‹ Arkhiv kni͡azi͡a Voront͡sova (volume 2)Chapitre 15 sur 17 · ED ГРАФУ · texte numérisé non relu

ED ГРАФУ

Письма короля Людовика XVIII.

А Blankenburg, ce 25 juin 1797.

Je connaissais vos sentimens pour ma cause et pour moi, monsieur; j'en ai vu une nouvelle preuve dans ce que vous avez chargé m-r Herman de me dire et qu'il m'a fidèlement transmis. C’est un grand plaisir pour moi d'ajouter la reconnaissance à l'estime que vous m'avez depuis longtemps si justement inspirée, et je n'ai ра résister au désir de vous en assurer moi-même. Je vous dirai même plus: quoique bien convaincu de l'amitié de votre auguste Souverain pour moi, j'en trouve avec une satisfaction bien vraie un gage de plus dans les bontés et dans la ronfiance bien méritée que S. М. I. vous témoigne. Elles n'auraient pas lieu, si Paul l-er ne pensait pas comme vous.

Soyez bien convaincu, monsieur, de ma parfaite estime et de tous mes autres sentimens pour vous.

Louis.

А Mittau, ce 22 février (5 mars) 180.

Je regarde, monsieur, comme une des marques les plus précieuses de l'amitié de votre auguste Souverain. l'agrément qu'il m'a donné de sceller la fraternité de nos deux ordres de S-t Jean de Jérusalem et de St Lazare, en conférant celui-ci à quelques uns de ses sujets les plus distingués. Il était bien naturel que je cherchasse à vous prouver ma sensibilité aux services que la juste confiunce de S. М. I. vous a mis à portée de rendre à ma cause et à ma personne, j'en saisis avec empressement l'occasion et je souhaite que vous receviez mon ordre de S-t Lazare (dont l'Empereur a bien ош se charger de vous faire passer les marques) ave aatant de satisfaction que j'en ai à vous le donner.

Soyez bien persuadé, monsieur, de toute mon estime. de ma haute considération, enfin de tous les sentimens que vous m'avez si bien inspirés.

Louis.

Monsieur le comte de Woronzow.

Louis XVIII, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre etc. etc. etc. .

Grande maître des ordres réunis de Notre Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem etc. etc. etc.

А notre cher et bien ami le comte Woronzow, général d'infanterie au service de Sa Majesté Impériale l'Empereur de toutes les Russies, son envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire près sa majesté britannique, chevalier de tous ses ordres. etc. etc. etc.

L'ancienneté de votre noblesse, l'éclat de vos vertus et votre attachement à nos ordres de Notre-Dame du Mont-Carmel et de S-t Lazare sont des titres qui nous engagent à vous donner une marque spéciale de notre bienveillance en vous admettant parmi les chevaliers -de nos dits ordres de première classe. En conséquence nous vous envoyons la croix de nos dits ordres et vous accordons avec elle tous les honneurs, privilèges et prérogatives qui y sont attachés. En foi de quoi nous avons signé les présentes de notre main et y avons fait apposer notre scel ordinaire, n'ayant pas près de nous celui de nos ordres.

Donné au châteaux impérialde Mittau, le treizième (vingtquatrième) février, Гап de grâce mil-huit-cent, de notre règne le cinquièmeetdenotre magistère le vingt-septième.

Louis.

Le comte de Cossé-Brissac, chevalier-commandeur des dits ordres, commis à cet effet par sa majesté trèschrétienne le grand-maître.

Le v-te d’Agoult, chevalier-commandeur des dits ог-

dres, commis à cet effet par sa majesté très-chrétienne le grand-maîlre.

Ha конверт:

А monsieur, monsieur le comte de Woronzow. епvoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de 5. M. l'Empereur de toutes les Russies, près $. m. le roi de la Grande Bretagne etc. etc. ete.

А Varsovie, ce 1 avrit 1802.

Cette lettre, monsieur le comte, vous sera remise par le comte d'Escars qui se rend à Londres pour ses affaires, mais que j'ai еп même temps chargé des miennes. L'état déplorable de la santé du duc de Harcourt et le retour de mon frère à Hambourg, me laissaient sans représentant à Londres, j'ai profité du voyage du comte d'Escars pour у suppléer; mais je sens combien les circonstances rendent sa mission délicate. Je désire donc qu'elle soit absolument ignorée du public et agréée par le ministère sous le secau du secret. Vous m'avez donné trop de marques d'amitié, vos qualités m'ont inspiré trop d'estime, pour que j'hésite à vous confier ce mystère et à vous prier d'aider m-r d'Escars de vos conseils et de vos bons offices, autant que les circonstances pourront vous le permettre. Je vous fais cette demande d'autant plus librement qu'en y accédant, je suis sûr que vous remplirez les intentions de voire auguste Souverain, qui vient de me prouver son amitié par la démarche dont il vous a chargé et qui, je l'espère, aura un meilleur succès que les commencemens ne semblent le promettre. Soyez bien persuadé, monsieur le comte, de ша haute estime et de tous mes sentimens pour vous.

Louis.

A Varsovie, ce 2 mars 1803.

J'ai reçu dans son temps. monsieur le comte. et avec une vive sensibilité, votre lettre du 19 août. Depuis. le comte d'Escars m'a rendu compte des entretiens qu'il a eus avec vous; j’y ai reconnu la noblesse, l’énergie de votre caractère et, j'ose ajouter, votre amitié pour moi. Voici une circonstance où j'ai le plus pres sant besoin de tous ces sentimens, je les invoque avec confiance. Trouvez bon cependant que pour m'épargner ici de longs détails. je me réfère à ceux que j'ai chargé le comte d'Escars de vous donner sur ma position, l'extraordinaire ouverture que j'ai reçûe et ce que l'une et l’autre me rendent absolument nécessaire.

Je vous prie, monsieur le comte, d'être bien persuadé de ma haute estime et de tous mes bons sentimens pour vous.

Louis.

А monsieur le comte de Woronzow.

Mon cher comte de Woronzow. Le roi Charles-Emmanuel, mon très-cher frère, à l'occasion de l'abdication qu'il а faite de ses états en ma faveur, m'a principalement parlé de l'intérêt que vous avez constamment témoigné pour le soutien de notre cause, et des soins que vous vous êtes bien voulu donner à cet égard. Je me flatte que vous voudrez bien continuer à avoir le méme empressement, d'autant plus que le comte de Front, mon ministre, ne m'a pas laissé ignorer et vos bonnes dispositions et les preuves que vous lui avez déjà données de votre désir de les réaliser. Votre frère le chancelier m'a aussi témoigné les meilleures dispositions de seconder avec efficacité les bonnes intentions de Sa Majesté l'Empereur de Russie en ma faveur, et ses bons offices, unis à ceux que vous voudrez bien employer avec le gouvernement auprès duquel vous résidez, me donnent lieu d'en espérer le plus heureux résultat. J'ai appris avec la plus grande satüsfaction votre retour à Londres, et je me fais un plaisir de vous témoigner moi-même combien je compte sur vos lumières et sur votre influence et, en vous assurant de toute mon estime et de ma reconnaissance, je prie Dieu qu'il vous ait en Sa sainte garde.

Votre bon ami

У. Emmanuel.

Rome, le 11 décembre 1802.

Copie.

Monsieur le comte de Woronzow. J'ai reçu le № de may votre lettre du 80 avril avec l'incluse de Sa Majesté l'Impératrice Elisabeth de Russie; je m'empresse de vous en témoigner ma satisfaction et de vous exprimer mes sincères regrêts d’avoir manqué l’occasion de faire votre connaissance personnelle. Je vous prie d'être mon interprête auprès de Sa Majesté l’Impératrice votre auguste Souveraine pour lui exprimer toute l'étendue de ma reconnaissance de ce qu'elle а bien voulu répondre avec tant de bonté à ma lettre du 3 janvier. |

Etant votre bien affectionné

Gustave Adolphe.

Helgolaud, ce 2 juin 1811.

Carlsruhe, le 21 septembre 1819.

Mon fils se rendant en Angleterre pour y faire un séjour, je ne saurais me refuser la satisfaction, monsieur le comte, de me rappeler à votre souvenir. Si je n'ai eu le plaisir de vous voir que peu de momens à Abborfors, je ne les ai point oubliés; aussi je désire procurer à mon fils l'avantage de vous connaître, et cela en sera un pour moi très-réel de penser que vous voudrez bien prendre de l'intérêt à lui, étant d’ailleurs très-persuadée que votre parfaite connaissance de ГАпgleterre, où vous jouissez d’une considération si bien méritée, ne pourra que lui être d’une grande utilité. Votre caractère, monsieur le comte, et votre noble manière de penser sont trop connus pour que je ne me trouve pas autorisée à vous témoigner ce désir. Je vous recommande particulièrement monsieur de Polier, auquel j'ai confié l'éducation de mon fils; c'est un homme d’un très-grand mérite. Recevez, monsieur le comte, l'assurance des sentimens d'estime très-distinguée avec lesquels je suis

votre très-affectionnée Frédérique.

А monsieur le comte de Woronzow, conseiller тtime actuel de 5, М. IL. l'Empereur de toutes les Russies.

De la vraie reine de Suède; reçu par le prince son fils, le c-te d'Itterbary, qui me Га remise à Londres, le 11 (23) octobre 1819.

Reçu à Wilton, le 1'mars 1890.

Monsieur le comte!

Ce fut un grand plaisir pour moi de recevoir l'aimable lettre que vous avez bien voulu m'adresser en date du 9 février avec l'incluse, qui assurément a mis beaucoup de tems pour venir, mais dont votre excellence m'explique le retard par les détours que le courrier а été obligé de faire.

Je n'ai pas eu jusqu'à présent, monsieur le comte. l'occasion de vous remercier des journaux français que vous avez bien voulu m'envoyer, et dont la lecture ma, été fort agréable en me mettant un peu au courant decr qui ce passe sur le continent, dont les papiers angl ne s'occupent guère. Cependant, comme les mauvai ses nouvelles sont celles qui se propagent avec le plus de rapidité, nous étions déjà avant-hier matin informe de l'horrible attentat commis sur la vie du duc de Berry: vous avez sans doute, monsieur le comte, été pénétr d'effroi en lapprenant. L'assassin а atteint son but. Па porté un coup mortel à la malheureuse famille de Bourbon. On ne peut qu'être vivement touché en № sant le récit des derniers moments de cet infortuné

prince, mort véritablement comme un héros chrétien, digne de ses plus illustres ancêtres! П fant espérer du moins que ce terrible exemple ouvrira les yeux à ceux auxquels le sort de l'Europe est confié. J'espère que la santé de votre excellence n'a pas souffert du froid rigoureux que nous avons éprouvé cet hiver, qui cependant aura été moins sévère dans le midi de ГАпgleterre qu’à Édimbourg, ‘où du reste je me trouve fort bien sous tous les rapports. J'ai été très-charmé de faire la connaissance du docteur Roggerson, qui paraît être un fort digne et galant homme: il y a quelque temps que je ne Гай pas vu, on m'a dit qu'il avait été malade. mais maintenant il est rétabli. Je resterai probablement ici jusqu'au milieu d'avril et après avoir, s'il est possible, visité une partie des Highland, je me mettrai en route pour Londres. C'est avec une extrême satisfaction que je ше dis que j'aurai le plaisir de vous y voir, monsieur le comte. J'espère aussi que j'y serai à même de faire la connaissance de madame votre fille et de lord Pembroke. Recevez, je vous prie, l'assurance des sentiments d'attachement et d'estime trèsdistinguée avec lesquels je serai toujours votre très-dévoué

Gustave.

Édimbourg, ce 22 février 1820.

A son excellence, monsieur le comte de Woronzow, à Londres.

Édimburgh, ce 1 avril 1820.

Monsieur le comte!

L’Impératrice ayant bien voulu me procurer le plaisir de recevoir de ses nouvelles par vos soins, je me crois autorisé à vous prier d'avoir la complaisance de faire parvenir ma réponse; dans la supposition que vous en chargerez m-r de Longuinow, je vous prierai encore, monsieur le comte, de lui présenter mes complimens. Je viens d'apprendre avec beaucoup de реше par m-r Roggerson le chagrin que vous avez éprouvé croyez, monsieur le comte, que }’у prends une vive part, et que je fais bien des voeux pour que vous ne tardiez pas à avoir une compensation à cette perte. En envoyant à votre excellence les journaux qu'elle avait bien voulu me communiquer, j'y ai joint une lettre que j'espère qu'elle а reçue.

J'aurai le plaisir de vons remettre les nouveaux ntméros du Conservateur à mon retour à Londres. k n'ai pas encore fixé le moment où j'y arriverai, mais j'ai toujours l'intention de quitter Édimbourg avant k fin de ce mois. Je vous prie, monsieur le comte, d'être persuadé que j'aurai beaucoup de plaisir à vous re nouveler de bouche l'assurance des sentiments d'attschement et de considération très-distinguée avec ler-| quels je serai toujours, monsieur le comte,

votre très-dévoué

Gustave.

Du prince de Suède, fils du roi légitime et détrôné.

Reçu à Wilton, le 26 octobre 1820.

Monsieur le comte!

де viens vous remercier de la lettre que vous avez bien voulu m'adresser en date du 22 octobre et qui m'est parvenue avant-hier. En prenant congé de votre excellence à Wiltonhouse, je m'étais flatté de l'espoir que peut-être vous reviendriez à Londres avant mon départ pour le continent; c’est donc avec bien du regret que jai appris que je n'aurais pas le plaisir de vous revoir, et J'éprouve nn véritable besoin de venir encore vous exprimer, monsieur le comte, combien j'ai été touché de tout l'intérêt que vous avez bien voulu me témoigner pendant mon séjour dans ce paysci: le souvenir en restera pour toujours gravé dans mon cœur.

Les regrets que j'épronve en quittant l'Angleterre seraient plus grands encore, si je n'avais pas l'espoir d'y revenir, peut-être même à une époque peu éloignée. désirant vivement qu'aucun obctacle ne m'empêche de réaliser ce projet, dont une des perspectives les plus agréables pour moi sera sûrement celle de vous retrouver, monsieur le comte, heureux et en bonne santé. Jusque là je vous prie de me conserver une place

dans votre bon souvenir et de me croire, avec les sentiments d'attachement et de considération les plus distingués,

votre très-dévoué

Gustave.

Londres, ce 24 octobre 1820,

Veuillez bien présenter mes hommages à lady Pem broke et lui dire avec combien de plaisir je me rappellerai toujours des momens agréables que jai passés à Willonhouse,

A son excellence le comte “Woronzow, à Wiltonhouse.

Письма герцога lopkckaro.

Le due de York fait bien ses complimens à monsieur le comte de Woronzow et sera charmé de voir son excellence, ainsi que monsieur le général comte de Viomesnil, s'ils veulent bien se donner la peine de passer ici. à deux heures, demain.

Horseguards, lundi, 17 février 1800.

Horseguards, le 1 may 1800.

Monsieur le comte!

Le contenu de la lettre ci-incluse du lieut.-général chevalier Dalrymple me paraissant être de nature à devoir intéresser votre excellence, je ne puis me refuser le plaisir de lui en faire part, en la priant de vouloir bien en considérer la communication comme non-officielle et de me la rendre lorsqu'elle en aura fait la lecture. Je suis. avec une parfaite estime, monsieur le comte, de votre excellence le très-affectionné

Frédérick.

Horseguards, le 19 may 1800.

Monsieur le comte!

C'est avec le plus vif chagrin que j'ai appris hier que monsieur le général Southoff est congédié du service de Sa Majesté l'Empereur de toutes les Russies et que son régiment est cassé. Ayant toujours eu occasion de me louer du zèle. de l'intelligence et de la bravoure distinguée de ce digne officier et des services диз rendus son régiment en Hollande sous mes ordres et ayant reçu les témoignages les plus flatteurs de leur bonne conduite et de l'exucte discipline qu'ils ont tenue depuis leur séjour dans les isles de Jersey et de Guernesey, je ne puis concevoir quelles sont les causes qui ont motivé la décision de Sa Majesté Impériale à leur égard. d'autant plus que je me plais à eroireque dans les lettres que j'ai eu l'honneur d'adresser à Sa Majesté, je n'ai point négligé de leur rendre les témoignages qui leur étaient dûs.

Je serai toujours prêt à les renouveler, mais dan ce moment ce serait manquer au devoir que m'imposent la justice et la reconnaissance si je ne m'emprsais de prier votre excellence de vouloir bien s'interesser auprès de ба Majesté pour le brave générsl Southoff et son régiment, et de s'efforcer à détruire l'effet d’une calomnie, à laquelle je suis d'autant plus sensible qu'elle est tombée sur un objet qui n'aurait jamais dû la ressentir. En révocant sa décision. Sa Majeste rendra justice aux individus qui en souffrent dans се

moment et elle m’imposera une obligation que je serai aussi charmé que flatté de lui devoir.

J'ai également appris hier que monsieur le colonel Doubiansky, du régiment de Fersen, ainsi que les quatre autres officiers nommés ci-dessous ont été congédiés. Ces officiers viennent très-récemment de sortir d'une captivité dont (outre les désagrémens) les dépenses ont épuisé leurs ressources, et la décision de Sa Majesté Impériale à leur égard, en leur ôtant les moyens de subsister, les а réduit à un état d'autant plus affreux qu'il est accompagné d'une disgrâce et d'un opprobre que leur conduite n'a point mérités. Il est vrai que le sort de la guerre les а fait tomber entire les mains de l'ennemi, mais c’est en exposant leur vie en braves gens et en faisant leur devoir que ce malheur leur est arrivé, et j'ose espérer de la justice et de la générosité reconnues de Sa Majesté Impériale que ces officiers n'en seront point les victimes. Votre excellence ne peut me causer de plus vive satisfaction qu'en se prétant à ma demande d'intercéder pour eux auprès de Sa Majesté qui. je me flatte, voudra bien me pardonner une démarche que j'ai cru de mon devoir de faire.

Je suis avec une parfaite estime, monsieur le comte, de votre excellence le très-affectionné

Frédérick.

Doubiansky, colonel au régiment de Fersen, Schélé-. gow, lieut.-colonel au régiment de Zawalischine, Lowen, capitaine au régiment de Galitzine, Koslowsky, souslieutenant au régiment de Gérebzow, Galtenitsky, enseigne au régiment de Sedmiratzky.

Le duc de York fait ses complimens à monsieur le comte de Woronzow et s'empresse d'accuser la reception de sa lettre du 5 courant et de l'informer qu'il espère sous peu se trouver à même de répondre en détail aux questions que contient la note que Ша communiquée son excellence,

Le duc d'York regrette extrêmement le retard qua éprouvé l'exécution des ordres de Sa Majesté l'Enpereur, touchant l'état circonstancié de l'armée anglais: mais il prie monsieur le comte de Woronzow d'être assuré que c'est le désir seul de remplir avec exattitude et d'une manière satisfaisante les volontés de Sa Majesté qui a causé ce retard, ce qui s'est trouvéimpossible dans les circonstances actuelles.

А Bathurst, le 13 novembre 1803.

Horseguards, le 27 décembre 1803.

Monsieur le comte!

Je prie votre excellence d'être assuré du vif regret que m'a causé le retard qu'a nécessairement éprouvé l'exécution des ordres de Ба Majesté l'Empereur touchant l'état exact et circonstancié de l'armée anglaise, que Sa Majesté à chargé votre excellence de demander à ce gouvernement. Votre excellence me permettra de lui répéter et voudra bien assurer Sa Majesté ГЕшрегеиг. qu'aucunes affaires où oceupations n'auraient pu me faire négliger pour un instant l’objet dont Sa Majesté daigne s'occuper, et que ce n’a été que le désir seul de remplir avec exactitude ses volontés qui a causé le retard, malgré les demandes que votre excellence à faites à plusieurs reprises à ce sujet; mais elle doit sentir que dans les circonstances actuelles, il a été impossible d'y répondre exactement et pleinement avant d'avoir complété en quelque sorte les arrangemens qui ont eu lieu par rapport au militaire dans le pays, depuis la connaissance des demandes de Sa Majesté, et qui ont amené des changemens très-multipliés et très-importans dans l’état de l'armée britannique,

Votre excellence recevra, selon la shédule ci-jointe, tous les états de l'armée, savoir celui de la guerre der-

nière, celui auquel elle fut mise pendant la paix. et celui auquel elle se trouve en ce moment. ainsi que tous les ordres et les instructions pour le service de la maneuvre des troupes et pour l'arrangement des différens départemens de l’armée.

J'y ai ajouté les états des milices, celui des volontaires, celui des troupes destinées à faire le service des vaisseaux de guerre, enfin celui des troupes au service de la Compagnie des Indes.

Elle recevra aussi des papiers qui ont rapport aux établissemens militairês, c'est-à-dire l'école militaire et les établissemens pour les invalides et les enfans de soldats, qui existent dans le pays.

Tout се qui à rapport à l'artillerie et au génie forme un département séparé, dont le chef est le général maître de l'artillerie, mais j'envoie ci-joints à votre excellence les renseignemens que lord Chatham m'a fournis à ce sujet. |

L'état-major général de l'armée est divisé en deux départemens, dont les chefs sont le quartier-maître-genéral et l'adjutant-général. Leur service et emplui sont en principes et en détails à peu près semblable à ceux des officiers qui remplissent ces places dan tout autre service, et ils ont. outre les officiers employés dans leurs départemens au quartier-général, ur nombre assez considérable d'aides et d'adjoints qu sont distribués dans les districts militaires du pays, se lon leur étendue et le nombre des troupes, ainsi que dans les possessions orientales et occidentales.

J'ai fait ajouter aux états de l'armée celui des ve lontaires; mais je dois faire remarquer à votre excek lence qu'ils ne sont pas considérés comme faisant un: partie décidée de l’état militaire du pays, excepté et

cas d’invasion. Ils seront alors à tous égards soumis aux réglemens et à la discipline militaires. Dans ce moment оп ne les emploie que pour la police, et la ville de Londres seule en fournit au delà de 30,000. Il existe une autre classe de volontaires (sea fencibles) qui sont les matelots et pêcheurs sur les côtes, qui se chargent du service des batteries de côte, et qui même, dans le besoin, formeraient les équipages des vaisseaux de ligne, frégates et barques canonnières destinés particulièrement à la défense des côtes et rivières. Leur nombre est très-considérable, et ils sont sous les ordres d'officiers de marine, mais sujets, tant qu'ils font le service de terre, aux généraux commandans.

Quant aux quartiers des régimens anglais, ils sont sujets à être continuellement changés, et autant qu'il est possible, on les fait relever régulièrement tant en Irlande qu'aux deux Indes, en Amérique et daus les garnisons de Gibraltar, Malthe et autres places. Il faut excepter pourtant les six bataillons dn 60-me régiment, qui sont ordinairement stationnés aux colonies et en Amérique, et les régimens de couleur (West-Indian regiments), qui jusqu'ici n'ont pas quitté les colonies. Les régimens de gardes seuls restent en général en tems. de paix en Angleterre, et il est difficile à cause de la dépense de relever les régimens de cavalerie qui sont aux Indes.

Il me paraît presque superflu de remarquer à votre excellence qu’ontre Portsmouth et le château de Douvres, il ne se trouve point dans le pays de places régulièrement fortifiées, à moins qu’on ne veuille donner ce nom aux petits forts qui se trouvent par-ci par-là sur , les côtes. Les ouvrages de Portsmouth ont été récemment réparés et augmentés, et ceux de Douvres sont

de nouvelle date. Les hauteurs de Chatham sont aussi garnies d'ouvrages qu’on vient de mettre en très-bon état, et ceux qui existaient à Plymouth ont été réparés. On à travaillé aussi à quelques camps-retranchés. où la qualité du terrain ne paraissait point offrir des défenses naturelles assez fortes, et on a fortifié quel ques parties de la côte sur le même principe. Quant aux places-fortes que possède l'Angleterre hors de ce pays, comme Gibraltar et Malthe, elles sont généralement connues.

Les principaux dépôts militaires sont: la Tour de Londres, Portsmouth, Plymouth, Woolwich. Édimbourg et Dublin. Il se trouve à la Tour et à Woolwich des dépôts de plans et de modèles de places etc. très-considérables. et on s'occupe à en former dans le département du quartier-maitre-général, ainsi qu'une bi bliothèque militaire.

Je souhaite que les pièces’ que j'envoie ci-jointes. fournissent à Sa Majesté l'Empereur tous les renseignemens qu'elle désire recevoir sur l'état militaire de ce pays. S'il y manquait encore quelque chose que Sa Majesté désirerait recevoir, je prie votre excellence d'être assuré de l'empressement que je mettrai à remplir ses volontés, et de témoigner à Sa Majesté combien je serai flatté en toutes occasions d'obéir aux ordres dont elle voudra bien m’honorer, et charmé de lui prouver le respectueux attachement qu'elle m'inspire.

Je suis avec une parfaite considération, monsieur le comte, de votre excellence le très-affectionné

Frédérick.

Lieut, colonel Taylor presents his compliments to lord Негуеу and begs to acquaint him that immediately upon receiving count Woronzow’s paper, the commander in chief gave directions to the adjutant general, to prepare the necessary returns and statements required. and requested of the master-general of the Ordnance to furnish such information as related to bis departement. Wenn the whele are collected, they will be transmitted with а Jetter froin His Royal Highness to count Woronzow. Lord Hervey wilt however be aware that amidst the arrangements which are daily ordered, and the repeated changes which in consequence take place in the establishments of every part of the army, it is difficult tu answer with any degrec of correctcess the questions contained in count Wuronzow's paper.

Horseguards, july 6-th 1803.

Windsor, le 23 novembre 1805.

Monsieur le comte!

J'espère qu'il est inutile que j'assure votre excellence combien je lui suis reconnaissant, lorsqu'elle veut bien m'offrir l’occasion de lui être utile en aucune façon, et je m'empresse de prévenir votre excellence que la meilleure occasion de faire passer le cheval, dont il est question dans la lettre qu'elle m'a adressée le 22,

à monsieur son fils, sera de le confier aux soins de

l'officier commandant les deux compagnies du train, qui sont sur le point des’embarquer à Northpleet pour l'Elbe ou le \Уезег. J'ai ordonné en conséquence au colonel du corps de mander à cet officier que votre excellence lui enverra un ou deux chevaux pour monsieur son fils, de lui recommander très-fortement d'en avoir le plus grand soin et de s’en charger jusqu'au moment où, après le débarquement en Allemagne, il conviendra à monsieur son fils de les faire chercher. J'ai également chargé le général Brownrigg de faire connaître à votre excellence le jour où -les chevaux doivent se trouver à Northpleet, ainsi que le nom de l'officier auquel elle voudra bien les adresser. Lorsqu'elle souhaitera encore faire passer à monsieur son fils un cheval ou autre chose sur les vaisseaux de transports, je serai toujours charmé de lui en faciliter les moyens, et je le prie d’agréer l'assurance de la parfait considération avec laquelle je suis, monsieur le comte, de votre excellence le très-affectionné

Frédérick.

Lettre du prince d'Anhalt.

Monsieur!

Privé de la satisfaction de vous voir encore avant mon départ, je ne puis du moins me refuser celle de vous témoigner гла reconnaissance pour toutes les bontés que vous avez eues pour moi durant cette campaспе; le souvenir ш’еп sera toujours cher, et si je vous demande votre amitié pour la campagne prochaine, ce n'est qu'une suite naturelle de l'agrément que j'ai eu de vivre avec vous et de vous connaitre; je me flatte que vous ne me la refuserez pas; c’est une récompense que vous devez à la justice que je rends à vos mérites et aux sentimens très-distingués avec lesquels j'ai l'honneur d'être, monsieur,

votre très-humble et très-obéissant serviteur

prince d’Anhalt.

Таззу, le 15 décembre 1773.

Lettre du prince Pierre de Courlande.

Monsieur!

` Je saisis avec beaucoup de plaisir l'occasion que me présente le départ du maréchal de Klopmann, pour témoigner à votre excellence les sentimens de reconnañsance dûs aux politesses qu'elle à bien voulu me faire à son passage chez nous. Et comme le porteur de cette lettre ne saurait assez se louer des bontés qu'il plait à votre excellence d'avoir pour lui, je me flatte qu'elle trouvera bon que je lui demande en за faveur la continuation de cette bienveillance. Je serai charmé de tout се qui pourrait, à mon tour, me mettre à portée de marquer l'estime aussi parfaite qu'inaltérable, avec laquelle je sais, monsieur, de votre excel lence le très-dévoné ami et très-humble serviteur

Pierre d. de Courlande.

A Mitau, ce juin 1783.

Lettre du duc Pierre de Holstein.

Oldenbourg, ce 5 novembre 1799.

Monsieur!

Accoutumé à la manière vraiment amicale avec la-

quelle votre excellence s'est oceupé dans les différentes occurrences de mes intérêts. je n'hésite pas à recourir à votre complaisance dans un moment où m-r Baxter. consul de 8. М. l'Empereur. votre auguste Souverain, vieillard octogénaire, qui а bien voulu vaquer jusqu'ici à nos affaires commerciales, les abandonne, Différents navires de се pays. ainsi qu'un très-grand nombre de matelots, ont été faits prisonniers en Angleterre, les bâtiments ont trouvé des protections indirectes, et les matelots ont eu infiniment à se louer des soins de m-r le consul; mais depuis un tems ce n'est plus la même chose, et le département d'ici ne peut plus ni obtenir des renseignements, ni faire agir m-r Baxter.

Le eas le plus récent est celui d'un patron de navire, nommé Henri Jenken, domicilié dans ce pays. au Golswarder-siel, parti du Weser pour Amsterdam avec des marchandises appartenant à des sujets de ce pays et à des brèmois. avec un passeport d'ici en bonne forme, du 19 juin de cette année: il fut pris le 28 du même mois sur le Grüninger-Watt et conduit à Yarmouth.

Il semble que la raison pour laquelle un bâtiment d'une nation amie de l'Angleterre, dont les papiers sont en règle et qui n’amène aucune provision de guerre, puisse être saisi, sont difficiles à trouver, et c'est sans ‘ doute un effet du manque de protection. Que votre excellence veuille accorder la sienne à ce malheureux patron et à un matelot nommé Charl Bielefeld, qui gémit depuis longtems en prison, en Angleterre, sans que nous puissions savoir où. Joignez à cette complaisance celle de me dire d’un mot si le long silence du bon m-r Baxter doit ou peut se prendre pour une né gative de se charger comme jusqu'ici, par la seule raison des liens qui m’attachent à la Russie, de nos affa res commerciales; leur nombre exigerait une personne qui y donnit des soins, et je voudrais qu'elle vous fût agréable, puisqu'elle devra recourir à votre appui.

En vous priant d’être. persuadé de ma bien haute et parfaite estime, et en vous demandant pardon de mon importunité, j'ai l'honneur d'être, monsieur, de votre excellence le très-humble et très-obéissant serviteur

Pierre, duc de Holstein.

Lettre du prince de Holstein-Oldenbourg.

Mon cher comte!

Je ne puis me refuser le plaisir de vous exprimer encore par écrit le plaisir que j'ai eu че faire votre connaissance, et combien je suis sensible et reconnaissant pour toutes les preuves de confiance que vons avez bien voulu me donner et de l’amitié que vous avez eue pour moi et qui m'est chère au-delà de toute expression. |

Votre excellence recevra avec cette lettre les mémoires qu'elle а bien voulu me confier. Veuillez acсерег, mon cher comte, les remerciments les plus vifs pour la communication de ces documents si intéressants. Dieu donne que les maximes que votre plume a si bien su tracer, dans le Précis de la vie du fameux m-r Pitt, soient familiers aux personnes auxquelles Sa Majesté l'Empereur de toutes les Russies confiera le sort de son vaste ‘empire et le bonheur de ses sujets.

La maxime que la tranquillité de l'Europe пе peut être rétablie que par une alliance perpétuelle de ce pays-ci avee votre patrie est si vraie, qu'elle пе peut être attaquée que par les ennemis de la Russie, ou par des personnes qui n'ont pas assez d'esprit et de connaissances, ou assez de force pour oublier les of-

{епзез, ди moment, et qui sacrifient en conséquence le bonheur et le repos de l'univers & leur ambition.

Je suis bien peiné que le peu de tems qui me res tait avant mon départ пе me permettait pas d'examiner avec la même attention votre mémoire sur cette brave armée qui aurait su mettre un terme aux conquêtes de l'usurpateur de l'univers, si l'intrigue et а fausse influence avaient voulu le permettre.

Je ne peux pas finir ces lignes sans me recommander encore une fois à votre souvenir. Je fais les voeux les plus ardents pour votre bonheur et le bonheur de votre famille. Dieu vous continuera votre santé afin que vous puissiez être encore d'utilité à ce pays auquel vous êtes aussi attaché et an Souverain auquel le Ciel a donné le plus grand empire du monde, et à qui nous sommes aftachés tous les deux par ses qualités exquises et par les intentions qu'il a pour le bonheur de ses sujets.

Je m'empresse de profiter de cette occasion pour renouveler à votre excellence les assurances de ma haute considération.

Е, Auguste de Holstein-Oldenbourg.

Londres, ce 2 juillet 1807.

Lettre du prince 6. de Holstein-Oldenbourg.

Monsieur le comte!

Je m’empresse de vous remercier de la bonté et de la confiance avec laquelle vous avez bien voulu me communiquer ce que vous avez adressé à votre auguste Maître, qui prête l'oreille à la voix de la vérité. Quoique се ne soit qu'à mon départ que j'ai fait la oonnaissance de votre excellence, l'attachement que je vous ai voué n’est pas moins sincère; les vertus et les lumières que vous réunissez me font désirer d’avoir en vous, monsieur le comte, un guide et un ami.

Estimez-moi assez pour croire à la sincérité de ces sentimens, avec lesquels je suis, monsieur le comte, de votre excellence le très-humble et très-obéissant

serviteur

George, prince de Holstein-Oldenbourg.

Londres, ce 29 juillet 1807.

Arxam Килзя Воронцова, ки. 80. 86

Lettres de Catherine Pawlowna reine de Wurtemberg.

. Londres, le 10 avril (29 mars) 1814.

Venant de recevoir votre lettre, monsieur le comte. je profite avec pläisir de l’occasion que vous me fournis sez, afin de vous féliciter du bonheur que le Ciel à accordé à notre brave nation d’avoir un Souverain tel qu'est le nôtre, qui lui fait jouer le rôle qui lui appartient. Je vous félicite aussi en votre particulier du fils que vous avez, et qui honore sa nation; j'ai demandé à des militaires de caractères bien différens, lequel d'entre eux il estimaient le plus? А l'unanimité ils m'ont répondu: le comte Woronzow.

S'il se distingue comme guerrier, il se distingue aussi comme homme; malheur à celui qui préfère quelque chose à ce dernier titre. Je vous prie de croire queje suis très-impatiente de vous voir et de vous répéter de bouche les assurances de la parfaite estime avec laquelle je suis votre dévouée

. Catherine.

Dimanche soir.

Je viens de lire la brochure et ne puis qu'être très sensible de voir mon nom assimilé à celui d’un être certainement extraordinaire pour les qualités de l'âme. et qui est parfaitement peint dans ce petit ouvrage veuillez, monsieur le comte, vous charger de mes re mercîments vis-à-vis de l'auteur, et recevoir l'assuranee | réitérée de la parfaite estime de votre dévouée |

Catherine.

Lettre du prince Ferdinand, duc de Wurtemberg.

Le prince Ferdinand, duc de Wurtemberg, est on ne peut pas plus sensible à l'attention obligeante de monsieur le comte de Woronzow., qu'il prie de vouloir bien agréer l'hommage de sa reconnaissance pour le billet qu'il vient de lui envoyer.

Le maître des cérémonies lui en ayant adressé un dans le même tems, il craindrait priver monsieur le comte de la disposition de son billet, et c’est ce qui l'engage à le lui renvoyer, en le priant d’être persuadé que, quoiqu'il n’en fasse pas usage, il n’en sent раз moins le prix de son intention, qui ne peut qu’ajouter un titre nouveau à tous ceux qui lui assurent sa vive gratitude.

Dimanche au soir, le 22 de may.

Lettres de la grande-duchesse Marie de Saxe-Weimar.

Wilhelmstadt, се 26 may (7 juin) 1805.

Monsieur le comte! J'ai à vous témoigner ma reconnaissance pour la lettre que vous avez bien voulu m'écrire et que m-r 4’А]орбиз m'a fait parvenir, ainsi que pour les. estampes d'après le portrait de l’Impératrice, que vous avez eu la bonté de m'envoyer. Je vous suis infiniment obligée de m'avoir envoyé les gravures: je les trouve bien belles, d'ailleurs elles représentent quelqu'un à qui je suis bien tendrement attachée. Recevez en outre, monsieur le comte, mes remercîmens très-sincères pour le souvenir et pour l'intérêt que vous continuez à me porter; j'y suis on ne peut plus зепsible: Vous voulez bien avoir la bonté de m'engager à m'adresser à vous, toutes les fois que je désirerai quelque chose, et vous avez déjà vu à l'heure qu'il est que je vous avais prévenu. Comptant sur la complaisance de la comtesse, votre aimable fille, j'ai remis une lettre pour elle à une dame que je voyais forten peine d'aller en Angleterre, en l'assurant qu'il était impossible de la recommander mieux. J'espère que ms chère comtesse ne m’auro раз oubliée; quant à moi

je pense souvent avec plaisir à elle, ct aux momens que j'ai passés dans sa société. Veuillez, monsieur le comte, lui dire mille choses de ma part, ainsi qu’à m-lle Jardine. Le prince héréditaire, sans avoir l’honneur de vous connaître, m'a chargé de bien des complimens pour vous, monsieur le comte, et quant à moi, il ne me reste qu'à vous assurer de la continuité des sentimens distingués que je vous ai voués et avec lesquels je serai toujours, monsieur le comte, votre très-dévouée

Marie.

Weimar, 13 (25) novembre 1805.

Monsieur le comte! Si j'ai tant tardé à vous remercier pour l'aimable lettre que vous avez eu la bonté de remettre pour moi à m-r de Leutlie, je vous prie infiniment de ne pas m'en vouloir. Mes couches ont été si rapprochées du moment où je l'ai reçue qu’il n’a pas été en mon pouvoir de vous répondre plus tôt. Vous saurez aussi sûrement déjà, monsieur le comte, que j'ai eu le bonheur de revoir l'Empereur, mon frère, ici à Weimar: évènement que je regarde comme une des plus grandes faveurs дие 1е Ciel ait jamais pu m'accorder, auquel jamais je n'aurais pu m'attendre, et qui a comblé tous mes voeux, puisque je me suis vue réunie à mon frère, auquel je suis si fortement attachée! Vous concevrez ma joie et mon bonheur, monsieur le comte, et vous les partagerez même, j'en suis sûre, vu

l'intérêt que vous m'avez toujours témoigné. Permettezmoi de vous remercier des gravures d’après le tableau de lImpératrice, que vous avez eu la bonté de ш’епvoyer; je les trouve bien belles, et suis charmée de les avoir. Il ne me reste, monsieur le comte, qu’à vous prier de me continuer les sentimens que vous avez bien voulu me porter jusqu’à ‘présent, desquels je suis si reconnaissante.

Mon mari et mon enfant se portent bien, le premier me charge de bien des choses pour vous, monsieur le comte, et moi je suis avec les sentimens de la plus parfaite estime et de la plus grande considération, monsieur le comte, votre très-dévouée

Marie.

Bcabacrsie повелёня за своеручнымъ подписан!емъ Вашего Императорскаго Величества, я объявиль гварди коннаго полку ротмистру Бобринскому, чтобы онъ немедленно чрезъ Ригу въ Россо возвратился. Повинуясь вашей вол, онъ чрезъ пять или шесть дней отъ сюда вызхать намвренъ. Остаюсь, в. м. г.

Отвьтг релящею отз 4 (15) Ноября, на pecxpunme подписанный Государынею отз 22 Сентября, полущенный es Ричмондь, сё возвратившимся курьеромё Смирновым 31 октября (11 ноября) 1791.

Получа ордена Святаго Равноапостольнаго князя Ваадимира, большой кресть первой степени, коимъ неизреченная милость Вашего Императорскаго Величества удостоить меня изволили, я не нахожу въ себв достоинства въ моемъ MAIOMB служеши къ полученшю оной, а относить долженъ единственно къ тому снисхожденшю Вашему, всемилостив йшая Госу-

дарыня, которое побуждаетъ Bacs проливать Ваши милости и на TBXB, въ коихъ BM'ÉCTO талантовъ усерде o6phraere.

Счастливъ бы я былъ совершенно, если бы способности мои соотв®тствовали сильному моему усердно и стараншю моему быть полезну въ служб толь мидостивой, снисходительной и великодушной Монархини. Съ сими чувствами и глубочайшимъ благого- BBHieMB остаюсь в. м. г.

Къ императрицб Mapin Geonoposnb.

Le 1 (12) may 1797.

Madame!

Ayant reçu avant-hier l’ordre de V. M. I. de présenter de sa part à s. a. la princesse royale sa lettre et les marques de l'ordre de S-te Catherine, j'ai écris le même jour à mylord Greenville pour le lui notifier et lui demander la direction pour la manière dont je dois me prendre afin d'exécuter les ordres que j'ai гесиз. П me répondit qu’en ayant informé le roi, s. m. lui à ordonné de me faire savoir que je n’ai qu’à me présenter le lendemain (qui était hier), à une heure et demie, au palais de St James, dans l'appartement de la reine, où la princesse royale me donnera une audience pendant laquelle je lui remettrai la lettre et l’ordre.

Mais avant que d’avoir fait ceci, j'ai été chez s. a. monseigneur le prince héréditaire de Wurtemberg, pour lui remettre la lettre de son adorable soeur et lui communiquer la nouvelle du cadeau qu’elle envoie à sa future belle-soeur. Il а été touché des bontés de У. М. Let, quoiqu'il lui en écrira lui-même, il m'a prié d'exprimer à У. M. L combien il est profondément touché et reconnaissant pour toutes les marques de bonté et pour tous les bienfaits dont elle ne cesse de le combler. Il m'a parlé les larmes aux yeux de tout ce qu'il vous doit, madame, et combien il est dévoué à У. M. 1. M'étant rendu hier à l’audience de la princesse royale, .j'ai trouvé que la reine était à côté d’elle et toutes les princesses, filles de |. 1. m. m. у étaient aussi. Je demandai à з. m. la permission d’exécuter la commission que j'avais pour s. а. la princesse royale et la reine m’ayant répondu qu’elle en sera bien aise, je m'approchai de la princesse royale et je lui dis que У. M. I., informée des hautes vertus dont 3. a. г. est ornée et de son caractère angélique, elle se réjouit du bonheur qu’aura son frère chéri d’être uni avec une princesse d'un si grand mérite, que У. M.L a pour elle l'amitié et la tendresse d'une soeur, qu'elle est persuadée que la princesse aura pour elle les mêmes sentimens et qu’en lui remettant la lettre de У. M. I, qui lui expliquera mieux ses sentiments, j'ai Газете honneur de lui présenter de sa part les marques de l’ordre de S-te Catherine. La princesse reçut la lettre et les marques de l’ordre avec beaucoup de respect, me priant d'exprimer à У. M. L combien elle est heureuse d’avoir obtenu ses bontés et l’amitié d’une aussi vertueuse princesse, comme est У. M. I, qu'elle lui est toute dévouée et qu’elle tâchera de mé-

riter de plus en plus cette bonté et cette amitié, qui lui sont si précieuses. В. m. г. la reine me pria aussi d'exprimer à У. M. 1. sa reconnaissance pour les 5е1timens qu’elle а pour sa fille. Après cela elle désira que la princesse sa fille fût décorée immédiatement des marques de l'ordre, et on procéda à cette décoration. où mon petit ministère ne fut pas tout-à-fait inutile en expliquant de quel côté le ruban et l'étoile devaient être et, ayant mis aussi la main à l'ouvrage, je me suis trouvé pour la première fois de ma vie employé d'une manière très-honorable à la toilette d'une très-grande et très-aimable princesse. Après tout се. | la famille royale fut au cercle, où il y-avait un concours prodigieux de la haute noblesse et des person | nes les plus marquantes des deux sexes. La princesse royale, outre l'ordre de S-te Catherine, avait aussi le. portrait du prince, son futur époux, en médaillon ertouré de diamants.

Son altesse sérénissime le prince, frère de У. М.1. | passe toutes les soirées avec la famille royale, dont il est bien chéri, et il le mérite à tous égards; car il n'est pas possible d'être plus attentif et plus aimable. La princesse royale est un ange de caractère et, si 1. M. I. la voyait et la connaissait personnellement, son amitié pour elle ne ferait que s'accroître. La noce st fera Jeudi prochain, le 7 (18) de ce mois, et un jour ou deux après, en renvoyant le coürrier que j'ai reçu. je ne manquerai pas de faire mon rapport à У. М. 1. de tout ce qui pourra l’intéresser à cet égard.

Je п’ы pas voulu réexpédier ce courrier par le paquebot de Vendredi passé, qui était le lendemain de la noce de son altesse sérénissime le prince frère de V. М. I, avec la princesse royale d'Angleterre, parce que Jeudi, au sortir de la chapelle, les nouveaux mariés et toute la famille royale partirent ‘pour Windsor, qui est à 22 milles anglaises de Londres, et que je voulais voir le prince et la princesse pour pouvoir informer У. М. 1. comment je les ai trouvés. J'ai été pour cet effet avant-hier à Windsor; j'ai vu le prince et la princesse le matin dans leur appartement, et j'ai la satisfaction de vous assurer, madame, que je les ai vus heureux et contents l’un de l’autre, au-delà de toute expression. Je les ai revus encore le soir à la promenade avec le roi et la reine et les autres princesses. L. L rm. m. m'ont parlé de leur gendre avec amitié et tendresse, et le roi surtout, qui veut avoir le prince toujours avec lui, m'a parlé sur son sujet avec une effusion de soeur et une abondance de sentimens d’amitié qui me prouvent que 5, а. 3. а su gagner сотplètement l’amitié de son beau-père. S. т. qui est infatigable, étant toujours ou à cheval ou marchant prodigieusement et fort vite, ou restant debout, ne s’as. seyant qu’au diner, qui est toujours bientôt expédié, et comme elle veut être toujours accompagné du prince, celui-ci se trouve excédé de fatigue; il n’en pouvait plus quand j'ai eu l'honneur de lui faire ma cour avanthier: il est certain que s’il restait ici longtems, il maigrirait beaucoup.

J'entre dans tous ces détails, parce que У. M. Га désiré d’être informée de tout ce qui regarde le prince son frère. C’est pour la même raison que je prendsks liberté de joindre ici l'original et la traduction de в cérémonie du mariage, ainsi que la copie de la lettre du roi à s. а. s. le duc de Wurtemberg, père de У. M. 1., et la copie du contrat de mariage, signée par le ministère anglais et le baron de Rieger. Le même baron a signé un autre contrat avec le ministre de Hannovre, baron de Leuthe; dans ce dernier contrat. la princesse a, comme fille d'électeur, 40 mille écus de dot.

Quand je fus pour faire ma cour aux nouveaux msriés, j'ai bien désiré que У. М. Г. раб jouir du plaisir de voir leur contentement. La princesse m'a prié d’as surer У. M. Г. combien elle est heureuse, combien elle désire de mériter sa bonté et son amitié pour elle. Le prince m'a répété, ce qu'il m'a dit déjà cent et cent fois, qu'il est attaché à У. M. IL, qu'il l'adore, qu'il est pénétré de reconnaissance pour ses bontés et pour ses bienfaits: il ne parle jamais d'elle qu'avec les larmes aux yeux et avec l’attendrissement le plus touchant Il m'a remis le paquet ci-joint, dans le quel se trouvent sa lettre, celle de la princesse et celle de la reine; cette dernière п’а envoyé pour У. M. I. un rouleau de des sins que je crois être des plantes très-rares et fidèlement dessinées par un homme unique en ce genre.

Je ne puis finir cette lettre sans dire à У. М. I. que mer le baron de Rieger et le c-te Zeppelin ont parfar tement servi ici le prince et qu’ils méritent à tout égard la bienveillance de У. M. 1.

Février 1803.

Je commence par me mettre aux pieds de У. M. I. en lui témoignant ma profonde reconnaissance pour la lettre du 19 janvier. dont elle a daigné m'honorer, et je puis Газзигег que les arbres qu'elle désire d'avoir lui seront expédiés par les premiers vaisseaux qui partiront d'ici au printems prochain.

Avant d’avoir reçu les ordres dont У. M. Г. m'a honoré, j'avais déjà vu avec douleur, dans les papiers publics, qu’une certaine petite maison de campagne, appartenant à une pauvre veuve, a été incendiée, се qui m'a d'autant plus affligé que j'ai été souvent pour y passer plusieurs jours dans cette maison, où j'ai éprouvé une hospitalité pleine de bonté et d'amabilité, comme on en trouve peu dans les tems de cette philosophie qui, née dans la partie occidentale de l'Europe, se propage partout, et dont les principes invitent à n'aimer individuellement personne, pour aimer d'autant mieux toute la race humaine, connue ou inconnue, existant ou supposée exister sur le globe. Aussi, si cette douce philanthropie empêche de secourir un malheureux dans le besoin, ne permet pas de donner un abriàäun pauvre voyageur égaré du chemin, mourant de faim et de froid, ce n'est que pour n'être pas détourné des profondes méditations sur le bonheur universel et sur les moyens pour inoculer cette douce philosophie aux Lapons, aux Hotentots, aux Сайгез, aux habitants de la Nouvelle Zélande et des îles qu’on pourra peut-être découvrir un jour dans la mer du Sud, sans se soucier si ces bonnes gens voudraient la recevoir. Comme

je suis né avant la moitié du siècle passé, c'est-à-dire avant la naissance de cette chère philosophie si lumineuse, j'ai le malheur de ne pas voir tout le bien qu’on prétend qu'elle a fait. Mes yeux sont si faibles que sa lumière, au lieu de les éclairer, les éblouit douloureusement. Je reste donc avec les sentimens ignobles d'affiction pour les malheurs que les autres éprouvent, et je suis affligé de ce qui est arrivé à la pauvre veuve. Une fille aussi ignorante que moi a aussi la bêtise d'en

être chagrinée, par l'attachement profond qu'elle a pour :

cette dame qu'elle adore.

Mon affliciion ne vient pourtant que des tableaux,

des statues, des estampes et dessins qui ont péri, et qu'aucune somme d'argent ne peut faire reparaître; je suis aussi affligé de la perte de ces beaux peupliers si hauts, si touffus et qui me rappelaient ceux que jai vus autrefois sur les bords du Ро; car, quoiqu’on peut en planter d’autres, qui sait s’ils prendront bien et réussiront comme les autres! Mais pour ce qui regarde la prompte reconstruction de la maison brûlée, je n’en suis pas inquiet. J'ai eu dernièrement l’occasion de connaître le fils aîné de la dame; c'est un gentilhomme assez aisé, qui a un joli petit bien; je connais за terre, dont je ne me souviens pas du nom; autant que je me rappelle, elle est en partie dans la petite province d'Europe et l’autre dans celle d'Asie. Ce jeune gentilhomme ne ressemble guère à ceux de mon pays: 1 n'est pas dissipateur, n’a pas de maîtresse qui le ruine. ne joue pas aux cartes, ne parie’ pas sur le jeu des autres, ni sur les courses de chevaux, ni ne se ruine en table, ni en livrée et encore moins en équipage. qui est même un peu trop modeste; il est même soigné et cultivé et a amélioré sa petite terre

il est bon fils, bon mari, bon frère et bon maître. Il aidera donc sa pauvre mère pour la bâtisse de la petite maison brûlée.

Si Dieu m'accorde de vivre jusqu'à l’année prochaine, j'espère revoir encore cette maison et y recevoir encore cette hospitalité bienfaisante que j'ai éprouvée l’année passée.

Le 2 (14) 8-bre 1803.

Dévoué comme je suis à V. M. I. et pénétré de la plus profonde reconnaissance pour la bonté et la confiance dont elle n’a cessé de m'honorer, je suis pénétré de douleur de l'évènement malheureux par lequel la Providence a encore éprouvé la force d'âme et la résignation religieuse de У. M. I. Ce coup est terrible, mais votre piété me rassure; vous vous soumettrez sans doute à la volonté de Dieu, et vous vous souviendrez que si vous avez perdu une fille chérie, vous avez encore d’autres enfans, auxquels votre existence est absolument nécessaire; que cette existence n'est pas moins nécessaire à tant de millions d'hommes qui vbus regardent comme leur mère. Ce n’est pas pour vous consoler, madame (car qu'est-ce qui peut consoler une tendre mère comme vous êtes et dans un cas pareil). mais c’est pour faire voir à У. M. I. les sentiments de ceux qui ont connu s. а. i. madame la grande-duchesse Hélène, sur l’évènement malheureux qui les a privés de cette aimable princesse, que j'en-

voie à У. М. TI. la copie de la lettre que 3. a. msdame la duchesse régnante de Mecklembourg-Schwérin & écrite à la reine d'Angleterre, et que s. m. a eu ls bonté de m'envoyer en original, comme il apparaîtra par la lettre que m'a écrite m-lle Gomme, que je joins ici. et par laquelle У. М.Г. verra combien la reine est sincèrement affligée de cet évènement. Que Dieu vous conserve, madame! C’est le voeu le plus ardent de celui qui sera toujours, avec le respect le plus profond ets.

Le 1(13) janvier 1804.

Nicolaï est revenu ici avant-hier, et j'ai eu le bonheur de recevoir la lettre dont У.М. 1. a daigné m'honorer du... de IX-bre. Je suis toujours heureux quand je vois que vous me continuez vos bontés, madame; mais cette lettre m'a rendu encore plus heureux en voyant par son contenu combien la main du Tout-Puissant soutient У. M. 1., quelque grande que soit votre douleur, —et elle est bien visible. Je vois combien votre piété profonde et votre résignation aux décrets de l'Éternel ont agi sur vous pour vous soutenir dans les épreuves douloureuses par lesquelles Il a éprouvé уойе vertu et votre soumission à Sa sainte volonté. Com bien sont malheureux ceux qui sont dépourvus de cette foi consolante! Je ne manquerai pas de dire à з. в. la reine ce qui V. M. me marque à son sujet.

Ma fille et m-lle Jardine, pénétrées de la plus vire reoonnaissance pour le gracieux souvenir dont У. №

L daigne les honorer, se mettent à ses pieds et se joignent à moi dans nos voeux pour la prospérité inaltérable de notre auguste Protectrice.

17 (29) jain 1804.

Le 4 de ce mois, à la célébration de la fête du roi, j'ai eu l'honneur d'exprimer à la reine combien У. M. 1. est sensible à la part qu'elle a prise au malheur que vous avez eu, madame, de perdre la grande-duchesse Hélène; que cette part lui est d'autant plus chère qu'elle vient d’une princesse aussi vertueuse et qui, étant ellemême une mère très-affectionnée, est plus en état qu'aucune autre de bien comprendre tout ce que vous avez dû souffrir; qu’accoutumée depuis longtems à avoir ls plus sincère amitié et estime pour elle, il vous est bien doux de voir cette nouvelle marque de son amitié. В. т. m'a répondu qu’effectivement étant mère, elle a vivement senti la douleur de У. M. 1., que son attachement pour Votre auguste personne est aussi profond que permanent, que У. M. 1. а consacré toute sa vie aux devoirs les plus sacrés d’épouse et de mère; que si la Providence Га mise à de grandes épreuves, il semble que ce n’est que pour mettre dans une plus grande évidence sa piété et sa résignation aux décrets de l'Éternel, que les profondes et inconsolables afilictions qu’on sent en Hongrie et en Mecklembourg, prouvent de la manière la plus éclatante le grand mérite des princesses qu’on а eu le malheur de perdre, et celui dela vertueuse mère qui les a élevées et qui, en

Arxuss Князя Воронцова, кн. 80. 37

formant leur esprit et leur caractère, les а fait adorer dans les pays où elles ont vécu.

En rendant compte à У. M.T. de ce que m'a ditla reine, je la supplie de me permettre de me mettre à vos pieds, madame, et d’éprouver une profonde гесопnaissance pour la bonté avec laquelle vous daignez me parler par rapport à moi et à ma fille, qui se met aux pieds de son auguste Protectrice. Mon frère a quitté Pétersbourg, forcé à cela par le délabrement absolu de sa santé: il y serait mort s'il avait persisté à y rester.

La comtesse Protassow est arrivée ici il у а quinze jours, dans un tems où les 19 vingtièmes de Ja bonne compagnie ont quitté Londres pour aller à leurs cam pagnes; et comme en tout tems on & beaucoup moins de ce qu’on appelle amusement ici qu'à Paris, je ne serais pas étonné qu'elle quittât le pays assez mécontente et préférant la France, où les spectacles et les promenades sont plus gais, et où elle avait l'avantage de savoir la langue qu'on parle. Au reste, elle se porte bien et marche pendant 4 et 5 heures de suite. °

У. M. [. aura déjà su, sans doute, que mon départ de l'Angleterre est remis à l’année prochaine.

Je prends la liberté de vous envoyer, madame, un livre sur les jardins et pares anglais. avec des estampes qui font voir, en levant un papier collé, les amélivrations qu'on а faites réellement sur les terrains des dits pares. C'est l'ouvrage le plus estimé qu'il y ait dans се pays sur ce sujet, et comme l'édition en est presque épuisée, ce livre va devenir très-rare. Je prends aussi la liberté de joindre trois estampes du portrait de l'infortuné duc d'Enghien, ce martyr immolé рагВ | férocité du plus atroce des tyrans.

(Janvier 1805).

En prenant la liberté d'envoyer à У. M. I. quelques livres sur la musique galloise et sur celle de plusieurs autres nations. qu'on a publiés ici, je ne puis laisser échapper cette occasion de renouveler à Гарproche de la nouvelle année les voeux ardens que je fais pour la santé et le bonheur de Votre M. Г. Регmettez-moi en même tems de vous présenter, madame, mes doléances et de me plaindre à V. M. I. contre V. M. elle-même. En partant de Russie, je pris la liberté de la supplier de m’honorer de ses ordres, toutes les fois qu’elle voudrait avoir quelque chose de ce pays. Ellene m’en а donné aucun depuis 2 ans que je suis ici, et je sais qu’elle а souvent donné des commissions à d'autres .qu'à moi. pour quelques articles qu’elle désirait avoir de Londres. Peut-elle croire qu'il y eût quelqu'un de plus zèlé que moi à exécuter ses ordres? Je la supplie donc de ne plus me priver du.bonheur de faire ses commissions dans ce pays: je les ferai avec le zèle d'un homme qui n’est jamais aussi heureux que quand il peut faire quelque chose qui soit agréable à : У. M. L Si parmi ces commissions il s’en trouve de telles qu'un homme ne saurait jamais bien faire, —outre ma fille, il y à parmi les dames de ce pays plusieures qui sont de mes amies, que je consulterai et qui se chargeront avec plaisir de me procurer ce que У. M. Т. désirerait d’avoir.

Ma fille se met aux pieds de V. M. I. Je la supplie de nous continuer sa bonté et sa protection et je suis avec la respect le plus profond etc.

Southampton, ce 23 juillet (4 août) 1806.

Madame!

La bonté dont V. M. a comblé constamment feu mon frère, feu ma femme, mes enfans et moi, m'engage à prendre la liberté de la supplier de vouloir bien сопtinuer ces mêmes bontés et sa puissante protection à mon fils, qui aura le bonheur de présenter cette lettre à У. М. L Па d'autant plus besoin de cette protection qu'après la mort de son oncle, il n’a aucun sou tient dans le pays où il retourne.

Ma fille et m-lle Jardine se mettent aux pieds de \. М. Г. et se recommandent à son auguste protection.

Permettez-moi, madame, qu’en me mettant à vos pieds. je puisse vous assurer du profond attachement, respect et reconnaissance que je vous ai voués et qui ne s'éteir dront qu'avec les derniers souffles de ma vie et ave lesquels je suis etc.

Je remercie très-humblement У. M. I. pour la communication qu'elle а daigné me faire de la lettre du premier consul. Un courrier de m-r Alopéus, arrivé de Berlin, а apporté des lettres de lui, que je prends la liberté de vous présenter, Sire. Le contenu de ces lettres donne quelque jour sur toute l'affaire. Après qu'elle en aura pris lecture et qu'elle m'aura renvoyé cette expédition berlinoise, en la combinant avec ce qui nous est venu de France, relativement aux objets de discussion entre les cabinets de Londres et des Tuileries, j'aurai l'honneur de présenter et de soumettre à sa dé« cision la manière dont j'envisage la chose, ayant surtout à coeur de ne faire rien de précipité et encore moins qui puisse donner lieu de compromettre la Russie avec deux cabinets, l’un dirigé par un capitaine d’housards énivré par la fortune et ne mettant aucune mesure ni modération dans sa manière de traiter les atfaires, l’autre cabinet dirigé par des ministres peu Ваbiles, et qui sentent que tout a été négligé par eux, qu'il faudra leréparer et ne savent comment s’y prendre,

et craignent d’un autre côté la blâme de la nation, mécontente des conditions de la paix d'Amiens.

Je me permettrai, pour le moment, une seule observation: c’est que le gouvernement français réclame seulement les bons offices des cours pour persuader l'Angleterre de rendre Malte, sans faire mention d'aucun moyen qui pourra rassurer sur les objets d'inquiétude qu’on а sur les vues et les projets du premier consul, et qui dans le fond ne peuvent qu'être la cause des retards que l'Angleterre marque pour l'évacuation de Malte.

28 mars 1803.

Начавъ службу со времени покойной и вфчно достойной памяти Государыни Императрицы Елисаветы Петровны, я продолжальъ оную, хотя не отлично, поелику не отъ меня зависфло HMBTE таланты и знане, но служилъ усердно, что было признано какъ государями прежде Васъ царствующими, такъ и мизостивыми изъявлешями Вашего Императорскаго Величества. Такое же свидётельство © усердной моей службВ я имВю оть бывшихъ моихъ начальниковъ. подъ руководетвомъ коихъ я служиль, какъ въ во- | енномъ, такъ и въ политическомъ моемъ служены. | И такъ, хотя не ww удовольств!я видФть, чтобъ | служба моя была отлична и полезна, остается миф однакожъ успокоительное утёшене, что ревность и усерще мое къ моимъ государямъ и отечеству бызо безпредёльно и признано. Наступающая уже cr |

POCTB, лишая меня малыхь и поелёднихь способностей къ продолжению моего настоящаго служеня, коль паче въ нынфшыя смутныя времена Европы, кои требуютъ прозорливости и дВятельности гораздо превосходящя мои слабыя силы, заставляютъ веепокорнёйше просить Ваше Императорское Величество уволить меня отъ нынфшняго моего м$ста и приказать доставить мн отставную грамоту, дабы я могъ оставить сю землю въ начаяВ будущаго лЪта. Проведя большую половину моей жизни, какъ въ арми, такъ въ чужихъ краяхъ и` въ политической служб, чувствую крайнюю нужду окончить остатки моихъ дней въ отечеств® и съ моими родными, оть коихъ я разлученъ былъ такъ долго.

Какъ переселене мое отсюда, TAB я основался заведемемъ полнаго дома и какъ мнф поел надо будетъ д®лать новое заведеше въ Pocciu, что подвер- THCTB меня пемолымъ издержкамъ, то и осмвливаюсь всепокорно просить Ваше Императорское Величество о сохраненши MHB по нынёший годъ моего жалованья, TAKE и о пропуск$ безъ пошлинъ вещей. mu и дочери моей принадлелицихъ.

Baparunciñ Богданъ Андр. 161, 164, 179. .

Воронцова княгиня Es. Ke.

Воронцова княжна Cod.

Воронцовъ графъ Ром. Hasap.

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