Id., Ibid., e
6. Id., Ibid., Z, 11, 1037», 5-6 : ôijXov ôè xai ôti -fi {jlÈv ^J^u/y) ovaiaii ïtpcoTTi, root <jô)\iix u),r).
l'être. 29
son existence est plus ou moins accidentel ; et ce qui la précède, étant amorphe, ne donne encore aucune prise au discours^. Aussi ces différents termes : forme, quiddité , définition , viennent-ils sans cesse sous la plume d'Aristote comme répondant aux aspects divers d'un seul et même concept 2.
Du moment que la forme est l'acte de la matière, elle ne fait avec elle qu'un seul et même tout, une seule et même réalité : elle lui est immanente et ne s'en détache pas plus que l'audition de l'ouïe ou la rondeur du rond. €'est d'ailleurs une vérité qui se prouve indirectement parla critique des idées « séparées », dont Platon est l'inventeur 3.
Si les idées sont séparées, il y a deux soleils, deux lunes ; et de même pour les autres astres. Il y a deux terres ; et de même pour les trois autres corps simples qui s'enroulent en forme de sphères autour de notre globe. A côté des plantes, des animaux et des hommes qui naissent et meurent, il y a d'autres plantes, d'autres animaux et d'autres hommes, qui, eux, sont immortels. Il existe deux mondes dont le second reproduit le premier *. Or c'est là une conception assez étrange. Outre qu'elle double le nombre des choses sous prétexte de les ramener à l'unité ^, elle rappelle d'assez près la fiction populaire où les dieux sont devenus des hommes éternels ^.
1. Arist., Met., Z, 10, 1035»>, 3? et sqq, :àXXà toù Xdyou (xépri xà toû eîSou; ^^(^vov £<jtÎv, ô Se XÔYo; iaxl toO yaOoXovi.