‹ Armand Durand ou La promesse accomplie [microforme]Chapitre 24 sur 26 · PRES · texte numérisé non relu

PRES

ET ee Re 7e de 1. SE

M ma avait une telle peur de ces petits insectes , ses cris retentissaient dans toute la maison que fois qu’elle y descendait. La méthode :

mieux répandue pour se débarrasser de ce u fut adoptée sur-le-champ, mais on n’en jat qu'un succès partiel.

Ensuite la cheminée fumait quelquefois de nanière la plus capricieuse lorsque le vent geait de direction; Armand et sa femme nt alors menacés d’avoir le même sort que habitants de Pompéi, car des masses d’épaisse ée et de cendres les enveloppaient lorsqu'ils syaient à leur coin du feu.

h RÉCOLLET (capuchon de cheminée) avait à » remédié en partie à cet inconvénient h autre sujet de grief survint. Le toit fit eureusement une voie d’eau dans une pare la maison, et pour comble d’infortune, idité s’introduisit subtilement dans la pré- > armoire où Délima avait mis sa belle de soie des dimanches qui fut bariolée et Btée comme une arabesque. Cette double venture fut réparée par des améliorations couverture et: par l’achat d’une nouvelle

s, ma fille, & les plancher:

l’on voit dans Ile ferme à Gui

sa grandeur otk ue à chasser t avait fait du su élevée, rougit e fermer la bou qu'elles fussent:

nsi employés à li ffets arrivèrent, s jeunes mariés f .. Délima triomph qu’elle l'était M qui s'était obligé 8 le prétexte de lé sa nouvelle carrii

» disait majesltés

icultés surgireil ue jour apporta D'abord la ti et de barbealé

s le sort n'avait pas fini ses persécutions.

ts envabisent bientôt la cave, et la terreur

qu’avaient inspiré les coquerelles et les bart n’était rien en comparaison de celle que « la présence de ces nouveaux hôtes. Ju Délima ne s’aventurait seule dans ce châte fort de l’ennemi, de sorte qu’Armand obligé de l'accompagner dans les pérégrinati qu’elle avait à y faire pour aller cherche matériel de leurs repas; cela lui causait d’ennui qu'il eût de beaucoup préféré vivrec me un anachorète, au régime du pain d l'eau. On se procura un chat, mais ce} animal limita ses exploits à piller la paneter à briser une quantité incroyable de faïence on finit par reconnaitre qu’il était plus nui que les rats eux-mêmes.

Et pendant ce temps-là se demander:4 comment Délima se lirait-elle d'affaire da conduite du ménage? Son mari voyaiti réalité s'élever jusqu'au niveau des vision rées dont il s'était bercé ?

Le fait est que, dérouté par les découri tes découvertes que chaque jour apport distrait par les plans et les conjectures qu'il mait pour faire face à ces embarras, À avait à peine remarqué que les biscuits trop solides et pesants, les viandes brûlés rarement cuites à point, et la soupe un le

RMAND DURAND, 289

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2. CORRE das ce: RS complète chez elle de cette justice calme et celte parfaite possession de soi-même si née saires à ceux dont la destinée est de commanis

Aussi, lorsqu'il arrivait le soir chez lui, l' fortuné mari, au lieu d’avoir à entendre le léys caquet féminin qui est en ses temps et lieu y chose très agréable, ou de jouir de ce repos, cette tranquillité qui rendent souvent la mai chère au cœur, était condamné à écouter d'e nuyeuses répétitions sur les bévues de Lizette les outrages incessants dont elle avait abre sa mailresse.

—Mais pourquoi donc ne lui donnes-tu pasg congé et n'en prends-lu pas une autre ? rép dait alors Armand en se passant d’une mani désespérée la main dans les cheveux.

Mais cela ne faisait pas l'affaire de mad Durand. Elle savait Lizetie une excellente mestique, irdustrieuse, aimant le travail et nête; elle ne voulait que se donner le lué gronder.

Pendant ce temps-là les visites de mad Martel devenaient de plus en plus nomb etsa présence dans le jeune ménage très quente. L'espèce de honte qu'elle avait voir lors de sa première visite, après la te que nous avons signalée, disparut bientôta

in

ER

F certificat elle aurait soin de le demander À] des grandes dames chez lesquelles elle :

demeuré antérieurement.

Dés le début de la scène, Armand s "était cipitamment retiré dans une autre chambre, il avait fermé la porte ; cela n'empêcha pas pendant que les voix des personnes engy dans la dispute arrivèrent jusqu’à lui clair distinctes. Il ne fut donc pas surpris lorsque, d’instants après, Lizette vint le trouver, et en déclarant qu’elle ne von'ait plus rester dat lage chez lui, eHe lui demanda ses gages, if avoir brièvement relaté ce qui s’était pu Comme il avait eu personnellement connaissa de la provocation qui amenait cet état de chd il paya sans rien dire ce qu’elle demandait après, comme il jetait un coup d'œil park

nêtre, il aperçut la servante qui travers

rue, son paquet à la main. |

Presque au même moment Délima entra; tante, daas la chambre, suivie de près pari dame Martel.

—Assurément, Armand, tu ne lui as pa ce mois-ci ?

—Sans doute. Pourquoi pas ?

—Pourquoi pas! n’as-tu pas entendut les insolences qu’elle m’a dites ?.... Ouil

pions ARMAND DURAND.

de le demander à l'a lesquelles elle a

et tu demandes: pourquoi pas ? Armand brand, vous n’avez pas le cœur d’un homme, rvous ne seriez pas resté lâchement ici pentique là-bas votre femme était insultée, et be n'auriez pas payé la misérable qui la vilipdait.

ti madame Martel fit entendre un gros soupir. Mais vous étiez deux contre elle, répondit and, et certainement très capables pour e adversaire.

Ainsi donc, non content de l’encourager par silence et ton abstention, de lui payer les x qu’elle avait perdus, voici que tu prends tenant sa part? demanda la jeune femme colère. :

Radame Martel fit encore entendre un soupir fort que le premier et toussa bruyamment, ui était évidemment un préliminaire à la active qu’elle se disposait de prendre dans Buvel engagement qui commençait. Armand tenta de saisir en toute hâte son chapeau sortir, murmurant entre ses dents que j:5 affaires le réclamaient ailleurs.

paffaires auxquelles il avait vaguement fait on n'étaient rien autre chose qu’une prole en entendant que l'heure fût arrivée jui de se rendre au bureau, où il s’instalia

ni, Armand s'était ph une autre chambredi cela n’empêcha past des personnes engifi ent jusqu'à lui claire c pas eurpris lorsque, e vintle trouver, els vonait plus rester dat demanda ses gages, ap até ce qui s'élait p jpnnellement connais amenait cet état de ch ce qu’elle demandait un coup d'œil pari servante qui traveru ain. R sement Délima entra!

e, suivie de près pri

and, tu ne lui as paf

arquoi pas ? | as-tu pas entendus m'a dites?...: Quit

bientôt en se félicitant intérieurement d'avri sa disposition un asile aussi sûr et aussi té quille.

Cependant le moment d’en partir était we et il se disposait à ramasser quelques livre papiers qu’il voulait apporter avec lui à le son lorsque, à sa grande surprise, il apera tante Françoise qui entrait dans le bureau. :

Elle était venue à la ville pour des affaird prévues, et sachant qu’elle trouverait, à ( heure, Armand à son bureau, elle était 1 l'y trouver afin qu'il l’accompagnât à a velle demeure ; car Délima, dans la jre explosion de gratitude occasionnée chez ell l’action généreuse de madame Ratelle q avait mis en mesure de commencer leu nage, avait insisté avec force pour que bonne dame se retirât-chez eux chagu qu’elle viendrait à la ville.

Arrivés au confortable petit cottage dek St-Joseph, Armand ouvrit la porte ar passe-partout, l’esprit tourmenté par de appréhensions au sujet de la disposition où il trouverait sa femme après les évê tumultueux de la journée.

A vrai dire, ses craintes n’avaient past} de la réalité. Les feux étaient éteints, ll

\AND

ke et déserte : Délima étant sortie avec mame Martel, après s’être concertées ensemble ur punir le mari en allant passer la soirée ors de la maison et en le laissant aux ressources l'habiteté d’un pauvre célibataire. Tout était ns le même état qu’au commencement des hosdités, les meubles en désordre, le tapis couvert miettes de pain, de bouts de fil, de papier, par la porte qui en était restée à demi ouverte pouvait voir dans la cuisine une table rem- > d'assiettes sales, un foyer tout couvert de dres et un plancher sur lequel le balai n’at laissé aucune trace de son passage.

e choc que ce spectacle infligea à la tante nçoise, qui aimait tant l'ordre et la propreté, peut se raconter. Mortifié et confondu, Arnd balbutia quelque chose sur ce que Délima it été obligée de sortir avec sa cousine, mahe Martel, et que leur servante, était partie squement,— c'était la première fois que maje Ratelle apprenait qu’ils avaient une dotique à leur service ; —- puis il pria sa tante asseoir pendant qu'il ferait du feu, la seule ie de l’économie domestique dont il eût une un peu claire.

Île y consentit en silence, et pendant que son rd se promenait de la taille svelte de sonne-

rieurement d'avoi i sûr et ausit

en partir était va er quelques livré ter avec lui à la surprise, il ape t dans le bureau.:

le pour des affaire lle trouverait, reau, elle était L ccompagnit à a!

ima, dans la 1e casionnée chez adame Ratelle q commencer leur force pour qu chez eux chaqi le. 1 petit cottage de :

grit la porte 414 ourmenté par dt de la disposition ( e après les évên

se.

,s n'avaient pas ir taient éteinis, la

M MAR MER TE ———————, veu sur laquelle le feu naissant commençait} jeter ses reflets, à l’affreuse confusion qui l'en. vironnait, ses pensées se reportaient aux pre. mières années du mariage de son frère et à sg propres réclamations contre le choix qu'il avai fait. En ce qui conceroait le confort domestique et la conduite du ménage, il y avait une simil tude étrange entre le sort du père et celui du fils: mais elle reconnut avec douleur que là cessaitl parité. Jamais la douce et aimante Geneviènl n'aurait laissé son mari au milieu d’une conf sion comme celle qui régnait en ce momail dans la maison, afin d'aller ailleurs chercher dé amusements pour elle-même ; si elle n'avait p# eu le talent de tenir sa maison dans cet orit exquis qui donne de l'attrait même à la chu mière la plus pauvre, du moins elle était to jours là pour l'accueillir à son retour avec de paroles de douceur, avec un regard et un sourit d'amour. Madame Ratelle avait une foi primé hardiment à son frère sa désapprobatié entière du système ou plutôt de Fabsence de sq tème qui régnait dans son ménage, —car bi qu’il aimât passionnément sa femme, bien qu füt touché de-l’entier dévouement de cell pour lui, il pouvait supporter d’entendre dire vérités amères sur son compte ; — mais quel

AND. ARMAND DURAND, sant. commençait yprtresse Armand avait-il, lui, pour se confusion Qui l'en. M regardant son visage

eportaient aux pre it les traces du malheu le son frère et à se dont elle avait entend le choix qu'il ani il vu, elle se répondi confort domestique "e"ent de cœur :

“y avait une simii "on, elle n’augmenterait père et celui du fi M ilique ou de censure le eur que là cessaitif ji si lourdement sur aimante GenevinM"é, après avoir term

milieu d’une conti d'elle et lui dit avec

ait en ce momalif A0 Moins, tante Françoise, si nous n’avo illeurs chercher da 0" bon souper, nous aurons dans tou Hé ; sielle n'avait pu" bon feu. 7.

son dans cet odniil® © leva rapidement et répondit en riant : t même à la cha Mais, mon cher neveu, nous dires de joins elle était 1 cl die on retour avec dé étant débarras

regard et un soute prit une essr avait une fois sa désapprobati de Fabsence de sf ménage, —car bi à femme, bien qu uement de celles d'entendre dired te ; — mais quel

bien vite fait, et quelque temps après un exce lent souper composé de pain rôti, de jambon d'œufs, —car le garde-manger était convenab] ment pourvu—était placé sur la table.

Durant le repas elle le questionna avec intéré sur les projets qu’il avait pour l'avenir : aile montra satisfaite de ce qu'il poursuivait avec {ar d’ardeur ses études légales, mais elle paria per très peu, de ce qui concernait ses affaires dome tiques. Une fois seulement, après un long si lence, elle mit doucement sa main sur la sien et dit tout bas en le regardant fixement en face

—Armand, mon fils, je cains que tu ne si pas très heureux !

Il ne lui répondit pas autrement qu'en | pressant la main et en détournant légèrement tête. Un nouveau silence s'établit entre eux dura jusqu’à ce qu’un coup frappé à la porte M fit se lever. Armand alla ouvrir, et sa jeu femme entra, portant sur ses traits réguliers u air demi-revêche, demi-provocatcar.

—Comment trouves tu la vie de ménagedi vieux garçon? demanda-t-elle avec aigreur. 1 avais tant de sympathie pour Lizette que...

—Tante Françoise est ici ! interrompit il an gravité.

Honteuse et confuse, Délima se retourna vif

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iment et courut embrasser madame Ratelle qui ja laissa faire froidement sans lui rendre sa caresse. Elle marmotta quelques excuses et le re- : gret de n'avoir pas su que sa tante devait venir, Lar elle serait rentrée plus tôt pour lui donner le souper.

—Pourquoi, enfant, aurais-tu plus d’attentions et de prévenances pour moique tu n'en montres à ton mari? Les titres qu'il ya sont bien plus grands que les miens.

La jolie bouche de la jeune femme fit la moue, son beau front se contracta, et elle partit pour aller se déshabiller en secouant légèrement Alhtéte. | | Dans les jours lointains du passé, alors qu’elle Yétait montrée si sévère sur la manière déplo- {rable dont Geneviève conduisait son ménage, la [pauvre tante Françoise avait été loin de penser qu'un jour viendrait où elle se rappellerait avec douleur ses sourires, son affection et les qualils qui compensaient chez la première femme de son frère l’absence des capacités domestiques. Il lui était inutile cependant de se plaindre, et elle résolut de n’exprimer par aucune parole le chagrin que lui faisait éprouver l’état de choses actuel. Elle passa deux jours avec les jeunes gens, car des affaires la forcèrent de rester à la

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