Id., Ibid., A
4. Id., Ibid., A, 5, 1071*, 20-24 : àp-/^ yo'P fôxaO* Sxadxov xôiv xaô' exaaxov.
particuliers ainsi que les êtres auxquels ils se rapportent; et, comme tels, ils ne sont pas objet de science, vu qu'il n'y a de science que de l'universel K Mais on peut les considérer d'une manière analogique : on peut considérer la matière en tant que matière, la forme en tant que forme, la cause motrice en tant que cause motrice, la fin comme lin 2. Et vus de ce biais, éléments et causes sont communs à tous les individus existants et possibles : chacun d'eux est identique et universel. Or c'est ainsi, c'est de cette façon tout abstraite que le philosophe les voit ; et par là même il fait véritablement de la science.
La première question se trouve donc résolue. Et la seconde peut aussi se résoudre à la lumière de principes connus. Les deux éléments constitutifs de l'être, à savoir la matière et la forme, n'existent pas séparément, comme le voulait Platon; ce sont deux aspects d'une chose unique, qui est la substance. Par suite, que l'on étudie l'un ou que Ton étudie l'autre, l'objet demeure le même. C'est à la substance aussi que les catégories se rattachent, bien que d'une autre manière : elles vont s'identifier dans ses profondeurs et n'ont de réalité que par elle. On ne peut donc pas non plus les regarder comme des êtres à part ; Tout ce que l'on en affirme, c'est de la substance même qu'on l'affirme. Les causes ne s'unifient pas toutes, comme les éléments et les catégories, dans une seule et même essence. Elles sont tantôt intérieures, tantôt extérieures à
àvO.wuo; |xèv yàp àvOpwTrou y.a86).ou' à).).' oùx écmv oùO&ic, a/Xà HriXeù: 'A-^iXÀéw;, ooO 5a ô Tiaxrjp, y.al xoôl xà B xoyol xoO BA, olto^ Sa xo B xoO âTiÀû; BA.
1. Arist., Anal, post., A, 31, 87'*, M-:VJ : aîaôàveaOai (xàv Yàp à^ày[ïi.-r\ xaO' 2y.a(TXov, -ri S' iT:f.<j'ir\[Ly\ xtp xo y.aô(iXûu y''^»?^^-^'' èmi ; Met., Z, 15, I03'J", 27-30.
*i. Id., Met., A, 4, 1070'', 17-21, 25-20 : dWie (jxoi/eïa jxèv xax' àvaXoyiav xpi'a,. alxiai 3è xal àpxai xéxxape!;; lOid., A, 5, 1071', 3-G, 24-27.
l'être. 95
l'être qu'il s'agit de produire '. iMais la substance n'en est pas moins le centre où elles convergent toutes : toutes elles concourent à déterminer son existence, à faire qu'elle soit et ce qu'elle doit être ; ce sont comme des points de vue généraux, des lieux, d'où l'on examine l'un après l'autre ses différents aspects. Et, par conséquent, lorsqu'on s'occupe des causes, on s'occupe encore de la substance : c'est toujours elle que l'on a en perspective-. Rien n'est universel et rien n'est un comme l'objet de la philosophie. A ce point de vue, ainsi qu'à celui de la noblesse et de l'intégrité, le sage a pris pour lui-même la meilleure part : la science à laquelle il consacre sa libérale activité, est la plus parfaite des sciences.
1. Arist., Met., A, 1, 1013", 19-20 : Touxwv Se al fxsv èvuTtdcpxouffai sîdtv al SèéxTÔc; Ibid., A, 4, 1070»», 22-23.
2. Id., Ibid., r, 2, 1003", 12-14 : où yàp jxovov tôjv xaÔ' ëv Àeyo^iLsvwv èutdxinixrç èffTt ôetopricrai p.ià;, àXXà xai tûv upb; [xîav XeyojJisvwv «çOuiv xal yàp taÙTa TpéTTOv xivà XéysTai xaô' Iv.