Id., Ibid., A
4. Id., Ibid., A, 11, 219*, 29-33; 219", 1-8 : ToOxoYao èffxtv ô'/povoç, àpiGfJLÔ; xivYiCTewcxaTàTo Trpoiepov xai Offtepov oOxàpa y.tvncrtç 6 xpôvo; àX>.' tq àpi8[Ji.èv è'jrst 7] x!vr,«nç. <ni{i.£Ïov Se* to [liv yàp 7t).eïov xai IXaTxov xptvo(Jievàpi9(xc5, xivrjdiv ôè TrXEito xai ili-zxui -/p^vq)* àpi9[j.à; àpa Ti; ô '/p($vo;... ô oï '/pi'^oi èffTi xb àptOjxoy- (jLEvov xaîoùx'w àpi6[JLoO[xev. Ibid., A, 12, 221", 8-9.
tient que la possibilité d'avoir des instants : il est seulement nombrable. Mais, que la pensée se borne à le constater, ou qu'elle l'élève du virtuel à l'actuel, c'est toujours dans les objets, non en elle-même, qu'elle le perçoit ^
La définition du temps une fois dégagée, il convient d'examiner de plus près les éléments qui le constituent.
L'avant et l'après sont deux instants. Qu'est-ce donc que l'instant dont « la nature » semblait déjà si « singulière » à Platon ~? « C'est une certaine extrémité du passé qui n'a rien de l'avenir; et, d'autre part, une certaine extrémité de l'avenir qui n'a rien du passé ^ ». Mais ces deux extrémités ne sont pas, en fait, deux limites indivisibles. Car alors entre le passé et l'avenir s'interposeraient deux instants à la Zenon ; et la continuité du temps serait détruite*. Ces deux extrémités ne se fondent pas non plus en un tout continu, car ce tout serait une portion de la durée. On pourrait le diviser en deux parties; et il y aurait ainsi quelque chose du passé dans l'avenir et quelque chose de l'avenir dans le passé ^. L'instant est donc une limite
1. Arist., Phys., A, 14, 223", 16-29 : ... àpi6(JLÔ; yàp 9\ tô rjpiOjxriixévov 9; to àpiOjjLYiTÔv et 5è p.r,Ô£v àllo lïéçuxev àptOjJietv y) ^\)yj) >cat ^^yii(i vouç, àôuvatov elvai Xpôvov 4'^X^'î {'"'^ oûffTj; : voilà l'objection. àXX' i\ toùto ô tiots ôv éfftiv ô ^pdvoi;, olov el èvôc-/£Tai xivriaiv eïvai aveu <\)\>y(rii.T6 ôè irpÔTepov xal ûaxepov âv xiviQoei èartv XpôvoçSèxaùT' Èatlv-j àpt6(x7iTàè(TTiv : voilà la réponse. 11 n'y adonc pas l'ombre d'idéalisme dans la manière dont Aristote définit le temps; mais elle est une forme du conceptualisme. Le temps qui n'est que nombrable, passe de la puissance à l'acte sous l'clTort de la pensée.
2. Parm.^ xxi, 182. Ce passage contient déjà une analyse de l'instant qui est singulièrement pénétrante et qui sans doute a été inspirée par Aristote lui-même.