‹ Armand Durand ou La promesse accomplie [microforme]Chapitre 16 sur 26 · PR LS · texte numérisé non relu

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en d’extraordinaire me survint à notre y durant quelques semaines. Il poursuivit ludes légales avec le même succès que ses s «lassiques, se gagnant les bonnes opide M. Lahaise aussi facilement qu'il avait celles de ses professeurs au collège. qu’il menât une vie tranquille et régulière, dant elle n’était pas solitaire et ennuyeuse. ent il recevait des invitations de familles ant un rang distingué dans la société, et é sa timidité, la présence de femmes éléganaccomplies était pour lui pleine d’attraits.

ement il allait chez M. de Courval, malgré essantes invitations de celui-ci. Gertrude toujours douce el polie pour lui; mais é son inexpér.2nce dans les manières des es, il ne pouvait se tromper sur les sentihostiies de madame de Beauvoir à son par la froide réception qu'’elie lui faisait. quelques fois qu’il rencontra de Montenay, i ne lui fit pas d’avances, et Armand le fidèlement, car un petit salut froid était qui restait de la chaude amitié qui avait entre eux, nt à Belfond, il venait sonvent le voir, et 4 efois il se faisait accompagner par un “al ssi gai que lui. Armand ne leur offrait

t, car les M silles canadiet pis fois pair] ui ; madame et son marie ne se trouvill on favorable

i belle que B lieusement sei es longs cils 50} t il reconnul et sait été aveugk elle.

yeux sur ui v'elle servail,

elle, elle büi ge répandits onde découit servait en | muniqua ui âlé à l'intérêl ais lorsque nouvelles qu'l onnes, ses pel de sa famille blier Délime

em mm

jamais d’autres rafroîchissements que du

caradien, — car il faut avouer que tous cu nes gens fumaient,—et un verre de cidre bière, et quelquefois une assiettée de pu fameuses ou de beignes, friandises que «

Ratelle lui envoyait régulièrement. Belfoni élait accoutumé à des tables servies avec

trouvait dans. ces fêtes improvisées autl jouissance qu’il en montrait dans ses jours més de collège.

Una soir qu’il avait emmené avec lui un; homme de ses amis, un étudiant en dr qu'ils étaient tous trois à discuter, au milie bouffées narcotiques, sur la politique du; condamnant la tyrannie du gouvernement; rial et l’aveuglement de leurs propres che qu’ils maniaient les affaires d'Europe ax étonnante célérité, sinon avec sagesse, on nonça un visiteur pour M. Durand.

Paul entra dans la petite chambre.

Comme de raison, il y eut un échange « de sympafhie, un feu roulant de questions réponses sur la maison paternelle, la cam les chemins; puis on procura une pipe ai veau venu, et on recommença avec vigié fumer. Mais la conversation fut plus lai sante qu'avant. Paul était d’une trempe

\D. ARMAND DURAND. 159 ents que du sure à celle de ses compagnons, et cette r que tous ca nce était plus sensible, parce qu'il s'était

beaucoup de peine,— à sa sortie du collè- É en s'établissant à A lonville— pour acqué- id manière et le langage d’un campagnard.

sesure qu'il s’aperçut de cette différence, int moine et taciturne; il écoutait avec espèce de préoccupation leurs saillies tes, les réponses spirituelles de ses camamais en même temps il regardait le conqu'il y avait entre leurs longues mains es et les siennes brûlées par le soleil, eurs mouvements gracieux et aisés, et les qui élaient raides et guindés. 4ÿ n les visiteurs partirent et les deux frères bvèrent seuls.

h bien dit Paul, tu n’es pas si à plainve je le pensais dans les commencements. 4 e! tu es ici on ne peut mieux, et tout à % and seigneur | | Fi and, sans remarquer le rire moqueur | 1300 quel ces dernières paroles furent pronon- 148 épondit : |

u oublies que je suis renfermé la plus > parlie de la journée dans ce que tu ap:

jun sombre cachot.

peut-lre que tu ne t'aperçois guere que ce

rre de cidre siettée de por ndises que « ment. Belfoni s servies avec provisées aut dans ses jours

é avec lui un] tudiant en dni cuter, au milie a politique du rouvernementi rs propres chel d'Europe ave ec sagesse, ol urand.

hambre.

un échange « t de questions nelle, la camp a une pipe al nça avec vigu fut plus lai d’une trempe

soit un cachot ! répliqua Paul. Quand ol

une place, il est facile de s’en tenir éloigné, — Mais, Paul, c’est une chose que je ne pas ! répondit l’autre avec ardeur. Jene

glige pas plus mes études légales que je n'à

gligé celles du collège.

—Oh ! tu n’as pas besoin de commence présent, à les vanter ! Je suis certain qu'a

a tous assez entendu parler : papa et la Françoise m'en ont rendu malade.

changement de propos, voici une lettre des père.

En l'ouvrant, Armand y trouva r ae cou billets de banque.

— Je soupçonne, dit-il, qu’elle contient( que chose de mieux que de simples consei

Pendant qu'il lisait la lettre, en appuyar tout sur les paroles d'affection qu’elle cont Poul était étendu sur sa chaise, dans un at mauvaise humeur, les sourcils froncés, ete son frère. Il compara, en silence, lat

grossière ct hors de mode de son habillé

d’étoffe du pays fabriquée à la maison, € avait fait confectionner avec tant d’orgueil taillenr du village, avec les hardes unie bien faites qu'Armand portait ; il comparif sa chevelure luisante, bien peignée, bien

dant ns $ da :

pen:

Buotidi

Quand al enir éloigné, e que je nt leur. Jen es que je nl

avec la sienne propre qui était rude et riffée ; il examiaa les pelits objets de bon re qui se trouvaient sur la petite table et qui, en provoquant ses moqueries, excitaient son 1 aisir. Il est pénible de le dire, mais l'esprit Higne j1lousie qui s'était depuis bien des anconcentré dans la poitrine de Paul contre frère ainé commengail à se mieux accentuer Bse développer sous le nouveau flot de réflex- Met de pensées qui le gagnait avec une éton- Re rapidité. Ce sentiment de sombre envie Lété activé par la continuelle mention flatqu'un père et une tante extrêmement oreux de ses talents faisaient de lui, par les entes remises d'argent qui lui étaient enès quoique sous ce rapport Paul n’avait auraison d'être jaloux, car Durand était stricbtimpartial dans toutes les affaires d'argent ; cette envie fut excitée par la grande difféqu'il voyait pour la première fois, qui il non seulement entre lui et son monsieur re, mais aussi les amis de ce frère.

dant qu’il repliait sa lettre et qu’il la metns son porlefeuille de poche, Armand lu; di :

Boul, à quoi penses-tu ?

pense à l’ais: avec lequel lu gagnes ‘on Buotidien.

de commente ; certain qu’ papa et la ) malade.

une lettre der

ouva r 1e Cou

selle contient imples conseil e, en appuyal n qu’elle con e, dans un at

Is froncés, ett silence, ha!

e son habillé Ja maison, € ant d’orgueil hardes unië sil comparil eignée, bien

Tu sais que toutes choses ont un comme ment. Comme de raison, je ne puis rien ie :

à présent ; mais lorsque j'aurai subi mood-C men et que je serai pour de bon entré en| in les affaires changeront d’une manière étonn@n h

—Les paroles ne coûtent pas cher ! dit lu d’une manière refrognée. Brie

—Les moqueries non plus, quoiqu’elles Moi soient pas plus agréables pour cela ! répi | eur l’autre qui commençait à se sen‘ir aigri pl pro persistante mauvaise humeur de son frère, No:

—Oh ! tu dois passer par-dessus le franc ass: ler, ou la rusticité, comme'je pense que tin « appeler cela, d’un grossier cultivateur cor qu moi, reprit ironiquement Paul. Je n'ai pah avantages du vernis de la ville. Run

—Que veux-tu dire, Paul ? Fais coodndan toute ta pensée comme un homme ; le peur peut

— Eh ! bien, voici : ici tu es habillé et@es cd comme un grand seigneur, régalant l'arsète tie, recevant de l'argent je suppose quaud {ss au plaît d’en demander, et qu'est-ce que WBrerai pour tout cela ? D'un autre côlé, moi, sanfes bo prétentions et ces dépenses, je me lève tous de | matins avant cinq heures ; je marche toliButeu journée sur la ferme par tous les temps fi ! s les chemins, toujours travaillant comme dde q

mens =

ve sous les brülants rayons du soleil ou à la ie glacée.

C'est toi qui l'as voulu ; ainsitu n’as pas in de chicaner personne pour cela. Comhaut as-tu proclamé, à ta sortie du coiiège, tu ne serais pas un rongeur de livres, ni un rien enchaîné à un pupitre moisi, mais que hoisirais la vie libre et indépendante du culleur ? Notre père t’aurait volontiers donné profession, si tu lui avais demandé.

Non, un de cette vocation dans une famille, Lassez. Il faut qu’il y eu ait un qui cherche Bain ct le beurre des autres, ou il pourrait arqu'ils connaîtraient la faim.

pah ! ça, mon frère Paul, répondit Armand Lun rire de bonne humeur à iravers lequel hdant perçait une ombre d’impatience, notre ipeut encore faire tout cela pendant bien des es comme il l’a fait jusqu'ici. Sois donc ête comme tu: l’élais du temps que nous 5 au collège, lorsque tu nous disais que tu rerais être cultivateur et marcher en es boites à travers les champs et les fossés s de boue, que d'être un gouverneur dans uteuil d'Etat.

i! se contenta d'observer Paul en chande question ; il n’est pas juste de jeter à

tun comme e puis rien

subi mone n entré eni nière étonné s cher ! ditf

quoiqu'elles r cela ! répl entir aigrip de son frère.

essus le frant

pense que ll ‘ultivateur col 1], Jenaip

1? Fais con me ; le peu es habillé et égalant l'art appose quat est-ce que Il

blé, moi, Saik

e me lève {ol

e marche (ol

s les temps

ant comme

la face des gens, des choses qu'ils pourri avoir dites, il y a bien des années.

—Mais, Paul, il n’est pas encore trop pour revenir de ton premier choix. Lors seras de retour à la maison, parle à papa sais que tu ne mettras pas de iémps à l'en ner à tes désirs, et avant deux mois tu peur établi étu iant en droit ou en médecine, ce tu préféreras le mieux, et tu partageras ici moi cette chambre qui paraît avoir excilél si haut degré ton admiration grognonne.

—Je ne vois pas qu’il y ait tant de pres cette affaire ! répondit sèchement Paul. | leurs, le fait d'envoyer tous les mois deur mises d'argent au lieu d’une, obligerait peu papa à faire une petite élude de voies et mo sur son numéro un. A

— Tiens, laissons ce sujet avi at qu’il non fait quereller. Je vais aller demander à ma Martel si elle peut me procur: > un oreillere couverte pour celte nuit, et toi tu pouoris cher dans mon lit.

— Non, il faut que je retourne aux Tr05 où j'ai laissé mon cheval. Par exemple, i m'offres à souper, je ne le refuserai pas.

— Très volontiers, car c’élait compris à l'offre du lit.

di

he i k

u’ils pourri es.

ncore trop ix. Lorsq arle à papa.

emps à l'em mois tu peur médecine, cel artageras ici avoir excitél rognonne.

tant de pres ment Paul. Î les mois deur obligerait peu de voies et mo

Armand alla avertir l’hôtesse que son frère Dncrait place à table pour le souper, et sut Lassurance qu’elle en était contente, il revint Paul qui, commençant à se sentir honteux ja triste mauvaise humeur, fit des efforts pour jontrer plus aimable.

élima Laurin se trouvait au souper, et Paul Bussi frappé de sa beauté que Belfond l’avoit } 11 fut très poli, à sa façon : il offrit de | servit de cela, et après que les deux frères ntrevenus dans la chambre à coucher, il bla Armand de questions pour savoir qui était, d’où elle venait, si elle resterait longjs ? 11 fit des allusions et des plaisanteries Le ke que de tels attraits pouvaient réconcilier mine avec des cachots encore plus sombres les bureaux d'avocats, et reprocha à Arle silence complet qu’il avait gardé sur tence d’une personne qui devait sans doute er ses pensées. Armand, qui ne goûtait pas quineries, finit par lui dire :

pour l'amour du ciel, Paul, choisis un suus amusant et qui m'ennuie moins. Je ais bien que la petite Délima fût retournée Laurent, car elle m'attire de toute part pportables plaisanteries et d’ennuyeuses pus |

avait qu'il not mander à ma - un oreiller oi tu pourras (

ne aux TROIS ar exemple, userai pas. | tait compris

Paul, persuadé que cette défense voulait justement le contraire de ce qu'Armand ty vait, vu surtout que. celui-ci, dans le coun la conversation, avait laissé échapper de trois fois quelques paroles de souvenir de trude de Beauvoir, - changa de conversati trouva un sujet plus du goût de son compag en racontant les changements qui s'étaient nièrement opérés à Alonville ; en lui non

‘ ceux qui composaient le chœur du village, qui avaient été nommés marguilliers, ing teurs de cheinins et autres emplois.

Il était irès tard, le soir, lorsque les frères se séparèrent pour la nuit. Paul d'ordinaire dormait d'un sommeil profon put ce soir-là fermer les paupières que ln la auit fut très avancée. Il s’agitait ets lait sur son lit, se laissant aller tantôt à des timents de jalousie contre son frère, tantil demi-regrels de ce que son tempérament goûts particuliers ne lui eussent pas perté suivre la profession d’un monsieur.

— Bah ! sedit-il en plongeant avec impil sa tête sur l'oreiller, la Providence n’a pas faire de moi uu petit-maître. Eb bien, ji tirai au point du jour. Je déteste cette vil

EEE

ense voulaiti u’Armand tp , dans le coun schapper deu souvenir de { de conversali de son COMPAÿ s qui s'étaient * en luiuon ur du village, irguilliers, TI

nplois.

lorsque les a nuit. Paul mmeil profon pières que lof s'agitait etst ler tantôt à de n frère, tant tempéramenl ssent pas Pere insieur .

ant avec impil idence n’a p# Eh bien,i déteste cette 1

Le lendemain matin, Paul Durand se mit en le pour la maison paternelle, mais il s’arrêta passant à la porte de madame Martel pour adieu à son frère. Le long du chemin il Bssait dans son esprit les réflexions inspirées tout ce qui avait eu lieu la veille.

orsqu'il fut arrivé à la maison, on l’assiégea nestions pour savoir comment il avait trouvé and, ce que celui-ci avait l’air et ce qu’il fai- Hélas ! perversité de la nature humaine!

donna beaucoup de peine, quoique sans | s'éloigner des limites de la vérité, pour reenter son frère et ce qui le concernait sous ur le plus défavorable.

Je l'ai trouvé à fumer et à jaser avec une le de beaux messieurs ses amis, lesquels, rès leur conversation, m’oni paru le visiter ent. Il était habillé à la dernière mode, ssait extrêmement gai, et pas du tout comme mu un qui a beaucoup étudié ou qui s’est fal'esprit à déchiffrer des problèmes profesdels.

La pensée que de mauvais compagnons h raient entraîner son fils inexpérimenté Gang tentations et lies dangers de la vie, rendit ley sérieux ; mais madame Ratelle était tres :

faite qu'il 5:it “ang parmi les gentilshoma qu'il sait et parût en conséquence, après tou: !i en deviendrait un. On ne pu prévoir quelle haute position sociale il devail cuper un jour. Ainsi parlait-elle.

— Bah ! dit Paul en ricanant, peut-être) passer sa vie à fréquenter le palais de jusi se reposant sur papa pour payer les gants de qui couvrent ses belles mains blanches.

—Paul, mon fils, ne sois pas trop pressé trouver à redire sur ton frère ainé, dit Duri ‘ il ne m'a encore donné aucune cause de défi et d'inquiétude.

— Non, au contraire, interrompit mad Ratelle en regardant son neveu avecindisnali

il a remporté au collège les plus grands h

neurs ; il a été publiquement louangé par

professeurs pour son application, ses succès d

bonne conduite. Se pourrait-il, Paul Dur que tu serais jaloux de ton frère aîné ?

—0O miséricorde ! s’ecria Paul, je me ra je me rétracte, je demande excuse, je veux!

ce que vous voudrez, tante Françoise, mais

A adi

lièr Mer

RE RER M mme

nous la paix. Je vons en prie, mon père, vimenté dané z-moi vne pipe et du tabac |

je, rendit let | adame ’ale.« ne répliqua pes à cette saraétait très se : mais il était aisé Ve s'apercevoir, par la ière brusque et nerveuse dont ses broches à Mer se frappaient les unes contre les autres, kes esprits n’étaient pas encore calmés.

ndant que ceci avait lieu à Alonville, Dé- Laurin passait tranquillement son temps à son possible pour plaire à notre héros.

-ci commençait enfin à découvrir et à aper un pou sa brauté et ses grâces, après que ltention y eut été attirée par les iouanges onnement de tous ses amis qui l'avaient | Elle était envers ces derniers toujours ré- , même froide, et à ceux de ses admiraqui lui adressaient des propos flatteurs ou ants compliments, elle ne répondait japar un sourire ou un mot d'encourage- ; mais il y avait toujours pour Armand un l timide ou une douce inflexion de voix ahissaient en elle tout l'intérêt qu’elle lui . Petit à petit, il s'établit entre eux une | amitié, résultat de leur résidence sous le toit,

ver avec ses longues veillées était arrivé iquefois Armand les passait dans le pe-

mpagnons il

gentilshomt onséquence, , Onne pu >ciale il devail elle.

it, peut-être palais de juil r les gants de blanches.

Jas trop pres ainé, dit Dur » cause de déli

rrompit mad avecindignali plus grands li louange par n, ses succés dl il, Paul Dur A 2 e aîné ?

aul, je mer ‘use, je veux nçoise, mais (

tit salon de famille, soit à lire à haute voir, à jouer une partie de dames avec Délim était très forte à ce jeu. S'il avait eu mn plus d'expérience de la vie ou s’il avait été caractère soupçonneux, il n'aurait pu À autrement que de s'apercevoir de la re quable adresse que madame Martel mel contribution pour faire progresser l’: mitié paraissait s'établir entre lui et sa jeune et} cousine. Les soirs où les tempêtes de neig vissaient au dehors et qu’eite ne craignai d’être dérangée par les visites, elle priait int ment M. Armand d'abandonner un mom chambre solitaire pour venir rejoindre cercle dont Délima, occupée de sa couture, mait toujours partie ; puis, d’un air de con sion, elle priait celle-ci de mettre de cb éternel ouvrage, et que peut-être M. An

serait assez bon pour jouer une partie de de.

avec elle. Très fréquemment aussi ml Martel, sous prétexte qu’elle avait à voir ai faires de la maison, s’absentait pendant ls

lées ; mais si cette femme intrigante les

gueltés de quelque cachette, elle aurai grandement édifiée de voir la tenue ir chable des jeunes gens pendant ses fréqu absences.

re à haute voir, es avec Délim "il avait eu ou s’il avait été | n'aurait pu À evoir de la re ne Martel met gresser |’: milié et sa jeune et lempêtes de neips ie ne craignai es, elle priait in onner un mom enir rejoindre e de sa couture, d’un air de con mettre de côt eut-être M. An une partie de ent aussi ml e avait à voiral tait pendant les intrigante les 4 te, elle auril ir la tenue ir dant ses fréqu

rand étudia avec assez d’ardeur pendant Mer ; cependant il allait quelquefois en soi- M ctne se permettait pas d’autres dépenses de temps en temps celle d’une soupe aux res partagée avec quelques-uns de ses amis, diants comme lui. 11 serait fort difficile de à le nombre de caraquettes qui disparaissaient dant ces innocentes bombances, et ce serait tâche ardue que d'en marquer le chiffre sur apier, car le grand total de l'addition parat: iexagéré.

er une après-diner d'un froid vif, comme Brand, qui venait d'arriver du bureau, était à Mébarrasser de son paletot, il reçut la visite h ancien camarade de collège, pour lequel il ait jamais eu une grande amitié, mais qui bistait, malgré cela, à le rechercher et à le quenter. Il venait l’inviter à un souper Quitres.

+- Mon adresse, ajouta-t-il en plaisantant, } dans une petite maison de la rue Ste ie, en haut d’un escalier à trois rampes, la mière porte qui s'ouvre sur le grenier.

Lrmand attendait justemers, son frère ce soir. fcar Paul lui avait annonc:: sa venue par une fre reçue la veille. Mais ccmme il avait beau. ip neigé depuis quelque temps, il commençait

ee

à croire que la crainte des mauvais chemi ferait retarder son voyage. Du moins, c'él que pensait Robert Lespérance, lorsque An lui avait dit qu’il attendait la visite de sun Il avait donné cette excuse pour refuser l tation, parce qu'il ne se souciait pas fort ( rencontrer avec ceux qui se trouveraient là bablement des gens un peu trop légers qu lui convenaient pas. Mais Lespérance le mn le sollicita avec tant d'instance, en insi adroitement que c'était parce que Durand accoutumé à fréquenter des riches et des an crates, qu'enfin, poussé à bout, et avec gnance, il finit par consentir.

11 était très tard lorsque notre héros lai maison, car il avait voulu attendre son frè lui donner toutes les chances possibles. En tant il laissa des instructions précises sur lai son où on le trouverait si Paul arrivait.

La railleuse description que Lespérance:

faite de son logis approchait beaucoup de k rité, et en entrant Armand se heurta presque tête sur le haut de la porte. Le bruit qui fr ses oreilles était assourdissant. Quoiqu'on fût encore qu’au début de la fête, la réjouiss était déjà grande parmi les convives, à en ju par leurs longs éclats de rire, leurs couplet

ND

sons, leurs acclamations, et de temps en bs par le bruit de grosses bottes qui exécutsur le plancher un pas de danse.

rsque Armand entra, il y eut une suspension entanée à ce brouhaha, et il en profitu s'excuser de son retard. L’hôte lui expli:

que pour empêcher ses invités de dévorer uitres avant l’arrivée de M. Durand, il les mis au défi de prendre du plaisir saus b de rafraichissements, solides ou liquides.

ès le résultat qu'il en avait obtenu, le lecpeut concevoir quel degré aurait atteint la é si elle eût été stimulée par le souper que rance, avec l’aide d'un de ses amis, était Jlement à leur préparer.

ppartement dans lequel Armand se trouifférait beaucoup du sien si propre et si Menu : il était petit et bas, le plafond et les lies ternis par le temps et la fumée. Il ne t'aucune trace d'ornements ; seulement on quait quelques images aux peintures grosde danseuses aux joues rouges, aux jupes s et amples, à côté du portrait d’un boxeur om et de celui d’un fameux bouffon fran- | Dans un coin il y avait un grand coffre ré, contenant la garde-robe du maître de let servant en même temps de bibliothèque,

auvais chemi Du moins, c'él e, lorsque An visite de sun our refuser li ciait pas fort { rouveraient là, rop légers qu espérance le p nce, en insin : que Durand riches et des an out, et avec

otre héros lais ttendre son frèn possibles. En précises sur lat l'arrivait.

e Lespéranceà beaucoup de là heurta presque e bruit qui fr t. Quoiqu'on ête, la réjouis nvives, à en ju leurs couplet

car on y voyait une pile de livres tout pouin et à l'air vénérable ; dans un autre con apercevait un manche de ligne et une pain fleurets rouillés, un miroir brisé pendu{ cloison et si petit que Lespérance disait sou qu'il ne pouvait y voir ses traits qu’en dé c'est-à-dire les uns après les autres. Unek de raquettes placées en: angle droit serval persiennes à une fenêtre, tandis qu'une sauvage bouchait en partie l’autre. La cha était presque entièrement occupée par unek grossière mais nette, probablement empn pour la circonstance aux gens de l'étage rieur. Des bouteilles remplies avec quelque de plus fori que la bière de Montréal, flanqu chaque bout de la table ; quelques essuie-n de grosse toile, un huilier boiteux ei!

seaux vides sur le plancher pour receri écailles d'huîtres, complétaient l’ameublen Il ne faut pas oublier de mentionner la g bizarrerie déployée dans les vases pour quelques verres communs, deux pots de fi blancs et trois tasses à thé, offraient, siuok l'élégance, du moins de la variété.

Tout à coup l'amphytrion, prenant une tenance grave : |

—A présent, messieurs, dit-il, une qui importante : lavées ou non lavées ?

nt

ND

ms, mt te nt

Comme de raison, non Javées ! s’écrièrent ieurs voix. Laissez-les venir sur le table leur limon naturel.

Tant mieux, car mon aimable hôtesse, aus de qui Gorgon et Méduse auraient été agrébs et charmants, m’a informé tout à l’heure j'aurais à les laver moi-même. Hé ! l’ami rre, toi qui as loujours la bouche ouverte ou : r chanter ou pour crier, et qui vas probable- +4 nt en avaler le plus grand nombre, viens jider à les apporter ?

ui fut dit fut fait. Nos deux jeunes gens pabnt bientôt, venan: de quelque coin caché du ors, probablement du grenier, portant un hense plateau bien plein de succulentes caramiles.

E Maintenant, amis, à l'attaque ! cria Lespébe. Je n'ai que deux armes légitimes pour e celte guerre (et il brandissait au-dessus de Éte deux couteaux à huitres) : une que je répour moi comme seigneur du château, et lre pour mousieur Durand comme le dernier é à ce joyeux cercle d'élite. Il y a plusieurs eaux de table, un tire-bouchon et un coude poche; ainsi, messieurs, choisissez à ns que quelques-uns d'entre vous soient s tout armés.

vres tout pour un autre coin ne et une pair ” brisé pendui ‘ance disait sou traits qu'en di autres. UÜneh le droit servall indis qu'une | ‘autre. La cha cupée par unel blement empn ens de l'étage:

s avec quelquet ontréal, flanq elques essuie-n r boiteux ei!

pour recevii ent l’ameublen ntionner la g s vases pour bi deux pots de fi offraient, siu0é ariété.

à, prenant une

dit-il, une qu avées ?

Par expérience probablement et en prérili de pareille casualité, deux des invités sorin de leurs poches des couteaux à huîtres tn que d’autres avaient de forts et bons couteanl poche presque aussi utiles pour la circonstlé et l’on commença l’assaut. |

Au bout de quelque temps la porte s’ouvri livra passage à un échantillon peu favorable beau sexe lequel portait à la main un gran plein d'eau bouillante.

—Ah ! mille remerciments, la mère! 4 de bon cœur Lespérance. A présent, quicong désire du punch peut en avoir; mais, ma «hi madame Hurteau, voyez donc si vous ne p riez pas nous prêter une couple de verres al de ces tasses? car quelque fort et chaud nous fassions ce breuvage, nous ne pourrons!

quand bien même nous devrions en mourir,!

empêcher de croire que tout le temps nou vons du thé. Comme conséquence, nous e vons quelquefois trop.

—Cela vous arrive quand même! ditell souriant aigrement. Vous et vos amis, lon la dernière fête que vous avez faite ici, m brisez deux verres que vous ne m'avez paset remboursés, quoique j'aie l’intention de vou faire payer lorsque nous réglerons le de mois de pension.

eten préviis

invités sortn , huîtres ta ons Couteau] la circonstug

porte s’ouvri peu favorable ain un gran

la mère! s& ésent, quicon

mais, ma tif

si vous ne M e de verres aul rt et chaude s ne pourrons sen mourir,l

e temps nous

2nce, Nous el

êmel! ditell vos amis, lon

faite ici, mi

’avez pas ention de vou rlerons le de

ARMAND DURAND. 177 Oui, ma chère dame, je vous payerai, quand me je devrais pour cela prélever des fonds

Dune souscription publique, répliqua-t-il avec

imperturbable bonne humeur.

L si madame veut bien attendre un instant,

allons faire passer le chapeau séance tenan-

| jouta gravement un petit gaillard à la mine

lée qui, sans autre outil qu’un couteau de

Re rouillée, avait déjà accumulé devant lui une

respectable d’écailles.

BAlors de cette manière tu n’y dépenseras

George Leroi, répondit-elle avec mépris.

toujours la rlus mauvaise roue d’une char

Équi crie le plus fort.

Votre cilation est ancienne et usée ! Essayez

re et montrer nous quelque chose de votre

brave madame Hurteau, dédaignant de hdre plus longtemps, se retira en frappant la } avec lant de violence que les danseuses des res et les huîtres dans ieurs écailles en bièrent.

us ne nous appesantirons pas plus sur cette . Pendant quelque temps il y eut vraiment kllents chants, des chansons comiques, des Bavec un chorus complet et efficace; mais à

ide faire circuler les verres fêlés et les pots;

il vint un temps où les chanteurs n’observ plus aucune règle de mesures et d’accoris, 4 la confusion des voix fut si curieuse que le ré tat devint très affligeant pour des oreilles quel peu exercées, La gaieté devenait à chaque in plus turbulente et plus tumultueuse. Lorsque buîtr:s furent mangées, on poussa les écj dans un coin ; une couple d'invités s’élanc au milieu de la place etse mirent à exé une GIiGUE en sifflant leur propre accomp ment ; un autre se hissa sur la table et « d’une voix de Slentor un sentimental et pa que vaudeville : et pendant tout ce temps:

bourdonnement des voix, le son des verres d éclats de rire mettaient le comble au tapage, milieu de ce vacorme, madame Hurteau « brusquement la porte, et s’écria d’un air bou —-Vous le trouverez ici, mon jeune hom Et Paul Durand fut introduit dans la chan En entrant il pouvait à peine voir ou &n à travers les épais nuages de fumée de iab remplissaient l'appartement, mais il se main empoignée par Armand. Le chanteur cendit de son orchestre improvisé,et les dans hors d’hüieine, s’arrêtèrent.

On exprima à Paul de sincères regrets disparitior: complète des huîtres, mais 0

nt él

een

Di du contenu des bouteilles noires que Lesce appelait ‘“ des gouttes de consolation, ” à lui procura une pipe bien bourrée. é pmand, s’apercevaut que le vacarme allait mmencer, demanda la permission de se .

avec son frère,parce qu'ils avaient beauco A dire. On lui accorda sa demande, et a > à | Fuyants LL bonsoirs et adieux ”. les 1 5 s descendirent les escaliers et prirent L:

} de la maison Martel. Il faisait un brillant 7 ide lune, et la neige criait agréablement eurs pieds.

Tu m'as l'air d’être entré dans une band ins vivants ! dit sèchement Paul. .

L'est la première veillée que je passe avec : je ne crois pas que je sois pressé d’en cs june autre, car je ne puis supporter un } aussi bruyante. J'en ai déjà mal à la têt : ouah ! ce n’est pas étonnant ! dit Paul :

nt un autre aussi misérable et aussi D:

à Je serais curieux de savoir ce que dirait è Françoise, avec ses penchants aristocr | | k si elle avait pu jeter un coup d'œil …. 4 se passe là ce soir ? Il y a de la différence Des gens et les jeunes et spirituels “trs s avec lesquels je l’ai trouvé ditière

urs n’observèr et d'accords, el euse que leré es oreilles quel it à chaque in ueuse. Lorsque poussa les écl invités s’élance mirent à ext ropre accompif la table et ti timental et pal tout ce temps son des verres ymble au tapagt ame Hurteau à ria d’un air bou

on jeune ho uit dans la chat bine voir où ê > fumée de iabif t, mais il si d. Le chante ovisé,et les dan

cères regrets f uîtres, mais 0

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—Je dois avouer que ceux-ci sont pli mou goût ; mais comment ça va-t-il chez nv

—Papa n’est pas bien, il est retenu ao lit le rhumatisme, et il se chagrine uu peu. Lak Françoise s'occupe à le soigner, et moi j: 4 duis les travaux de la terre. C’est une ch que je ne sois pas al‘aché, à l'heure qu'il 4 un bureau de la ville, car les affaires n'ir pas chez nous aussi bien qu’elles vont.

Armand était bien de cette opinion.

Ils arrivèrent bientôt aux rnots-nots et s blirent près du poêle bien miné du mai salon de l'hôtel. Armand prit la lettre quel lui remit et se mit à la parcourir. Elle était courte que de coutume, et elle lui disait d'un de tristesse inusitée qu'on avait l'espoir qu mand faisait tous ses efforts pour profite lemps et de l'argent qu’il coûtait; elle fi aussi incntion des éminents services que renduit à la maison, et reherciait la Provid de ce qu'il y fût.

Armand altribua aux souffrances phyiif de son père ce qu’il y avait d’extraordin:iné d'inacouitumé dans l’épitre qu'il lui avait écik ei lui et son frère s’'entretinrent plus sérié ment et avec plus de calme que de coutunt affaires de farnille,

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lon son habitude, Paul ne fit qu’un court pr à Montréal, et le lendemain, ayant termi- à achats pour le malade et la maison, il |; 1e miné du ma ; jiile. Armand aurait désiré l’'accompa- | it la lettre qu'en pour voir son père malade, mais Paul s’y urir. Elle éaigS. vivement, sous prétexte que s’il laissait le lui disait du... cela indisposerait et chagrinerait leur ait l'espoir QU 55e que dans son état de souffrance acpour profiter | fallait éviter avec soin.

oùlait ; elle à Mctque temps après cette visite, Armand sel viCCs QUE RE, eux lettres à son père; pour toute réciait la ProviSSR 1 ne recut que quelques lignes, écrites Mie, par lesque:tes Paul l’informait que ère était un peu mieux. Plus tard il reçut Pttre de Durand lui-même, dans laquelie ci et la tante Françoise lui donnaient un [nombre de solennels avertissements relant au danger des mauvaises compagnies, Bis explicites sur la nécessité de profiter du

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temps, avec de simples suggestions touchan dépenses de son entretien à la ville ; et à ka mande qu’il avait posée s’il ne ferait pa de courir à la campague pour quelque, afin de les voir, on lui disait assez bière de rester là où il était et de profiter de sos tages actuels.

Armand fut profondément blessé à traitement, car en réalité il ne lawi mérité. ©2s lettres chez son père den plus froides, plus courtes et plus rares, 4 expliqua les épîtres de la famille qui lui hi naient en réponse. De temps à autre il r« de Paul un bulletin, assez amical du rest lui donnait des nouvelles de la santé de leu et du changement de caractère que les da rhumatismales avaient opéré en lui, quedé et d'humeur égale qu'était son tempéran était devenu irascible et impatient, pui minait par quelques petits détails sur late les animaux.

Notre héros prit la résolution de ne pass ter, si la chose lui était possible, à ces ti douloureux changements. Il continuait # sortir lorsqu'il y était invité et même qu fois, mais très rarement, il prit part aux bi parties de plaisir organisées par Lespé

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ARMAND DURAMD.

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s amis, car il ne pouvait pas toujours les refur, de crainte de les insulter, Lorsqu'il écrivait Paul et qu’il était en disette de sujets, il lui donit tous ces détails et il lui parlait franchement, i racontant même une fois, que Lespérance lui ait emprunté de l'argent et qu'il n'avait pas espoir qu'il le lui remit. Les lettres de Paul l’enpurageaient à faire ces confidences sans restricpn, car il lui disait souvent combien ses lettres nusantes égayaient leurs longues et mornes illées et combien lui, Paul, goûtait les descripns exactes de la vie de la ville et de ses plai- Se

Armand, cependant, parlait rarement de Délià Laurin. 1l avait conçu pour la jeune fille un érêt naissant, provoqué plus par la partialité idente qu'elle manifestait envers {ui que par sa auté, et cet intérêt le poussait à rester muet ce sujet dans ses lettres à Paul, A dire vrai, avait peu de chose à en écrire : de temps à autre je veillée tranquille à jouer aux cartes ou aux mes ; biea rarement un tour de carriole avec à le et madame Martel; ou bien, les soirs de " nds froids, une longue conversation autour du and poêle double de }a salle: leur intimité allait pas au-delà, Les fréquentes ab:ences de adame Martel de la chambre, —lesquelles

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avaient l’air d'être faites à dessein, —ne lui jamais changer le ton de sa voix, soit pour:

sifier ou s’attirer un plus doux regard de là À jeune fille. 1 n'aurait peut-être pas été à indifférent si une autre figure, capricieuse, f et charmante, ne s’était pas présentée à son esy l’endurcissant contre toute autre influence,

Le carnaval était bien gai. Comme Du allait mieux, du moins d’après ce que Paul à vait, Armand jouissait sans remords des in cents plaisirs que lui offrait la société. Il rene trait quelquefois mademoiselle de Beauvoir plus recherchées de ces soirées, et parfois ila le rare privilège de danser avec elle, et elk montrait toujours pour lui gracieuse et aim à l'extrême. Ce qu'il y avait de singulier, « que chacune de ces rencontres avait l'effet d rendre des semaines entières tout à fait insensi aux charmes de Délima.

Pendant la dernière semaine des fêtes il épn va une grande envie d’aller voir son père, qu bien mème on ne désirerait pas sa présence; conséquence, le mardi gras, dernier jour dut naval, il partit pour Alonville. IL faisait 0 lorsqu'il arriva en vue de la maison paternel et il regarda ardemment dans cette direcli s’attendaut à la trouver brillamment illumin

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depuis un temps immémorial on y avait touschômé par des fèles et des réjouissances nue du carême, celte saison de jeûnes et de ences. Mais une seule iumiére brillait faient à la fenêtre du salon. Non décourag“ dant, il avança, croyant qu'il était un peu pnne heure pour allumer les Inmières, — dé que par économie on recule autant que ble à la campagne. Lorsqu'il fut arrivé, ssa son cheval en soiu à un vicux domesde la maison tout joyeux et élonné de le e sans aulre avertissement qu’un coup sec é à la porte, il entra dans le salon. L’apment était loin d’être arrangé pour une fête. me Ratelle élait occupée à coudre près B petite table sur laquelle brülait une chan- | tandis que Paul Durand était assis dans and fauteuil, une jambe emmuillotée de Île ct étendue sur un tabouret, la tête ape sur sa main. Il gardait nu sombre silence.

lante Françoise, en apercevant Armand, a précipilaumment et courut l'embrasser ffection, mais son père qui était d’ordicalme et peu démonstratif, l'était encore in cette circonstance. Pe fait, cette froideur part de son père modéra l’impétuosité avec Be le jeune houuve s’avançait vers lui, et

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