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la trève tirait à sa fin. Armand, qui avait retenu au bureau, n’arriva que tard. En vg que sa jeune femme recevait froidement{ salut souriant, il s’assit et attendit la tempée approchait, mais pas avec le même calme phil phique que Martel. ;
—J'ainerais à avoir une nouvelle toi Armand, dit tout à coup la jeune femme {& ton pélulant.
—Mais tu en portes actuellement une qu va à la perfection et te rend charmante. | —Je ne te demande pas de compliua
c'est de l'argent que je veux.
— Hélas! je n'en ai pas à donner. Tu un des désavantages d’être mariée à un bot pauvre ; mais, en cas que je trouve une | ou que je reçoive un héritage quelconque, espèce de robe veux-tc ? |
- Une robe de soie violette avec une bn satin. J'ai vu aujourd’hui une dame qui 4 lait une.
—Oui, et une qui avait l’air raide, inte pit madame Martel. Si vous l'aviez vue n avec son air hautain, comme si elle aval une reine, et jeter sur Délima et moiun comme si nous avions été des quêteuseil Délima est bien plus jolie qu’elle.
dénonciation. Au milieu de cette confusnil leva précipitamment et s’en alla dans sa chan son port de refuge ordinaire.
—Ce commerce-là va durer, en mil comme en santé, jusqu'à ce que la mor sépare, soupira-t-il avec un ::cent abali elle n’a que dix-sept ans et moi vingl-deul
Longtemps il resta absorbé dans le ali labyrinthe des idées où il était plongé s’apercevoir qu’il était dans l'obscurité d malgré la rigueur de cette nuit d’hiveri avait pas de feu dans le poêle de sa chan
La porte s’ouvrit tout à coup et l'l après n'avoir prononcé que ces deux mok:
Belfond,” déposa un chandelicr sur la ti se retira à la hâte, fermant la porte ave violence extraordinaire.
Pendant un moment, les deux amis, et à un mutuel embarras, se regardèrent li tre; puis Belfond prenant sur lui, ét main, saisit celle d’Armand et la pres ment.
—Eh bien! mon vieux, s’écria-tl$ bien temps que je vienne te souhaiter del et du bonheur ; depuis que tu es mariil constamment absent de la ville, je sui ment arrivé d'hier. Mon pauvre oncle T8
et
cette confusonil Ala dans sa chan
durer, en mi e que la morl on -ccent abaliti
je l'espère, dans un meilleur monde que ji-ci (ici Durand remarqua pour la première que son ami était en grand deuil), et sa
érosité pour moi méritait toutes les attentions
affection dont j'étais capable. Je n’ai pas
in de te demander si tu:es bien et heureux :
moi vingt-duR veaux mariés devraient toujours l’être. ? rbé dans le 0; ne de raison, Armand répondit dans il était Dion tive, et il essaya de paraître aussi heuns l'obscurité el que l’on pourrait raisonuablement s’attene nuit d'hiver | le trouver dans les rirconstances ; mais sa pèle de sa an, ligarde et pleine de soucis ne put échaptà coup et li ux regards sagaces de son ami, auquel une e ces deux mok® de lu vérité était parvenue dans la courte ndelier sur la rue qu'il venait d’avoir avec la nouvelle ant la porte Ve, Il avait remarqué que la gentille et ste réserve qui la distinguait naguère et bavait tant admirée lui-même, avait fait fà une vulgaire ostentation pour la toilette le ridicules manières empruntées qui le rent et le dégoûtèrent à la fois ; il comprit jrs la gravité de l'erreur qe son malheufemi avait commise dans le choix d’une
8 deux amis, tt > regardèrent l'ul nt sur lui, ét land et la pres
ux, s’écria-t-ilf > te souhaiter ie} ue tu es marié] la ville, je sui .
pauvre oncle
bout de quelque temps, s’apercevant que
eau marié paraissait ne pas vouloir par-
'entretint gaiement de ses propres affaires.
258 ABMAND DURAND.
—Tu dois savoir, lui dit-il, qu’à ler des quelques semaines de la maladie de pauvre oncle Toussaint, pendant lesquelg eu un peu de repos, ma mère, mes sœurd cousins ont été continuciiement et sont en m'importuner pour me faire faire ce quel fait si spontanément, me marier. Mais m( née s’y oppose; je vois une jeunc fille, j'y, goût, je me félicite sur la perspective qu d’être capable de rencontrer les désirs d amis, car, bien entendu, je ne ve:x jamd marier sans amour, et tiens ! avant que de mon adoration et moi nous soyons ru ou six fois, ma flamme commence à se ref et au bout d’une douzaine d’entrevues d . :
complètement éteinte. Je suis certain qe peu. de jolies filles dont je n’aie été pa ment amoureux pour qurÎique temps, et 4 dant je crois que je paéférerais être perl main matin que de me marier avec l’une Voyons, avise-moi sur ce que j'ai à faire
Il s'établit un silence de quelques i pendant lequel Durand cherchait évide une réponse, lorsqu'on entendit distincla travers la mince cloison la voix de Martel qui disait, probablement en 4 quelque suggestion de son mari:
RAND
csntishtitintntiiees
Du feu ! en vérité, non ! nous ne pouvons ous permettre de telles prodigalités. S'ils Hroid, qu’ils sortent et qu'ils viennent s’aslici. Je suppose que nous sommes pour eux assez bonne compagnie !
lte tirade fut lancée à voix trop haute vour Belfond ne l'eutendit pas ; aussi, regarda- Drement Arnand dont la figure exprimait iclairement la mortilication et la peine en ressentait.
| auvre ami! murmura-t-il.
liens! avant qu EBendant Rouolphe Belfond n'était pas de ji nous yours Mouise laissent aller longtemps à la triscommence à se le Lil prit la casquette C'Armand et la iui ine d’entrevies ESS sur la tête :
Je suis certain L Milous, dit-il, faire un tour, et après cela te n’aie elé pis ons chez Orr manger une soupe aux hutmlque temps, €! e qui nous permettra de nous raconter sférerais être pen tuels chagrins.
arier avec l'unel and. ne fit aucune opposition et se laissa e que ] ’ai à faire er, e de quelque me les deux amis sortaient bras dessus à cherchait évilé ssous, madame Martel s’en vint au deentendit distindl ux et leur dit d’une voix aigre : on la voix de 1 Belfond, c'est donner de mauvais exempablement en ré} n mari que de l’enlever ainsi à sa jeune son mari:
t-il, qu'à l'exe e la maladie de.
endant lesquel# hra, mes SŒUrs4 ement et sont en aire faire ce quek marier. Mais ml je jeune fille, \yf [a perspective qu ntrer Les désirs de , je ne ve:x juni
—Alors, madame Martel, le moyen 44 cher cela c’est que la jeune femme re demeure si heureuse qu'il soit imposi cajoler son mari et de le lui enlever,
Et après cette réplique à la vieille damel salut profond à la jeune femme qui bo à de la fenêtre, il tira la porte sur eux.
— Je donnerais beaucoup, Armand, po à ta place pendant un mois, afin d’apprivk dompter celte vieille mégère. Je crois qu haines seraient plus fortes et plus con que mes amours.
—Je ne puis souffrir de me querells des femmes! répondit Armand d'un à nuyé. |
—Je ne suis pas si délicat que cela, a je frotterais ce vieux gendarme avec ai plaisir que j'en éprouvais à faire une À rangée au collège. Je’t assure que je nt quartier ni à son âge ni à son sexe. !
Lorsque les deux amis furent confort assis en présence des huîtres dans une agréablement chauffée, Armand com ouvrir un peu son cœur à son compf repassa à la hâte les incidents de la moi père, ayant soin de supprimer en gran la trahison de Paul; et alors, quoiquetl
RAND
Me répugnance, il mentionna les circons.
xs liées à son mariage.
fond vit de suite jusqu'à quel point son vait été dupé, maisil ne fit aucun commen- Ë tandis qu'Armand lui contait qu’il conti- , pour se conformer aux ardents désirs de inte, à toucher l'intérêt du legs que son Mlui avait laissé à elle. Malheureusement, il unc fois mentionné à sa femme la propoque lui avait faite madame Ratelle de le e de suite en possession de tout le capital, lle circonstance était une cause constante ouvellement périodique des querelles qui lient l’'amertume sur sa vie domestique.
me Martel et Délima étaient toutes deux juellement à le presser, afin qu'il fit des pour induire madame Ratelle à renouven offre. Mais Armand s'y était toujours :
lement ‘opposé, car il savait que dans les slances actuelles sa demande serait mal lie, parce que, tout naturellement, la Françoise se refuserait à placer la somme avait destinée pour l'aider à poursuivre des légales et le lancer dans le monde, r, disons-nous, cette somme à la discré- [une jeune femme étourdie qui pourrait enser en rubans et en beaux meubles.
quelque temps après son mariage, Paul
el, le moyenda une femme re il soit impotil ui enlever, à la vieille damel emme qui bo dil ‘rte sur eux. ‘!
up, Armand, pol is, afin d'apprioi gère. Je crois qu rtes et plus cons
de me querelle Armand d'un
licat que cela, 8 sndarme avec ail ais à faire une assure que je ml à son sexe.
s furent confort îtres dans une t Armand com
r à son compf idents de la moi primer en gril alors, quoique!
lui avait écrit quelques lignes amicales, le à d'accepter comme cadeau de noces une « de cents louis. Armand avait renvoyé cetkj tre à son auteur; mais, par malheur, D ‘avait préalablement vue sur son pupitre: g mot 02 reproches irritants et de noirs chag Depuis ce.ie découverte madame Martel nièce ne lui avaient laissé aucun repos, Su aurait été bien plus heureux et ses amniesg raient contentées de l’état actuel des cho l'argent eût été hors de son atteinte ; mai ne pouvaient supporter l’idée qu'ii sn obstinément à employer a prérogative si euse de posséder huit cents piastres, sinon] seulement par un griffonnage de plume « elles disaient. Cette somme, fabuleuse f elles, représentait d'élégantes et superbg lettes, de jolies parties de plaisir, des ma neufs pour leur petit salon et beaucoup d choses aussi attrayantes. | Lorsque Durand cut terminé ses confde il s’en suivit une pause que Belfond rompité —Les femmes, dit-il, sont incompréhet et intraitables. Vois cette Gertrude de Beai après avoir retenu de Montenay à s 1 suitet qu'il en est sorti du collège, elle lui a l’autre jour un congé inqualifiable.
ne
URAND.
nes amicales, le de noces une « vait renvoyé cellel par malheur, Dé sur son pupiire:
ts et de noirs chag madame Martel aucun repos. À eux et ses amies( at actuel des cha on atteinte ; mail l’idée qu'ii sen a prérogative si nts piastres, sinon | nage de plume t mme, fabuleuse | rantes et super e plaisir, des ma bn et beaucoup di
BPourquoi ? demanda à voix basse Armand.
je la ps importante de toutes les raid'une femme, c’ec‘-à-dire celle de n’en pas du tout. Madame de Beauvoir se lamenutre jour à ma mère, dans les termes les athétiques, de l’entêtement et de l’obstina- » sa fille, et déplovait la perte de ce qu’elle le un si bon PARTI. Maïs revenons à nos s affaires : laisse-moi, cher Armand, jouir d'hui ou jamais du privilège d’un ami, 7 noi comment je puis l'être utile. Tu sais hon pauvre oncle Toussaint m'a laissé es moyens dont j'ai seul l’entier contrôle, avec joie que je mets à ta disposition ce à pourrais avoir besoin
and secoua la tête.
e l'aurais pas, dit-il, si ouvertement ra.
{ous mes troubles si mon orgueil m'avait ii l’aide que tu m'offres si géné- . Non, Rodolphe, mon sincère el bon j'aie donc pas l'air si chagrin, je te proue si jamais je suis forcé de recourir à un, c'est toi qui recevras ma supplique.
| jit bien tard lorsqu'ils se levèrent pour se , et en frappant légèrement à la porte de bi Armand se souvint avec inquiétude fétait jamais rentré à une heure aussi
LJ
erminé ses confie 1e Belfond rompité sout incompréhe Gertrude de Bei ntenay à s1suiel lège, elle lui af ualifiable.
avancée. Comme d'habitude, ce fut M, y qui lui ouvrit et le fit entrer ;. il lui demand hésitant s’il avait besoin de quelque chose à remplacer le souper que les langues de se 4 pagnes l'avaient forcé d'abandonner, |
Armand lui répondit dans la négative, vf parut le soulager considérablement. Le k homme murmura quelque chose sur ce que femmes étaient plus boudeuses encore que coutime, et que madame Martel s'était per la. mesquine vengeance de mettre la built sous clef. | ”
—Mais, ajouta-t-il, je vais en acheter 1 tre demain matin et je la mettrai dans bonne cachette, de sorte que nous la déjoun d’une drôle de façon.
Au moment où le jeune homme allait sg rer dans sa chambre en lui souhaitant un
cal bonsoir, le père Martel lui mit la man l’épaule et lui dit d’un ton sérieux :
—Un petit conseil que je ne cesserai de donner, mon cher Armand, tant que von l'aurez pas mis en pratique, est celui-ci
laissez pas vos fepas parce qu’on vous y y mangez bien et de bon appétit, puis bals retraite aussi vite que vous le voudrez. !
Ce conseil fut donné à point, car au déj
DURAND
——————mx
itude, ce fut M. 1h endemain matin, madame Ma rer ;. il lui demand ent (rès pointilleuses,
de quelque chose ; rs allusions provocant
les langues de see
bandonner, J
ans la négative e@d'tre dans là comp dérablement. Le femmes.
e chose sur ve que b lieu de suivre le judicieux avis de son hôt e
ideuses encore quete prendre ua repas Complet, Armand n’
e Martel s'était pr qu'une demi-ration de thé et de ro ne
de mettre la bou ya dans ce qu'il avait autrefois a 2 F | &L sombre cachot de bureau crea
vais en acheter 1m , jà présent Pour lui un
: la mettrai dans de repos, que nous la déjouer
e homme allait sn lui souhaitant un lel Jui mit la man n sérieux :
je ne cesserai de ne peut bas convenir que notre hé nd, tant que vobstudieux e aussi capable au’ ros était ique, est celui-dtontreux mariage : il ne LE son AO vous Pas. Qui pourrait dira les rêves Ps appétit, puis bal ail caressés pour S'eticourager | un is le voudrez. il? Tout cela s'était changé RAR point, car au dé pour le pain quotidien. - én une sim-
» Sans une lueur
en enen nn en ennnn
d'espérance pour l'avenir, sans un rayon joie pour le présent. Plus d’une fois M. Lal était inopinément entré dans le bureau et an trouvé son clerc plongé dans une sombre ri rie, tandis que sur son pupitre des liasse documents qu'on y avait inises pour être 4 ties ou copiées étaient encore intactes. Cey dant l'avocat avait entendu parler des déboi domestiques d’Armand, et cela l'avait rè indulgent à son égard, sachant que les aptitudes du jeune homme lui permettraient | suppléer plus tard au temps qu’il perdait a ellement, l Le long et ennuyeux hiver, avec se j courts et ses longues veillées, s’écoula lenter et tristement pour Durand: pas une seule f sociale, pas une seule petit: réunion paisible® coin du feu pour en égayer la monotonie. Dk . le cercle domestique les choses allèrent de à en pis au lieu de s'améliorer: la mani vrouder de madanie Martel et la maussade meur de Délima ne firent qu’augmentr ‘proportion de l’invincible patience de leur tk me qui, cependant, en dépit de tout, tint fe ment la résolution qu'ii avait prise dene] demander d’argent à ses parents ou à ses a Il est certain, toutefois, que l’on ne pull
\AND
ns
der un arc, ni remplir un vase outre mesu- Madame Martel était destinée à apprendre à ses dépens.
près un dîner qu’Armand venait de prendre hâte, comme il se préparait à partir pour le au, Délima l'informa d’un air boudeur lle avait un grand besoin d'argent. Il tira itôt de sa poche sa bourse maigrement remet la lui donna.
Délima, c’est lout ce que j'aurai d'ici au à prochain, dit-il, mais je le donne de bon
sans un rayon ’une fois M. Labs is le bureau et à 18 une sombre nl pitre des liasses ises pour être à ore intactes. Cepe | parler des déboi t cela l'avait ra chant que les lui permettraient 8 qu'il perdait a
jeune femme prit la bourse, l’ouvrit et en à le peu qu’elle contenait sur la table.
ela ne peut servir à rien ! dit-elle dédaisement.
Mais de quoi as-tu plus spécialement besoin le moment ? ue
D'abord un capot neuf pour toi: celui que )rtes actuellement est affreusement usé...
Oh! est-ce tout? interrompit-il. Dieu il, le mien me passera bien l'hiver !
Eh bien ! si ton capot peut faire pour l’hima vieille pelleterie ne fera pas: elle est à fait disgracieuse à côté de mon manteau
river, avec ss À es, s’écoula lenten 1: pas une seule | : réunion paisibleé la. monotonie, D ioses allèrent de t jorer: la mani Let la maussade nt qu'augmenlt atience de leur 1 it de tout, tint fe vait prise denef arents ou à ses 4 que l’on ne peul!
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—Oui, c'est vrai, intervint madame Marty C'est encore plus laid pour une nouvelle marié
—J'en suis bien fâché, mais je crains que | sois obligée de la porter tout cet hiver.
—Ah! ça, nou, elle ne le fera pas, M, rand, interromopit la terrible femme. Pourqu avez-vous pris une épouse 8i vous ne pouvez l’habiller décemment ?
— Vous oubliez, madame, que vous m'y à forcé malgré moi, répliqua Durand qui étite ce moment dans une disposilion d'esprit 1à irritée.
—QOui, je puis témoigner que c'est vi ajouta M. Martel soTro vocE..... Absolume comme on « fait pour moi-méme |
Sa femme se tourna brusquement vers lui yeux étincelants de colère, mais il avait prude® ment battu en retraite.
Tout cela ne répond pas à ma demande re la jeune femme.
—J'y ai déjà répondu : je n’ai pas plus dt gent à le donner pour le présent.
—Mais vous en auriez beaucoup si vo orgueil vous permeltait de vous adresser quelques-uns de vos parents qui sont si riche plutôt que de faire cela, vous préférez vivre charité. |
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madame Marie > nouvelle mariés s je crains quet et hiver.
fera pas, M.
femme. Pourqu ous ne pouvez
Les joues d'Armand devinrent écarlaies.
Comment cela, madame Martel? ditil; ce que je ne vous paie pas régulièrement la Dnme que vous avez vous-même fixée pour la Fi sion de ma femme et la mienne ? .
Bah! une somme qui ne paie seulement ÿ as la moitié des dépenses ! C’est pourquoi si FL jus n'écrivez pas, j'écrirai moi même et je di- | bi votre tante Françoise à votre frère Paul et ut-être aussi à la fière dame de vos anciennes mours, mademoiselle de Beauvoir, oui je leur rai comme votre malheureuse femme est paute et misérable.
Vous feriez mieux de vous en abstenir, adame Martel! répliqua Armand avec un re- Drd ioaccoutume qui aurait dû avertir cette atronne rusée qu'elle allait trop loin.
Elle n’en fit pas de cas, et s’approchant plus ès de lui et le regardaut d’un air de défi, ciie Ipéla :
— Mais je vais le faire. Je ne permettréi pas je moi ou les miens connaissent le besoin lorske le griffonnage d’une plume peut amener bondance. Un pauvre gueux plein d'orgueil nous en imposera pas, ou, si nous avons à jus conformer à ses volontés, du moins le monble saura.
que vous m'y at urand qui étail ilion d'esprit {r
r que c'est 1 ,.... Absolume éme ! 1ement vers lil
ais il avait prudeté
a demande ref
n'ai pas plus dt nt.
eaucoup si vo vous adresser jui sont si richa préférez vivre #
Armand, eédant tout à coup à un de ces à de colère qui s’emparaient de lui de temps g temps malgré la douceur de son caractère à retourna du côté de celle qui le poussait ainsi bout, et, la saisissant par l'épaule, il Ja dans la porte ouverte dvec une force qui l'envog culbuter parmi les pots de géranium qui ton rent avec elle pêle-mêle,
Maintenant, Délima, tu vas de suite « queter tes effets et te préparer à laisser & maison dans une heure. |
. —Mais elle ne s’en ira pas avec vous, md tre cria madame Martel en se relevant parmi les débris de pots cassés, de plantes d terre. Vous la tueriez comme vous venez que de me tuer.
—Tu m'entends, Délima ? dit not héros # un calme sévère. |
—Non, je n'irai pas avec toi, sanglota la je
fem me.
—Comme tu voudras, répliqua-t-il avecind rence.
Et en laissant la chambre pour se rende la sienne, il ajouta : | —Je n'ai pas l'intention d'insister sur
droits.
Il se mit aussitôt en frais d’empaquer
fets, ce qui, pour lui, était une affaire bien mple : elle consistait à jeter dans des coffres s hardes, ses livres, ses brosses, dans l’ordre s'ils lui tombaient sous la main. Au bout d’une mi-heure il avaitterminé sa tâche, Il se rappealors qu’au commencement de la dernière geuse entrevue il avait donné sa bourse à Milima. Qu'allait-il faire ? Heureusement qu'il vas de suite eBuédait quelques piastres qu'il avait mises de jrer à laisser dé pour payer un compte de livres de lois | #mment achetés, et sachant que le libraire
lendrait, il résolut de s’en servir pour les beps du moment.
regarda à sa montre : trois quarts d’heure hient déjà écoulés. Comme il avait dit à sa Bme qu’il attendrait une heure, il résolut de partir qu’à l’expiration de ce temps. Si elle srait l'accompagner, il serait satisfait; s:
se décidait à rester, il ne dirait pas un mot l'en dissuader. 11 regarda encore à sa mon- 2 quatre, trois, deux minutes ; enfin l’heure écoulée, 11 prenait donc son chapeau, lorsa porte s'ouvrit lentement et sa femme entra, Bure rouge et les larmes aux yeux.
Wiens-tu avec mei, Délima ? lui dit-il:
POui!
ors habille-toi vitement, car nous n’avons
à un de ces uw e lui de temp son caractère le poussait aind épaule, il la | > force qui l'env
ranium qui ton
ag avec VOUS, 04 en se relevanl sés, de plantes d me vous venez |
dit not héros
toi, sanglota la jé
liqua-t-il avecind
pour 8e rendre
d’insister suf
is d’empaque
CP ns,
pas de temps à perdre. Je vais aller che une carriole, |
—Où irons-nous ? soupira-t-elle, comp ment subjuguée en s’affaissant sur une chi
— Ne sois donc pas inquiète. Nous pour aisément trouver une bonne pension pour ley que nous payons ici. J'ai en vue une mi paisible et respectable ; je vais de suite ex d'y prendre des arrangements et je revie/f te chercher. Pendant ce temps-là tu pou faire ta malle.
En sortant il ne vit point madame mais il rencontra le bonhomme qui avait instruction de guetter Armand et d’esay
c'était possible de l’amener à des sentiment doux. |
—Quoi ! qu'est-ce que ceci, Armand? } ment, vous ne pensez pas à nous laisser?
—Oui, M. Martel, et je regrette sen ment que ce soit dans d'aussi désagréable constances.
—Prenez, Armand, quelque temps por décider : ne partez pas immédiatement,
—kRien au monde me ferait rester seuk une nuit de plus.
—Allons, allons ! qu'est-ce que veulent plus ou moins, quelques mots un peu vil
RAND
nn
e vais aller cher
l—Je n'ai pas d'objection à loposition, car je suis ext lviolence que j'ai déployé dis ma résolution est ir s partons,
Et je n’en suis
ira-t-elle, complèé ssant sur une chi uiète. Nous pouv > pension pour lep
en vue une maj vais de suite es lents et je rerie/é temps-là tu pou
» je ne m'étonne ir de les repren- POuvauté la bonne
[que vous n'ayez plus le dés : Vous avez terriblement é pme; mais comme, heureusement, Vous ne bvez pas fait de mal, je ne vous en veux pas, } dit qu’elle pensait que Vous aviez le cœur
le souris, mais elle trouve maintenant que Bavez celui d’un lion.
We décline le complimen n me fait; je me sens honteux d'avoir mon- Es exploits de cœur de lion. ++ Mais le lemps , il faut que je Parle. Cependant, avant de
int madame Ma omme qui avai mand et d’essaye à des sentiment
ceci, Armand? M \ nous laisser?
je regrette senil ussi désagréables
t si c’en est un
Ique temps por* médiatement, | erait rester seul
laisser, je dois vous re
-ce que veulent |
dré loussa, nots un peu vihl É
— ne,
—Que le bon Dieu vous bénisse, Arm répoudit-il avec une émotion visible di voix. Depuis le commencement jusqu’à h vous avez agi comme un vrai gentilhomg J'espère que la petite Délima se montre: din de vous! À
En moins d’ur heure Durand revint cheri sa femme qui, tout éplorée, embarqua da SLEIGH sans proférer une seule parole, «ar d avait déjà fait ses adieux à la famille.
Arrivés à leur nouvelle résidence, laudk paraissait rangée et confortable, Armand pr à prendre possession de leur petit mais pr appartemant en dépaquetant et en pendu hardes, en mettant ses livres et ses papietl leurs places respectives. Pendant ce tem Délima était assise sur un coffre, inconsol éclatant de temps en temps en de none sanglots. "
Lorsqu'on sonna la cloche pour le thé, refusa avec indignation de prendre de ce ral chissemer!, en sorte qu'Armand descendil Le repas était certainement une améli sur ceux très mesquins qu'on lui avait!
dans ces derniers temps, et il fit l’agréaW flexion que dorénavant il pourrait les pr en paix sans avoir à essuyer un feu roulé
DURAND
ms,
ARMAND DURAND J mn D | oches et de récriminations, ire autres pensionnaires ;
ous bénisse, Arn otion visible dan L cement jusqu’à là fà an vrai gentilhono ima se montre:, dl
| ante t [assez vive. Lorsque Ar .
; bre il la trouva en Sétait éteint.
Durand revint cher ée, embarqua dans seule parole, card à la famille. | le résidence, laqudk table, Armand pra leur petit mais p tant et en penduif livres et ses papiel Pendant ce tem n coffre, inconsol mps en de noué
quelque sorte triste,
che pour le thé, > prendre de ceril rmand descendil ent une amélio qu'on lui avai 4 et il fit l’agréabk | pourrait les pr yer un feu roulé
—Puisque tu te trouves si misérable, je vois, Délima, qu’un seul parti à prendre:
vas retourner chez madame Martel, car, les apparences, il n’y a que là que tu pig être heureuse. Je donnerai tant que je py pour ton entretien et j'augmenterai la son aussitôt que j'en serai capable. Il est trop ce soir, mais tu pourras partir demain maj
—Je ne ferai rien de la sorte, inter vivement la jeune femme, quoique je pense g tu en serais bien content: tu trouvera | être que -’est un bon débarras.
Piquée au vif par cette pensée, elles} brusquement et commença à arranger lette en désordre et à placer les quelques 4 qu’elle avait apportés a vec elle, madame!
lui ayant promis que le reste serait prèl q elle l’enverrait chercher.
Lorsque Armand revint du bureau, lelé main, il fut agréablement surpris de trou chère moitié assise dans le salon avec sa of re et causant avec une des pensionnaires, de -plus très content d'apprendre de sa M qu’elle 5e trouvait plus heureuse et mieuf chez madame Martel.
Maintenant, si Armand eût eu un «a plus déterminé. s’il eût été capable de pa
AUMÆAND DURAND, 277
ND
tn —,
mm
i misérable, je arti à prendre:
» Martel, car s e là que lu pu tant que je pou menterai la som ble. El est trop dl tir demain maliti à sorte, inter quoique je pense . tu trouverais | rras.
pensée, elle sel a à arranger fi er les quelques elle, madame) este serait prèl q
par une certaine fermeté dans ses manières s résolutions la victoire domestique qu'il ve- | de remporter, tout aurait pu aller passablent bien; mais, malheureusement, tel ne fut le cas. Madame Martel venait fréquemment, que temps après, à leur nouvelle résidence ; ma passait une grande partie du temps à lui tre ses visites, et Armand m'äntervini nullet, Les conséquences morales de ces relay furent très perceptibles dans ke caractère jeune femme qui devint plus indépendant lus exigeant. Elle paraissait croire que le but de la vie était de s'habiller avec le de soin et avec autant d'extravagance que le.
son côté, Armand poursuivait avec perséce ses obligations de bureau, quoique par- [ne pouvait se défendre d’un sentiment de découragement. Depuis qu'il avait reçu la de Paul lui offrant de l'argent, il n'avait
du bureau, lele surpris de troi » galon avec sat pensionnaires | rendre de sa M eureuse et mieull
l reçut un petit billet de sa tante Ratelle, pant un présent de cinquante louis. On ne arlait pas de sa femme dans celte e, eton ne lui exprimait aucun désir de sa connaissance, Madame Ratelle avait, ureusement, reçu d’une bonne autorité
eût eu un tai é capable de pal
d’autres relations avec lui, Au jour de.
ms
mt
une connaissance exacte de son caractire st appris de celte manière que l'acquisition q vait faite son infortuné neveu en était une:
toyable, sans valeur et sans mérite.
Délima cajola si bien sou mari qu'elle 6 bientôt les cinquante louis, et au lieu de lesg ployer, du moins en partie, à payer quel dettes que le jeune ménage avait contradd elle s’acheta une garniture neuve de pelle et un costume dont l'élégance rivalisait a les toilettes de mademoiselle de Beauvoir 4 même. Madame Martel ne fut pas oubliée cet inégal partage des ÉTRENNES de ls Ratelle : elle eut pour sa part un joli ma neuf. |
Au bout de quelques mois la jeune fe qui, dans le principe, avait été si enchantë la vie de pension, en fut entièrement dégn Les pensionnaires étaient si peu compli pour elle, la bourgeoise si grossière ct dés ble qu’elle n’osait seulement pas lui dem un verre d’eau entre les repas, elle-même si fatiguée de toujours manger, s'asseoir 4 vivre sous la constante surveillance d'él qu’elle en était venue à la conclusion aimerait mieux mourir de faim dansu logement à elle, —ne füt-ce qu’un grenie tôt que de rester dans cette situation.
ND
Comme de raison, madame Martel était au nd de tout ce murmure et ce mécontentement.
| Ce rusé brandon de discorde trouvait que dans kes visites à la jeune femme elle n'avait pas ksez de liberté et n’était pas reçue comme elle et aurait aimé. Impossible de se passer le luxe #1 lune délicieuse tasse de thé et d’une de ces | ngues veillées terminées par un souper chaud. un mot, il valait autant que Délima fût à sint-Laurent pour le profit et le plaisir que sa bmpagnie lui rapportait. Aiguillonnée par des | di | nseils si intéressés, la jeune madame Durand TE | rendit bientôt désagréable et haïssable aux res pensionnaires ; son affectation et ses airs supériorité servirent de risée. Tous les soirs, fsque notre héros arrivait du bureau, elle avait nouveau grief à conter, une nouvelle histoire dureté et d'oppression à lui communiquer ; ibien, qu'insensiblement il finit par redouter arrivée à la maison de pension autant qu’aufois au domicile de madame Martel. De temps tre elle changeait son histoire et insistait sur bonheur qu'ils goûteraient dans un chez-soi, que humble qu’il fût, sur l'économie et bileté qu’elle déploierait dans la direction bon ménage, Le tableau était engageant, et sand se surprit souvent à se demander com-
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