‹ AristoteChapitre 82 sur 304 · Id., Ibid., B · texte numérisé non relu

Id., Ibid., B

5. Id., Met., A, 3, 984", 11-15 : ToO yàp s-j xac xa)wc, xà fxàv e/siv xà ht YÎYVETOai xàjv ovxcùv lato; ouxe TiOp oOx£ y>^v oux' âXXo xwv xoioûxwv oOôèv our' elxô; aïxtov elvai oux'èxsivou; otr,0-?)vai* oOô' au xûi aOxo{ji.âxaj xal xrj xu/v) xo(7oùxov

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comme il y en a un qui dirige la main de Farchitecte ou celle du médecin ^ : la nature suppose la cause fmale au même titre que l'art lui-même 2. Toute la différence, c'est que, dans l'art, la cause finale reste extérieure à l'œuvre qui en dépend; tandis que, dans la nature, elle lui est intérieure 3. Encore verra-t-on plus loin que cette différence n'est que partiellement fondée.

Ainsi l'on trouve, à première vue, qu'il y a quatre espèces de causes^. Et il semble bien que ce nombre ne puisse se réduire sous l'effort d'un examen plus approfondi; les hésitations d'Aristote à cet égard ne sont qu'apparentes.

Il n'existe aucun moyen d'identifier la matière et la forme. Aristote affirme perpétuellement la distinction de ces deux causes ; et la chose se comprend de soi. La forme est acte, la matière puissance; par là même, la forme est déterminée, la matière indéterminée. Il faut également maintenir la distinction de la forme et de la cause motrice. Sans doute, la forme est aussi cause motrice, et de deux manières : elle l'est au dedans où elle façonne la matière ; elle l'est au deliors à l'égard de<5 autres

1. Arist., Met., B, 3, 984^, 15-22, Phys., H, 8, 199% 3-8, 30-32.

2. Id.y Phys., C, 8, 199*, 12-18; 199\ 29-30 : a'ax' el èv ty] T£-/vri ëveau xè êvexà TO'J, xal év tpOaci.

3. /fZ., Ibid., B, 8, 199", 28-29 : xal yàp elévrjv èvTw $ûXa> r\ vauTcrjytxrj, 6[xoiio; àv qpOcret inoiei.

4. Id., Anal, post., B, 11, 94*, 20-2'i : ItzzX Se ÈTt-lcrTaTOai olotj-eOa Ôrav etSà)[j.ev ty;v a'.Tiav, alriat 6e TÉTTape;, {xta {j.èv tôtî yjv elvai, |j,îa ô; tô xîvcov ovtwv àvàyx'/) tout' etvai, éTÉç-a oè r\ xt TrpwTov Èxîvrjrre, TeTapTY] ôè tô tivoç ëvexa, Tuàaai aurai oià Tc.ûf/.é(Tou SeixvuvTttt; Phys., B, 3, 194", 23-35; Ihid., B, 7, 198», 14-24:... ÈTrei S' aiTiat TÉTTapî;, irepl TraTcôv toO <pu7txoO EtSevat, xal et; Tiàaa; àvâywv xo cià xt àTtoôtÔTSt (puaixw;, xt^v uXriv, xô elSoç, xô xtvyjorav, xo oO ëvexa; Met., A, 2, 1013», 2'i-35; Ibid., A, 2, 1013", lG-17 : &7iavxa Sa xà vùv eîpr,(jL£va atna el; xéxtapa; xpôrrou; TitTixet xoùç (pavepwxàxou; ; Ihid., Il, 4, 1044", 32 cl S(|([.; De gen. an.. A, 1, 715", 4-7.

l'être. 91

substances : par exemple, c'est riiomme qui engendre l'homme^. Et ces deux fonctions sont particulièrement accusées dans ce qu'on appelle du nom d'âme; Fâme construit son corps et s'en sert comme d'un levier pour remuer ce qui l'entoure -, Mais, si la forme est cause motrice, ce n'est pas comme forme. Considérée en elle-même, elle constitue l'essence et par là môme la définition de l'être dont elle fait partie ; et, de ce chef, elle mérite une place à part. La question se réduit donc à savoir si l'on doit confondre la fin avec la forme. Or, l'identification de ces deux termes ne peut pas non plus être complète. Il est vrai de dire que la forme de tout individu et sa fin particulière ne font qu'une même chose 3. La fin particulière d'un être donné, c'est son bien ; son bien, c'est l'acte qui le spécifie, sa « première entéléchie » ; sa première entéléchie, c'est sa forme ^. Et l'on arrive à la même conclusion, lorsque l'on considère en quoi consiste la fin universelle. Il faut placer à l'origine des choses une fin suprême dont l'excellence exerce sur la nature un charme éternellement vainqueur : autrement, rien ne sortirait jamais du possible, il ne se

1. Arist.. Phys., B, 7, 198*, 26-27 : tô ô' o6ev -q xîv/;(7i; TipâJTov rtô etoci TaOxà TO'jTotî" (xv6p6ûT:o; yào dvôpioTTOv yevvà; Met., Z, 8, 1033", 29-33; De part, an., A, 1, 641», 25-27.

2. De an., B, 4, 415'', 9-12 : 'Ofxoico; o' i] '^vyri y.axà toO; ôiwpKjjxévou; TpoTrou; tptï; atTÎa" xal yàp 66ev y; xlvrjciç aOii^, xat ov ëvexa, xat «b; -q oùdia tûv èjj.'L'jxwv ffwuàxwv f, ^^'/Ji aiTÎa.

3. /(/., Phys., B, 7, 198*, 25-26 : tè (Jièv yàp tI ècrti xal to ov hv/.a. ëv ÈaTi ; Ibid., B, 8, 199*, 30-32 : xai ÈTiet r) çuffiç oiiTr,, r; (xèv tô; viÀr, ■}] 6' d)ç [Aopcp'ii, ré/o; S' cL'j'T], ToO téXou; S' évexa xcùla, aÛTT) âv eîr) ahta r, où ëvexa; Met., H, 4, 1044», 36 ; 1044**, 1 : t: ô' <b; tè eiSo; ; zo xi f,v elvai. Tt 5' co; où evsxa ; tô T£)>oç, tcw; oè TaùTaâaçto tô aÙTÔ; De gen. an.. A, 1, 715*, 4-7. C'est aussi l'idenlification de la forme et de la fin que suppose le cliapitre 9* du second livre De la génération et corruption; on n'y trouve que trois causes : la matière, la forme, la cause motrice.

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