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celte position, il prit ea lui-même la résoluj de ne point quitter ce port de salut, exc pour se sauver s'il était serré de trop près,
tira à lui une petite table sur laquelle se tr vaient empilés des gravures et des portraits,
de se donner une contenance dans le cas où surviendrait quelque chose propre à le dé certer.
—Tiens, Armand! comment vastu, s'éa tout à coup près de lui une voix amie. Ja quel trou t'es-tu donc mis depuis quel temps, que je n'ai pu te trouver ?
—Dans le bureau de M. Lahaiïse, rue St-Y cent.
—A tout prendre, ce n’est pas une trop m vaise place ; puisque tu t'es décidé à devenir juge ou homme d'Etat, tu dois, comme de son, commencer par la première marche q conduit à ces deux positions. Bien, tu réussi Tu as de la tête et de la constance : deux quil tés essentielles dans la carrière que tu ase brassée comme dans beaucoup d’autres.
—Et puis, toi, Belfond ?
—Moi ! j'ai parcouru presque toutes les p fessions. J'ai d'abord essayé le droit : oh c'était intolérable ! profession sèche, poudre et stérile ! Puis j'ai tenté la médecine ; n
mr,
ARMAND DUHAND. 145
e la résolut salut, exc trop près, quelle se tn s portraits, ans le cas où re à le déc
que je puisse soutenir les horreurs des salles issection et voler des suJETs, je ne pouvais ndurer l'odeur des remèdes. Je n'ai pas vé la servitude du notariat, parce que j'en y assez de la loi sous toutes ses formes, mais a du temps pour prendre une décision.
leurs, mon vieux garçon d’oncle, qui est j mon parrain, m'ayant dernièrement déclaré avait l'intention de me constituer formellet son héritier, à la condition par moi d’évi-
vas-tu, s'éci x amie. Tail depuis quelq ? | ise, rue St-Vi
n quelque sorte dérogatoire à la dignité gentilhomme, peut-être qu'à la fin je de- Wrai un rien qui vaille.
Tu seras capable de le devenir, s’il est vrai [M. Lallemand soit de moitié aussi riche à le dit.
'est vrai ! Cependant, j'aimerais à essayer ue temps la carrière d'artiste, du moins la qui concerne les voyages ; mais je pense oncle Toussaint ne voudra pas entendre r de cela 1... Dis donc, quoique tu n’aies ‘intention de rester ici toute la nuit, je que tu n’as pas non plus celle d’en faire onopole pour toi ! Un coin charmant où e une brise rafraîchissante !... Aïe ! maselle Gertrude regarde dans cette direc-
s une trop m idé à devenir comme de ‘re marche q n, tu réussi ce : deux quil e que tu ast autres. |
toutes les nl e droit : où èche, poudre édecine ; 1
ss professions libérales, ce qui, selon lui,
146 ABMAND DURAND.
tion. Je pense qu’elle viendra bientôt vil] nous, Comment la trouves-tu ? D.
—Réellement je la connais bien peu, répond de Armand en quelque sorte décontenancé ss celte question à brûle-pourpoint ; mais elles pleine d'élégance et de fascination.
—Je ne suis pas de ton avis. Elle a del prit et est assez jolie, c’est vrai ; mais elle aussi ure volonté terrible. J'ai cinq sœurs à ne pense pas que depuis que j'ai l’âge de « naissance elles aient montré à elles ensenll autant de canrices et d'humeur que mader selle de Beauvoir en a fait voir dans deux trois différentes occasions. Mais peut-être q cela dépend plus de la manière dont son odie mère l’a élevée que d'elle-même.
Pour rendre justice à la jeune fille-qu'i nait de censurer, Belfond aurait dû mentio que ses sœurs étaient d’un tempérament phhatu: matique avec une prédisposition à l’embonpie l et d’une constitution toute différente de celdim l’impétueuse Gertrude, que, de plus, de que avaient l'avantage d'être gouvernées par l'OP | mère aussi sage que dévouée. , et Mademoiselle de Beauvoir s’avança gracitPourc ment vers les deux jeunes gens, et après durs ? salué par quelques paroles aimables Arme nc
Lelle parlait pour la première fois de la veil- Lelle leur reprocha en plaisantant de perdre de paroles et de temps entre eux, tandis y avait là des jeunes demoiselles à qui ils rraient bien les consacrer.
LEst-ce que vous dansez, M. Durand ? dejda-t-elle ensuite à notre héros.
rmand répliqua qu’il ne dansait pas, et Bels’esquiva en disant que comme lui dansait manière, il allait se choisir une partenaire. demoiselle de Beauvoir resta un peu ‘plus lemps à causer avec Armand. Les premiers Ments de gène et d’embarras disparus, il se t plus à son aise qu’il l'aurait cru possible inutes auparavant. Le fait est que si la fille pouvait être sarcastique et arrogante
à bientôt ve
n peu, réponi ontenancé 1 L; mais elles n
Elle a de l'à ai ; mais elle cinq sœurs 4 ai l’âge de « elles ensem :
que mader r dans deur ais peut-être 4 dont son odie e.
ne fille-qu'il us haut degré lorsqu'on la provoquait, il y it dû mention aussi chez elle une franchise et une simplipérament ph jaturelles qui inspiraient la confiance au
e l'éloignement.
dime de Beauvoir qui trouvait probable- ,
que l’entrevue entre Armand et sa fille
op prolongée s’avança au bout de quelque
, et demanda poliment :
Pourquoi M. Durand ne rejoint-il pas les
hrs ?
e ne sais pas danser, madame, répondit
n à l’'embonpt rente de celle
de plus, t vernées par
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Armand qui retomba aussitôt dans le mêmek de gêne et de confusion d’où il venait justem de sortir.
—Peut-être que dans ce cas vous nous fai seriez d’une chanson ? Ç
Notre héros protesta encore de son ignorx remerciant intérieurement le ciel d’être cap avec une conscience nelte, d’en agir ainsi,
—Dans ce cas, il faut que vous fassiez partie de cartes : on demande justement joueur dans la chambre voisine.
Et elle l’entraiia malgré lui, en se félici de les avoir si diplomatiquement séparés.
Armand se trouva bientôt assis à une tabl whist, ayant la sœur aînée de Belfond pour tenaire. Celle-ci passa bien volontiers par.
sus ses nombreuses bévues ; elle ne lui repn pas une seule fois de ce qu'il coupair ses le et de ce qu’il ignorait ses demandes. Ii li était d'autant plus reconnaissant, que la à aux yeux vifs qui était à sa droite piquait i toyablement son pauvre partenaire, —ho tranquille, entre les deux âges,—-chaque qu'il enfreignait le moindrement les plus pi règles du jeu. :
On fit de la musique et l’on chanta beau Gertrude et de Montenay chantèrent splenl
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ht ensemble une couple de duos, et ils res pnt indifférents aux applaudissements ; puis pâla misérablement une couple de morceaux jisis d'opéra ; on eut une bonne chanson de fond qui, lorsqu'on l’invita à chanter, groma,S0TTO VOCE : que c’es! donc ennuyeux ! puis bervit un superbe réveillon. On ne ‘it pas eux, par conséquent on ne tira pas de gages, lame de Beauvoir se trouvant trop à la mode r tolérer quelque chose de ce genre-là. Bref dirée fut assez agréable pour chacan : et Ard put avoir une autre entrevue longue et déuse avec mademoiselle de Beauvoir, en sorte } revint de chez M. de Courval enchanté de début dans la vie du grand monde. Les tis avances qu’il fut forcé de faire à quelques- | des dames présentes avaient été reçues | gracieusement car quoiqu'il n’eût point té, ni dansé, ni FLIRTÉ, il s’éteit attiré de tous , Par son apparence et ses m''iières recher- É des sourires et des regard tout à fait fa- Dies.
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Le lendemain de cette soirée, Belfond le voir, et ils eurent ensemble une heun bonne causerie dans sa petite chambre mu uniment et qui, malgré son tapis de cataly ses murs blanchis et ses chaises empaillées & très confortable. Il y avait sur sa petite une couple de nattes aux couleurs brillant un joli essuie-plumes, évidemment l’ouvr doigts féminins. Le visiteur les prit dan mains.
—Ma sœur Elise, dit-il, m’a aussi dont ces bagatelles-là. (Cominent se fait-il q aies de ces choses ? tu n’as pas de sœur, cousine ?
—Aucune. À présent que j'y pense, t première fois que je remarque ces colifiché
—Assurément, ta grosse et grasse mi de pension doit avoir d’autre chose à fa passer son temps à te préparer des surpri manesques sous la forme d’ornements d'aif fit Belfond amusé de la surprise de son a
Je
| …Ce n’est certainement pas elle. Ce doit être Qutôt mademoiselle Délima Laurin, une de ses ousines qui demeure actuellement ici pour aier à faire la couture de la maison.
—Oh ! enfin nous y arrivons par un détour !
que tu voudras que celle qui a fait ces nattes ht jeune et jolie.
D —Je crois qu’elle l’est, bien que je ne l’aie pas jvisagée et que je ne lui aie pas parlé dix fois puis qu’elle est dans la maison, reprit Armand lin air qui faisait voir qu’il était ennuyé d’un jet qui, selon lui, était asséz peu intéressant Dur mériter même qu’on en plaisantt.
Belfond, qui avait du savoir-vivre, s’aperceint de la chose, changea de conversation et rla de leur ancienne vie de collège, de polique et de tout ce qui s'offrit à son esprit. Au ut de queique temps, il s’approcha de la fe- Être qui donnait sur le jardin, lequel paraissait sez triste malgré le feuillage aux brillantes Buleurs du mois d'octobre. Tout à coup il s’é-
ja d’un air étonné :
- Dis moi, Armand, quelle est cette belle incesse, cet ange qui est là dans l'allée ? Je ai jamais vu une figure aussi belle !
—C'est mademoiselle Délima, la cousine en bestion.
rée, Belfond le une heure chambre mai apis de catald es empaillées, sur sa petile uleurs brillant nment l’ouvrig rles prit dan
a aussi dont t se fait-il ( pas de sœur,
e j'y pense, t é e ces colificht
et Bienre ma , chose à fa er des surpri nements d'aif rise de son al
it Belfond en riant. A présent, je vais parier
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SEEN METRE ER TRESAET «EIRE -
PTE 2 à
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Eh bien, il faut que tu aies l'esprit dk ou que tu sois un fin matois ! reprit Bel fon jetant sur son ami un regard pénétrant. (k te cette jeune fille est une. beauié, et sa mine 0 toilette sont aussi gracieuses que celles d’audbs des dames qui se trouvaient hier soir chez Mo Courval, sans même en excepter Gertrude ki u pareille.
—Pouah ! dit Armand en éclatant de rire, es enclin aujourd’hui à faire des découve sur le mérite desquelles cependant il doit permis de différer.
Belfond le regarda encore de plus près, il dit :
—Si c'était avec de Montenay que je parle ou avec d’autres que je connais, je soul drais sans hésiter que ton indifférence à qu’une feinte ; mais je t'ai toujours connu de franchise, que je te crois véritable aveugle... Mais elle s'approche. Ciel ! q beauté ! Comment cela se faitil, Armand, tu n’en sois pas devenu amoureux ? Pour je le suis déjà aux trois quarts !
—Alors, tu ne dois pas avoir peur que je ton rival, répliqua:t il gaiement. Je n'ifen) l'intention de sacrifier pour tous les charnBalo mademoiselle Délima une seule minute du tva
Lappartient à ces tableties, ajouta-t il en montune petite bibliothèque remplie principalenétrant. tde livres de droit... Maïs est-ce que tu pars? , etsa mineë Oui, il y a plus d’une heure que je suis ici. re celles d'avdbs faire uu tour en ville avec moi. Nous srer soir chez MErons assez tôt pour rejoindre la foule des er Gertrude purs. |
rmand fut bientôt prêt.
pmme nos deux jeunes gens en s’en allant ient dans le petit corridor, ils y renconnt la jolie Délima qui revenait du jardin.
nd la salua comme de coutume très poli- , etil allait sortir lorsqu'elle l’arrêta timideh pour lui dire qu'il venait d'arriver de la pagne un paquet et une lettre pour lui, et s'il le désirait, elle les lui remettrait de
es l'esprit « reprit Bel fon
clatant de rire, des découve ndant il doit
de plus près,
ay que je parle pnnais, je SOU indifférence 1 ujours connu ois véritable he. Ciel! q itil, Armand, ireux ? Pour!
s | ir peur que jt ent. Je ma vus les charnt le minute due
Oui, oui, Armand. Il n’y a pas de presse notre promenade. Examine le paquet et re : tu dois avoir hâte de savoir comment it tous chez loi. |
Peut-être que monsieur ferait mieux d’eni et de s'asseoir un moment, reprit la jeune