Arist., Phys., A, 12, 221", 2-7, 20 sqq
2. Confess., 1. X[, c. xxvi, n° 33, éd. Migne, Paris, 1842 : Nihil esse aliud tempus quam distentionem : sed cujus rei, nescio; et mirum si non ipsius animi. Voir aussi abbé J. Martin, Saint Augustin, p. 268-273, Alcan, Paris, 1901 (Colleclion des Grands Philosophes).
du moins, que, pour expliquer la durée, il faut avoir recours à quelque chose qui soit.
Aux dérivés de la substance s'ajoute « l'accident » ^.
Ce terme a trois significations principales. L'accident est d'abord « ce qu'une chose entraîne de soi sans l'envelopper dans sa définition » 2. On peut dire en ce sens que c'est un accident, pour le triangle, d'avoir la somme de ses angles égale à deux droits ; car cette propriété découle de sa notion sans y être énoncée, vu que le triangle n'est autre chose par définition que l'intersection de trois lignes. En second lieu, l'accident est ce qui ne s'affirme d'un objet qu'indirectement. Par exemple, le temps et le mouvement ne sont point divisibles de leur nature ; ils le sont en vertu du mobile auquel ils se rattachent ^. De même, ce n'est pas le médecin qui a le teint blanc ; c'est l'homme qui connaît la médecine. En troisième lieu, le terme d'accident peut avoir une acception à la fois plus singulière et plus stricte. Il y a des faits qui, certaines conditions données, se produisent nécessairement : si l'air se condense, il faut qu'il pleuve ; s'il y a des éclairs, il faut qu'il tonne ; et, quand l'Ilissus déborde , il est difficile d'empêcher qu'il ne cause quelque ravage. Il y a d'autres faits qui, certaines conditions données, se produisent à peu près toujours : il arrive généralement que les gram-
2. Arist., Me^., A, 30, 1025', 30-32 : XéYexai Sa x«i àXXto*; (Ttj|x6e6YiK6;, olov 8(Ta {(Tiâpyei ly.oc<JT(p xaO' auTÔ ^,9) ^v t^ oùdtoc fivta, olov tû TpiYwvto xà 6ùo opOà; ëxetv.