I.NUMÉRATION PARLÉE
12. La numération parlée est l'art d'exprimer les nombres au moyen de quelques mots employés seuls ou combinés entre eux.
• Numération du latin numtrare, compter.
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13. Expositjon de la numération parlée. On a donne un nom simple à chacun des neuf premiers nombres et l'on a dit: vv, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit^ neuf. Chacun des neuf premiers nombres exprime des unités simples, ou unités du
premier ordre.
Le nombre qui suit le neu^dème est appelé dix ou dizaine.
Dix est l'unité du deuxième ordre et vaut dix unités du premier ordre.
On compte par dizaines comme on a compté par unités simples, et Ton dit : une dizaine, deux dizaines, trois dizaines..., neuf dizaines; mais l'usage a remplacé ces mots par les suivants : dix, vingt, trente, quarante, cinquante, soixante, soixante-dix ou septante, quatre-vingt ou octante, quatre-vingtdix ou nouante.
On forme les noms des nombres compris entre deux dizaines consécutives, en joignant successivement au nom de chaque dizaine les noms des neuf premiers nombres. On dit : vingt et un, vingt-deux, vingt-trois..., vingt-neuf trente et un, trentedeux, etc., jusqu'à quatre-vingt-dix-neuf. Cependant au lieu de : dix-un, dix-deux, dix-trois, dix-quatre, dix-cinq, dix-six, l'usage a adopté les expressions : onze, douze, treize, quatorze, quinze et seize.
Cent est l'unité du troisième ordre et vaut dix unités du deuxième ordre.
On compte par centaines comme on a compté par unités, et l'on dit : une centaine, deux centaines..., neuf centaines, ou plus simplement : cent, deux cents, trois cents..., neuf cents.
On forme les noms des nombres compris entre deux centaines consécutives, en joignant successivement au nom de chaque centaine les noms de tous les nombres plus petits que cent; on dit : cent un, cent deux, cent trois, deux cent cinquante, sept cent soixante-cinq, et l'on arrive ainsi à neuf cent quatrevingt-dix-neuf
Le groupe des trois premiers ordres d'unités constitue la première clMse, celle des unités simples.
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Le nombre qui suit le neuf cent quatre-vingt-dix-neuvième est appelé inille.
Mille est l'unité de la deuxième classe. La classe des mille, comme celle des unités simples, comprend des unités, des dizaines et des centaines. Les unités de mille, les dizaines de mille et les centaines de mille constituent les 4^» 5* et 6^ ordres d^unités.
On forme les noms des nombres compris entre deux mille consécutifs, en joignant successivement au nom de chaque mille les noms de tous les nombres plus petits que mille, et Ton arrive ainsi à neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf
Le nombre qui suit neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf est appelé million.
Million est Tunité de la troisième classe. La classe des millions, comme celle des unités simples, comprend des unités, des dizaines et des centaines. Les unités de millions, les dizaines de millions et les centaines de millions constituent les 7^, 8* et 9* ordres d'unités.
On forme les noms des nombres compris entre deux millions consécutifs, en joignant successivement au nom de chaque million les noms de tous les nombres plus petits qu'un million, et l'on arrive ainsi à neuf cent quatre-vingt-dix-neuf millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf maille neuf cent quatrevingt-dix-neuf
En continuant de la même manière, on arrive aux billions ou milliards, aux trillions, aux quatrillions, aux quintillions, etc.
Billion est l'unité de la quatrième classe.
Trillion est l'unité de la cinquième classe, etc.; et ces classes comprennent chacune trois ordres : l'ordre des unités, celui des dizaines et celui des centaines.
14. Remarque. Dix unités d'un ordre quelconque forment une umié de l'ordre immédiatement supérieur ; et réciproquement^ une uniM d'un ordre quelconque vaut dix unités de VmiÊ% imÊÊààiaÀmoMkt inférieur. !>• biIbm mille oniiét d'une
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classe valent une unité de la classe immédiatement supérieure ; «t réciproquement, une unité d'une classe quelconque vaut mille unités de la classe immédiatement inférieure.
D'après cela, une dizaine de mille vaut dix unités de mille, ou cent centaines, ou mille dizaines, ou dix mille unités ; de même, il faut dix dizaines pour faire une centaine, cent dizaines pour faire un mille, mille dizaines pour faire une dizaine de mille, dix mille dizaines pour faire une centaine de mille, etc.
15. On voit, par Fexposé que nous venons de faire, que vingt à vingt-cinq mots suffisent pour exprimer tous les nombres nécessaires à nos besoins-