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D ES LEE V7 sp ment il pourrait le réaliser et si son orgueil @ son indépendance lui permettraient jamais de solliciter de la tante Ratelle de l'aide pour met. tre son projet en pratique.
Le sort vint à son secours et arrangea l'affaire en lui ménägeant une rencontre avec sa tante . Françoise qui était venue à la ville pour ki première fois depuis la mort de son frère Pal! Durand. Armand ayant sa jeune femme à 509 bras se rencontra face à face avec elle au mo: ment où elle sortait d’un de ces magasins some bres et bas, comme alors il en existait encore quelques-uns à Montréal. Le jeune homme qui se rappelait toutes ses bontés pour lui, ékil charmé de la rencontre et il démontrait claire: ment par ses manières et ses paroles tout le pla sir qu’il en éprouvait. La froideur que madame Ratelle avait d’abord montrée se fondit bieniil sous le charme enchanteur de son accueil affeo tionné et sous les pressantes sollicitations dé jeune couple de vouloir bien les suivre et part# ger l'hospitalité de leur pension. Elle refusa ei les remerciant; mais comme compensation à son refus, elle les invita à aller prendre le dine avec elle à l’hôtel pions et respectable où el était descendue. |
-L’invitation fut de suite acceptée, et tout
d'une manière satisfaisante. Inutile d'ajouque madame Ratelle vit avec infiniment de blaisir les coûteuses fourrures et l’élégant nteau qui accoutraient la femme d’un pauvre diant en droit, mais Délima paraissait si pe, était sibelle et se rendait si charmante, — jr atteindre ce but elle avait repris les manièbentrainantes qui la caractérisaient avant son rage que la tante Françoise sentit se dissiper mptement les préjugés qu'elle avait conçus ire elle. Avec une naïveté que la vieille dame L'apprécier, la nièce parla de J’ardent désir i l'animait d’avoir une demeure à elle, n'’ount pas en même temps de faire valoir. les tes brillants qu’elle faisait sur la perfection laquelle elle tiendrait le ménage.
Mais, observa sèchement la tante Ratelle répondant à cette rapsodie, je ne puis pas me résenter une dame aussi richement habillée vous l’êtes se débattant parmi les pots et les drons, et confectionnant les cornichons et n. Elle refusa Aonfitures. Vous seriez bien mieux dans un compensalion | n! :
prendre le dit Ah ! tante Françoise, reprit Délima en adopspectable où CE de suite le titre avec lequel Armand parlait D tante, je m'habille si richement parce que eptée, et tout SR ai pas autre chose à faire. Combien ce se-
son orgueil @ tient jamais de aide pour met
‘rangea l'affaire e avec sa tanie à ville pour la , son frère Paul je femme à 508 ec elle au moy Magasins s0Me , existait encore une homimne qui pour lui, était montrait claires roles tout le plak eur que madant se fondit bienll son accueil affeti
sollicitations dé s suivre et park
rait différent si j'avais un petit logement àmo je pourrais alors m'occuper d’autres choses de parures et de toilettes.
Madame Ratelle n'ajouta rien, et lorsque jeunes gens partirent elle demanda à son ne de revenir le soir afin d’avoir une conversi avec lui.
Comme de raison, il se rendit volontien cette invitation, et la nuit était passabla avancée lorsque se termina leur entrevue. fs avaient eu beaucoup à se dire, mais le je homme s'était montré dans le cours de cette gue conversation d’une étonnante discrétion sujet de ses embarras domestiques ausi k que de toutes les machiaations qu’on avait!
en œuvre pour le faire marier. |
En lui donnant des nouvelles d’Alonvillk@ Jui dit que Paul demeurait toujours d maison paterne:le, mais était devenu extra nairement sombre et taciturne, et que sa ps rité en agriculture avait considérablement à nué. Il ne paraissait pas penser au nl quoique, s’il en eût quelque dispositié aurait pu choisir parmi les plus jolies fil la paroisse. Il n'avait jamais fait allusion® mand, non plus qu'aux événements qui di survenus à la mort de leur père, quoig
t logement amd lui donnât à penser, à elle, que son esprit en autres choses aéuit plus absorbé et que c'était probablement pour cette raison qu'il cherchait des consolations jen, et lorsque dans les stimulants, avec une fréquence qui la nanda à sont remplissait d'inquiétude et d'appreheusions. une converal Madame Ratelle lui parla ensuite de ses propres affaires et lui demanda s’il désirait aussi endit volontietihivement que sa femme d'avoir un logement à
était passabler ux. La pensée des plaintes ennuyeuses et des leur entrevue Mncessantes tirades que Délima lui faisait subir ire, mais le jou: les soirs, lui fit répondre dans l'affirmative. e cours de celle tante Françoise accueillit évidemment sa
inante discrétionponse avec faveur, car en elle-même elle craiestiques austi ait que la vie indolente que menait la jeune ns qu'on avait tBuriée pourrait lui communiquer des idées er. Moiniveté et de dépenses qui la rendraient plus elles d'Alonvile@Brd incapable de prendre la conduite d’un it toujours dMiénage,
it devenu ext La conclusion de tout ceci fut qu'Armand ne, et que af rait immédiatement mis en possession du legs sidérablement 6e son père avait laissé à sa tante. Une partie penser au ll ce legs, sagement placée, rapporterait un ique disposititérét raisonnable, tandis qu’on en déduirait s plus jolies GeERe somme suffisante pour monter une maison, ais fait allusion #oique sur la plus petite échelle possible.
énements qui 6 J'espère, mon neveu, que notre décision r père, quoiqui > très prudente, dit gravement la tante .Ra-
telle au moment où ils se séparèrent. On pour rait peut-être dire qu’il aurait été plus sage d laisser les affaires telles qu'elles étaient, maÿ tu es à présent un homme marié à qui l'on px certainement confier la direction de ses propr affaires. Dans tous les cas, deux qualités {e sq éminemment nécessaires : l’économie et la fe melé; aie soin que ni l’un ni l’autre ne manqueni.
Ce fut pour Délima un jour de triomphe celui où, après avoir parcouru avec son m4 une partie de la ville à la recherche d’une ll tation qui réalisât l’idéal qu’elle avait rève, trouvèrent pour un prix modique, sur la N St-Joseph, un cottage contenant le non voulu d’armoires et de cabinets, et ayantf devant la petite véranda que la jeune fem regardait comme. indispensable. Aussi fut très joyeuse lorsque Armand, qui éproi l’aversion ordinaire à son sexe pour fair
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