‹ AristoteChapitre 72 sur 304 · J(L, Ibid., A, 13, 222^ 28-30. V. plus loin · texte numérisé non relu

J(L, Ibid., A, 13, 222^ 28-30. V. plus loin

3. Id.f Ibid., à, 12, 221*, 4-7; lOid., 221^ 7-12; Ibid., A, 13, 222^ 16-19, 30-32.

l'être. 79

de droit, la pensée qui est la fin suprême de la nature, et l'intelligence humaine en tant qu'elle est une sorte d'irradiation de cette pensée ; car ce sont là autant de choses qui ne changent pas^

Aristote a donc poussé très loin l'analyse de la notion du temps. Mais il ne semble pas qu'il ait levé toutes les difficultés qu'elle enveloppe. Il n'a pas réussi à montrer que le temps fait partie du mouvement; le résultat de son étude, c'est seulement qu'entre ces deux choses il y a une corrélation constante. De plus, l'unicité du temps ne peut être réelle , d'après sa théorie ; elle n'existe que pour et par notre intelligence : elle est purement idéale. En fait, le mouvement se multiplie avec le mobile; et, parla même, il faut que le temps, s'il est un état du mouvement, se multiplie aussi. En troisième lieu, comment expliquer la durée, si le temps est un aspect du mouvement, et rien que cela? Dans ce cas, la principale objection formulée par Aristote lui-même demeure tout entière. Le passé n'est pas, l'avenir n'est pas non plus et le présent n'est qu'un instant indivisible qui devient toujours autre : il n'y a rien qui persiste dans l'existence, rien qui dure. Saint Augustin dit à propos de cette difficile question : « Le temps n'est pas autre chose qu'une distension; mais de quoi est-il la distension? Je l'ignore : et ce sera merveille s'il n'est pas la distension de l'âme ellemême 2. ),

Peut-être cette vue est-elle un progrès ; il reste vrai,

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