‹ Arkhiv kni͡azi͡a Voront͡sova (volume 2)Chapitre 10 sur 17 · St.-Pétersbourg, le 9 décembre · texte numérisé non relu

St.-Pétersbourg, le 9 décembre

Monsieur le comte de Woronzow.

Le fen roy de Prusse avait vu par expérience, durant la guerre de sept ans, à combien de malheurs ses états avaient été exposés, dont une grande partie ayant été conquise par les armes victorieuses de la Russie, lui fut rendue par nous-mêmes après la paix conclue en 1762, et nommément son royaume de Prusse, ce qui fit une telle impression sur l'esprit d’ailleurs entreprenant de ce prince, qu'il ne se livra jamais au projet spéculatif de son ministre le comte Herzberg qu'avec réserve et en modifiant ses idées, sachant d’ailleurs leur mettre un frein. Il n’en est pas de шёme présentement. La faiblesse reconnue de son successeur пе lui permet pas 4’изег de ka même prudence. Le sus-dit ministre, sous le spécieux prétexte de la ligue des princes d'Allemagne pour le maintien de la constitution germanique à laquelle personne ne pense de donner atteinte, et par les affaires de la Hollande, a sçu attirer la régence de Hanovre et le roy Georges III dans tous ses projets et menées, quelques incompatibles

qu’elles fussent d'ailleurs avec beaucoup d’autres intérêts et avantages réels de l'Angleterre et dont elle se privera, si elle ‘пе remédiait à tems. Accoutumés à estimer la nation anglaise, à la regarder comme alliée naturelle de la Russie, depuis le commencement de notre règne, nous avons souhaité, désiré et nous nous sommes appliquée à rechercher l'amitié et l'alliance de la Grande-Bretagne dans plus d'une occasion, et assurément il n’a pas tenu à nous que non-seulement le traité de commerce entre nous n'ait été renouvelé, mais qu’une alliance formelle ne soit parvenue à la perfection. Si d’autres intérêts que ceux qui devaient resserrer les liens de deux nations qui en ont tant de naturels, ont prévalu dans le cabinet de St. James, Гоп ne peut nous l’attribuer: parce que notre intention était toujours de nous rapprocher de l'Angleterre, dès que nous verrions le moindre jour à nos désirs constants sur ce point. La maladie présente du roy d'Angleterre, dont la frénésie non équivoque paraît devoir donner lieu à une nouvelle face de choses en Angleterre, ne nous permet pas de négliger cette lueur d'espérance, pour vous prescrire de vous appliquer à faire revenir le ministère d'Angleterre, si tant il y a, qu'on pourvoye à en établir un patriotique, de le faire revenir, dis-je, de ses erreurs passées, de lui dépcindre les dangers, le peu d’honneur et de profit qu'il y a pour eux de se livrer aux projets imaginés par le comte Herzberg pour soutenir son propre crédit, et qui, dans ses visions chimériques, entraîne son maître dans une guerre immanquable et tâche de nous susciter partout des ennemis. Déjà le ministère de George Ш s'est-il laissé entrainer jusqu'à

employer son ambassadeur Ainsly à Constantinople et se joindre à l’envoyé de Prusse, ‘pour encourager à exciter les Tures à nous faire la guerre, et en dernier lieu l'employé de l'Angleterre à Copenhague а endossé publiquement l'uniforme guédois pour détacher le Danemark de notre alliance, et s’est porté jusqu’à menacer d'une déclaration de guerre notre allié et nousmême s’il nous assistait.

Qu'est-ce que l'Angleterre peut se promettre en assistant nos ennemis? En vérité, Гоп peut dire qu'en perdant ses trésors à soutenir nos ennemis, il n'y aura que la France qui у gagnera, et non pas l'Angleterre. Les démarches que le roy de Prusse s’est permises contre nous en Pologne ne sont plus équivoques, et tout nous annonce qu’au printemps il nous déclarera la guerre. Voilà donc l'Angleterre, si elle n'y prend pas garde, entraînée encore dans un des caprices et des rêveries du cabinet de Potsdam, mi-parti mené par un homme dont les projets n’ont ni frein, ni loi, et mi-parti par des enthousiastes frénétiques qui se permettent des choses inouïes à propos du prince Henry, oncle du roy de Prusse. Nous ne saurions croire que des vrais patriotes anglais, que m-r Fox et toutes les bonnes têtes et grandes. familles d’Angleterre, telles que les ducs de Devonshire, de Portland et beaucoup d’autres qui possèdent la confiance du prince de Galles, voulussent conseiller à се prince et puissent avoir aussi peu d’égards à sa gloire que de vouloir lui laisser embrasser dès le premier instant de la régence un parti aussi incertain et aussi contraire aux intérêts naturels du royaume, et que de gayeté de coeur ils voulussent se déclarer contre moi,

leur ami naturel, et livrer celui-ci à leurs ennemis et à la merci de ceux dont les intérêts ne sont pas aussi liés aux siens. Vous pouvez leur dire qu’ils peuvent juger par là du désir que j'ai de saisir la première vccasion de me rapprocher d’eux, que je mets de côté et que j'oublie tous les sujets de plainte que j'ai àla charge du ministère de George Ш, que vous savez n'être pas en petit nombre. Je vous souhaite de tout mon coeur tous les succès possibles.

Catherine.

St.-Pétersbourg, le 9 Décembre 1788.

Monsieur le comte de Woronzow. Vous verrez par le rescript que vous recevrez aujourd’hui et par la lettre ci-jointe signée par moi, quels sont les ordres que je vous envoye. Vous jugerez bien vous-même que le service que vous rendriez à votre patrie et à moi en exécutant ces ordres, serait très important s’il était couronné de succès, même si vous parveniez seulement par vos insinuations à empêcher l'Angleterre de se laisser entraîner par се m-r Herzberg dans ses projets d'agression contre nous, et dans lesquels ce ministre fait tout son possible pour précipiter son maître. Le service que vous me rendriez serait bien plus grand encore, si vous parveniez à détacher l'Angleterre toutà-fait, du moins pour les affaires du Nord, du système prussien, auquel elle perdra ses trésors sans y gagner autre chose, sinon de se tenir étoignée de son allié naturel, la Russie, et par là d'augmenter le nombre de ses antagonistes. Instruisez-moi de vos succès et surtout employez tous vos soins et ne négligez aucun moyen pour cela. Je vous le recommande instamment et je suis persuadée que plus vous y penserez, et plus vous serez convaincu de l'importance de cette commission.

Catherine.

pee

Continuation of instructions for Minister's conduct.

Monsieur le comte Woronzow. Votre lettre du 19 (30) Janvier m'étant arrivée en son tems, j'ai attendu que les affaires de la régence fussent réglées, afin d'y répondre. L’avant-dernière poste nous ayant enfin apporté la nouvelle que le prince de Galles avait accepté la régence, je me trouve aujourd’hui en état de vous dire ce qui suit.

La lettre du prince de Galles à m-r Pitt, quoiqu'on ait divulgué cemme si elle avait donné lieu à des mésentendus entre les amis du prince et nommément messieurs Fox et Sheridan, а fait ici comme partout ailleurs une sensation très favorable pour le prince, qui s'annonce par là vraiment d’une façon brillante: soit qu'il ait dicté cette lettre, soit qu’il ait adopté ün aussi bon conseil, l’un et l’autre lui fait un égal honneur; à en juger par ce début il faut lui supposer des talens très distingués. Personne n’est plus intéressé à en désirer de tels au prince de Galles que moi, parce que je suis persuadée que le véritable mérite etun grand caractère ne sauraient être séparés d'avec cet amour de la justice qui a pour base l’impartialité néces-

saire pour ne pas se laisser entraîner par ceux qui sont d’un avis contraire.

C'est cette impartialité que je souhaite, que je réclame aussi dans ce moment. La Grande-Bretagne, le régent et son ministère ne trouveront jamais une cause plus juste que la mienne.

Dans l’occasion vous ne manquerez pas de faire connaître mes sentimens au parti patriotique, que je regarde comme celui des amis par principe de la Russie, lesquels sont persuadés tout comme moi que les vrais intérêts de la Grande-Bretagne se trouvent naturellement et intimement liés à ceux de la Russie, et qui regarde comme hérésie en fait de politique tout avis contraire à celui-ci.

Je vous recommande très expressément de cultiver l'amitié que vous témoignent les dues de Portland et de Devonshire, et d'entretenir avec soin les bonnes dispositions que m-r Fox vous a témoignées avec cette cordialité et franchise qui caractérisent les talens supérieurs de cet homme extraordinaire. Je suis persuadée que vous n’aurez aucune peine à le faire convenir de le justice de ma cause vis-à-vis de mes ennemis et par conséquent de l'injustice de mes adversaires: tout ceci est trop manifeste et avéré pour pouvoir échapper à des yeux éclairés comme les siens.

Les engagemens ou l'alliance de George Ш au sujet des affaires de Hollande avec le roi de Prusse, dont il vous а parlé, ont été communiqués à toutes les cours et à moi aussi; il est connu outre cela qu'il existe des articles secrets entre les deux rois, qui n'ont pas été communiqués. |

Pour ce qui est des affaires de la Hollande, je ne m'en

suis jamais mélée qu'une seule fois, et cela encore в»

par le propre désir et à la réquisition même de monsieur Fox, lequel se souviendra aisément que lorsqu'il était secrétaire d'état, il s’est adressé à mon ministre à la Haye pour y faire passer des propositions de paix; il n’a pas dépendu assurément alors de ma bonne volonté que le succès n’ait répondu aux désirs du ministère Britannique d'alors. Les intérêts de l'Angleterre par rapport aux affaires de la Hollande, et ses liaisons et traités à ce sujet avec le roi de Prusse par conséquent, n’ont rien qui choquent mes intérêts dans ce pays-là.

Tout ce qui est à appréhender présentement consiste uniquement en ce que la Grande-Bretagne ne se laisse entraîner par ses engagemens et sous prétexte de ses engagemens au sujet des affaires de Hollande dans les vues et projets aussi diffus que mal digérés et tout-àfait chimériques du cabinet Prussien, dont la vanité et l'orgueil insoutenable va jusqu'à vouloir dicter des loix aux nations indépendantes. Le roi de Prusse s’étant érigé en dictateur en Hollande prétend jouer le même rôle partout, sans égard, dis-je, pour l'indépendance des puissances ni pour leurs engagemens les plus sacrés: déjà le ministère de George Ш, se contentant d'un rôle secondaire que l'Europe n'avait pas vu depuis longtems à l'Angleterre, s'est laissé guider par les cabales de la ligue Germanique et les prétendus intérêts de l'électorat de Hanovre, et les sous-employés de ce ministère ayant ordre d'agir en conformité et d’un intime accord avec ceux de la cour de Berlin, se sont livrés aux menées les plus passionnées contre moi, l'amie ancienne et naturelle de la Grande-Bretagne, témoin la conduite incendiaire des Ainsly et Dietz à Constantinople, des Elliot et Bork à Copenhague: ceuxci ont même quitté l'emploi de ministre public et de

paix pour courir dans le camp animer et combattre avec les ennemis et les infracteurs de la paix, et se sont permis des déclarations de guerre et des menaces auxquelles ils n'étaient pas même autorisés. Toutes ces funestes trames ont été ourdies par la témérité du comte de Hertzberg, ministre plus pédant que prudent, en haine de mon alliance avec l'Empereur contre les Tures, qui cependant ne regardait en rien l'empire d'Allemagne.

Alliée naturelle et de fait de l'Empereur contre les Turcs, on m'a regardée comme Геппеше de la ligue Allemande.

Ici je ne saurais m'empêcher de faire encore mention de m-r Harris, qui a eu sa bonue part æux iniquités contre moi; il n’a jamais pu oublier deux conversations qu’il m'a demandées et où j'ai eu le malheur de prédire ce qu’il en arriverait des affaires d'Amérique, le priant de le mander au roi de la Grande-Bretagne comme l'avis de son amie la plus sincère et la plus intéressée au bien-être et la prospérité de ses royaumes. Il serait à souhaiter que les envoyés 4`Апgleterre aux cours étrangères fussent soustraits à toute autre direction et qu'ils n'’agissent nulle part autrement que par les prescriptions directes du ministère Britannique, afin que le cabinet de Berlin пе se servit pas de leurs mains pour tirer les marrons du feu.

Sans l’encouragement donné par des boute-feux au roi de Suède, non seulement celui-ci n'aurait jamais osé penser à enfreindre tous les engagemens humains tant extérieurs qu'intérieurs de son royaume, joints aux liens du sang et aux liaisons d'une connaissance personnelle de laquelle assurément il n'avait pas à зе plaindre, mais même il ÿ aurait longtems que la paix entre la Suède, le Danemark et la Russie serait ré-

tablie de telle façon que sa durée aurait été assurée pour longtems. Ceci a été visible encore en dernier lieu. Les événemens de l'été passé ayant tourné au désavantage du roi de Suède, et se voyant dans des détresses de plus d’un côté, les fumées guerrières de ce prince, au bout de trois semaines, commencèrent à se dissiper, et il entrevit la nécessité du rétablissement de la paix; mais comme on le flaita d'alliance et de secours de toutes espèces dans le mème tems, il prit le parti de s'adresser à presque toutes les puissances de l’Europe, excepté celle de laquelle il pouvait l’obte- -nir, offrant à chacune d'elles de se jeter entre ses bras et demandant sg médiation. Le Danemark, la France, l'Espagne, la Prusse, la Grande-Bretagne et les Étotsgénéraux m'offrirent donc à la fois leur médiation. Je laisse à penser à tout homme sensé si l'intervention de tant de puissances, par leur situation locale seule, n’apportait pas plus d’entraves à la confection prompte de la paix, qu’elle ne la favorisait; mais ce qui montrait bien plus au clair les vraies intentions des inventeurs de cet incident et combien le moment de la pacification se trouvait éloigné, c'est la clause que le roi de Suède y inséra de ne pouvoir entendre à la paix que conjointement avec la Porte Ottomane, se livrant à la fantaisie de faire ainsi de deux choses tout-à-fait différentes et qui n'avaient aucun rapport, une mème cause, ce qui augmentait donc encore considérablement les difficultés de s'entendre.

Je-n’ai pu que donner une même réponse à toutes les puissances: fondée sur lu vérité, la possibilité "ou l'impossibilité, j'ai dû décliner un état de choses et des médiations qui, loin d'accélérer la pacification, ne pouväient que l’éloigner; cependant je n'ai point refusé.

comme de raison, les bons offices d'aucune des puissances, et pour en donner une nouvelle preuve, à l'entrée de monsieur Fox dans le ministère vous le prierez de ma part d'employer ceux du prince-régent à Constantinople pour l'élargissement de mon ministre retenu contre le droit des gens depuis près de deux ans aux Sept-tours.

Monsieur Fox et le ministère patriotique auquel je vous ordonne par celle-ci de vous adresser pourront se convaincre par la facilité que j'ai montrée ci-devant pour tout ce qui regarde la Grande-Bretagne, du désir que j'ai eu toujours non seulement de пе pas m'éloigner, mais même en tous tems de me rapprocher de leur patrie; ils conviendront aussi que les dispositions du roi George Ш et de son ministère ne m'ont guère été favorables: témoin les peines que je me suis données pendant bien des années pour parvenir à la confection d’une alliance formelle avec la Grande-Bretagne, sans jamais y pouvoir réussir.

Vous n’ignorez pas pareïllement toutes les entraves qu'a souffertes le traité de commerce, qu'il ne s'agissait que de renouveler. Dans celui-ci on m'a refusé се qu'on avait accordé à la France. Enfin ayant perdu toute espérance sur ces deux traités, jai suivi l’exemple qüe m'a donné l'Angleterre: j'ai conclu un traité de commerce avec la France, mais celui-ci ne m’empêcheræ jamais de renouveler mes anciennes liaisons avec la Grande-Bretagne dès que j'y verrai jour. Il est vrai qu’il m'est impossible de revenir sur les prinсрез de la neutralité armée; j'y suis engagée même par des traités, et la Grande-Bretagne ne devrait pas trouver de difficultés à m'accorder ce dont elle est déjà convenue avec sa rivale. Voilà mon premier ‘mot.

Si celui-ci paraît trop difficile, un moyen de s’entendre serait encore de renouveler simplement le traité de commerce pour autant d'années qu'il a subsisté et de renvoyer l'explication des articles sujets à discussion à un terme limité, tâchant en attendant de trouver des moyens conciliatoires pour les arranger au gré des parties contractantes. Vous êtes au fait de ве qui s’est traité avec le s-r Fitz-Herbert, qui paraît avoir eu ordre de ne s'entendre sur rien; j'ai trop de confiance dans les lumières du nouveau ministère pour lui supposer des vues aussi étroites. Du reste je me réfère aux ordres qne vous recevrez avèc cette lettre par le Collège et vous souhaite une réussite conforme à mes désirs.

Catherine.

А St-Pétersbourg, ce 28 Février 1789.

To engage ап English Admiral.

Monsieur le comte Woronzow. Je vous prie de tâcher d'engager à mon service quelques-uns de ceux qui sont marqués sur la liste ci-jointe, et cela, s'il est possible, le plus tôt que faire se pourra, et tâchez de les expédier ici avec la même célérité, parce que réellement nous avons un très grand besoin de quelques bons et entendus marins. Adieu, portez-vous bien.

Catherine.

A St.-Pétersbourg, le 3 Mars 1739. -

Copie.

Contre-amiraux en Angleterre:

Le chevalier Rowley, homme d'une bravoure reconnue. Le chevalier Ross, très fameux par ses actions quand il était

capitaine.

Alexander Ho ›4. Deux frères dont la bravours et la science Le lord Hood. sont au-dessus de tout éloge.

Jobn Elliot, qui a beaucoup servi. et toujours avec honneur.

William Hotham. On peut en dire la même chose.

Joseph Peÿton, homme de science et de bravoure.

John Carter Allen, excellent capitaine de vaisseau; au-delà il n'a point eu l'occasion de se faire voir.

Herbert Sawyer, jouit d’une grande considération.

Le chevalier King, s’est beaucoup distingué par sa bravoure aux Grandes-Indes. .

Jonathan Faulkner, un homme reconnu pour étre très brave.

John Leveson Gower, qui unit une grande science à beaucoup de pratique dans son métier, et qui est indubitablement très brave.

Le chevalier Jervis, un homme sur lequel l'Angleterre fonde de grandes et justes espérances.

Adam Duncan, très brave et très honnête homme.

Le chevalier Douglas a été autrefois au service de la Russie comme contre-amiral, jouit de la plus grande réputation, et a servi comme premier capitaine sous l'amiral Rodney, quand il а remporté sa fameuse victoire sur le comte de Grasse. 11 а beaucoup d'ambition et d'enthousiasme pour son métier.

Quelques-uns des plus anciens capitaines de vaisseau, qui doivent devenir bientôt amiraux.

+ Keith Stewart, homme de science, de bravoure et de conduite.

Le chevalier Packer s’est toujours distingué pour étre bon officier.

W-m Cornwallis, un homme supérieur en tout.

John Macbride, homme de science, de bravoure et de conduite, de qui on a conçu la plus grande espérance.

Robert Fanshaw, un homme très respecté pour ses talens et sa bravoure.

Le chevalier Hammond a commandé une escadre en chef et est très considéré.

William Young, homme de science, de conduite et de courage, qui est encore jeune, à la vérité, mais qui conviendrait mieux que tout autre au service de la Russie. Il parle plusieurs langues et unit beaucoup d'énergie de caractère.

Получено съ курьеромъ Tpeuoiscknme,Auph4a 10 но новому стнаю 1789.

Continuation of instructions for Minister’s conduct.

Графъ Семенъ Романовичъ! Въ дополнеше къ наставлешямъ оть меня вамъ нынё преподаннымъ, я нахожу нужнымъь вамъ примфтить, что хотя оныя составлены главнёйше въ чаянш, что при новомъ правителв государства не останется прежнее министерство, которое ему самому. толь мноше знаки худыхъ своихъ расположен!й оказало; но какъ, можеть быть, подъ видомъ надежды скораго выздоровления короля, или же при малёйшемъ облегчени его, которое королева и г. Пить CB товарищи выдадутъ за | совершенное излечеше, Cie для насъ малонадежное министерство сохранится надолго, а обстоятельства. настоящя требуютъ не отлагать времени и не упускать никакого случая къ удержанию Англи отъ д8ятельнаго участя въ злобныхъ умыслахьъ кабинета Берлинскаго: то и не оставьте пользоваться всёми твми доводами, кои вамъ сообщены въ письмахъ и рескриптахъ моихъ къ объясненю непраязненныхъ Прусекихъ поступковъ и къ убёжденио Aurain обратиться на дружбу и доброе coraacie съ Poccier. Слёдетвенно, если увидите въ нихъ лучиия расположеня и податливость, можете по степенямъ употреблять, къ утверждению ихъ въ томъ и къ укр8п-

леню связи съ сею короною, поручаемую вамъ неrouiaui о возобновлени торговыхъ постановленй. Я полагаюся на осторожность вашу, что вы туть отвратите вес, что могло бы послужить къ малЪйшему предосужден!ю достоинства моего. Ожидая частыхъ отъ васъ увздомленй, пребываю вамъ доброжелательная.

„Се письмо заготовлено потому, что слышно, будто король выздороввлъ; но какъ ни я, да и нивто не знаетъь человВка, который, бывъ безъ ума, паки очутился съ умомъ, то я сему не вёрю, а нын®щнее министерство не заслужило HOBBPEHHOCTB, которую имёть можно къ патр!отическому. И для того прошу васъ быть съ двоякимъ Питомъ осторожну: онъ управляетъ Берлинскими интригами. “

Получело съ курьеромъ Трепольскниъ, Anphaa 10 по повому стилю 1789.

М-г Etchess plan approved.

Tpaor Семенъ Романовичъ! По pasemorp'huiu плана вамъ представденнаго отъ Англичанина Эчеса касательно вооруженя имъ судовъ, для раззореня торговаго мореплаваншя: #6p606, объявить ему, что мы планъ его заблагопр!емлемъ и оный въ дЪйство произвести ему дозволяемъ, и какъ онъ предлагаетъ что м8ета для сего вооружешя суть удобнёйшя Глюкштадть и Остенде, то мы и жалуемъ его комисаромъ нашимъ морскимъ въ оба Cin м®ста, на которое зваше и патентъ ему присланъ будетъ. Второе. №ъ министру нашему барону Криденеру въ Копенгагенъ и къ контръ-адмиралу Повалишину дано будеть съ отправляющимся отсюда курьеромъ по- Bexnie о посылкВ въ оба упомянутыя м%ета по одному изъ морскихъ охицеровъ, которые могли бы давать открытые листы арматереке отъ адмиралтейства или отъ означеннаго контръ-адмирала, на основани правилъ для арматеровъ нашихъ отъ насъ изданныхь съ тёмъ, что CIM MOpCKIE охицеры уполномочены будуть, приглася ближайшаго консула или

агента нашего и двухъ юрисконсультовъ, судить и рёшить о призахъ. Третье. Cie вооружеше и додженствуетъ почитаться принадлежащимъ къ прочимъ морскимъ нашимъ силамъ, и потому какъ упомянутый Эчесъ, тавъ и подъ его вёдёшемъ начальствуюше судами HMBIOTE соображалься во всей точности вашимъ морскимъ узаконенямъ, наипаче же правиламъ для арматеровъ изданнымъ; для чего и доставить ему отъ адмиралтейства нужныя къ св дёню его узаконеня. Четвертое. TB, кои къ начальству вооруженными судами опредёлятся, будуть имфть чины шкиперовъ ранга прапорщичья; а смотря по заслугамъ ихъ могуть и далве производимы быть. Пятое. Контръ-адмиралу Повалишину предпишемъ. если онъ не найдется самъ въ недостатк® людей для эскадры подъ его командою состоящей, выбрать изъ тардемариновъ человёкъ шесть, да изъ матросовъ или нижнихъ служителей челов къ тридцать, и оныхъ для употребленя на сихъ вооруженныхъ судахъ п для пручешя ихъ къ мореходству доставить въ Глюкштадтъ. Ülecmoe. Расположеше, какимъ образомъ означенный Эчесъ намфренъ производить въ дйство плаваше своихъ судовъ и поиски надъ непрятелемъ, мы утверждаемъ, исключая только, что мы къ южной сторон ‘ограничиваемъ, дабы суда оныя не ходили отнюдь дале Гибралтара; а притомъ и TYTB повторяемъ о непремВнномъ исполнени правилъ для арматеровъ изданныхъ, и точномъ наблюден!и нейтральной системы, толь многими договорами между нами и другими державами постановаенной. (дьмое. Впрочемъ обнадеживаемъ его. Эчеса, что, по MBpB усерщя и заслугъ его, онъ воспользуется нашимъ монаршимъ благоволешемъ. Ба-

ронъ Криденеръ не упуститъ съ нарочнымь изв*стить васъ о всемъ, UT со стороны его и контръадмирала Повалишина тутъ учинено быть долженствуетъ. Пребываемъ всегда вамъ благосклонны.

Co времени вступлешя нашего на Всероссйск!Й императорсвй престолъ какя пособя и ободрешя преподали MH къ распространен!ю торговли, о TOME извфетно всему CRÉTY: внутреннюю освободнли мы изъ того утвененнаго COCTOARIA, въ которое она вредными монопол:ами ввержена была; внзшней доставили мы разныя выгоды коммерческими договорами съ дружественными намъ державами постановленными. Посредствомъ разныхъ облегчемй въ пошлинахъ съ Россйскихь произведен!й и рукодЪлй, пособствовали мы вакъ общему, такъ и частному въ государств нашемъ обогащен!ю, проистекающему отъ полезнаго вывоза въ чузе кран здфшнихь избытковъ. Сверхъ того, не стВеняя никого въ TOME чтб до выгодь жизни человфческой принадлежить, оставили мы свободу ко ввозу извнЪ импери вещей къ тому нужныхъ, полаras, что CiA часть торговли свойственнже обращаться будетъ къ портамъ на разныхь моряхъ нами обладаемыхъ, въ разсужденш ващей удобности мореходнаго доставленя противу таковаго же сухвмъ путемъ, сопряженнаго съ различными затруднешяин и издержками; но, какъ OTB нфкотораго времени усмотр®но, что привозъ иностранныхъ товаровъ, знатнымъ образомъ умножаюшийся, главнЪйше обратился къ пограничнымъ таможнямт, TO cie и требуеть надлежащаго уваженя, дабы толь весвойственный

привозъ помянутыхъ товаровъ не обращался въ крайнее злоупотреблеше и во вредъ казеннымъ доходам H обществу; вел детие чего, по разсмотрфн!и всфхъ обстоятельствъ дла сего, признали мы для блага и пользы государственной за нужное дать слёдуюmia наши noBerhnis.

Первое. Съ десятаго числа Сентября wbcana нын8 текущаго года запрещается BCÉMB п каждому привозить, ввозить п пропускать въ границы Росейскя всякаго рода нностранные, шелковые, шерстяные, бумажные и проче товары, такожъ напитки н вещи CYXUMB путемтъ чрезъ таможни, въ намфстничествахь 110лоцкомъ, Могилевскомъ, Кевекомъ и Екатерпнославскомъ учрежденныя, исключая статьи въ указВ семъ поименованныя.

Второе. Подтверждается дозволеше, на основанш 12 статьи указа нашего, прл общемъ тарифВ изданнаго, привозить безпошливно n3B Польекихъ MÉCTB, къ границамь нашимъ прилегающихт, пеньку, ленъ, медъ, воскъ, вощнну, масло конопляное п ALHANOE, воловьи сырыя кожи, хлёбъ всакаго рода, щетину, Chмя льняное и конопляное, деготь, развую деревянную посуду, ABCR и проч1я потребныя сельскимъ обывателямь вещи, такожъ и BCAEUXE звБрей пропускать, но съ наблюденелъ, дабы никаке вностранные товары не могли быть тутъ сокрыты.

Третье. Подтверждается и возстановляется свобода привозить, ввозить и пропускать чрезъ таможни пограничныя изъ Begrpin Штеермарксвя косы сФнокосныя, н брать съ нихъ пошлину, въ тарифЪ положенную.

Четвертое. Подтверждается прежнее дозволене сухопутнаго привоза въ Росе!ю чрезъ погравичныя таможни Венгерскихъь в Волошскихь BHHB со взяемъ указанной пошлины и съ постановлешемт па бочкахъ особливаго клейма по изобрутению нашей Коммерцъ-Коллегии. ы

Пятое. До открытя нашихъ портовъ Черноморскихъ, Ha время нынёшней войны съ Отоманскою Поргою въ военные превращенныхъ, дозволяется сухопутный провозъ чрезъ таможни разныхъ сушеныхъ плодовъ въ пищу употребляемыхъ, какъ-то: изю- MA, коринки, чернослива, винныхъ ягодъ, финиковъ, орзховъ в прочихь пыъ педобныхъ со взяцемъ пошлины по тарифу.

Шестое. Подтверждается и возобновляется дозволене ввозить въ намфотничество Екатерннославское изъ ближнихь Польскихъ ифеть хлЬбное или горячее вино для TAMOIUHATO края, CO взят!емъ пошлинъ на основаши доклада Сената нашего, 19 Февраля 1779 года намн конфирмованнаго.

Осьмое. Рижская транзитная таможня, единственно для Курляндекихъ, Литовскихъ и Польскихъ переходныхъ продуктовъ для заморсваго отпуска OTB порта того учрежденная, оставлается Ha прежнемъ основанён по точному объ ней предписав!ю въ общемт тариф; но смотрёть прилежно, дабы подъ CFWE предлогомъ не были ввозимы друге товары иностранные.

Девятос. Въ Екатеривославскомь намфстничествв неменьше полезно учреждене таковой же транзитной таможни. Ho какъ въ продолжени нынзшней войны съ Портою Отоманскою торгъ сей оть Черноморскихь нашихъ портовъ производимъ быть не MOжетъ, то, по пресфчеши настоящихь препатствйй, Екатеринославсв Ha генералъ-губернаторъ, генералъ-фельдмаршаль, князь Григор! Александровичъ.Потемкинь Таврическй, по сил дан- HHXE ему предъ войною повелвшй нашихъ, предетавять намъ на какомъ основани и TAB именно въ томъ намфстничеств® потребно будетъ устровть транзитную таможню для переходныхъ Польскихъ продуктовъ.

Десятое. Вывозъ и отпускъ Россйскихъ продуктов, вещей н товаровъ всякаго 3BAHIA чрезъ пограничвыя таможни не запрещается по предписавю въ общемъ тариф, съ дачею обстоятельныхъ таможенныхь арлыковъ, но коимъ кордонные объфзлчики и надзиратели должны пропускать за границу.

зв нашемъ 27 Сентября 1782 года предписанное, чтобы опред%- Архивъ Кназя Borosnosa, &r. 80, 7

Второенадесять. Веф чины при пограничныхь таможнияхь въ намфстничествахь Полоцкомъ, Могилевскомъ, Кевскомъ н Екатериносдавскомъ, такожь кордонные объфздчики и надзиратели, обязаны по долгу присяги своей недреманное ныть бдЪ ше, чтобы запрещенные силою указа сего такожъ и тарифа иностранные вещи н товары во внутрь Росс!и He были ввозимы H пропускаемы.

Третъенадесять. Буде кто изъ чиновниковъ, нли служителей таможенныхь, или надвирателей, или объфздчиковъ дерзнетъ въ запрещенномъ провозё товаровъ тайно или явно способствовать, или укрывать или иначе въ TOME участвовать, того отослать въ судъ H да накажется, какъ закономъ предписано.

Четвертоенадесять. Всякому таможенному служителю, такожъ BCME и каждому, какого бы звашя ни былъ, кто токмо потаенный провозъ непозволенныхь или тарифомъ запрещенныхъ вещей или товаровъ откроетъ, или сыщетъ, или поймаетъ, или O толь донесеть, получить въ награду всё Th вещи или товары Gest мальйшаго изъятя и остановки; но прежде долженъь онъ ихъ заклеймить въ ближней таможн® и, съ чего подлежитъ, завлатить пошлину по тарнфу, и на тавовыхь TOBAPAXE ставить отмфтныя клейма, конын снабдить таможни Коммерцъ-Коллемя.

Пятоенадесять. Открывшему, нли отыскавшему, или поймазшему, HAE донесшему о запрещенныхь вещахъ идн товарахъ, ему по праву принадлежащихь, дёлать пособе въ платеж пошлниъ на основан указа нашего отъ 14 Яивара 1764 года, коимъ яозволяется отпускать безпошлинно четвертую часть товаровъ на шесть недЪль для промышлешя денегъ, пошлину составляющихъ; во буде тотъ поимщикъ, или доноситель не пожелаеть взять TOваровъ и станеть просить о продажё оныхъ съ публичнаго торгу, то учинить таковую продажу по желан!ю поимщика или X0носителя, и по вычетв пошлины отдать ему деньгама; буде же цёна, за продажу товаровъ вырученная, ведостаточна будетъ на платежь пошлинъ, или равна оной, или иревзойдетъ токмо третьею частью, то отчислить въ пошлину одну треть, а ABB трети отдать доноснтелю или поимщику.

Восьмоенадесять. Для ващаго наблюдешя при окончательномъ провозф, тотчасъ по обнародовани сего указа, отправить въ каждую пограничную таможню по два чдена изъ казенныхь палату, Полоцкой, Могилевской, КМевской и Екатеринославской, rxb и быть uw до 10 числа Сентября, и смотрфть, чтобы клеймене товаровъ н взят!е пошлины производилося по указанному порядку. Сколько же въ каждой пограничной таможнф провезено будетъ иностранныхъ товаровъ по 10 Сентября, о TOME вЪдомости доставить въ Казенную Палату, начальнику той губерйи и въ Коммерцъ-Коллемю за подписанемъ членовъ таможни и двухъ особъ, кои для сего отъ Казенной Палаты посланы будутъ,

Девятоенадесять. Съ 10-го Сентября въ течеши нынфшняго года въ обфихъ столицахъ нашихъ и во BCBXB губернскихь городахъ, въ уёздныхь же TÉXB только, въ коихъ торгь н$которое внимаше заслуживаеть, сдфлать осмотръ и опись иностраннымъ товарамъ въ гостнныхъ дхворахъ и въ домовыхъ лавкахъ; сверхь прежнихь клеймъ поставить на HUE новыя по назначевю нашей Коммерцъ-Коллеги, куда и описи товарамъ отослать съ показашемъ, TAB какихъ таможенъ и котораго рода клейма, на товарахь найдены; но буде явятся иностранные товары безъ клейма таможеннаго, то поступать какъ BB законв предписано.

снлъ Казенной Ilaxark и генералъ-губернатору или DPABAMENT его должность.

Двадесятьпервое. Подтверждаются вс прежя узаконешя о иностранныхъ товарахъ, въ таможняхъ неявленныхъь и неклейменыхъ, и предписывается къ непремфнному исполнению, чтобы въ обфихь столицахъ нашихъ, при двухъ членахъ Казенной Палаты H столькихъ же отъ Управы Благочиня, а въ прочихь губерв- CEUXB и уёздныхь городахъ, при комендант н городничемъ в двухъ членахъ Магистрата, дважды въ годъ, не назначая извфстнаго для того времени, осматривать товары въ гоствныхъ дворахъ и въ домовыхь лавкахъ, такожъ и во время ярмарокъ въ тородахъ бываемыхъ; но какъ случаются и во многихъ селешяхь по WÉCTHOMY положению ихъ знатныя ярмарки, на которых привозятея для продажи иностранные товары, TO и въ таковыхъ селешяхъ во время ярмарки подобный осмотрь чинить земскому исправнику съ двумя засфдателями, и о сихъ осмотрахъ и свидётельствахъ каждое Намфстническое Правлеще доносить Сенату, оть коего по прошеств!и года представлять намъ краткую вЪдомость.

Въ завлючеше повехвваемь Сензту нашему сей указъ обнародовать, и кому слёдуеть нужныя по сей части прединсав!я сдфлать. Впрочемъ мы наджемся, что для выполненя статей сего узаконен!я, наши генераль-губернаторы или правяще пхъ долхность и проче начальники употребять стараве въ обязанноств ихъ относящееся, и всЪ наши вЪрноподланные потщатся COROкупно содЪйствовать благу общему.

Uozyueno upess Жоди, 21 Августа (1 Сентября) 1789 г.

Грахъ Семенъ Романович! Пробрётеше Auraifскаго уроженца Эчеса и друмя для службы нашей старания и распоряженя ваши, дабы предполагаемые первымъ поиски противу неприятеля имВли наилучmie успёхи, OTHOCHMB мы въ вашему усердию къ намъ, ревности искать полезнаго отечеству и неусыпному радён!ю къ должности. Мы оныя премлемъ съ особливымъ благопризнашемъ, равно какъ и ту откровенность, съ каковою вы во BCBXE вашихъ къ намъ донесешяхь поступаете. Деньги, по службЪ нашей вами употребленныя, тогда же заплатить приказано, да и по другимъ вашимъ представлен:ямъ phimenie сд®лано.

Все, что вы говорите въ разныхъ депешахъ ва- Шихъ касательно положешя двлъ политическихъ въ Англии, сходствуетъ совершенно’ съ тёмъ, чему мы частые встрёчаемъ опыты. Нын8шнее Anraiäcroe министерство, привязанное слвпо Берлинскому двору, не обзщаеть, конечно, ни малой удобности предуспвть въ отвращени сея державы отъ соучасты въ пагубныхь того двора намврешяхъ, кои въ послвдовани во вредъ самой Англи обратиться могутъ; HO какъ всегда должно надфяться, что при

твердости противной стороны современемъ упадетъ сила королевы и Пита, по властолюб!ю его къ Прусской системё прилбпившагося, наипаче же при перемёнв правленя, которая, судя по состояню короan Ангайскаго, неотдаленна, то и нужно чтобы вы не переставали питать дружбу и бламя расположевя дюка Портланда, Фокса и прочихъ имъ единомышаенныхъ, стараяся твердить имъ о нашихъ благоприязненныхъ расположеняхь къ Англи и о предосудительныхъ слёдетшяхъ, кои отъ настоящей ихъ системы произойти могутъ. Доводы къ тому достаточные вы найдете какъ въ наставленяхъ, отъ насъ прежде вамъ данныхъ, такъ и въ соботвенномъ вашемъ свёдён!и BCBXE происшествий и обстоятельствъ. Новымъ доказательствомъ слёпаго ихъ повиновеня Берлинскому двору служить, что министръ ихъ въ Варшав старается наперерывъ съ маркизомъ Jyкезини воспалять духи [louscrie противу насъ, какъ скоро только малвйшее успокоеше въ нихъ прим%титъ. Дошли до насъ слухи, что онъ вперяеть два пункта въ мысли Поляковъ, первый—заключене съ ними коммерческаго трактата, подъ предлогомъ за- MÉHHTE онымъ недостатокъ подобнаго съ нами постановления, и второй—составить съ сею республикою союзъ. Вы сами можете судить, удовлетворитъ ли Auraiñ своимъ надобностямъ посредствомъ торговаго договора съ Польшею; да и когда гавань Данцигская находится въ рукахъ Прусскихъ и когда король Пруссвй цёлитъ на новыя на счеть Польши пр!обрётешя, не въ его ли волё прямо торгъь та- Moi останется, и такимъ образомъ Ангйя еще боле ему порабощена учинится. Что принадлежитъ до союза съ респубдикою Польскою, какая можеть

быть изъ онаго для Англи прибыль и замфна издержекъ ея? Тутъ нфтъ иныхъ видовъ, KPOMÉ раздражать насъ, отделять на долгое время возобноваене связи, которую разные интересы самою свойственною между нами и короною Британскою полагаютъ. Въ употреблени осторожномъ на пользу нашу подобныхъ внушен!й полагаемся на ваше искусство, пребывая всегда вамъ благосклонны.

Je suis très particulièrement sensible à la confiance personnelle que vous m'avez témoignée dans votre dernière lettre; soyez assuré que je ne la démentirai jameis et continuez à me marquer le même zèle que je remarque dans toute votre correspondance.

Въ Царскомъ Cexb, 1юна 7-го 1789 года. *

Грахъ Семенъ Романовичъ! При галерномъ Флот и особой эскадр назначены между прочими судами четыре легюя, которыя удобны для рекогноецированя и для другихъ подобныхьъ сему’ употребленй въ шхерахъ, сходствующия съ описанемъ, при семъ приложеннымъ. Мм вамъ поручаемъ въ Англи сыскать, купять или дать KOMMWCCIIO построить, такъ чтобы, при самомъ наступлени времени къ плаваню. могли они быть два въ Ревел, & два въ Кронштадт, или хотя и вс четыре въ Кронштадт. Полезно было бы, если бы вы, производя Cie дёло подъ рукою чрезъ кугцовъ или иныхъ частныхъ людей такъ, чтобъ правительство не понесло въ немъ затруднев, приложили попечеше, чтобы на сихъ легкихь судахъ соглашены были по одному на каждое оФицеру, котораго бы не выше лейтенанта въ нашу службу принять было можно, или штурману, да чеаовЪкъ по пяти или по шести матросовъ, умвющихъ таковымъ судномъ управлять, кои бы на всю кам-

паню нанялися добровольно, BB чемъ мы на ваше ycepaie и paxbuie совершенно полагаемся. Деных на cie потребныя вы не оставьте заимствовать оть конторы брата придворнаго банкира барона Сутеряанда, или отъ другаго купеческаго дома по вашему усмотрёню, высылая векселя и ассигнащи HA O3H8ченнаго барона Сутерланда и увёдомя насъ зара- Be, возможно ли Cie исполнить и сколько покупЕз или построеше помянутыхъ легкихъ катеровъ, ИХхЪ доставлеше и наемъ матросовъ на оные, стоить будуть. Пребываемъ впрочемъ вамъ благосклонны.

Instructions for minister's conduct aud that the court of Russia is ready to conclude an alliance with England.

Грахъ Семенъ Романовичъ! Судя по образу, какимъ принято было отъ дюка Лидсь сд®ланное вами сообщене отвта нашего Берлинскому двору на толь часто повторенное со стороны его предложеше посредничества къ примиреню насъ съ непрятелями нашими, нельзя ожидать, чтобы Лондонск!й кабинетъ вошелъ въ камя либо безпосредственныя съ нами политичесвя изъясненя инако, какъ по HACTOAHIAME Берлинскаго двора, которому онъ толь уничижительно покорствуетъ. Извёстное короля Ангаййскаго coстояше и виды нынёшняго министерства, къ тому единственно простирающщеся, чтобы сохранять свои MBCT& и силу во внутреннихъ д®лахъ, оставляя вн швя руководству своего союзника и не заботясь о будущемъ, служать главнымъ поводомъ къ таковому савпому приявпленю Англ къ королю Прусскому; но понеже Cie положене надолго остаться не можетъ, и Авгля рано или поздно должна открыть глаза, познать свое заблуждение и обратиться къ систем AAA нея выгодной, то по сему и считаемъ, что со стороны нашей не надлежитъ упускать ни единзго случая удобнаго на доказательство ей, колико она обманывается, если въ поведеви короля Прусскаго

заключаетъ на Apyrie виды, какъ единое ствраше о сохранеи тишины и равновёая въ Esponé. Мы знаемъ самымъ несомнительнымъ образомъ, что нороль Прусскй иметь непремённое xambpexie употребить случай настоящей войны въ пользу и приpamenie своей монархи на счетъ Польши, присвоенемъ себ Данцига, Торуна и другихъ MÉCTS, посредствомъ ли негощащи, или же принятемъ учзстя въ войнё, лаская себя, что Англя, у которой нфтъ, конечно, на YMB подобныхъ властоаюбивыхъ замысловъ, доведена будетъ посредствомъ союза до того, что, подъ вышесказанными предлогами тишины и мнимаго равиоввоя, воспособствуеть жадности Берлинскаго двора. Планъ граха Герцберга съ caмаго начала войны настоящей въ томъ состоялъ. чтобы убздить Императора принять Молдавю и Валахшю какъ въ удовлетвореше убытковъ его, TAKE и въ замвну Галищи и другихъ провинцй Польшф возвращаемыхъ, съ тёмъ чтобы CiA послёдняя наградила короля Прусскаго за его старавя уступкою мфсть означенныхъ. Существо плана сего и теперь король Прусскй сохраняетъ; но мы не вёдаемъ, извёстенъ ли онъ во всемъ пространств его въ Англи какъ кабинету тамошнему, такъ и прочимъ OCOбамъ въ д®лахъ народныхъ участвующимъ. И неужели привязанность сей короны KB ея союзнику до такой степени распространяется, чтобы въ толь вредномъ намврени содфйствовать? Вы не оставите употребить всё возможныя средства къ открытию истины и ко внушеню, особливо же дюку Портланду, г-ну Фоксу и другимъ важнымъ членамъ оппозищи, неудобства подобныхъ замысловъ; но тутъ нужна со стороны вашей крайнёйшая осторожность, да-

бы ни наше имя, ни ваше CiÿæeHie не подвержены были какому либо предосуждениюо, и дабы тавя внушевя не были открыты двору Берлинскому. Впрочемъ не трудно различить, коль далеко отстоятъ наши и союзника нашего расположешя отъ таковыхъ me короля Прусскаго. Онъ xouers, не бывъ участникомъ войны, воспользоваться хлопотами другихъ на усилеше себя прямо во вредъ равновзоя и въ противность договоровъ настоящее Omrie Польши утверждающихъ; наши напротивъ того желашя къ тому единственно клонятся, чтобы CROPBE прекратить войну съ Портою Отоманскою и, по сдвлани со стороны ея перваго и необходимаго шага, удовольствоваться самыми умёреннёйшими награжденями убытковъ нашихъ, при соблюден!и цёлости договоровъ, до войны заключенныхъ. Таковы же Hambpe- Hif суть и союзника нашего, безъ котораго мы по обязательствамъ взаимнымъ не можемъ ни мира, ни перемир!я заключить. На равной умвренности основаны расположеншя наши и по войнё съ королемъ Шведекимъ, неправеднымъ и самымъ вёроломнымъ образомъ противъ насъ подъятой, которую мы одна- KOKB, по сил договора нашего еъ короною Шведскою въ Абовв заключеннаго, никакъ не можемъ смёшивать съ Турецкою. Самые усп®хи, коими Богъ благословляеть оруже наше, не поколебали и не поколеблютъ нашихъ миролюбя и скромности; и мы имъ TÉMB паче радуемся, поколику признаемъ ихъ 31 одно изъ падежныхь средствъ къ обращению враговъ нашихъ на равное миролюб!е. При сихъ pacположешяхъ. если бы кабинетъ Лондонсе:й руководствуемъ быль здравою политикою, то не нашелся бы въ затрудненши сообразить ихъ съ видами своего союз-

ника и учредить свои дФяншя, какъ одной изъ первЪйшихь въ CBÉTS державъ прилично. Толь безпристрастное и къ намъ доброхотное поведеше всего надежнве споспёшествовало бы возстановленю покоя въ Европ и склонило бы насъ къ возобновленю TÉXB связей, которыя и торговые интересы и здравая политика дВлаютъ для насъ взаимно полезными, и OTB которыхъ не мы, но паче министерство тамошнее, удалилися. Основанныя на семъ изъясненя не упустите съ надлежащею осмотрительносто, вамъ свойственною, повторять когда и гд® пристойно. Впрочемь по прежнимъ нашимъ повел%нямъ вы имЗете въ рукахъ вашихъ способы къ .доказательству Англи дружества нашего къ ней и нашей готовности сблизиться съ нею, кавъ скоро только въ полномъ со стороны ея взаимствв YAOCTOBÉрены быть можемъ. Пребываемъ всегда вамъ благосклонны.

Hosyaeuo съ курьеромъ Гросманомъ, 2 (13) Марта 1790 г.

That the court of London does nothing without а communication from Berlin.

lpaor Семенъ Романовичъ! Дёлая надлежащее употреблеше изъ доставляемыхъ вамъ нын наста- Beni, воспользуйтесь всякою удобною минутою на внушеве какъ министерству, такъ и людямъ боле значущимъ въ оппозищи, съ нужною однакожъ OCTO- PORHOCTIO, колико странно взирать на приверженность Англи къ Берлинскому двору, до того распроетраняющуюся, что никакое дружеское предложене ей учинено быть не можетъ безъ того, чтобы она не сообщила его сему двору, какъ бы давъ на себя кабалу не дЪйствовать инако, какъ BMÉCTB съ королемъ Прусскимъ и Голланшею. Auraia тутъ поступаеть не только вопреки островскимъ интересамъ своимъ, кои большею часто не бываютъ одинаюе съ таковыми же на твердой земл№, но и про- TABHO величшю, ей свойственному въ качеств® одной изъ первёйшихъ державъ въ свт. Властолюбивыя ` и корыстныя намврешя короля Прусскаго довольно ясны; они, если добрыми старанями Лондонскаго двора удержаны не будутъ, принесутъ конечно общую, упорную и кровопролитную войну и повлекутъ за собою слёдетыя пагубныя, въ коей, не знаю, какой пользы ожидать можетъ корона Вели-

кобританская; да и какая выгоде для Англи, для курфирста Гановерскаго, равно и прочихъ Hbmenкихъ князей допускать помянутому государю сд%латьса диктаторомъ въ Европ и подаваться на виды его, чтобы признать независимость Нидерландовъ, оть Императора отложившихся. Изввстно, что во время пребывая сихъ земель подъ обладантемъ Внекаго двора, оный былъ стражемъ ихъ, дабы не попалися въ руки Франщи къ усилен ея могущества, что въ HHHBINHEMB ихъ отторжени рано или поздно сбыться можетъ въ крайнюю тягость и вредъ единственно для Англ, небрегущей о существительныхь своихъ интересахъ, наипаче же на времена будущя. Не распространяюсь я о прочихъ дворахъ къ убёждению сея державы освободить себя отъ толь вредной кабалы и вступить въ самую естественную и прочную связь, ибо все оное довольно изложено въ депешахъ отъ министерства по вол моей къ вамъ посылаемыхъ; но повторяю тутъ, чтобы вы всевозможныя средства употребили обратить означенную корону на нашу сторону, или по крайней MPB отъять всякй поводъ къ остудё и недоразу- MBHIÏIO, да и ослабить жаръ ея къ COMBËCTBIO королю Прусскому въ злыхъ умыслахъ его противу Pocси и союзника ея, въ чемъ, полагвяся на ваше усерде и parbuie, буду ожидать донесевй объ успвхь въ подвигахъ вашихъ. Пребываю вамъ доброжелательная Екатерина.

The Empress sends а snuff-box to s-r Jos. Reynolds *).

Monsieur le comte Woronzow! J'ai lu, je puis dire avec avidité, les discours prononcés à l'académie royale de peinture de Londres par m-r Reynolds, que cet illustre artiste m’a envoyés avec son grand tableau; dans Гол et l’autre de ses ouvrages l’on reconnaît la marche d’un génie distingué. Je vous recommande de Геп remercier et de lui remettre la boîte ci-jointe comme un témoignage du contentement que m'a donné la lecture de ses discours, qui sont peut-être le meilleur ouvrage qu’il y ait sur cette matière. La pâte représentant mon portrait, qui est placée sur le couvercle de la boîte, a été faite dans les appartemens de mon Hermitage, où l'on travaille dans ce moment aux empreintes des pierres gravées qui s’y trouvent. J'attends que vous m'informiez du prix du grand tableau, au sujet duquel je vous ai déjà parlé dans une autre lettre. Adieu, portez-vous bien.

Catherine.

A St.-Péterbourg, ce 5 Mars 1790.

*) Помфтки варандашемт на Англ!Йскомъ языкЪ (въ письмахъ 8, 13, 14, 15, 16, 20, 21 н 22) сдфланы вёроятно въ канцеляр гр. Сем. Ром. въ Josxout.

Грахъ Семенъ Романовичъ! Вмёств съ получен:емъ вашихъ депешьъ о происходящихъ въ Англ вооружешяхтъ, получила я извёсте изъ арми моей объ открытм въ концё Марта военныхъ дёйствй противъ Турковъ отъ корпуса подъ командою генералъпоручика князя Голицына и Флотили въ Дуна%, взятемъ на правомъ берегу сей рёки города Мачина co BCBMH запасами, которые новый визирь пр!уготоваялъ тамъ для переправы своей, и разбицемъ корпуса Турецкаго, при чемъ взяты одинъ трехбунчужный и одинъ двухбунчужный паши съ другими чиновниками и девять м®дныхьъ пушекъ; а всявдъ за TBMB овладёнемъ и большою батареею съ двадцалью мёдными пушками, на островё близъ самаго Браилова, гдё случившийся для распоряжешя Браиловсв!Й сераскиръ Гуссейнъ-паша убитъ со множествомъ другихъ Турковъ. Зная мёста тамошия по служб вашей во время бывшей войны, вы можете судить въ какомъ стфененномъ состоянш находится

aoû землв, такъ и на водахъ, дабы принудить его принять миръ на толь ум8ренныхъ условяхъ, како-

выя начертаны въ VIBTHMATÉ моемъ и которыхъ перемёнить или умалить никто меня не принудитъ. Если Богь поможеть совершить миръ съ Турками, то не трудно заключить сколь тщетны и вредны были для Англи чинимыя HHHÉ вооружевшя въ угодность властолюбивымъ видамъ короля Прусскаго и въ опровержеше самой натуральной системы, которую взаимные и коренные интересы между Poccier и Англею предполагали. Я не удивляюсь тёмъ спорамъ, кои произошли по сему дёлу въ Парламентв и неудовольствямъ въ публик противу насильствен- HHXB м8ръ министерства оказываемымъ, вёдая блаropasymie наши и ея удостовзрене въ польз® дружбы съ моимъ государствомъ и во вред для нихъ, который неминуемымъ будетъ слВдотьемъ по сближеши съ ея соперниками. Вы никогда не упускали внушать си истины и открывать благонам8 реннымъ глаза изложенемъ поведеня моего въ разсуждени Англии, да и вообще съ прочими державами, сходно им ющимся у васъ наставленямъ. Равнымъ образомъ и нын8 не оставьте воспользоваться расположеншемъ умовъ тамошнихь внушенемъ всего вышеписаннаго; а впрочемъ вице-канцлеръ поспёшитьъ вамъ доставить списки сообщенй взаимныхъ и другихъ бумагъ отъ начала войны Турецкой съ Лондонскимъ дворомъ бывшихъ, которыя вамъ въ дВлВ вашемъ иослужотъ. Пребываю вамъ доброжелательная

Reçu par le courrier Kharlamof, le 5 Juillet п. в. 1791.

Monsieur le comte de Woronzow! Je vous charge de dire à mes anciens amis en Angleterre et nommément aux ducs de Portland, de Devonshire et à monsieur Fox, que c’est avec un vrai plaisir que je les vois combattre avec force et vigueur pour la cause de la raison et de la justice; mon ancien tendre pour la nation anglaise a reçu un nouvel aliment dont il avait, je l'avoue, grand besoin, lorsque j'ai” vu l'esprit паtional chez eux ouvertement déclaré en faveur de la Russie, mais cela ne pouvait être autrement quand on considère que l'oppression répugne à une nation aussi libre que fière; j'ai toujours souhaité son amitié et tâché de mériter son estime. Adieu, portez-vous bien.

Catherine,

A St.-Pétersbourg, ce 30 Avril 1791.

Reçu par Smirnof, le 11 9-bre п. 8, 1791.

Monsieur le comte de Woronzow! Je vous fais ces lignes pour vous dire de remercier de ma part mylord Fitz-Williams de се qu'il a bien voulu me céder le buste de son ami m-r Fox, que je placerai sur ma co-

. lonnade de Czarskosélo entre Démosthène et Cicéron; c'est un vrai cadeau pour moi en cet instant; m-r Adair a pu voir le piédestal qui attend ce buste. Il y a longtems que je n’ignore pas que mylord. Fitz-Williams, héritier des biens du marquis Bockingham, professe aussi les sentimens que celui-ci de son vivant a toujours témoignés pour moi et mon empire; ce sont ceux aussi qu’anciennement j'ai reconnus à tous les Anglais de l’ancienne mode, et qui ont produit en moi l’estime et la prédilection que je me plaisais vraiment d'avoir pour cette nation et que d’autres m’ont souvent гергоchées. Les talens de mylord Fitz-Williams, que j'estime, me font espérer qu'avec succès lui et ses amis travailleront à faire renaître en Angleterre la mode ancienne qui faisait regarder comme nécessaire, utile et permanente l'amitié et la bonne harmonie entre mon empire et la Grande-Bretagne. Adieu, portez-vous bien et continuez à me servir comme vous l’avez fait jusqu'ici.

Catherine.

А St-Pétersbourg, се 20 Août 1791.

Бонею muaocrisw мы, Екатерина Вторая, Императрица и Самодержица Всероссййская, и проч., и np. и проч. у

Нашему генералу-порутчику rpaoy Воронцову.

Усерде и радфне. которыми вы сопровождаете ваше намъ служене, искусство въ дёлахъ опытами доказанное и ревностные ваши подвиги на пользу нашу обращаютъ на себя наше внимане и милость. . Мы, желая изъявить оныя предъ CBÉTOMB, всемилостивёйше пожаловали васъ кавалеромъ ордена нашего святаго Равноапостольнаго князя Владимира большаго креста первой степени, котораго знаки при семъ доставляя, повелфваемъ вамъ возложить на себя и носить установленнымьъ порядкомъ. Удостовёрены мы совершенно, что BH, получа Cie со стороны нашей ободреше, потщитеся продолжешемъ службы вашей вяще удостоиться монаршего нашего благоволешя. Въ Canxrnerep6ypré, Сентября 22-ю дня, 1791 года.

: дВйствительному тайному совётнику и главному директору почтъ, граху Безбородко, производить вамъ, сверхъ оклада по департаменту иностранныхъ дёлъ положеннаго, изъ почтовыхъ доходовъ CB перваго минувшаго Сентября по пяти COTE рублей на мВеяцъ, считая рубль по. сорока штиверовъ. Впрочемъ будьте увфрены, что продолжеше трудовъ вашихъ не останется безъ уважешя моего и что я всегда пребуду доброжелательная

Сорю. Reçu par Smirnof, le !/,, Mai 1798.

Monsieur mon frère! Persuadée que Votre Majesté partage avec moi la satisfaction que je ressens de voir renouveler entre nous les anciennes liaisons, sous les auspices desquelles nous avons commencé nos règnes respectifs, je me fais aujourd’hui un plaisir de lui témoigner moi-même ce sentiment de mon âme. Il va s’accroître encore par la confection du traité d’alliance que Votre Majesté me propose, et mes intentions. à cet égard correspondent parfaitement aux siennes; je ne crains point d'en voir retarder les effets par une discussion d'intérêts aussi faciles à régler et à -fixer que le sont ceux de nos états et de nos sujets réciproques, ces intérêts ne présentant de toute part que

des points de réunion et d'aucune ceux d'opposition. Ainsi, regardant déjà accompli cet ouvrage salutaire et si bien fait pour resserrer les liens qui vont nous unir, je crois pouvoir dès à présent me livrer avec Votre Majesté à cette confiance qui doit désormais les accompagner de part et d'autre.

Les motifs de mon intervention dans les affaires de France étaient sans contredit d’un moindre intérêt pour moi que pour les autres puissances qui avoisinent ce royaume. Séparée de lui par des barrières immenses, j'aurais pu, à l’aide de quelques mesures de précaution, attendre tranquillement le sort des événemens. Peut-être même l'épuisement presque général qu’auraient infailliblement produit les efforts. des uns pour renverser ces barrières et ceux des autres pour les défendre, aurait-il présenté des chances séduisantes pour une politique plus exclusive que ne l’a jamais été la mienne. Mais, amie de l’ordre, de la justice et du bonheur comшип de l’humanité, ce n’est que par ces motifs purs et désintéressés que .j'ai cherché à attirer l'attention et l’activité des puissances de l’Europe sur les dangers de toute espèce dont elles étaient menacées à la suite de la révolution française. Parmi les mesures que j'ai toujours regardées et regarde encore comme la plus efficace et la plus expéditive de toutes, est celle de former dans l’intérieur même de la France un parti qui pôt à la fin prévaloir sur celui de 18 faction détestable de scélérats qui y domine maintenant. En effet, sans ce moyen, comment espérer de ramener une nation de vingt-cinq millions d'hommes, tour à tour égarés par des conseils perfides ou entraînés par les violences atro-

ces de ses conducteurs actuels, et par conséquent comment assurer le repos et la tranquillité de ses voisins?

Dans cette persuasion j'ai tâché d'engager mes alliés l'empereur des Romains et le roi de Prusse de faciliter, dès l'ouverture de la dernière campagne, Гепtrée de la France aux princes, frères du trop infortuné roi Louis XVI, avec le corps de troupes qui s'était formé autour d'eux, en les faisant agir séparément et de leur propre chef. Ce plan, оц comme incompatible avec les circonstances, ou peut-être par ce qu'un autre a paru préférable, n’a point été suivi. Mais les événemens n’ont malheureusement pas justifié celui qu’on avait adopté, се qui est devenu pour moi une raison de plus pour persister dans mon opinion. Je ne dissimulerai pas à Votre Majesté, qu'à cette conviction j'ai toujours associé le sentiment d'un juste intérêt que m'inspirait le sort d’une famille si cruellement et si horriblement opprimée, et qui me fait toujours désirer vivement de la voir rétablie dans les droits et titres qui lui appartiennent si légitimement. Pourquoi d’ailleurs hésiterais-je de manifester à Votre Majesté un sentiment que je suis persuadée qu'elle porte dans .son propre coeur et qu’elle а si bien avoué par cette sensibilité si digne d'elle, qu’elle a montrée en apprenant la fin déplorable de l'infortuné Louis XVI!

Les frères de ce monarque malheureux, défenseurs nés des droits du tendre rejeton qu'il a laissé, étant prévenus depuis longtems sur le caractère magnanime de Votre Majesté et encouragés par la nouvelle preuve qu’elle vient d'en donner, l’un d’eux, monsieur le comte d’Ar-

tois, s'est résolu d'aller lui-même déposer dans le sein de Votre Majesté ses voeux, ses espérances et ses sollicitudes en faveur de la cause la plus juste qui ait jemais invité la réunion des souverains pour la faire triompher. Il m'a confié son intention et a demandé mes conseils et mon intercession. J’ai cru devoir donner mon aveu à l'une et ne pas me refuser à l’autre, et c'est pour m'en acquitter que je joins mes prières à celles que fera à Votre Majesté monsieus le comte d'Artois, de vouloir bien lui tendre une main secourable du haut d’un trône environné de l’amour et du zèle d’une nation qui a toujours su imiter et souvent donner des exemples d’une noble générosité. Je n'ignore point les justes bornes que doivent imprimer à ce mouvement les soins que Votre Majesté doit aux intérêts de ses peuples; mais comme il s’agit dans cette occurence de pourvoir d'un côté à la dignité de sa couronne et à la sûreté de ses états, et de l’autre à retirer un royaume voisin d’un abîme de trouble et de confusion aussi destructive de son propre bonheur que du repos général, il est juste sans doute que la France, restaurée par les efforts de Votre Majesté, lui en tienne un compte proportionné à leur étendue et que ses sujets soyent dédommagés du fardeau momentané qu’ils en porteront.

C’est en partant de ce principe que je me flatte que Votre Majesté, loin de trouver quelque indiscrétion dans la démarche que je fais aujourd’hui auprès d'elle, У verra au contraire une nouvelle. facilité d'atteindre au but qu’elle a annoncé en prenant les armes.

Abandonnant cet objet ainsi que celui du concours que Votre Majesté me demande dans ses vues et desseins à la discussion plus approfondie que nos ministres respectifs en feront, je termine ma lettre en lui renouvelant les assurances de la plus haute considération avec laquelle je suis,

Monsieur mon frère, . de Votre Majesté la bonne soeur et amie.

Signé: Catherine.

А S.-Pétersbourg, le 13 Avril У. s. 1793.

Reçu par Smirnof, le 1 (12) Mai 1793.

Monsieur le comte de Woronzowl! Vous saurez par mon ministère que j'ai parfaitement agréé les deux actes que vous avez conclus et signés avec le ministère britannique. Quoique les ratifications que je vous en fais expédier aujourd’hui portent déjà avec élles le témoignage le plus complet que je puisse vous donner de mon approbation, je suis bien aise d’y ajouter que votre conduite dans cette occurence а pleinement justifié ma confiance en votre zèle et votre sagesse. Il s’agit de m'en donner une nouvelle preuve, -en vous acquittant avec votre dextérité et votre intelligence connues d’une négociation encore plus délicate, dont je vais vous charger et dont voici les principaux objets.

Vous êtes instruit sans doute par les nouvelles publiques ainsi que par d’autres voyes, que m-r le comte d'Artois se trouve depuis quelque tems à ma cour. Quelque faciles à présumer que soyent les motifs qui Ру ont conduit, je ne crois pas de trop de les décliner

Les frères de l'infortuné Louis XVI, intéressés plus que personne à relever un trône indignement abattu et dont ils sont héritiers présomptifs, se sont vus à la suite de la eampagne dernière dépouillés de tous les

moyens qu’ils ont pu rassembler, écartés de toute participation aux événemens dont leur sort et celui de tout ce qu’ils ont de plus cher au monde devait dépendre, et relégués dans un coin obscur de la Westphalie, où à peine ils pouvaient être informés de ce qui se passait. Après avoir fait autour d'eux de vains efforts pour se tirer d’une situation aussi pénible et aussi fâcheuse, et confiants dans l'intérêt qu’elle m'a toujours inspiré, ils ont tourné leurs regards vers moi, et il fut déterminé entre eux que l’un des deux se rendrait incessamment près de moi pour m'exposer de plus près leurs voeux et leurs desseins, et pour demander mes conseils, mon assistance et mon intercession. Le choix tomba sur m-r le comte d'Artois, et il arriva ici chargé de plans et de projets, tous basés sur le nouvel aspect de choses que présentaient à la fois la détermination définitive des cours de Londres et de Madrid et les mouvemens qui ont éclaté dans différentes provinces de la France. Le voisinage de quelques-unes de cellesci avec l’Angleterre, et nommément de la Bretagne où ces mouvemens sont le plus et le mieux prononcés, a fait naturellement penser qu'ils ne sauraient être ni plus efficacement appuyés, ni plus promptement conduits vers une fin la plus généralement désirable que par le secours et la coopération de cette puissance. De là m-r le comte d'Artois a conçu l'idée d'aller les solliciter lui-même de la générosité et de la bienfaisance de Sa Majesté britannique, tandis que Monsieur se rendrait en Espagne pour y chercher jour à péné trer et à opérer de son côté dans les provinces méridionales de la France. П m'a communiqué cette idée. et comme je n’y ai rien trouvé qui ne soit parfaite ‘ ment raisonnable et qui ne concoure directement au but

commun, je l'ai non-seulement approuvé, mais j'ai aussi concerté avec lui la marche qu’il faut suivre pour la mettre en exécution. Cette marche devant vous servir de direction dans la conduite que vous aurez à tenir vous-même dans cette circonstance, je vais vous la retracer ici dans tout son détail.

M-r le comte d'Artois part d'ici deux ou trois jours au plus tard après le départ du courrier qui vous porte ces dépêches. П va à Revel et s’embarque sur la frégate que j'y ai fait préparer pour lui et qui doit le transporter en Angleterre. Quoiqu'il ne soit pas probable, il est cependant possible que la frégate fasse son trajet plus vite que le courrier. Pour ce cas j'ai fait remettre à l'officier qui la commande les duplicatas de ces dépêches avec ordre de vous les faire porter par un exprès, du premier port d'Angleterre où il abordera. Dès que vous les aurez reçues de l'une ou de l’autre manière, vous vous empresserez de prévenir le ministère britannique et par lui le roi d'Angleterre sur la prochaine arrivée de m-r le comte d'Artois, qui, pour écarter les embarras de l'étiquette ou quelques autres inconvéniens, veut garder le plus strict incognito et ne paraître que sous le nom de duc de la Meilleraye. Vous ne négligerez en même tems rien de ce que vous pourrez faire pour ménager de toutes parts à m-r le comte d'Artois un accueil dont il eût ‘tout lieu d’être satisfait.

Па été convenu entre nous que c’est à Hull que m-r le comte d'Artois prendrait terre. Arrivé à ce point, il vous en fera part à vous et au duc d'Hercourt par un exprès qu’il vous dépêchera et chargera l’un de vous deux d’une lettre qu'il écrira au roi d'Angleterre

pour lui annoncer son arrivée dans ses états et lui demander son agrément pour se rendre à sa cour. Vous interposerez vos bons offices pour obtenir une réponse aussi prompte que favorable et, lorsqu'elle vous sera accordée, vous ne perdrez pas un instant pour la faire parvenir à m-r le comte d’Artois et pour prendre tous les arrangemens nécessaires pour faciliter son voyage par terre jusqu’à Londres.

А son arrivée dans cette capitale vous vous rendrez chez lui pour lui offrir vos services et lui donner tous les renseignemens dont il aura besoin pour son début et pour se mettre en relation avec les personnes dontil lui importera le plus de faire la connaissance.

M-r le comte d'Artois porte avec lui une lettre de ma part au roi d'Angleterre, qu'il lui remettra lui-même. Mais comme il est essentiel que vous en sachiez le contenu pour régler en conséquence votre langage, tant sur l’objet du voyage du comte d'Artois, que sur mes vues de liaisons futures avec l'Angleterre, je vous en fais passer ci-joint une copie exacte et littérale.

Les demandes que fera m-r le comte d'Artois à la cour de Londres et que vous aurez à étayer de tout le crédit et de toute l'influence que peut vous donner votre place, se réduisent à ces trois principales:

1) De faciliter à Monsieur, frère du comte d'Artois et oncle du roi de France, le passage en Espagne, où il projette d'aller. А cet effet il veut se rendre en Ar gleterre et s’embarquer sur une frégate que le roi voudra bien lui prêter et qui le transporte soit à Lis bonne, soit dans quelque port espagnol sur l’océan. Monsieur ne paraîtra à Londres également que sous un nom emprunté, ce qui sauve toute difficulté par rap-

port à son titre de régent, qui n’est point encore reconnu par cette cour. М-г le comte d'Artois se flatte d'obtenir cette demande d'autant plus aisément, qu'il croit en avoir déjà reçu quelques assurances préalables.

2) De lui accorder des moyens et une protection dont il а besoin pour former dans l’isle de Jersey, ou Guernsey, un rassemblement d'émigrés, qui se trouvent éparpillés dans ces deux isles et qui, renforcés par ceux qu'on dit que la république des Provinces-Unies а pris à sa solde et qu’on lui retirerait, composeraient un corps assez considérable pour que ш-г le comte d'Artois pût faire avec lui une descente en Bretagne et y prendre un pied ferme à Гарри! d’un parti contre-révolutionnaire qui s’est déclaré dans cette province. Mais comme cette opération doit être combinée avec le corps de troupes de débarquement que l'Angleterre me demande, vous attendrez pour toucher ce point à fond, que vous eussiez reçu des instructions plus amples à cet égard; ce qui ne tardera guères que deux ou trois jours après la réception de celles-ci, et

3) d'obtenir quelques avances d’argent dont m-r le comte d'Artois a besoin tant pour préparer cet armement que pour d’autres emplois pressants.

Pour pourvoir à ce même besoin de secours pécuniaires, j'ai promis à m-r le comte d'Artois de lui faire tenir à Londres la valeur de trois cent mille roubles, que je vous ferai passer incessamment pour vous mettre en état de dégager ma promesse, ce que vous ferez à la première réquisition de m-r le comte d'Artois.

Je n'ai plus rien à vous prescrire à son égard, que de lui témoigner en toute occasion les égards qui

sont dus et une confiance sans réserve en tout ce qui Arxass Кназя Borouxosa, ки, 80. я

peut concerner de près ou de loin ses affaires et ses intérêts, et vous ne sauriez trop manifester combien j'ai à coeur de les voir avancer et prospérer en tous points. Je suis persuadée que vous répondrez à mes intentions dans cette occasion, comme vous l'avez fait en toute autre, et sur ce je prie Dieu qu’il vous ай, monsieur le comte de Woronzow, en Sa sainte et digne garde.

13 avril 1793.

Reçu par Smirnof, le 1 (12) mui 1793.

Monsieur le comte Woronzow! Le plan du voyage du comte d'Artois à Londres était déjà concerté et fixé, lorsque j'ai reçu la nouvelle inattendue de la défection de Dumourier et de sa jonction, avec les troupes restées sous son commandement, à l'armée du maréchal prince de Saxe-Cubourg. Cet événement, dont j'ignore encore les circonstances et les suites et qui m'a été annoncé par des voyes indirectes, quoique revêtues de tous les caractères d'authenticité possibles, peut, à la vérité, s’il se trouve confirmé, changer sous bien des rapports la face des choses; mais il s’en faut de beaucoup qu'il les termine définitivement. Le résultat le plus probable et le plus immédiat qu'on en peut espérer est la destruction du parti des enragés ou des républicains dont le principal siège est à Paris, et la délivrance du jeune roi et de sa famille, si les troupes autrichiennes sont parvenues jusqu'à ce foyer d’horreurs et de crimes, et si leur arrivée ou quelqu’heureuse révolution ont prévenu un nouveau massacre, sur lequel la pen-

sée ne saurait s'arrêter sans faire frémir. Mais, quoi , 9*

qu'il en soit, il reste encore tant de germes de troubles et de divisions, qu’on ne saurait raisonnablement se flatter de les voir de si tôt se concilier, sans le concours continu .des puissances étrangères qui y ont porté leur’attention et leur intérêt. En supposant le varti républicain totalement anéanti, celui des гоуайзtes subdivisé en différentes branches aux prises entre elles-mêmes et avec le parti appelé constitutionnel, et l’un et l’autre fomentés du dehors selon les différentes vues des puissances, tout cela laissera encore longtemsun champ ouvert à toutes sortes d’agitations et de.désordres, qui continueront de troubler la tranquillité générale. Pour Газзигег à l’Europe, il faut qu’elle soit rétablie, solidement en France, et je n’y connais de moyen que celui de rendre à ce royaume son ancien gouvernement, en y redressant, si l'on veut, les abus dont on se plaignait; таз cela doit être l'ouvrage des Français revenus à un état de calme qui leur laisse la faculté de s’en occuper.

Vous me marquez dans votre dépêche particulière que le roi d'Angleterre et son ministère désirent foncièrement de voir rétablir la royauté en France, mais que par ménagement pour l'opinion publique ils n'osent point afficher leur sentiment. Il est facile de concilier leur désir, s'il est sincère, avec les égards qu'ils doivent à leur nation; mais Й est nécessaire pour cela de modifier autrement les mesures de coopération qu'ils me proposent. Telles qu'elles sont rédigées dans le ргоjet de convention qu'ils ont envoyé au sieur de Witworth et’ que celui-ci а remis dans une conférence à mes plénipotentiaires chargés de traiter avec lui sur cet objet, non-seulement elles ne répondent nullement à une pareille intention, mais elles seraient même inad-

missibles en tout autre état de choses. L’Angleterre, dans ce projet, prend mes troupes à sa disposition arbitraire, sans indiquer les points sur lesquels elles doivent agir, ni rien stipuler pour leur entretien et leur défrayement. Si je les lui laissais à ces conditions et que, combinées avec celles des émigrés ou autres qu’elle prendrait à sa solde, elle les fit agir pour opérer un changement dans le gouvernement français, ce qui doit être en effet leur véritable destination, comment justifierait-elle vis-à-vis de la nation son assertion de ne vouloir d'aucune manière зе mêler des affaires internes de la France? Pour lui épargner cet embarras, je fais dresser un contre-projet de convention, qui vous parviendra sous peu de jours et dans lequel je règle les objets d'une manière plus adaptée aux circonstances et au but principal qu’on doit se proposer. Mais pour vous mettre en état de disposer d'avance les esprits à recevoir le plan que vous serez bientôt chargé de proposer officiellement, je vais vous faire connaître dès à présent tous les motifs qui ont dicté sa rédaction. Vous savez qu'il n’a nullement été dans mes premières intentions d'assister l'Angleterre dans la guerre qu’elle a à soutenir avec les troupes de terre. Cette mesure, en effet, à la suite d’un guerre longue, meurtrière et dispendieuse que j'ai essuyée et dans l'état d'armement où je suis encore obligée de me tenir, était trop onéreuse pour moi; mais je m'y prête рагce que je la juge moi-même comme plus efficace que celle de mes secours en vaisseaux de guerre et parce que, dans les termes de rapprochement où nous en sommes avec cette puissance, je n’ai pas voulu me геfuser à la demande instante que le roi d'Angleterre

m'en a faite. Mais en la lui accordant, il est de toute justice que les frais qu’elle entraîne пе soyent point à ma charge. Cette justice à mon égard est d'autant plus stricte que mon intervention dans cette guerre est entièrement gratuite. Je n’en puis espérer aucun dédommagement, tandis que le cas de Sa Majesté Britannique est différent à tous égards. En excluant même toute vue de conquête ou d'acquisition de sa part, l'une et l’autre aussi parfaitement à sa portée que tout-à-fait hors de la mienne, le voisinage de ses états et le soin de leur sûreté forment un intérêt qui, étant rempli et satisfait, justifie les dépenses et en dédommage. П est vrai que dans les conditions que je propose j'aurais pu stipuler, au lieu d'argent, les fournitures de vivres et de fourrages en nature; mais deux considérations m'ont guidée dans la préférence que je donne au choix que j'ai fait: la l-ère c’est que mes troupes, accoutumées à une nourriture qui leur est particulière, ne s’acommodent pas facilement de toute autre, et la 2-e, bien plus importante dans les vues qu’ elle embrasse, c’est que dans mon plan ces troupes, une fois débarquées sur les côtes de France, non-seulement doivent y prendre un pied ferme, mais aussi chercher à faire des progrès dans le coeur du royaume; ce qui, vu leur nombre, fixé de 10 à 12 mille hommes, ne saurait guères s'effectuer, à moins qu'elles ne - soient renforcées par des troupes du pays, qui les auraient jointes. Or, une pareille jonction ne peut avoir lieu que lorsque mes troupes entreront accompagnées de celles que le comte d'Artois mènera à sa suite, et de l'entretien desquelles je dois naturellement me charger au moyen de la somme que Г Angleterre me four-

nira. П n’est pas difficile de démontrer que, par la raison de l'impossibilité physique où je suis de faire des acquisitions de villes ou de provinces sur la. France, tout corps d'armée qui y entrerait sous mes auspices et n’annoncerait que le dessein pur et simple de la délivrer de la tyrannie anarchique qui l’accable, inspirerait moins d’ombrage et en serait plus facilement cru que celui de toute autre puissance voisine. En se dirigeant sur ce principe, ce serait concilier les ménagemens imposés à l'Angleterre par ses considérations domestiques avec le but que son ministère se propose de remplir en France. Mais si le but est grand et digne des efforts réunis de Sa Majesté Britannique aux miens, il ne faut point se dissimuler qu’il exige des moyens plus considérables que ceux d’un simple subside départi à la subsistance d’un corps de 10 à 12 mille hommes. La somme de cinq à six cent mille livres sterling est la plus modique qu’on puisse fixer à une entreprise aussi vaste. Si elle paraît trop exorbitante au cabinet de S-t James, vous pouvez lui observer que le sacrifice n’en serait pour lui que momentané, qu'à la pacification, il est juste qu'il en réclame le recouvrement de la France d’une manière ou d'autre, et qu'il est probable qu'il en aura entre ses mains des nantissemens plus que suffisans.

C’est de ce point qu'il est essentiel de convenir avant tout, et en conséquence vous aurez soin de le faire pressentir au ministère britannique, en tâchant d'approfondir en même tems ses dispositions à cet égard. Pour ^ les autres points, on tombera bientôt d'accord. Les lieux de l’embarquement, du ralliement et des descentes seront fixés dans le plan général. Vous ferez très bien

de prendre de bonne heure des renseignemens sûrs et solides sur les deux dërniers points; car me souvenant parfaitement bien que vous avez montré autant de talens dans la carrière militaire que vous en montre dans celle que vous suivez à présent, je vous destine, si tout cet arrangement a lieu, à avoir la direction en chef de l’entreprise dont il s’agit. Vous ne serez point pour cela obligé de quitter votre poste, à moins d'une nécessité absolue, qui ne saurit être que celle où le général que je chargerai du commandement exécutif de ce corps de troupes, se trouvât hors de mesure de suivre le plan d'opération que vous lui aurez tracé d’après les ordres que je vous en donnerai.

Mais si par hasard à l’arrivée de cette dépêche la contre-révolution en France était avancée au point qu’un nouveau roi fût proclamé dans la personne du fils ou du frère du feu roi, que son autorité eût pris consistance et que l'Angleterre montrât un parti décidé de terminer la guerre, il s’entend-de soi-même que vous suprimerez toute discussion sur la question présente, en faisant valoir en termes généraux la disposition où j'étais à entendre aux propositions que le roi d'Angleterre m'a fait faire, et vous reviendrez alors. et même dans tout autre cas, à la question du traité d'alliance, dont je désire bien sincèrement la conclusion. Vous l’annoncerez formellement au ministère britannique et vous le laisserez le maître d'en traiter avec vous à Londres, ou d'en confier la négociation à son ministre à ma cour. Mais dans l’un et l’autre cas vous vous hâterez de m'envoyer les observations que vous vous êtes offert de fournir sur les principaux points qui peuvent entrer dans les stipulations de ce traité. `

Je vous saurai un gré particulier de tous les soins que vous vous donnerez, non-seulement pour rendre à m-r le comte d’Artois le séjour de Londres agréabie, mais pour le faire réussir dans les différens objets qui Ру conduisent. Vous aurez soin de m'’informer promptement et exactement de toute sa marche. Sur ce, je prie Dieu qu’il vous ait, monsieur le comte de Woronzow, en Sa sainte et digne garde.

13 avril 1793.

Получено изь Гуля, чрезь курьера Полторацкаго, отъ генералъ-ма10va Римекаго-Корсакова, 7 (18) Мая 1793 г.

Грахъ Семень Романовичъ! Cr курьеромъ, на сихъ дняхь отправленнымъ, извёщены уже вы о предположенномъ отправлени дяди короля Французскаго, графа д’Артоа, въ Auraiäckiä noprs Гуль. Сегодня отъёхаль онъ въ Ревель, à оттуда, какъ скоро погода дозволитъ, отправится и JAMBE на пр1уготовленныхъ для него и свиты его œperarb „Венусъ* и брик® „Меркурй“. Мы опредвлили къ нему генералъ-ма1ора гварди секундъ-маюра Римекаго- Корсакова *), который, по прибытии въ Гуль, ув%до- MATE васъ съ парочнымъ о днЪ, когда Его Королевское Высочество въ Лондонъ поспёть можеть. Свылаясь на предписаня вамъ учиненныя, удостовёрены мы, что вы, вЪдая участе нами пр1емлемое въ благосостояни братьевъ и всей хамили покойнаго короля Французскаго, не оставите упомянутому граФу д’Артоа оказывать всяюя пристойныя услуги. Генералъ-мыоръ Римск-Корсаковъ долженъ при немъ остаться до дальнёйшаго отъ насъ повелнйя, KOTO-

poe ему чрезъ посредство ваше доставлено будетъ. Поступая CB HHMB согласно,-вЪъ случав IAB польза дВаъ востребуетъ, преподавайте ему совфты, наставаешя и разрёшешя. Впрочемъ, если бы планъ употребленя` BOËCRE nan на берегахъ Французскихъ дая подкрёпаеюя принцевъ и прочихъ, возстановлено монархи усердствующихъ, возъимфлъ желаемое нами дьйстве, назначаемъ его генералъ-маюра къ тёмъ же войскамъ, и въ то время зависть будетъ отъ вашего усмотрёня, когда и въ которое MBCTO его отправить особливо, для всякихъ нужныхъ `распоряженй и приуготовленй. Пребываемъ вамъ благосклонны.

Monsieur le comte de Woronzow! Les différentes dépêches que vous m'avez adressées, ainsi qu'à mon ministère, par les trois courriers que vous avez expédiés pour ici depuis l'époque du voyage du comte d’Artois en Angleterre, ont toutes passé régulièrement sous mes yeux. Avant de vous faire connaître mes intentions sur les objets que vous exposez et les représentations que vous faites, je dois vous tranquilliser sur l'espèce d'inquiétude que vous témoignez au sujet du rapport que le comte d'Artois aurait pu ‘me faire de la manière dont vous en avez agi à son égard. Je vous dirai donc que се prince ainsi que tout son cortège зе sont accordés à rendre justice à la loyauté de vos procédés à leur égard et à la dextérité de vos démarches, et moi-même je ne puis qu'upprouver la sagesse et la prudence de la conduite que vous avez tenue dans cette occasion délicate.

Ne m'étant pas dissimulé d'avance les difficultés que vous auriez à réussir dans la commission dont je vous

avais chargé, je n’ai point été étonnée de vous y voir

. échouer; mais j'ai droit de l’être de ce que le ministère britannique, après avoir décliné mes propositions, semble m'inculper encore d’être restée en deçà de l'intérêt que j'ai manifesté pour une cause- que j'ai été la première à appeler la cause commune de tous les souverains ef de tous les états, et à la défense de laquelle . j'ai tâché de réunir leur concours par les démarches les plus éclatantes. Et en partant de là, il se croit autorisé à insister près de moi sur de nouveaux efforts à ajoutér à ceux que j'y porte déjà. Cette assertion provient sans doute d’un mésentendu, qu'il importe d'autant plus de rectifier, qu'en le laissant germer dans l'esprit du cabinet britannique il pourrait dégénerer en une mauvaise humeur décidée et capable de rendre nulles toutes les bonnes dispositions qu'on s'était témoignées de part et d'autre, et qui de la mienne ont déjà été suivies d'effets très-réels et très-favorables à l'Angleterre. C'est ce que j'ai fait discuter dans un mémoire que mon ministère a eu ordre de dresser et qu'il vous fera parvenir, afin que vous le communiquiez au ministère anglais sous le titre de réponse verbale à ses propositions. Mais comme malgré ce titre cet écrit n'en est pas moins une pièce ministérielle et diplomatique, il a fallu y ménager les termes et même les choses pour ne pas tomber dans une altercation désagréable. Pour suppléer à ce qui pourrait y manquer pour aller au devant de toutes les nouvelles objections que le ministère britannique pourrait vous faire, je vais entrer avec vous dans un plus ample détail sur tout ce qui est relatif à la question actuelle entre ma cour et celle de Londres.

Je ne disconviens pas que j'ai été une des premières à appeler l'attention des cours sur ce qui se раз-, sait en France et à le leur faire considérer comme an objet de cause commune. Mais quels étaient les motifs qui m'ont fait envisager cette affaire sous cette face? Je m'en suis expliquée dans le tems. J'ai vu l'honneur de tous les souverains outragé dans la personne du monarque français et la tranquillité de l'Europe menacée dans l'exemple d’une rébellion inouie, non-seulement impunie, mais même triomphante. Mes voeux et mes intentions étaient de sauver ce prince du danger où il se trouvait, de le réintégrer dans les droits et les prérogatives dont il a été si injustement dépouillé, et de raffermir ainsi les gouvernemens et le bon ordre dans tous les états. Vous ne pouvez pas avoir oublié que lorsque vous avez présenté еп mon nom ces mêmes vues à la cour où vous êtes, elle vous a répondu qu’elles lui étaient entièrement étrangères, et que, tant que la France ue l'attaquerait pas directement, elle ne зе mélerait d'aucune manière de ce qui se passait dans son intérieur. Ба conduite à été parfaitement conséquente à ce principe et elle serait peut-être restée la mème, malgré l'horreur que la catastrophe affreuse de l'infortuné Louis XVI a causée à toutes les âmes honnètes, si à la même époque les Pays-Bas Autrichiens n'avaient pas été envahis et les Provinces-Unies menacées de l'être. А présent même qué l’Angleterre est en guerre déclarée, les principes qu’elle affiche, du moins publiquement, sont tous fondés sur des calculs et des spéculations purement politiques et aussi ordinaires qu'ils auraient pu l'être dans toute autre guerre. Dans une différence aussi notable qui existe entre ses motifs

déterminans et les miens, il semblerait qu'il ne sauгай exister de communauté de cause et qu'elle n'au- ‘rait aucun droit de me sommer, anssi rigoureusement qu'elle а Гаш de le faire, Фу concourir, du chef de quelques représentations que je lui ai fait faire et qu'elle n’a pas jugé à propos d'écouter.

Cependant je ne me suis point arrêtée à toutes ces considérations et lorsque j'ai vu l'Angleterre prête à prendre son parti, je me suis encore offerte à lurêtre utile par tous les moyens qui pouvaient être à ma portée. Je n’ai pas attendu que la convention nouvellement conclue fût parvenue à sa confection, pour mettre en exécution une partie de ces moyens. Tout cela est suffisanment détaillé dans le mémoire en question. Mais il est bon Фу ajouter que la mesure que j'ai adoptée, et nommément celle d'interrompre le commerce de la France dans mon empire, est doublement avantageuse à l'Angleterre: premièrement par ce qu’elle prive son ennemi de plusieurs moyens d'attaque et de défense, et en second lieu par ce qu’elle tourne au profit des articles de productions et de manufactures anglaises, dont la consommation deviendra naturellement plus abondante dans mes états par la suppression de ceux de la France, tandis que d’un autre côté cette même mesure produit une très grande diminution dans mes revenus, ainsi que dans le débit des marchandises de mes sujets. Parmi les marques de complaisance et de désir de me concilier son amitié que j'ai données à l'Angleterre, le traité de commerce que je viens de renouveler avec elle purement et simplement, malgré les raisons puissantes que j'ai eu de le suspendre, ne doit assurément pas être oublié, et si après tout cela je

dois, d’après ce que vous me dites dans votre dernière dépêche, me voir exposée à l'alternative de son inimitié la plus décidée, en cas que je me refuse à Гепуоу des troupes qu’elle me demande, j'aurai dumoins par devers moi la consolation de n'avoir rien négligé pour établir un rapport plus convenable aux intérêts .de nos états respectifs. Vous avancez aussi dans cette même dépêche, que Репуоу de troupes est beaucoup moins dispendieux que celui de Гезсайге de vaisseaux que j'ai offerts. Je suppose que c’est une réflexion que vous a faite le ministère anglais. Rien n’est plus facile que d’y répondre. Les dépenses d'état ne s'apprécient pas seulement d’après les sommes d'argent qu'elles emportent; on y considère aussi la convenance, la commodité et l'utilité la plus générale. Les frais de l'armement de l’escadre et de l’approvisionne ment de l'équipage, quelque considérables qu'ils soyent, restent dans le pays; l'équipage a ses vivres sous sa main et on est sûr de sa subsistance. D'ailleurs ma marine a besoin de s'exercer et de se perfectionner, et c'était une excellente occasion, dont il était naturel de vouloir profiter. Aucune de ces considérations ne pouvaient s'appliquer à mes troupes de terre. Je n'y vois au contraire qu'une foule d’inconvéniens, inséparables de toute expédition lointaine. Ces inconvéniens sont cause que, pour les prévenir, dans tous les traités on stipule généralement des secours en argent à la place des troupes. Pareille stipulation existe entre moi et la cour de Vienne lorsque le théâtre de la guerre s'établit soit dans les Pays-Bas, soit en Italie, et je m'y suis tenue dans cette circonstance-ci. C'est une raison de plus pour moi de ne pas me rendre aux sok

licitations de la cour de Londres à се sujet, quelques pressantes qu’elles soyent. Qu'elle n’allègue point que j'ai été intentionnée d'envoyer mes troupes encore plus loin, puisque j'ai proposé une descente sur les côtes de la Bretagne et de la Normandie. Ce plan était fondé sur la supposition des intelligences qu'on se seтай ménagées dans ces provinces, d’un parti considérable qu’on s’y serait formé ‘et qui aurait autant facilité qu’abrégé l'expédition. Mais puisqu'il fant renoncer à ce plan, comme inexécutable soit par la nature, soit par le défaut de bonne disposition de la part de l'Angleterre, Гепуоу de mes troupes partout ailleurs et de toute autre manière ne me paraît plus pouvoir être d'une utilité à compenser les inconvéniens qui en peuvent résulter. .

Tâchez de vous prévaloir de tous les raisonnemens que je viens de vous développer, pour faire désister le ministère britannique de son exigence et pour lui faire sentir que dans tout ce que j'ai fait jusqu'à présent pour la cause commune, j'ai été parfaitement en mesure avec mes engagemens envers mes alliés et que surtout j'ai favorisé l'Angleterre autant que raisonnablement elle pouvait l’attendre de moi. Vous verrez qu’à la fin du mémoire susmentionné je lui fais une nouvelle offre, dont à la vérité elle ne recueillera pas directement le fruit, mais qui n’en contribue pas moins à l'avancement de l'intérêt général. Je suis parfaitement d'accord avec vous que ma générosité envers le roi de Sardaigne sera purement gratuite; mais elle n'en prouve qu'autant mieux ma bonne volonté et le désintéressement des motifs qui me font agir.

J'approuve toutes les observations préalables que

vous m'avez adressées sur le traité d'alliance à conclure Агхизъ Euasa ВоРОНЦОВА, zu. 80. 10

avec l'Angleterre, à ип. зеи! point près, qui сопcerne le terme sans prescription à adopter pour la durée de ce traité, ce point étant contraire à la règle que je me suis prescrite à cet égard. Quoique d'après les dispositions dans lesquelles vous me représentez le cabinet de St. James à mon égard, il y ait peu d’apparence que ce traité puisse de si tôt parvenir à sa confection, d'autant plus que dans les nouvelles explications qui .ont eu lieu il n’en а été nullement question, je vous autorise cependant à suivre avec soin et constance cet objet, étant sincèrement disposée de mon côté à y prêter les mains, pour peu que les conditions que l'Angleterre me proposera soyent admissibles. Si Гоп vous en parle de nouveau, vous pouvez assurer qué je suis prête à en faire ouvrir la négociation formelle, aussitôt que la cour de Londres y aura autorisé son ministre à ma cour.

Dans votre dépêche du 10 (21) may dernier vous faites mention d’une comnission instituée en Angleterre pour pourvoir à l’approvisionnement des flottes et armées britanniques. Je serai fort aise d'avoir des renseignemens sur le mode de l’organisation de cette commission et sur la marche qu’elle observe dans son administration. Je vous recommande de vous occuper à vous procurer ces renseignemens et de me les envoyer le plus tôt qu’il vous sera possible.

Vous me représentez aussi l'utilité qu'il y aurait pour mon service, d'envoyer quelques officiers de marine pour servir sur les flottes anglaises, afin de se perfectionner dans leur métier. Je voudrais volontiers entrer dans cette vue; mais comme il faut au préalable s'assurer de l'agrément de la cour de Londres, je vous autorise à vous y employer et, lorsque vous у aurez

réussi et que vous ш’еп aurez informée, je ne tarderai pas à faire un choix d'un certain nombre d'officiers qui donnent les meilleures espérances et de vous les envoyer. pour les faire placer conformément à cette intention.

Et sur ce je prie Dieu qu’il vous ait, monsieur le comte de Wororizow, en Sa sainte et digne garde.

Catherine,

Czarskoe-Sélo, le 26 juillet 1793.

Грахъ Семенъ Романовичъ! При назначени вицеадмирала Повалишина къ командован!о эскадрою. отъ города Архангельска отправленною, предписано было отъ насъ ему, достигши противу портовъ Англйскихъ, ближайшихъ къ нему по пути, отнестися къ вамъ для полученя H3BBCTIA, далве ли шествовать къ Балтскому морю, или же войти въ портъ Англйскй. Въ семъ предписани полагали мы, что двла болве объяснятся, и мы, смотря по поведеню обоихъ Свверныхъ дворовъ и по связи нашей съ Англею, успвемъ снабдить RACE и помянутаго вицеадмирала потребными наставленями; но какъ съ одной стороны дла вообще остаются еще въ неизвёстности, съ другой же время позднее не дозволяеть сей эскадрв помышлять о прибыти ея настоящею осенью въ здвшыйя воды; для того и признаемъ необходимымъ, чтобы оная осталася уже зимовать въ одномъ изъ Англйскихь портовъ, въ которомъ ей быть удобнзе и безопаенёе найдете, имя къ тому поводомъ учиненное Англйскимъ министромъ кавалеромъ Витвортомъ отъ имени двора своего обнадежеше. Вслёдетвые чего доставьте адми-

pay Повалишину приложенный у сего указъ нашъ, и, по сношеню съ нимъ касательно выгоднаго и безопаснаго эскадрё нашей зимою пребывания, не оставьте сдЪлать потребныя распоряжения, съ TÉME чтобъ, по наступлеви времени къ плаванию способнаго, могла означенная эскадра въ воды наши отправиться, если между TBMB не встр®тятся обстоятельства тому препятствующи. Хотя командующему ею отпущено на чрезвычайные расходы десять тысячь рублей, половина деньгами, à другая векселями, но какъ безъ`сомн®шя востребуется еще на нужные издержки н8ёкоторая сумма, TO и не оставьте завременно учредить, чтобы въ томъ, да и во BCEMB прочемъ, не было недостатка, наблюдая всевозможное хозяйство въ отвращене напраснаго для казны убытка и снесяся съ нашимъ дВйствительнымъ тайнымъ сов тникомъ и генералъ-прокуроромъ Самойловымъ дан приняйя надлежащихь съ его стороны мёръ.

Священнику Якову Смирнову въ разсуждеши трудовъ его приказано отъ меня оберъ-гоФмейстеру граху Безбородко производить, сверхъ получаемыхь HBIHÉ имъ окладовъ, еще изъ почтовыхъ доходовъ по шестидесяти Фунтовъ стерлинговъ, да единовременно выдать нагрождене сто пятьдесять Фунтовъ стерлинговъ. Пребываю вамъ доброжелательная.

Reçu par un courrier anglais, le 7 juillet п. 8. 1795, à Londres.

Monsieur le comte de Woronzow! Ayant tâché par différens moyens de prévenir la défection du roi de Prusse et d'empêcher la paix qu’il vient de conclure avec les régicides, ’у ai employé entre autres l’intervention du duc régnant de Brunswick, qui s’y est prêté de la meilleure grâce du monde. Je connaissais déjà ses dispositions et ses sentimens par rapport à la guerre actuelle et à ses motifs, et il les a développés à cette . occasion d’une manière tout à fait satisfaisante. Mais il а encore succombé sous la politique insidieuse et déloyale du cabinet de Potsdam, qui avait su paralyser ses grands talens militaires, pendant le commandement qu'il avait en dernier lieu des armées prussiennes, et qui l'avait forcé enfin à s’en démettre. Cette .circonstance à ajouté au mécontentement et aux dégoûts qu'il éprouve depuis longtems, et peut-être, pour quitter absolument le service de la Prusse, ne faut-il que lui en offrir un autre, où il puisse trouver à la fois et l'appui dont il а besoin comme souverain, et une оссаsion de réparer, comme général, les atteintes qu'a essuyées sa réputation dans cette dernière qualité? Il n'y à que l'Angleterre qui, dans les circonstances présentes, puisse lui procurer ce double avantage, en l'at-

tirant à son service et en le mettant à la tête d'un corps d'armée, réuni. à un autre qui se formerait dans l'Empire. Mais quand même il ne serait pas employé aussi immédiatement ni aussitôt dans l'état actuel de choses, où Гоп n’a rien à espérer et tout à craindre de la Prusse, il serait bon de пе pas laisser à sa dis. position un militaire d’un mérite aussi éminent que le duc de Brunswick. Cette considération m'a déterminée à faire insinuer au chevalier de Whitworth d'écrire à se cour pour l'engager à faire des propositions à ce

prince, tendant à l’attirer à son service et à le dé |

tacher de celui de la Prusse. Le s-r de Whitworth

s'est chargé d’en rendre compte et il s’en acquitte par |

le présent courrier. Je veux que de votre côté .vous appuyiez cette ouverture auprès du ministère britannique de toutes les raisons qui l’ont motivée en moi et que vous la fassiez valoir comme une nouvelle preuve * de la sollicitude constante qui m’occuppe pour tout ce qui peut contribuer aux succès et aux avantages de mes alliés.

Sur ce je prie Dieu qu'il vous ait, monsieur le comte de Woronzow, en Sa sainte et digne garde. А Czarskoe-Sélo, le 31 mai 1795.

Catherine.

Reçu par le poste, le 1 (12) X-bre 1795.

Tpaws Семенъ Романовичъ! По донесешямъ вашимъ отъ 25 Сентября мы полагаемъ, что касатель- HO пропиташя эскадры нашей, въ помощь KOPOHB Ведикобританской отиравленной, старашемъ вашимъ отъ правительства тамошняго приняты надлежаще УВры, тёмъ болфе что, по точнымъ словамъ сепаратнаго перваго артикула союзнаго нашего съ Англею договора, ея помощь дана отъ насъ на усло- BiAXB артикула четвертаго помянутаго договора, слёдовательно и дача порщи вооруженю нашему на все время содёйстыя его по артикулу седьмому относится на счетъ стороны, потребовавшей такого пособя. Отъ усершя вашего къ службв нашей ожидвемъ, что вы не упустите приложить вс зависящя отъ васъ попеченя, дабы эскадра наша никакого недостатка или изнуреня не потерила. Для свёд%вя вашего сообщаемъ вамъ списокъ указа нашеге, вице-адмиралу Ханыкову даннаго. Пребываемъ вамъ благосклонны.

Госнодинъ вице-адипраль Ханыковъ! Когда уже эскадра наша, ‘ подъ начальствомъь вашиуъ на помощь корон Великобританской отиравленная, остается на зимнее пребыван!е въ TAMOMEHXE портахъ, то по крайней` м5рф полагаемъ мы, что, по сил союзнаго договора, пропиташе всфхъ на ней находящихся будетъ относиться на Cuers Англ, какъ министрь нашъ при Лондонскомъ дворь генералъ-поручикъ графъ Воронцовъ въ донесевяхъ своихъ къ HAS предетавляеть. Мы надфемся оть валиего усермя къ службф пашей, что вы не упустите ничего, что къ сбережею нашего вооруженя п къ отвращеню отъ него всякаго недостатка или изнуремя служить можеть, и въ чемъ мпннстръ пашъ вамъ способствовать долженъ. зКалованье на всю эскадру no первое Генваря слфдующаго 1796 года мы теперь же доставить указали къ вамъ на основан, какъ веф войска наши внЪ предфловъ импери находящихся оное получаютъ, à нменно- червоипый Голлавдск!й по три рубля по тридцати копфекъ; при ластуилени же Генваря переведено будетъ то жалованье и по первое Мая. Сверхъ производимыхь по нашимъ штатамъ денегь, дача порщй по 7-й статьф союзнаго договора принадлежитъ сторонЪ, помощи потребовавшей; почему о семъ дфлЁ и не оставьте снеcrues съ графомъ Воронцовымъ. На чрезвычайные н carie neпредвидимые расходы 110 эскадрф вы получите особливо оть дЪйствительнаго тайнаго совфтника генералъ-провурора графа Самойлова пятьдесять тысячъ рублей, о коихъ нифете присылать памъ счетъ; что же принадлежить до мундирныхъ вещей, то, въ разсуждени настоящаго поздняго времени, велфно отъ насъ адмиралу Сенявину доставить къ вамъ, при самомъ открыти плавашя, не только все вамп нынё требуемое, но въ запасъ часть такелажа и прочее, что для эскадры полезнымъ быть и издержки умепьшить можеть, а притомъ и потребное количество ржи для

Грахъ Семенъ Ромоновичь! Видя изъ разныхъ увфдомленй, что эскадра наша, на помощь коронь Великобританской отправленная, вообще и частно употребляется въ безпрерывныя и почти безъ всякаго отдохновен!я крейсированшя, не смотря на суровость погоды, OTB которой MHOrie корабли и регаты большя поврежденя и самыя важныя опасности потеривли, при изнуреши людей, не можемъ оставить, чгобъ не подтвердить вамъ о сдёлеши двору тамошнему вашихъ представлен, дабы въ таковыхъ употреблешяхъ наблюдьема, была всевозможная умренноеть и уважеше. Вирочемъ, чтд касается до пособй въ отправлеши тёхъ судовъ, вы не оставьте приложить старане. Пребываемъ вамъ благосклонны.

Monsieur le comte de Woronzow! Je vous prie de m'envoyer l'ouvrage que Гоп à publié sur l'ambassade de mylord Mackartney à la Chine avec l'approbation de la cour, et un autre sur le même sujet, qu'on traite de rapsodie d’un médecin, qu’ un libraire a publiée sans l'avis des ministres. L'un et l'autre ouvrage sont en anglais.

Catherine.

Ce 6 janvier 1796.

Реснрипты и письма императора Павла Петровича къ rpaфу Семену Романовичу Воронцову.

Сейчасъ получиль письмо ваше, граФъ Семенъ Романовичъ, въ отвётъ на свое по напизани моего къ вамъ, которое 8MBCrB съ симъ (sic). Повторяю вамъ тоже съ прибавленемъ чувствительности моей по содержанию онаго, которому я, конечно, съ своей стороны отвётствую. Прибавлю къ сему, что мнЪ весьма HMBTE съ вами дфло всегда приятно и всякйЙ онаго случай. Знаю притомъ и цфну достоинствъ съ KBMB MIO HMBIO, отдавая всю справедливость Будьте въ семъ уврены, слёдственно и о расположени, съ каковымъ есмь вашимъ благо- CRIOHHHMB

Хотя никогда не былъ я, грахъ Семень Романовичъ, въ перегискв съ вами, но за долгъ счелъ писать къ вамъ, поблагодарить за ласку вашу къ г. Баратынскимъ и 38 доставлеше Богдану Андреевичу случаевъ прюбрёсти всего того, чт нужно по его службЪ и состоянию. Я благодарю васъ, почитая cie персонально MHB одолжешемъ и притомъ радъ, что имвю сей случай ув8рить васъ, что есмь вашимъ благосвлоннымъ

Воронцова, кв. 80. nu

Получено въ Лондон% 19 (30) Марта 1797, чрезъ хельдъегеря и Е)psepa Штосса.

Грахъ Семенъ Романович! Полагая, что г. Ayruшампь находится въ такихъ же нужныхъ и безденежныхъ обстоятельствахъ, какъ и большая часть его соотчичей, повелёваемъ вамъ, если вы то примётите, предложить ему на путевыя издержки двфсти Фунтовъ стерлинговъ, и на сю сумму выслать потомъ вексель на Кабинеть нашъ. Что же касается до maiopa Кретова, находящагосн въ Англи волонтеромъ и ожидающаго поведвнй, вы имфете объявить ему нашимъ именемъ, чтобы OHB, нимало не мвшкавъ, сившилъ возвратиться сюда. Пребываемъ впрочемъ вамъ благосклонны.

Reçu à Londres le 19 (30), par le courrier 8083.

Monsieur le général comte de Worouzow. Je crois ne point me tromper en supposant que m-r d'Autichamp, lieutenant-général au service de sa majesté le roi de France, se trouve en Angleterre; si cela est ainsi, je vous charge de le voir ou de lui faire savoir par voie de lettre: que je me rappelle de l'avoir connu dans mes voyages, que j'ai la meilleure opinion de ses talens militaires et de son mérite personnel et, qu'ayant appris qu’il avait désiré entrer au service de Russie encore du vivant de la défunte Impératrice de glorieuse mémoire, ma très-chère mère, je consens, nonseulement à le faire inscrire dans mes armées avec le rang de lieutenant-général, mais que je désire qu'il se rende ici, et cela aussitôt qu'il pourra le faire. Ses principes et son zèle reconnu me font présumer qu'il répondra parfaitemet à mon attente et tâchera de mériter de plus en plus la bienveillance dont je lui donne aujourd’hui une preuve indubitable. Sur ce je prie Dieu qu'il vous ait, monsieur le général comte de Woronzow, en Sa sainte et digne garde,

Poul.

St.-Pétersboury, le 25 février 1797.

Москва, Апрфля 6 ro 1797.

Весьма доволенъ я, rpaos Семенъ Романовичъ, что могъ предупредить желане ваше, ибо уже теперь конечно ув$домлены вы. Будьте увзрены, что при всякомъ случаВ радъ показать вамъ, какъ я о васъ разумвю. Благодарю васъ за Баратынскаго особо. Есмь вашь благосклонный -

Господинъ генералъ грахъ Воронцовъ. Въ доказательство особливаго благоволеня нашего къ вашей усердной служб, пожаловавъ васъ кавалеромъ ордена нашего святаго Апостола Андрея, коего знаки доставляемъ съ TBMB, чтобы вы оные на себя воздожили, пребываемъ вамъ благосклонны.

Be Москв$, 5 Апрфая 1797 года.

Господинъ генералъ грахъ Воронцовъ. Изъ приложенной при семъ коши указа отъ насъ, посланнаго къ контръ-адмиралу Макарову, усмотрите, что мы повелвли ему съ эскадрою ему ввзренною, возвратиться въ порты наши. Вы не оставьте въ таковомъ возвращени ему подать нужную помощь; а впрочемъ удостовзрены мы, что вы, CIO рёшимость нашу наидружественнзйшимъ образомъ сообщая тамошнему двору, отвратите всяк! поводъ къ COMHBню въ налиемъ искреннемъ желани сохранять доброе соглаше съ онымъ, и убёдите ихъ въ той истин, что толь небольшое число судовъ никакого почти ущерба въ м8рахъ ихъ противу непраятеля не причинить: ибо силы ДАнглйсвя всегда имфютъ несумнительную поверхность па MOPÉ надъ противными имъ. Пребываемъ вамъ благосклонны.

Господинъ. контръ-адмираль Макаровъ. По получени сего извольте со всею взфренною вамъ эскадрою слфдовать къ сво- BB портамъ въ Финсь! заливъ. Въ пути плавашя вашемъ рекомендуется вамъ, безъ большой нужды, не заходить въ чуже порты; буле бы какая н потребовалась нужда нсправлешя, то въ разсуждени нонфшнаго снособнаго времени къ плаван!ю, сдёлать ‘только самонужн®йшя; а прочее можно будетъь исправить въ Pesexb; по приходВ же въ Финсвй заливъ, должны соединиться съ назначеннымъ для эволющи флотомъ. Впрочемъ пребываемъ къ вамъ благосклонны.

Господинъ генералъ rpaoz Воронцовъ.

Съ удовольстьемъ читали мы благоразумныя BO3раженя, учиненныя вами лорду Гренвилю въ разго- BOPÉ вашемъ съ нимъ по случаю возвращевя нашей эскадры въ Балтййское море. Вы можете при всякомъ случа. наисильнёйшимъ образомъ уврять.

*) Брать, ниператрицы Mapin @еодоровны женился передъ тёмъ вторымъ бракомъ ва дочери АнглЙскаго короля Георга Ш-го. П. Б.

Господинъ генералъ грахъ Воронцовъ. Рёшимость вашу обратить контръ-адмирала Макарова съ эскадрою ему ввфренною на помощь адмирала Дюнкано велфдетв!е усильнёйшей просьбы лорда Гренвиля, во время опасности, столь явно угрожающей того адмирала и толикаго бдетвеннаго для Англи непослуmain знатной части морскихъ ея силъ, я одобряю совершенно. Вы uwbere объявить министерству его величества короля Великобританскаго, что поступокъ вашъ въ настоящемъ положени дЬлъ заслужилъ вамъ мое благоволеше и апробацию, что желан!е мое есть чистосердечное, чтобы эскадра моя была полезна союзнику моему въ самомъ критическомъ его положени и что изъ моего поведения кабинеть Сентъ-Джемсый можетъ судить о дружескомъ моемъ расположени къ выгодамъ и сохранности Англи; впрочемъ, когда обстоятельства дозволятъ контръ-адмиралу Макарову возвратиться въ наши моря, вы ему въ томъ не попрепятствуете и отнюдь не дозвольте ему обратиться въ AuraiäCkie порты, въ коихъ духъ неповиновеня столь явно оказался. Пребываю вамъ благосклоннымъ

lasers.

Получено 10 (21) [юля 1797, upess АнгЙскаго курьера.

Господинъ генералъ грахъ Воронцовъ. Находящемуся въ Англи. службы его величества короля Французскаго генералу-лейтенанту граху Караманъ объявите ‘именемъ нашимъ, что мы его охотно увидимъ здесь; а если онъ пожелаетъ сюда отправиться, и вы примётите, что ему нужна денежная помощь, то мы вамъ дозволяемъ снабдить его суммою, какою вы заблагоразсудите, на Cuers нашего Кабинета, но менёе однакожъ. той, которая была дана генералълейтенанту д’Отишампъ при отправлени его сюда. Пребываемъ вамъ благосклонны

Tpaors Семенъ Романовичь. Изъ списка письма моего къ адмиралу Дюнканъ, у сего приложеннаго, вы усмотрите, что я заблагоразсудилъ возблагодарить ему за попечене его о Флотё моемъ и хорошее командоване соединенными эскадрами, пожаловашемъ его кавалеромъ ордена св. Александра Невскаго; всл8детве чего поручаю вамъ исходатайствовать ему дозволеше у его величества короля Великобританскаго принять посылаемый мною ему знакъ моего благоволеня; пребываю впрочемъ вамъ бла-

Lecipuums адмиралу Дуикану.

Copie.

Monsieur l'amiral de Duncan. En considération des talens que vous avez étalés pendant votre carrière militaire, la manière honorable et distinguée dont vous vous êtes acquitté du commandement que vous aviez sur mon escadre destinée à combattre сопjointement avec la vôtre les ennemis de votre patrie, et le zèle que vous avez fait éclater pour le bien-être de mes sujets, tant officiers qne simples matelots, je vous crée chevalier de mon ordre impérial de St. Alexandre Newsky, dont les marques se trouvent ci-jointes, pour vous en revétir. Je me flatte que la justice que je vous rends sera envisagée par vous comme une preuve très-évidente de ma haute bienveillance. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait, monsieur l'amiral de Duncan, en Sa sainte et digne garde.

(Signé:) Paul, A Péterhoff, le 19 juillet 1797.

Господинъ генераль rpaos Воронцовъ. Премая yuacrie въ 06068 короля Французскаго Людовика ХУШ и всего его дома, какъ скоро увидфли мы, что къ прекращению разорительной войны съ Французами не. остается иного надежнаго средства кромё примиреня, не приминули мы завременно внушить союзникамъ нашимъ, чрезъ акредитованныхъ OTB нихЪ при двор нашемъ особъ, о надобности соглашеня какимъ образомъ обезпечить пребывание и Coдержан!е помянутаго короля и его хамилши. Co стороны нашей, предварительно сему соглашению, сдфланы уже HÉKOTOPHA распоряженя, à именно: предъявленемъ отъ насъ готовности принять въ службу нашу принца Конде съ его сыномъ и внукомъ и со BCBMB войскомъ, подъ его начальствомъ служившимъ и жертвою усерщя своего къ законному ихъ государю учинившимся, доставляя имъ въ импери нашей безпечное пристанище и по возможности выгодное пристроеше. Королю Людовику ХУШ позволили мы имЪть пребыване въ принадлежащемъ намъ владвни Еверскомъ, и, св8давъ, что онъ въ крайней нуждВ и недостатк® находится, посхали мы къ нему двёсти тысячъ рублей; но дабы на будущее время основать пристойное ему, брату и племянникамъ его содержан!е, которому способствовали бы

ихъ величества императоръ Римекй, короли Велокобританскй, Гишпансьй, Сицилйскй, Прусскй и королева Португальская, и въ коемъ мы участвововать не отречемся, поручаемъ вамъ предложить его величеству королю Великобританскому, чрезъ посредство министерства его, наше желан!е узнать его мысли по сему дёлу во всей подробности и притласить союзника нашего къ общему съ нами подвигу у дворовъ съ Нами дружественныхъ въ полъзу сего несчастнаго дома. Мы прилагаемъ здёсь записку, поданную отъ граха Сенпри, не дая того, чтобы вы ее полагали въ какое-либо себв руководство, но, дабы вфдавъ сколь далеко желаня короля Французекаго простираются, могли по тому, какъ удобность дозволитъ, располагать ваши переговоры съ министерствомъ тамошнимъ, поспёша намъ дать знать, какую вы встрётите податливость и Kaki мвры приняты будуть со стороны кабинета Сентъ- Джемскаго для преклоненвя прочихъ. Пребываемъ вамъ благосклонны.

Note.

Tous les souverains de l'Europe sont intéressés à ne pas négliger et perdre de vue la personne de Louis XVIII, prince sage, d'un âge mur et exercé par l’adversité. Depuis deux ans que la couronne lui est échue, il est sans azyle assuré et lutte contre la pénurie de moyens de subsister. Le peu qui lui en a été fourni par les puissances qui s’intéressaient à son sort a suffi à peine pour soutenir son existeme physique. П languit sous le poids des dettes que les frais de la campagne de 1792 l’ont forcé de contracter et, quoiqu'il supporte la pauvreté avec une noblesse et une patience qui honorent son caractère, il serait dangereux de présenter plus longtems en sa personne le titre de roi dégradé par la misère, qui diminuerait le respect qu'il doit inspirer.

Sa M. 1-е l'Empereur de toutes les Russies vient de lui assigner un domicile dans sa principauté de Iéver en Westphalie, et elle se montre disposée à rallier les souverains de l’Europe à ше cotisation pour assurer la subsistance de ce monarque infortuné. Il s'agit Феп fixer les quotités, et lorsqu'on considère la nombreuse famille de Louis ХУШ, composée de neuf princes et de cinq princesses (car il faut bien у comprendre les enfans du feu le duc d'Orléans, malgré les crimes de leur père); lorsqu'on voit qu’aucun de ces illustres émigrés n’a de moyens de subsister, enfin lors qu’on considère cette foule de Français fidèles à leur souverain, qui en ont suivi le sort en abandonnant d'immenses propriétés, ов sent que le traitement à établir сп faveur de Louis ХУШ doit être considérable.

L'histoire du siècle dernier nous а transmis la magnificence avec laquelle Louis XIV reçut Jacques II. Toute la famille de ce prince et ses adhérens en très-graud nombre y participèrent, et c’est ainsi que les rois de France ont accueilli les princes malheureux.

Il est peu de maisons royales en Europe qui n’ayent éprouvé de grands revers, et jamais la fraternité et la prétation du secours ne furent plus nécessaires à consolider entre elles. Ce noble ouvrage paraît réservé à l’auguste empereur de Russie, et la situation de Louis XVIII en offre l’occasion propice.

Il paraît qu’en у comprenant la France, le théâtre politique de l’Europe est occupé d’abord par les puissances, savoir: les deux cours impériales, la France, la Grande-Bretagne, l'Espagne et la Prusse: puis viennent la Suède, le Danemark, le Portugal, les ‘Deux Siciles, les électeurs de Bavière et de Saxe. Il n’y а раз moyen de faire mention d’autres états ruinés par la guerre, tels que les républiques de Hollande et de Venise, le Pape et les autres divisions de l'Allemagne. C’est donc entre les puissances susmentionnées que doit porter la répartition du traitement de Louis ХУШ. Ce ne serait pas, ce me semble, une proposition exagérée que de le présenter sur le pied de cent quatre vifgt mille livres sterling par an, pour chacune des cinq premières puissances, et deux mîlle pour chacune des cinq secondes puissances; et dans le cas où quelques-unes se refuseraient à cette noble cotisation, de répartir leur portion entre celles qui у consentiraient. Les assignations devraient être payées d'avance par trimestre, soit à Londes, soit ailleurs, afin de ne laisser aucune incertitude sur les moyens d'existence de cette illustre famille. Оп ne peut guère douter que l'Empereur de Russie, présentant cette mesure aux autres cours et leur en donnant le noble exemple, ne les engage à l'imiter. Déjà le ministre de la Grande-Bretagne s’est expliqué à cet égard; la cour de Vienne n’en a pas décliné l’insinuation, et Гоп sait que pour l'Espagne c’est un devoir. Quant au roi de Prusse, le plus intéressé peut-être à relever le trône de France, sa politique lui en fait une loi. C’en est une pour les puissances qui suivent; que ne doivent pas au chef de leur maison les cours de Naples et de Portugal? Quelles obligations n’ont pas eues aux prédécesseurs de Louis XVIII les rois de Danemark et de Suède, les électeurs de Saxe et de Bavière? Elles sont consignées dans toutes les pages de l’histoire. C'est peut-être leur avoir fait tort, que de supposer que quelques-unes d'entre elles se refuseraient à leur quote-part.

La somme en question, exactement acquittée, fournirait à Louis ХУП( les moyens de subvenir aux besoins de за famille, de celle de son auguste frère, de la maison d'Orléans, si elle y avait recours, de cette illustre maison de Condé, dont les princes sont autant de héros, de ces fidèles serviteurs qui ont suivi leur maître aux dépens de leur fortune et au risque de leur vie, enfin il y aurait moyen de soulager et d’apaiser quelques-uns des créanciers malheureux en les aidant à attendre pour leur entier remboursement des tems plus prospères.

Monsieur le général comte de Worontzow. Votre témoignage joint à celui de mes amiraux sur la conduite du c-te de Spencer et du s-r Nepean dans toutes les occasions qui ont rapport au.bien-être de mes sujets et à celui de ma marine, sont des preuves très-évidentes de leur attachement au système d’amitié qui existe tant personnellement entre moi et sa majesté Britannique qu'entre nos sujets respectifs, et me font voir la pureté de leurs principes. Je vous charge donc de témoigner au ce-te de Spencer dans les termes les plus forts ma haute bienveillance et de Газзигег de mon estime; vous remettrez en même tems au s-r Nepeun la boîte ci-jointe avec mon chiffre enrichi de brillans, comme une preuve de ma bienveillance. Sur ce je prie Dieu ди’ vous ait, monsieur le général comte de Woronzow, en Sa sainte et digne garde.

Paul.

St-Pétersbourg, le 3 X-bre 1797.

Monsieur le général comte Woronzow. Comme le roi de France, de même que le prince de Condé, se trouvent maintenant dans nos états, on ne pourra plus expédier sans notre permission de passeports aux Français qui voudraient passer librement dans notre empire d’après des certificats signés par sa majesté ou par le prince de Condé, à compter depuis que &ез derniers sont arrivés en Russie. Nous ordonnons done de ne plus donner de passeports à ceux qui produiront des certificats donnés par des personnes qui ont des pleinspouvoirs du roi à cet effet, sans nous demander préalablement notre approbation. De ce nombre ne sont exclus que ceux qui après le départ du roi doivent le joindre comme étant à sa suite, ceux qui retourneront à leurs régiments, mais pas autrement que dans le terme prescrit, et enfin ceux qui peuvent produire une permission par écrit de notre part de se rendre dans notre empire.

Votre bien affectionné Paul.

St.-Pétersbourg, се 15 mars 1798.

Грахъ Семенъ Романовичъ. Я получилъ, съ возратившимся сюда капитаномъ - лейтенантомъь Баратынскимъ, присланный вами MHB телеграфъ, за который благодаря васъ изъявляю вамъ мое благоволеше за BC ваши попеченйя относительно морскихъ MOHXB оФицеровъ и за старая ваши вообще о пользВ службы моей; въ доводъ же довфренности моей къ вашему свидётельству о поведени овыхъ и о успвхахъ ихъ въ пр!юбрётени морскаго искусства, я произвелъ BCBXB въ слвдующе имъ чины. Пребываю впрочемъ вамъ благосклоннымъ.

Весьма благодарю васъ, грахъ, за содержанныя въ письмВ вашемъ примёчашя, каковыя MHB отъ васъ не излишними были бы по случаю ныншнихъ обстоятельствъ въ политикВ и впредъ. IL

Требованшю короля Великобританскаго, союзника нашего, удовлетворили мы отправленнымъ къ послу вашему въ B'hub граху Разумовскому рескриптомъ объ употреблени BCBXE тёхъ внушенй, которыми только можно убздить B'ucriä дворъ на дружественное съ доброю в8рою и съ самою собственною его пользою согласное распоряжеше дёлъ по денежнымъ его займамъ въ Англии.

Изъ прежнихъ нашихъ повелёнй и изъ учиненныхъ нами неоднократно въ Bbub и Берлинё объяснен!й вы были достаточно удостовфрены, что, относительно опаснаго настоящаго положения для BCBXE благоустроенныхъ державъ отъ извёетныхь злыхъ умысловъ Французскихъ, наши мнён!я и предположеня не разнствуютъ OTB таковыхъ же его 'Великобританскаго величества. Для сего старалися мы привести императора Римскаго и короля Прусскаго не токмо на миролюбны: и самыя умфренныя условя по Германскимъ дёламъ и по ихъ собственнымъ удостовврешямъ, но и на составлеше съ нами и Англею прочной системы въ оборону общей цёлости

и спокойствия. Первое трактовано будеть HHHB въ ` Берлин подъ медащею нашею; но что принадлежить до послёдняго, хотя съ одной стороны императоръ Римекй ощущаетъ во всемъ пространств и пользу и необходимость, съ другой однакожъ король Прусской, не внимая еще по cie время убвждешямъ самой истины и собственной безопасности его монархи, оказываеть рёшимость остаться въ совершенномъ нейтралитетв. Мы не оставимъ продолжать наши старан!я къ преклоневню его на соучасте съ нами и прочими общими нашими союзниками въ сильныхь м8рахъ, кои однё могутъ отвратить дальнее зло. Но дабы доказать наши расположевшя не словомъ, а дВломъ, и общему благу способствовать по колику собственное наше положене дозволяетъ, рёшилися мы: во первыхъ, отправить изъ лота нашего десять кораблей съ потребнымъ числомъ œpeгатовъ въ Свверное море для соединеннаго съ Агдицкими морскими силами дВйствя противу общаго непраятеля, сходно съ трактатомъ и въ томъ удостовзреши, что помощь нами подаваемая облегчить королю Великобританскому спобобы отдёлить знатную часть Флота его въ Средиземное море на уничтожеше силъ Французскихъ и опровержене злодВйственныхъ ихъ намёренйй въ томъ краф; во вторыхъ, сдвлать вс тё пр!уготовлешя на сухомъ пути, посредствомъ коихъ мы можемъ обезпечитв союзниковъ нашихъ и вспомоществовать ихъ ABÜCTBIAME, о чемъ смотря ио успёхамъ въ переговорахъ дальнёйшя наши предположеня сообщить не умедлимъ. Все cie въ крайней довзренности не оставьте объяснить лорду Гренвилю для донесен!я государю его.

Впрочемъ, посолъ нашъ въ BH, такожъ отправленные въ Берлинъ для вышеписанной негосацщи генералъ-хельдмаршаль князь Репнинъ и министръ Has граФъ Панинъ не преминуть извёщать васъ о всемъ къ польз дёль нужномъ. Пребываемъ вамъ благосклонны.

Въ Павловскв, Anphaa 27-го 1798.

Господинъ генералъь rpaor Воронцовъ. Апробуя правила вами принимаемыя относительно дачи пал портовъ Аглицкимъ подданнымъ имвющимъ KIA въ Росси, въ релящи вашей подъ № 95-мъ изъясненныя, примётить вамъ долженъ только, чтобъ вы въ каждомъ пашпортв означали, что: оный данъ съ дозволеня моего и чтобъ вы всяк разъ, донося MHB о TÉXB, коимъ пашиорты выданы, объясняли, по какимъ причинамъ вы то сдёлали. Пребываю впрочемъ вамъ благосклонный.

Monsieur le général comte de Woronzow. Afin de prouver notre désir sincère de coopérer à la terminaison de la présente guerre avec les Français, au rétablissement d'une paix solide et à la sûreté générale de tous les états, et sachant que les desseins pernicieux du gouvernement actuel en France, cachés dans l’armement fait sous le commandement de Bonaparte, ne peuvent être autrement détruits que par l’augmentation de la flotte britannique dans la Méditerranée et . par des opérations vigourenses, nous sommes résolus de renforcer notre escadre auxiliaire qui se trouve en Angleterre, par cinq vaisseaux de ligne et une frégate, comme vous verrez par la copie de l’ordre que nous avons donné au contre-amiral Kartzow. Vous ne manquerez pas de communiquer cela au gouvernement britannique, en lui faisant savoir que nous entreprenons cela en faveur de notre allié, espérant que sa majesté, conformément à une telle augmentation des forces employées dans le canal et dans la mer du Nord, enverra un nombre considérable de vaisseaux au renforcement de sa flotte dans la Méditerranée, sans quoi non-seulement le sort de l'Italie, existant déjà dans la dépendance des Français, mais aussi celui des autres états, deviendra le plus fatal, toute entreprise dans ces endroits de la part de notre allié l’empereur des Romains sera en vain, et notre coopération rencontre-

rait de grands obstacles. Quant aux provisions pour la dite escadre et à son radoubement, comme aussi à sa conservation, nous nous référons à nos ordres précédents.

Lorsque le ministère anglais vous avait porté des plaintes contre la cour de Vienne, par rapport aux difficultés de permettre l'entrée de plus que d'un certain nombre de vaisseaux anglais dans les ports, et de reconnaître l'occasion d’une alliance à la rupture des Français avec le roi des Deux Siciles, alors Гетреreur des Romains n'était pas déterminé de renouveler la guerre. A présent, voyant la violation du traité conclu à Campo-Formio et la conduite hostile suivie avec succès dans les États Ecclésiastiques et en Suisse, il nous а communiqué ses engagements d'alliance faits avec la cour de Naples, d’après la teneur desquels et d’après la disposition de cette cour, il n’y a point de doute que les forces navales de la Grande-Bretagne trouveront dans tous les ports de s. m. sicilienne une libre entrée, un accueil amical et une assistance nécessaire, en servant à la sûreté de sa monarchie. Nous n'avons cependant pas omis d’inculquer maintenant, comme auparavant, à la cour de Vienne, la nécessité absolue de conserver une sincère union et une parfaite confiance avec la cour de Londres, en écartant toute mésintelligence et démêlé relativement aux affaires pécuniaires et autres. Et vous, de votre côté, ne manquerez pas de maintenir les mêmes dispositions dans le cabinet anglais.

Nous sommes votre affectionné Paul.

Péterhoff, le 28 juillet 1798.

Грахъ Семенъ Романовичь. Ежели съ одной стороны я увфренъ въ вашей ко MHB преданности, то съ другой надЪюсь, что и вы на дл испытали мое къ вамъ доброе расположене. Здоровье канцлера моего князя Безбородка по mail его приходить въ большое разстройство, ‘почему и проситъ себ помощника, которой бы могъ облегчить труды его по дипломатической части. Онъ сего желаетъ и потому, что, по изв%етнымъ вамъ его талантамъ и усердю, употребляется часто онъ и по другимъ важнйшимъ двламъ. Желане вице-канцлера князя Куракина получить увольнен:е оть службы представляетъ мн ваканцию MÉCTA имъ занятаго. Я оное препоручаю вамъ, желая знать отъ васъ самихъ ваши’наmBpexix, ув8ряя васъ при томъ, что MHB весьма прятно будетъ имть васъ здВсь. Не сжимаю отнюдь вашихъ расположен; вы MHB можете прислать от- BBTE чистосердечный и врать, что я есмь вамъ благосклонный „Павелъ“.

Господинъ генералъ отъ инфантери грахъ Воронцовъ. Его ‘величество король Шведевй вторично здресовалея къ намъ, испрашивая добрыхъ нашихъ услугъ у двора Лондонскаго, по поводу задержаня Аглинскими эскадрами разныхъ купеческихъ Шведскихъ конвоевъ. Доброе согласйе, нын® между нами и государемъ симъ существующее, поведен!е настоящее двора Стокгольмскаго, по свёдёшямъ довольно достоврнымъ, отнюдь несообрязное прежнему пристраст!ю онаго къ Французамъ, и желанте, чтобъ союзники ежели не могутъ умножать единомысленниковъ ce6B, то по крайней MBph, чтобъ не привлекали на себя нареканй, кольми же паче въ дВлахъ, l'IE, какъ въ настоящемъ, иногда противу желавя правительства корыстолюбе начальниковъ вопреки справедливости дёйствовать заставить можетъ, побуждаютъ насъ предписать вамъ о употреблеши старав!й вашихъ у министерства Аглинскаго къ удовлетворению онымъ, по колику возможно, двора Стокгольмекаго, предъявляя министру Шведскому, при двор Лондонскомъ находящемуся, готовность вашу употребить добрыя ваши по сему случаю услуги. Мы на cie.4 потому еще болёе поступаемъ, что, по причин блокировашя почти BCBXB портовъ въ Средиземномъ

мор%, оть Французовъ прямо или индиректно зависящихъ, не можеть, кажется, настоять никаковыхъ неудобствъ для Ангаи отъ пропуеку въ оное TBXE Шведскихъ судовъ. Министерство наше равныя CE предписываемыми вамъ сдёлало внушеня кавалеру Витворту. Пребываемъ вамъ благосклонны.

Ce подлиннымъ в®рно:

До сего отлагали мы отвётствовать на предложеня Лондонскаго двора, какъ вамъ чрезъ лорда, Гренвиля учиненныя, такъ и здёсь кавалеромь Витвортомъ повторенныя, встрёчая тутъ обстоятельства требовавшия дальныхъ изъяснен!й; но между TÉME ощущали мы въ полной MÉPB основательность дружескихъь сихъ сообщенй и сущую необходимость искренняго соглашеня между интересованными державами, à въ слёдетве того и единодушныхъ усиль- НЫХЪ ИХЪ ПОДВИГОВЪ.

Не повторяя о дВятельномъ участи, которое мы съ начала нынфшняго года приняли въ общемъ дёл& морскими и сухопутными силами, на помощь и 060рону союзникамъ нашимъ отряженными, HO помышaan, чтобъ содъйстве наше коль можно далёе распространилося, мы первымъ къ тому почли шагомъ стараться о сближени обоихъ союзниковъ нашихъ, приличествующемъ связи ихъ и общимъ интересамъ; и естьли послёдые совёты наши королемъ Великобританскимъ уважены будутъ дружественнымъ рас-

Вторый co стороны нашей рёшительный подвигъ учиненъ въ пользу короля Об®ихъь Сицимй. Коль скоро узнали мы, что онъ сдёлалъь поступокъ до- CTOHHCTBY его приличный нь освобождеше Итали отъ ига Французскаго, сопровождаемый м8рами благоразумя, охотно согласились дать ему помощь вой. сками нашими, въ осьми тысячахъ челов къ M'ÉXOTHI и артиллери съ двумя стами казаками состоящими, отправя оныя ближайшимъ путемъ чрезъ Молдавию, Валахно, Банать Краювскй и Кроацио до города Зары, въ нын®шней Австрйской Далмащи лежащаго, откуда уже они на судахъ Незпольскихъ въ Италю перевезены быть должны, не требуя иной за то выгоды кромв пропиташя оныхъ, какъ то обыкновенно во BCÉXE союзныхъ договорахъ постановляется.

Трете и весьма существенное средство къ нанесеншю вреда неприятелю, или прямо сказать KB достиженю общей нашей съ Англею и со вс$ми благоустроенными державами цёли, есть соглашение короля Прусскаго войти въ общую съ нами коалицию. Предварительно уже представили мы ему все, чт къ поощреншю любочестя и корысти его служить можетъ, подавъ надежду и самой нашей помощи.

Вновь нын подтверждаемъ министру нашему граху Панину приступать къ нему р®ёшительно съ таковыми же HACTOHHIAMH, какъ вы усмотрите изъ рескрипта нашего, въ коши у сего прилагаемаго. По-

мощь таковую назначаемъ ему въ сорок пяти тысячахъ инхантерии и кавалер!и съ достаточнымъ количествомъ артиллери, какъ скоро запасный договоръ, между министерствомъ нашимъ и кавалеромъ Витвортомъ заключенный и симъ посл®днимъ Sub зре rati подписанный, отъ его Британскаго величества рати- Фикованъ будетъ. Хотя по существу намфренй нашихъ, союзникамъ и, можно сказать, всей Европ спасительныхъ, мы не сомнфваемся, что дворъ Лондонскй одобрить поступокъ министра его, но TBME не меньше признали мы за нужное изъяенить содержене сего договора.

Въ предислови упоминается о цёли дёйствй короля Прусскаго къ сторон Голланди, согласно съ предположен:ями самой Англии, лордомъ Гренвилаемъ вамъ и кавалеромъ Витвортомъ министерству нашему сообщенными. Мы почитаемъ за большое и вообще благонам8 реннымъ державамъ полезное npioOphreuie, естьли бывшие Аветрйсве Нидерланды отъ Франщи отторгнуты и къ. республикв Голландской присовокуплены будуть. Относительно сего пункта, 8 равно и тёхъ прюбрётенй, которыя король Прусской въ пользу свою учинить можеть на счетъ неприятеля нашего, мы имфемь .отъ Bhucraro двора увзреше, что онъ отнюдь. тому прекословить не станетъ.

стахъ двадцати пяти тысячахъ DYHTOBB стерлинговъ, и на разные расходы по тридцати семи тысячь по пяти сотъ Фунтовъ стерлинговъ на мёсяцъ полагаемой, которую приметъ на себя долгомъ король Великобританскй, по заключени мира платимымъ.

Хотя сей договоръ не инако какъ запаснымъ почитаться долженствуетъ, ибо натурально, естьли король Прусской не рёшится дёйствовать въ пользу союзниковъ и останется въ прежнемъ своемъ небезсумнительномъ нейтралитетВ, тогда уже и мы себя ограничить должны будемъ въ наблюденши за его поведешемъ и въ полной готовности силою удержать всяк IAB CO*CTOPOHH его вопреки державамъ, противу Французовъ воюющимъ: а потому помянутый договоръ и не будетъ имёть двйствя. Но въ продолжене настоящей войны. ежели откроется удобность къ употреблено нашей помощи. послужить онъ къ тому OCHOBAHIEMB и правиломъ.

Оставляя crapauilo вашему привесть къ окончанию ДВло cie съ министерствомъ Аглинскимъ, обращаемся мы къ прочимъ лорда Гренвилля предложенямъ въ основан!е войны и ея сл детвий.

Спасительнымь почитаемъ средствомъ для всей Европы и единымъ къ обезпеченню BCBXB державъ возвратить Франц въ TB предвлы, въ каковыхь она пребывала до револющи, въ ней происшедшей. Достигать сего силою оруяйя есть дЁло всёхъ союзниковъ, а заключивъ на таковыхъ услошяхъ миръ, весьма легко можно надяться, что сама собою произойдеть въ ней перемВна, способомъ которой устроится правлене порядочное и для другихъ государтетвъ ни вредное, ни безпокойное. Но впрочемъ

BCAEÏA запасныя подробныя постановленя о Tpio6pB- Архивъ Кназя Borouuosa, ки. 30, 18

тешяхъ B‘huckaro двора и тому подобномъ влекутъ muoria неудобности. Во первыхъ, одержаше выгодъ будеть зависть OTB слёдствЙ и успёховъ войны, во. многомъ неизвёстности иодверженной. Второе, назначая оныя завремянно въ сокращенномъ видф. не будетъ ли тёмъ самымъ подань поводъ двору сему искать предпочтительно войн, съ большими издержками сопряженной и таковыми же опасностями, получать какя либо хотя и менышя выгоды посредствомъ негощащи его съ Французами; и хотя конечно не будеть то прочно, но однажды р8шася ocтаться нейтральнымъ, вся коалищя придеть тогда въ большое уже ослаблене. И Наконецъ, rperie, вельзя чтобъ не было н»коего COpasmbpa между прюбр%тешями B'hucraro и Берлинскаго дворовъ, обыкновеннаго полагаемаго по прежнимъ ихъ въ могуще- CTBB и пространств другъ къ другу отношенямъ. И для того почитаемъ сходственнзйшимъ для общихъ нашихъ съ Анг@ею видовъ, не отъемля у обоихъ сихъ дворовъ перспективы пр!обр8тенйй, естьли они къ сожалёнию болве въ TOME находять для себя приманки, нежели въ обезпечеши на времена грядупия собственныхь своихъ престоловъ и настоящихъ BA8- ДБН, стараться довести ихъ до скорзйшей p'hmuмости. Мы сдВлаемъ у Вёнекаго двора новыя и уб%дительнйиця представления, что въ настоящее время, когда не только король Обвихь Сицижй вступиль въ Римскую область и Тоскану для изгнаншя Французовъ, но и см послёдне объявили уже войну 4 ему и королю Сардинскому, сущею гибелью угрожаемому, когда трактать ихъ, въ Кампо-Формю заключенный, явно нарушенъ со стороны Французскаго правлен!я изгнашемь папы изъ его столицы

и областей и вреднымъ превращенемъ Швейцарии, и когда негощащя въ Раштатв производимая сопровождается буйственными поступками, на нагубу Германской имперми клонящимися: собственное достоинство Римекаго императора и его добрая вВра въ разсуждени союзникбвъ требуютъ непремённо, чтобъ онъ произнесъ свою р8шимость и приступиль неотлагательно къ дфятельнымъ M'BPAME; что никто не можеть почесть его за нападателя, коль скоро вступается онъ за трактатъ, противною стороною нарушенный, и за имперю, коей онъ есть глава, иодвергаемую крайнимъ утёснешямъ врага, устремившагося на пагубу BCÉXB державъ; и что теперь настоять для него и случай и способы явить и большую силу свою въ дзяшяхъ, и твердость въ правидахъ и предположешяхъ.

Что принадлежить до возвращеня пап его столицы и областей, возстановлешя короля Сардинскаго въ прежнюю его независимость и до прочихъ артикуловь Ангшею изъясняемыхъ, мысли и HaMBpeuia наши не разнствуютъ ни мало съ таковыми же короля Великобританскаго; и мы усердно бы желали, чтобъ, при BCBXE необходимост!ю вынуждаемыхъ распоряжешяхъ и трансакщяхъ, колико можно болве отврамцаемы были перемВны или потрясенйя, влекуmia съ собою уничтожене цлыхъ государствъ или Biaxbuiñ.

сказанное выше и все что мы дВаземъ въ пособе союзникамъ нашимъ, есть лучшее доказательство. нежели каюя либо декларащи. Но естьли по общему согласю союзниковъ положено будеть учинить таковыя декларащи, какъ у другихъ дворовъ къ NOбуждению ихъ вступить въ коалицию, или же на сейм имперскомъ и на Раштатскомъ конгрессв съ изъ-

рвать толь предосудительную негощацио и ув®ща- HieMB членовъ импери Н№мецкой состевить общее дВло съ главою ихъ, мы не уклонимея отъ того. отправя въ свое время въ надлежащей силв пове-

aBHiA къ министрамъ нашимъ, чтобъ они дФйетво-.

вали BMBCTÉ и согласно съ акредитованными отъ HXB величествт, императора Римскаго и королей Великобританскаго и Прусскаго, съ тёмъ однакожъ, чтобъ слова подкр®пляемы были дВломъ: ибо инако слвдстыемъ подобнвыхъ объявленй будутъ токмо непри-

стойные OTBBTH, непраятности и всеобщее HeyBa-

пространств министру его Британскаго величества. требуя, дабы въ Buy и Берлинъ посланы были приказаня о надлежащихъ единообразныхъ подвигахъ Аглинскихъ министровъ съ нашими, въ т8хъ мфетахъ находящимися. Пребываемь вамъ императбрекою нашею милостю всегда благосклонны. Данъ въ Санктпетербург. Декабря 19-го 1798 года.

Господинъ генералъ грахъ Воронцовъ. Сходственно общимъ нашимъ съ Лондонскимъ дворомъ предположенямъ объ остров Мальт, о которыхъ вы уже нами извфщены; указали мы, независимо помфщи, королю Незполитанскому данной, отправить для гернизона на TOTB островъ три баталона гренадеръ и три ста артилеристовъ, съ TÉMB, чтобъ по равному чисду для обережешя онаго и укрёпленй на немъ имвющихся отряжены были, какъ со стороны короля Сицилскаго, такъ и короля Великобританскаго, какъ то усмотрите изъ сепаратнаго артикула съ дворомъ Незпольскимъ постановленнаго, въ коши для свёдвшя вашего при семъ прилагаемаго.. Кавалеръ Витвортъ, отозвавшися о семъ, первый ед лалъ намъ yBbpeuie, что таковыя распоряжешя будутъ весьма за благо приняты дворомъ его, почему и не оставьте требовать, чтобъ начальствующему войсками Аглинскими, въ Средиземномъ moph обрётающимися, даны были въ надлежащей сил повелвния.

Въ рескриптв нашемъ He распространимся мы изъясненями нашими, касающимися до плановъ Англи на пробрётеше Минорки и на приведене въ xbi-

crsie Швейцарии, оставляя вамъ сказать министерству тамошнему, что мы одобряемъ всякую MÉPY союзника нашего, которою только можно общему неприятелю нанести существенный вредъ. Пребываемъ вамъ благосклонны.

Божею muaocrio мы Павелъ Первый, Императоръ и Самодержець Всероссйскй, и проч. и проч. и проч.

ВеливЙ магистръ ордена святаго Joanna Терусалимскаго, и проч. и проч. и проч.

Намъ любезно-взрному генералу OTB инхантери . | граху Воронцову.

Office du c-te Litta.

Monsieur le comte.

Sa Majesté Impériale l'Empereur, Grand-Maïître de l’ordre de St. Jean de Jérusalem, ayant daigné accorder la croix de l’ordre à votre excellence, et la nommer à une des commanderies dont il s'est réservé la première nomination dans l'acte de la fondation. en faveur de la noblesse de son empire, j'ai l'honneur, en qualité de lieutenant du Grand-Maïître de lui annoncer cette gracieuse disposition souveraine.

Je m'empresse d’en faire mes félicitations à votre

excellence et de Газзигег en même temps: de la con- |

sidération distinguée avec laquelle je suis,

Monsieur le comte, de votre excellence le très-humble et très-obéissant serviteur le lieutenant du Grand-Maitre, Ба comte de Litta.

А St-Pétersbourg, ce 21 X-bre 1798.

Графъ Семенъ Романовичъ. Крайность, въ каковой я нахожусь по болёзни князя Безбородки, заставляетъ меня опять приб®гнуть къ вамъ и просить васъ, не только`для меня, но и для государства и всей Европы, принять на себя призывъ мой, на что не OTBÈTA, а пруВзда вашего ожидая, есмь вашимъ искреннимъ.

Грахь Семенъ Романовичъ. Отв®ть вашь съ хельдъегеремъ Винтомъ вчерашняго числа мною полученъ. Призывая васъ сюда, я намренъ былъ повфрить вамъ управлене дёлъ иностранныхъ и зараuBe увФрился, что сей выборъ полезнымъ бы сод®лался и дёламъ вообще. Но коль скоро здоровье ваше полагаеть препоны къ исполнению предложеннаго и желаннаго мною, и вы опасаетесь жестокостио здёшняго климата подвергнуть себя совершенному разстроению здоровья вашего, то желая соблюсти оное, теперь отдаю совершенно на волю вашу прЁздъ сюда, уввренъ будучи, что вы въ Россм и вн оной усерлемъ и достоинствами вашими всегда ей полезны будете. Пребываю вамъ благосклонымъ.

Письмо графа Kywenesa.

Съ особеннымь удовольстйемъ HMBIO честь препроводить къ вашему с1ятельству, прилагаемый при семъ, Высочайший Его Императорскаго Величества указъ, въ коемъ Его Величество, Высочайше отдавая должную справедливость попечен!ю вашему на пользу эскадры нашей въ Англи и всего нашего адмиралтейства, изъявляеть особенное свое благоволен1е дфятедьности въ семъ вашей и заботамъ. Крайне прятно для меня, что неутомимость ваша въ преподани всевозможныхьъ пособ нашей эскадр, а равно и въ изыскаши BCBXB способовъ къ усовершенствованию нашего кораблестроешя сопровождается Высочайшимъ благоволешемъ, которое по справедливости труды ваши всегда заслуживаютъ. Съ совершеннымь впрочемъ почиташемъ пребываю

Гоеподинъ генералъ отъ инфантери грахъ Воронцовъ. CE удовольстмемъ взирая мы на усерще Baше и ревность, оказываемыя на пользу службы двятельнымъ попеченемъ въ снабдени эскадръ нашихъ, находящихся въ содъйствии съ Англйскимъ Флотомъ, и что старанемъ вашимъ назначенная отъ насъ въ Средиземное море эскадра подъ начальствомъ контръадмирала Карцова вскор® вефмъ надобнымъ отъ правительства АнглИскаго снабдена быть имФетъ, и какъ за Cie, равно и за доставлеше вами въ нашу Адмиралтействъ-Коллегию морскихъ картъ, разныхь чертежей и книгъ, относящихся до усовершенствован!я флота, также и за пособе, оказываемое со стороны вашей адмиралтейскимъ ученикамъ къ лучшимъ усп8хамъ въ прохождении обученя, изъявляемъ вамъ монаршее наше благоволен!е, надфясь при TOMB, что и впредъ вы оное продолжите. Впрочемъ пребываемъ вамъ благосклонны.

Котя cs письма императора Павла кз королю Англскому.

Monsieur mon frère et cousin.

En envoyant à Londres mon lieutenant-général Herman pour se concerter avec le ministère de votre majesté sur les moyens de mettre infailliblement en exécution le plan arrêté de la conquête de la Hollande, j'ai voulu profiter de cette occasion pour recommander à la bienveillance particulière de votre majesté mon général Herman et le corps de mes troupes, qui vont conjointement avec celles de votre majesté porter un coup décisif à notre ennemi commun; vous trouverez dans mes sujets le même zèle et le même empressement à exécuter mes ordres, que je mets à servir la bonne cause, de tous les moyens que je tiens de la Providence, sentiment que je partage avec votre majesté. Je la prie d'agréer ma vive reconnaissance pour les choses flatteuses qu’elle a dites de moi en son parlement. C'est une récompense agréable pour moi, quand on devine les motifs qui me font agir. Je ne peux finir та lettre sans rendre compte à votre majesté du zèle et de l’activité infatigable du capitaine Popham, ainsi que de la manière franche et loyale avec

laquelle votre ministre auprès de moi, le chevalier Whitworth, traite les affaires. Ces deux sujets sont dignes de servir votre majesté, par conséquent la bonne cause. Je suis avec 1ез sentiments de l'estime la plus sentie et de l'amitié la plus sincère,

Monsieur mon frère et cousin, de votre majesté le bon frère et cousin

Paul.

Péterhof, du 21 juillet 1799.

Tpaor Семенъ Романовичь 7260. BC’. 76. 2310.

8627. DZL. В№. 210. 91. 4467. 5730. 2981. 1809. D'. SP. SG. BE’. TA. SZ. ML. S419. 5399. 9928. 6993. Тр. 5721. 1174. СК». 06. 7550. QK*. 2985. NOS. VA. .6620. 4710. LQ:. 1053. 21. VS. UB. 9990. 2032. 8611. 7297. 261. 7619. 1174. XR. 6285. 5426. 4921.

RG. 7459. ED. ОН’. VJ. СТ". 6603. NE. СХ?. 5421. ОЕ. 0.7. 2373. 119. 7285. 2326. LJV. Хз. ZP. ХУ. 6641. 2262. 140’. 9904. 1118. ЕТ. 7751. S°. LOV. 1560. 1772. 8623. GQ’. 5884. YN°. 4991. ВМ. 9750.'2566. 9721. 7°. 6402. VV. 5277. 3604. 2В?. 2000. ЕЕ. 27. ОЕ. 117. 5974. ВВ. 102. AC. 7262. 8812. 1860. 12. BR. 6804. 2851. У. FN°. KD. 9858. 3708. NK°?. 4817. 1331. Yư. 64. HV. 5207. 8707. В.Т. J'. NOS. VV, 6952. F2. УМ. 7105. 9769. 2786. DHM. ND. 5319. 4102. ВМ. 2433. 1903. ВЕ’. 9966. ©. 6617. FA. ОТУ. 1687. 7196. 3858. ПР. 6913. 00. UP. С. D6*. [л. 3266. PX. РЕ. 5832. 8262, FD°. GH. AE", MG. 4102. 1030. У. МО». 7131. ХЕ. 2250. 9988. 8171. P0:. D’. 5957. 2000. РН». 06. 2663. 6555. 4210. ЖЕ. Х. HP: DU. 169. 7747. 9. 7995. DH°. 1350. 5913. 8617. 2608. RP’. GB. 2779. НУ. В*. АК. 9128. 115. 8030. В». 1030. VU", 5821. ХР. 3. ТА. 8619. 5943. 6051. 2350. FN‘. OM’. 9326. GC. 461. DH:. НУ. У2. CZ. КХ*. 1216. ХВ*. Х0’. 1250. JR. 5990.

CD. DP. ЕВ?. 4912. 13. GP. 2608. 6540. 8519. 1052. 9607. УВ. 5815. 5848. 9701. 2521. EU?. ML. ХВ’. TU. 7607. QE". 2633. ВЕ. 4326. NP. 1127. SVT. 6254. №». 5540. 9633. Y N°. 0°. 5147. 32. 831. 9168. UK®. ВУ. 1550. RM. 2989. 7968. УВ. LQ@. 590%. 1389. ОВ. NFR. 4522. А». В@*. 6753. XP*. 9607. 7454. 28. P*, 130. 1033. ВХ. HA. 6574. 1129. 8252.

. 13. YA. 1532. 2029. 5734. TG, 9426. УГ. 1120. MD. ОЕ. 6310. 5440. S@. 00. ТР. 5915. 2418. 6262. ОЕ. 8216. ВО. 1882. 9803. 5112. 8601. 1500. 9662. 7119. 5518. В». 6459. M°. 1500. 0°, 7665. 9915. 2530. @С. OL. 1373. 567. 4399. 1389. ЕМ:. ЕО. ОЕ*. 6282. 7426. У№. 9607. DM. 12. ТА". 5810. ХЛ. 9К*. 1245. RH. 6174. 8993. XB'. 7608. 9540. 1835. ЕЕ. НР. У\№: 6147. 2286. 1500. 0». YU. @М. UC. NL. SX. 61%. 2286. 1927. 3602. 9127. OL. ZX. В*. 1216. 5406. 8245. №». OF. 1219.

Препоруча генералу отъ кавалери граФу Biomeниль сообщеще muB всёхъ свёдёшй о Франщи и плановъ его для экспедищи на берега Французеже, давъ ему повелвше сообщать 060 всемъ вамъ и сноситься съ вами для лучшаго сообразовашя нашихъ назначен, и если иногда бы представлялась возможность имВть успвхъ въ семъ предпряти, то COгланайтесь по оному съ Англйскимъ министерствомъ. Успёхъ полагаю въ томъ, чтобъ съ моими войсками были и всВ Th Англйскя, кои назначены были для Голландш, чтобы Французы приняли ихъ по высадkB на берега, и, превзойдя число ихъ, сами возстали на низвержене нын®шняго правительства. Со всфмь TÉMB, если армя ихъ не будеть соучаствоваль народу, то’ничего не выйдетъ. Повёряйте все, что графъ В!1омениль будетъ сообщать ко мн, чтобы не были бредни бродягъ или издания его головы, въ коей поселятся желашя прославить свое имя, возвести короля и возвратиться домой. А поколику вы усмотрите невозможность въ такомъ препрятш, то увздомьте меня и приготовьте все къ возвратному пути войскъ моихъ.

Архивь Euass ВоРОВЦОВА, ки. 80. 14

Господинъ генералъ отъ инфантери грахъ Bopouцовъ. Въ полученныхь мною отъ васъ донесешяхъ. усматриваю и 43B иныхъ, что въ вввренномъ вамъ KOPTYCB дисцинлина весьма хорошо наблюдается, изъ другихь же, что она совеёмъ не существуетъ, и что войско находится въ наибольшомъ растройств, то не могши понимать причину сего вашего противорвчя, тъмь боле, что донесеня ваши очень малаго разетояшя времени одно отъ другаго, повелЪваю вамь увёдомить меня о настоящемъ состояни ввфренныхъ вамъ войскъ.

(См. ниже письмо Лудовика XVIII).

Получено no scraderk 2 (14) Мая 1800 года.

Господинъ генералъ отъ инфхантер!и грахъ Воронцовъ. Находя по малому числу настоящихъ BA.

что присутстые ваше въ Англи не совсёмъ можеть быть нужно, позволяю вамъ употребить cie время на поправлеше здоровья вашего, для чего и отправьтесь вы къ водамъ на континентЪ, оставя на время отсутствия вашего при Великобританскомъ двор повзреннымъ въ дВлахъ CTATCKATO дЪйствительнаго совётника Лизакевича. Пребываю вамъ благосклонный.

Traduction de l’ordre de l'Empereur du 13 (25) avril 1800.

Trouvant par le peu d'importance des affaires actuelles, que votre présence en Angleterre ne peut pas être trop nécessaire, je vous permets d'employer ce tems pour améliorer votre santé, à quel effet vous irez aux eaux sur le continent, en laissant pour le tems de votre absence auprès de la cour Britannique, comme chargé des affaires, le conseiller d'état actuel Lizakéwitch. Je suis etc.

(Signé) Paul.

Получено по scraderk въ Лондовф, 14 (26) Iwma 1800 года.

Государь Императоръ, удовлетворяя npomeuixo вашего с1ятельства, соизволилъ васъ отставить сявдующимъ приказомъ отъ 22 Man:

„прошеню его, за слабостпо здоровья, всемилости- „вВйше увольняется отъ службы съ ношешемъ мун- „дира“, и при томъ предоставляя вашему с1ятелъству избрать MBCTO пребывашя вашего, также и на то, чтобы сынъ и дочь ваши оставались при васъ столь долго. какъ вы заблагоразсудите.

Его Величество, усматривая изъ неоднократныхъ донесенй вашихъ разныя представлен!я вопреки воли его, приказалъ вамъ сказать, что если исполнеuie оной вамъ въ тягость, то невозбранно вамъ просить увольненя отъ службы.

Пребываю съ истиннымъ почтешемъ и преданно- CTI,

Вашего сятельства, милостиваго государя. покор- Bu слуга

Sa Majesté observant par plusie des différentes représentations con в ordonné de vous dire que si s0 à charge, il vous est permis de de du service.

de suis...

Le brouillon « eté écrit de lu main }

KB ГРАФУ

Письма императрицы Mapin @еодоровны къ графу А. Р. Воронцову.

:Ce 29 août (1802).

Voici, monsieur le comte, une lettre pour monsieur de Lutzow, dans laquelle se trouve une incluse pour ma fille et une caisse avec les gélinottes. Vous me ferez grand plaisir, monsieur le comte, de soigner cette expédition en en chargeant le courrier ffançais, et de vous tenir bien assuré de ma sincère reconnaissance pour toutes vos attentions. Adieu, monsieur le comte.

Ce 14 septembre 1802.

Je m'empresse de répondre à votre lettre, monsieur le comte, pour vous marquer que je fixe le jour de l'audience de monsieur de Goltz à dimanche en huit, 98 de ce mois“). Ce’ dimanche-ci, lendemain d’un jour à jamais consacré par moi au deuil et à la retraite, ne me permet pas de recevoir du monde. Je serai trèscharmée d'avoir à cette occasion le plaisir de vous voir, monsieur le comte, et de vous assurer des sentimens de votre bien affectionnée

Marie.

Ce 23 septembre 1802.

Je crois, monsieur le comte, bien faire en remettant le congé de l'ambassadeur, comte de Saurau, aussi à dimanche prochain, 28 de ce mois. Je vous renouvelle avec plaisir, à cette occasion, monsieur le comte, les assurances des sentimens d'estime avec lesquels je suis

votre très-affectionnée

Marie.

Ce 27 septembre 1802.

Je recevrai monsieur de Goltz demain, après la messe, monsieur le comte, après son audience chez l'Empereur. C'est ce que vous me ferez le plaisir de lui dire, et en mème tems je vous prie de recevoir les assurances renouvelées de ma très-parfaite estime.

Marie.

Gatschina, ce 30 septembre 1802.

de joins ici trois lettres, monsieur le comte, que je vous prie de remettre à monsieur l’ambassadeur, comte de Saurau. Je saisis cette occasion avec plaisir pour vous renouveler les assurances de ma parfaite estime; j'espère que la course que vous avez faite dimanche pour venir me voir, n'a pas nui à votre santé. Adieu, monsieur le comte, je suis votre bien affectionnée,

Marie.

Ce 2 octobre à minuit, 1802.

Je vous remercie, monsier le comte, de l'envoi du Moniteur, et suis charmée d'apprendre que vous ne vous êtes pas senti fatigué de votre course ici. Comme vous me dites, monsieur le comte, que le c-te de Valain est pressé de partir, je le recevrai mardi pour le diner. Je profiterai avec plaisir de l’occasion du courrier pour écrire à ma fille et au c-te Markow, et vous enverrai mes lettres lundi. Enfin je termine ces lignes en vous remerciant infiniment, monsieur le comte, de toutes vos prévenances, et en vous assurant de ma sensibilité et de ma parfaite estime. Bonsoir, monsieur le comte, je suis votre bien affectionnée

Marie.

Ce 13 octobre 1802.

L'envoi de la lettre de ma fille que vous venez de me faire, monsieur le comte, m'a foit un sensible plaisir; c'est me faire finir mon année heureusement que d'avoir reçu de bonnes nouvelles de mon enfant. Je vous suis infiniment obligée, monsieur le comte, des complimens que vous me faites sur ma fête: j'y vois une preuve de votre attachement que je sais apprécier et qui vous assure ma reconnaissance; elle est jointe à la parfaite estime avec laquelle je suis

votre affectionnée

Marie.

Ce 16 octobre 1802.

Je joins à ces lignes, monsieur le comte, trois incluses que je recommande à vos soins. L'une est ma réponse au grand-duc de Toscane, l’autre une lettre à mon beau-fils, que je destine toutes deux au courrier, du départ duquel vous avez bien voulu m'avertir. La troisième est ma réponse au prince Guillaume, que vous voudrez bien me faire le plaisir, monsieur le comte, de faire parvenir par la poste à Stockholm. Vous voyez monsieur le comte, que Газе du privilège que vous m'avez donné de compter sur votre complaisance. Je compte vous en remercier un peu en personne, car |8 neige me chasse de Gatschina. Adieu, monsieur le comte: je suis bien sincèrement

votre affectionnée

Marie.

Ce 16 octobre 1802.'

J'ai reçu les trois incluses que vous m'avez fait le plaisir de m'envoyer, monsieur le comte, et vous remercie infiniment de l'empressement que vous mettez chaque fois à me les faire parvenir. J'avais remarqué le retard du Moniteur. mais sans m'en étonner, саг dans cette saison les postes n'arrivent pas régulièrement: il paraÿf cependant que chez nous elles vont nous dédommager ce mois des rigueurs dont elles ont usé visà-vis de nous pendant l'été: nous avons un tems des dieux. Adieu, monsieur le comte; je vous prie d'être persuadé de mon souvenir et de ma bien parfaite estime.

Votre bien affectionnée

Marie.

Архивь Киязн Воронцова, ru. 50 15

. Ce 20 octobre 1802.

En vous accusant, monsieur le comte, le réception des deux incluses, dont l’une est la notification de la mort de la Grande-Duchesse, que son époux me fait par une lettre écrite de за main, et l’autre une lettre d'adieu du prince Guillaume, je vous remercie de leur envoi, et vous ferai parvenir de même, monsieur le comte, mes réponses. Je profiterai avec plaisir du départ du courrier de Vienne pour écrire à mon beau-fils. Madame de Goltz et sa belle-fille ont demandé par la Grande- Duchesse à m'être présentées; j'ai fixé le dimanche prochain. Comme je crois qu’il serait de la politesse de ne pas faire venir cette jeune femme toute seule ici, sans son époux, je vous prie, monsieur le comte, de dire à monsieur de Goltz qu'il dépend de lui d'accompagner madame; car n'est-ce pas, monsieur le comte, que les formes politiques n’excluent pas des politesses de ce genre? J'ai le plaisir de voir madame votre sœur chez moi, monsieur le comte, et j'ai été charmée d'apprendre par elle que vous vous portez bien. Adieu, monsieur le comte: je suis toujours

Marie.

Je recevrai monsieur de Goltz très volontiers dimanche prochain à l'issue de l'audience de l'Empereur, et vous remercie, monsieur le comte, de m’en avoir avertie. J'espère que le son agréable que m-r Rodé tire de son violon vous rendra le concert plus supportable, monsieur le comte, et que vous vous y ennuyerez moins que vous ne l’auriez fait sans lui. Adieu, monsieur le comte; je suis bien charmée de vous savoir en bonne santé.

Се 17 janvier 1803.

En vérité, monsieur le comte, j'étais la plume à la main pour vous rappeler que j'avais à répondre à mr votre frère et à son aimable fille, lorsque je reçus votre billet. Je profiterai avec empressement de Госсаsion du mardi pour les assurer mutuellement de mon souvenir et de mon amitié. J'étais persuadée que vous prendriez intérêt à mes déplaisirs de Fincendie de ma jolie

maison; je la regrette, je l'avoue, mais sur les maux de |

cette nature, il est facile de prendre son parti: la rai-

son vient à notre secours, et on les supporte philoso- |

phiquement. Il n’en est pas ainsi des malheurs quitou-

chent l'âme, et ce n'est que ceux-là que je prie doré |

navant le Ciel de daigner m'éparguer. Mes appartemens de l'aile ont été peu endommagés, mais tout le beau corps de logis n'offre que l'aspect d'une ruine, J'ai perdu de belles statues, entre autres une que j'affectionnais beaucoup. J'espère pouvoir passer mon été сеpendant à la campagne, mais je crois qu’il faudra me loger dans les ailes: je ne sais rien du reste de sûr à ce sujet. Je regrette extrêmement mes superbes peupliers qu'on а coupés. Pardon de vous parler de mes doléances. M-r Rogerson et Block me donnent les nou-

velles les plus satisfaisantes de votre santé, monsieur le comte, ce qui me fait le plus sensible plaisir. J’espère que cette indisposition зега. пп brevet de santé pour vous, et que la belle saison vous rendra en entier vos forces. L'intérêt que je prends à vous, monsieur le comte, est fondé sur mes sentimens, sur lesquels j'espère que vous comptez toujours.

Ce 8 février (1863).

Je vous demande pardon, monsieur le comte, de vous importuner encore la veille de votre départ, mais enfin j'ai eu la générosité de répondre une fois à la reine de Naples, et voici ma lettre que je vous prie de faire parvenir au duc de Serra-Capriola. Je vous réitère à cette occasion, monsieur le comte, mes voeux pour le rétablissement de votre santé et pour votre heureux voyage, en vous assurant de mes sentimens.

(Fin mars 1803).

Je vous remercie, monsieur le comte, de l'envoi de la lettre de ma tante; je joins ici une lettre de chancellerie que je viens de recevoir du duc de Mecklembourg, qui m’annonce l’heureuse délivrance de ma fille. J'aime à me flatter, monsieur lecomte, que vous aurez partagé ma satisfaction de cette bonne nouvelle. La jeune maman se porte à merveille, de même que le petite, à qui les parens feront porter mon nom. Adieu, monsieur le comte, j'espère que vous êtes persuadé de mes sentimens.

Ce 2 avril 1808.

L'intérêt que vous me témoignez à l'occasion de la délivrance de ma fille, me fait grand plaisir, monsieur le comte, et je vous еп fais mes sincères remercimens, comme aussi de l’aimable lettre que vous m'avez envoyée de la part de monsieur votre frère, qui m'y paraît de très-bonne humeur, tout en moralisant avec raison les principes de notre siècle, bien opposés à ceux qui lui ont acquis l'estime générale, et bien particulièrement la mienne. J'espère, monsieur le comte, que vous voudrez bien me dire quand je pourrai répondre à monsieur votre frère, et agréez les assurances réitérées de mon souvenir et de mes sentimens. .

Marie.

Je: recevrai l'ambassadeur dimanche, de même que mes enfans; ce que vous m'en dites, monsieur le comte, m'en donne bonne opinion. J'espérois avoir le plaisir de vous voir ces jours-ci, en étant flattée de votre entier rétablissement. mais j'ai appris avec bien de la peine que vous aviez gagné du froid; je ne puis m'empêcher de croire que les promenades au Palais Taurique en sont un peu cause. Je fais des voeux sincères pour vous savoir au plus tôt parfaitement remis. Je vous remercie infiniment des complimens que vous me faites à l'occasion des fêtes de Pâques; je vois avec sensibilité et reconnaissance que vous vous intéressez à mon bonheur; je vous rends sincèrement la pareille. monsieur le comte, et vous assure de mes sentimens.

Marie.

Ce 6 avril 1803.

Ce 1 may (1803).

+ {фе vous envoie ci-joint, monsieur le comte, la lettre de mon frère le duc régnant, et vous prie d’en garder le contenu pour vous seul. Il paraît que mon neveu a des torts de jeunesse à se reprocher; mais j'avoue que je désirerais infiniment que mou frère fût père indul-. gent. et je tâcherai de lui exprimer de mon mieux ce vœu de mon cœur. Je vous communiquerai de même ma réponse. Mon fils m'a communiqué les dernières dépèches à ce sujet; je prêcherai bonté et indulgence au père, et soumission et respect au fils. Je vous renvoie aussi, monsieur le comte. la lettre du c-te Mar-

‚Ком et vous remercie infiniment de me l'avoir com-

.: muniquée. Adieu, monsieur le comte, j'espère que vous continuez à vous bien porter et le désire sincèrement.

Marie.

Ce 12 may (1803).

Je suis bien flattée, monsieur le comte, de vous voir satisfait de la course que vous avez faite à Pawlowsk, + où j'ai eu grand plaisir à vous voir et où vous serez toujours le bien-venu. Comme je serai en ville samedi, et que j'y passerai la nuit du samedi au dimanche, je fixe le dimanche pour les audiences aux ministres de Sardaigne et de Wurtemberg, et ce sera après la messe que je les recevrai. La comtesse Matuchkine m'avait écrit pour me demander le jour de la présentation de le femme de l’envoyé d'Espagne, et je l'ai fixé de même au dimanche. mais avant la messe; car c’est ordinairement le moment où les dames me sont présentées. La lettre de la reine-mère de Prusse contient un grand éloge des succès du sieur Garnerin. Après avoir ré pondu ainsi à tous les points de votre lettre, monsieur | le comte, il ne me reste qu'à vous assurer de la durée de mes sentimens et de ma plus parfaite estime.

Marie.

Ce 25 may (1808).

J'ai reçu à mon réveil, monsieur le comte, votre lettre d'hier, et vous suis infiniment obligée de l'envoi de l'incluse, de même de ce que vous m'avez avertie du départ d’un courrier pour Londres. Je joins ici ma lettre pour monsieur votre frère. Vous voyez, monsieur le comte, que je ne néglige aucune occasion de Газзагег de mon souvenir et de lui renouveler, comme à vous, l'assurance de mes sentimens et de ma parfaite estime.

Marie,

Je vous remercie infiniment, monsieur le comte, de l'envoi de la lettre de mon frère, et vous renouvelle à cette occasion l'expression de ma sensibilité de toutes vos attentions.

Marie.

Je joins ici, monsieur le comte, la lettre que j'écris à mon frère. Faites-moi le plaisir de la lire, de m'en dire votre avis. J'en ai reçu une de mon frère, qui me dit être très-affligé du parti qu'a pris son fils d'entrer au service d'Autriche, пе désirant nullement et ayant toujours été opposé à cette intention. Vous verrez par ma lettre, monsieur le comte, ce que je lui réponds à ce sujet. Adieu, monsieur le comte; j'espère que nous serons bientôt voisins, et que vous viendrez manger ma soupe, се qui me fera grand plaisir.

Marie.

Ce29may (1803).

Ce matin 30 may (1803).

Voici, monsieur le comte, la lettre que je viens de recevoir de mon beau-frère; faites-moi le plaisir de me la renvoyer après en avoir pris lecture. J’ai vu qu’elle pourrait vous intéresser. Je l'enverrai aujourd’hui à l'Empereur. Le sort de mon beau-frère m'inquiète beaucoup. Adieu, monsieur le comte: on à plus besoin que jamais de beau soleil, pour se distraire de ces nouvelles scènes de destruction qui se préparent.

Marie.

Dans ce moment je reçuis votre lettre de се jour, monsieur le comte; je suis charmée de vous voir satisfait de ma lettre à mon frère. Votre suffrage me fera toujours plaisir.

Ce 8 juin 1808.

J'ai reçu à mon réveil votre lettre, monsieur le comte, du 7 juin. et malgré le peu de facilité que j'aye à donner audience à messieurs les ministres, dans ша maison incendiée, cependant, ne prévoyant pas le moment où je ferai une course en ville, je recevrai ces deux messieurs tant bien que mal ici, chez moi. après demain mardi, avant le dîner, et je les invite à dîner pour ce jour.

J'espère. monsieur le comte, que vous étant bien trouvé de l'air de la campagne, vous viendrez bientôt de nouveau manger ma soupe, et que vous êtes bien sûr d’être toujours vu avec le même plaisir. Adieu, monsieur le comte.

Marie.

Ce И juin 1803.

Je suis bien fâchée, monsieur le comte, de vous savoir mécontent de votre santé; il est vrai que le tems пе nous.est guère favorable, et je prétends que ces pluies perpétuelles ne sont bonnes que pour mes peupliers. J'ai bien des remercimens à vous faire, monsieur le comte, d’avoir si parfaitement bien arrangé mes audiences; j'ai vu tous ces messieurs hier. Je viens de recevoir une lettre de la comtesse Matuchkine qui me demande mon jour pour la présentation de la femme du ministre batave; je l'ai fixée à dimanche, et j'ai fait la politesse d'inviter aussi le mari, фу enfin il faut suivre l’une des premières lois: celle de ne pas séparer mari et femme. Je finis ces lignes en faisant bien des vœux pour que votre indisposition ne soit que passagère, et vous renouvelle, monsieur le comte, l'assurance de ma parfaite estime.

Pawlowski, ce 18 jain 1803.

Je suis bien fâchée, monsieur le comte, de vous savoir toujours peu satisfait de votre santé, et je regrette ainsi doublement d'être privée du plaisir de vous voir: je me flatte que le beau tems, faisant enfin mine de vouloir nous consoler de son absence, vous engagera à venir respirer le bon air de la campagne, et alors j'espère. monsieur le eomte, qu'en bon voisin vous viendrez me voir.

Je vous confesse mon ignorance, monsieur le comte: j'ignore parfaitement si le député de la ville de Hambourg est un grsonnage à faire diner chez moi, ou non. et m'en remets à votre décision pour l’un ou l’autre cas; toujours je fixe le dimanche prochain pour le reсеуош. S'il est homme à le faire dîner avec moi, се sera donc avant ce moment que je le verrai; s’il n’est pas de cette catégorie, ce sera toujours le dimanche à Gheures du soir, que je le recevrai. Quant à monsieur l'ambassadeur de Vienne, je fixe son audience à mercredi, 24 de ce mois, m-r Garnerin et son ballon nous tenant en attente les autres jours. Je vous prie. monsieur le comte, de me dire par un petit mot ce que vous aurez jugé de convenable pour m-r le député de Hambourg. J'en viens présentement à -une prière, monsieur le comte, que je dois vous adresser. Vous

avez au collège des affaires étrangères un nommé Hirschelman, шаг! d’une de mes femmes, qui jouit dans ce moment d’un semestre de 28 jours qui va se terminer; or, за femme est en couches, et vous feriez, monsieur le comte, un acte de charité en voulant prolonger son semestre de 28 jours encore. Comme je connais toute votre complaisance, monsieur le comte, je ne crois pas faire une indiscrétion en vous demandant cette faveur pour une de mes femmes, qui me sert depuis 20 ans. Adieu, monsieur ‘le comte, il me tarde bien de vous renouveler de bouche l’assurance de la parfaite estime que je vous porte.

Marie.

Агхивъ Князя Boronnosa, ки. 80, LTD

де vous suis infiniment obligée, monsieur le comte, des deux envois de lettres que vous m'avez faits, et suis bien sensible à vos vœux pour mon fils, qui lui porteront bonheur. Vous saurez, monsieur le comte, les cruelles inquiétudes que me donne ma fille Hélène, et ce mieux qui relevait mon courage depuis hier paгай être de pen de conséquence, par ce qu’elle n’est pas hors de danger, selon l’avis de m-r Braun. J'avoue que mon cœur souffre l’impossible. Adieu, monsieur le comte, vous partagerez ma peine.

Ce 24 juin (1803).

Marie.

Ce 6 juillet (1803).

J'ai été bien charmée d'apprendre, monsieur le comte, ^ par mon fils, que vous vous portez bien aujourd'hui, et que vous ne vous sentez pas incommodé de votre course d'hier, à l’exception d’un peu de fatigue. J'aurais bien désiré que vous eussiez pris du repos ici, pour vous l’éviter en attendant; je vous prie d’être persuadé que je vous ai vu chez moi avec une satisfaction véritable.

Voici mes deux incluses et la lettre que vous m'avez confiée, monsieur le comte, du c-te de Markow. Je préfère l’envoi d’un cadeau à m-r .de Mirbel à toutes les lettres et à toutes les commissions, et j'ai joint une bague à ma lettre au c-te de Markow. Adieu, monsieur le comte, j'espère que vous n’oublierez pas les habitants de Pawlowsk.

Ce 9 juillet 1803.

Je vous avoue, monsieur le comte, que je désirerais remettre la présentation de l'ambassadrice de Vienne à dimanche en huit: l’état d'inquiétude dans lequel je me trouve me rend si vuide d'idées, si mal placée en société, qu’il faut toute l’indulgence des nôtres pour me tolérer, mais je ne puis attendre, ni chercher ce sentiment d'intérêt qu’on prend à ma peine, dans une étrangère. J'espère que dans la huitaine, avec l'aide de Dieu, mon courrier sera revenu, et que je sçaurai alors au juste l’état de ma pauvre fille. Excusez, je vous en prie, ce retard chez l'ambassadeur et l'ambassadrice, monsieur le comte. en leur faisant mes complimens. Le p-ce héréditaire de Weimar nous arrivera, je crois, à la fin du mois. Il faut avouer que mon âme est bien éprouvée dans ce moment. Adieu, monsieur le comte, j'apprécie vos sentimens et vous assure des miens.

Marie.

Се 12 juillet (1803).

Je viens de recevoir votre lettre, monsieur le comte, et vous remercie infiniment de votre souvenir, et des vœux que vous faites pour ma tranquillité et mon bonheur. Il est tout concentré dans la conservation de mes enfans, que je demande avec instance à l’Être Suprême. Ce ne sera que mardi que je pourrai recevoir des nouvelles de ma pauvre fille. Dieu veuille qu’elles soient plus rassurantes!

Je vous prie, monsieur le comte, d'engager l’ambassadeur Stadion à accompagner madame son épouse dimanche prochain. Peut-être que vers ce tems-là, plus rassurée sur la santé de ma fille, je serai mieux placée en société. Adieu. monsieur le comte; les témoignages de votre attachement me font toujours un sensible plaisir.

Ce 16 juillet au soir, 1803.

Je m'empresse de répondre, monsieur le comte, à votre lettre d'hier, du 15, que je ne viens de recevoir que dans ce moment. et vous remercie infiniment de votre souvenir et des vœux que vous faites pour la santé de ma pauvre fille Hélène. Le dernier bulletin a fait renaître l'espérance dans mon cœur. Si le mieux qu'elle éprouvait se soutient, et'si la fièvre la quitte tout à fait, j'espère qu'avec l’aide de Dieu elle sera sauvée; j'attends de ses nouvelles demain par la poste, et le courrier expédié le 26 juin doit aussi nous revenir ces jours-ci; c’est par lui que nous apprendrons quelle aura été la décision des médecins sur le voyage par mer ou par terre de ma fille, et sion la fera partir par les provinces méridionales.

Vous savez, monsieur le comte, que vous êtes et serez toujours le bien-venu chez moi, ainsi vous devez être persuadé du plaisir que j'aurai à vous voir dimanche ici; je serai charmée de renouveler connaissance avec m-r de Tamara, et je tâcherai de faire provision d’amabilité pour bien recevoir m-r et madame l'ambassadrice Stadion, mais je vous demande de l'indulgence, monsieur le comte: саг. en vérité, mon esprit et mon cœur m'est occupé dans ce moment que d'une | pensée, celle de l'état de ma fille. Adieu. monsieur le | comte, je vous souhaite le bonsoir, et vous assure bien de tous mes sentimens.

Marie.

Ce 5 soût 1803.

Voici, monsieur le comte, le bulletin 4’Шег. Il ranime un рей mon espoir, et mon cœur se livre avec jouissance à ce sentiment consolant. Je vous avertis, monsieur le comte, que m-r de Wolzogen vous demandera d'avoir l'honneur de vous voir demain, pour faire la demande de ша fille. Adieu, monsieur le comte, j’espère vous voir bientôt et vous assurer de bouche de

tous mes sentimens.

Ce 6 août 1803.

Je viens de recevoir votre lettre de ce jour, monsieur le comte, et m’empresse de vous en remercier, et de vous marquer que je prévois que le duc de Weimar ne recevra pas de refus, et qu'après que je sçaurai que mon fils aura prononcé le mot d'oui. je prononcerai de même le mien. J'aurai grand plaisir à vous voir demain, monsieur le comte. à vous remercier de l'intérêt que vous prenez à mes ‘enfans, et à vous assurer de bouche que je suis bien, bien sincèrement

votre affectionnée

Marie.

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