Acte II, Scène II
tomber dans une fondrière où il s'est brisé en mille pièces.
Cinthio.
L'affliction est générale dans le canton. Nos habitans luy ont dressé un tombeau rustique. On va luy rendre les honneurs funèbres.
[Brait sourd d'instrumens champêtres. Arlequin sur un tombeau composé de fromages.)
Paisan.
Arlequin a finy le cours De ses burlesques jours.
Versons, versons des larmes Sur son tombeau.
Implacable Atropos, ton funeste ciseau Nous cause aujourd'huy mille alarmes.
Il étoit de l'allégresse
Le plus ferme appuy ; La sombre tristesse Fuyoit loin de luy.
Ah ! quelle disgrâce!
Quel sort rigoureux I Toujours sur sa trace Voloient les ris et les jeux.
Versons, versons des larmes Sur son tombeau.