‹ AristoteChapitre 81 sur 304 · Id.,P/iijs., B · texte numérisé non relu

Id.,P/iijs., B

l'être. 89

avec une sorte d'industrie divine que Taraignée construit sa toile, labeille ses alvéoles, et la fourmi son labyrinthe de fragiles galeries ^

La nature est pleine de faits où Ton voit un nombre incalculable d'éléments divers concourir à la réalisation d'un seul dessein, lequel concourt lui-même, soit à Téclosion, soit au développement de la vie. Or, si ces faits n'étaient que de rares exceptions, on pourrait les rattacher à la cause motrice : il serait permis de les considérer comme d'heureuses rencontres, de simples coups de hasard 2. Mais ils se produisent régulièrement dans les mêmes circonstances 3. La chaleur de l'été succède toujours aux rigueurs de l'hiver; le semblable produit d'ordinaire son semblable; et, dans l'évolution d'un germe vivant, chaque organe attendu parait juste à point avec la forme spéciale qui lui convient*. Les phénomènes de coordination sont constants. Et, s'ils sont tels, il devient impossible de les faire dépendre d'un principe aveugle, qui tend de sa nature aussi bien au désordre qu'à l'ordre et contient par là môme infiniment plus de chances de produire le chaos que l'harmonie^. Il doit donc y avoir une sorte d'idéal qui dirige l'activité de la cause motrice,

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