissé, avec sa métaphysique, ce goiit des recherches positives dont le propre est de rendre l'esprit de plus en plus difficile en matière de spéculations. D'ailleurs, ils ne sont pas les seuls à sentir ce qu'il y a d'inexpliqué et d'inexplicable, je dirais même d'artificiel, dans l'enseignement du « maître ». Le même sentiment se révèle, sous forme de réaction déclarée, et dans l'École d'Épicure et dans celle de Zenon, où vont passer toute la vitalité et toute l'influence philosophiques : après Aristote,la guerre à l'hypernature est générale.

Mais cet insuccès relatif ^ de sa vaste et profonde synthèse n'est pas définitif. Plus tard, il aura pour revanche un ascendant incomparable. Il occupera une place importante dans le néoplatonisme; il deviendra le principal inspirateur et des Arabes, et des Juifs et des Chrétiens. L'empire de son génie aura môme quelque chose d'excessif et d'obsédant : le commentarisme retardera de plusieurs siècles la marche des sciences expérimentales.

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