Id., Ibid., 8, 9^ 33 et sqq. ; Met,, A
4. Id., Categ., 5, 3", 10-21 : ... tô Si eToo; xal t6 yévo; lîepi oùaïav t6 TTciôv àçopiÇei* TTotàv yâp Tiva oOeriav <ry){JLa{v£i,
et la vertu ^ Et, dans ce dernier cas, elles ne sont pas passives , au moins à tous égards; elles supposent toujours de l'activité dans le sujet qui les possède. C'est ce qui existe pour la vertu ; et l'on en peut dire autant de la science et de l'art. Le maître n'est pas tout; il faut qu'il y ait dans le disciple une certaine spontanéité qui continue et achève son œuvre.
Enfin, les qualités comportent une troisième division moins nettement caractérisée que les deux précédentes : elles se distinguent par leur durée. S'agit-il d'une qualité stable, comme la science ou la sagesse, elle s'appelle état (è'^tç) -; s'agit-il, au contraire, d'une qualité plus ou inoins passagère, telle qu'une caléfaction, un refroidissement, elle prend le nom de disposition (SiàSsaiç) ^. Encore ne faut-il pas que les modes de cette nature disparaissent trop vite ; autrement, ce ne seraient plus que des passions *.
Le domaine de la qualité est considérable : il s'en trouve partout, jusque dans les choses dont la notion semble l'exclure. Il y a quelque chose de qualitatif et dans le mouvement et dans le temps; car ils sont continus, «grâce à la nature des sujets qu'ils affectent w^; et le continu déborde la quantité. Il y a de la qualité dans les êtres géométriques : telle est, par exemple, la droiture ou la courbure d'une ligne, la rondeur d'un cercle,