LES
dre baiser sur son front encore mouillé par | eaux du baptème et sur lequel commençaienlk perler les sueurs de lu mort, et l’âme de
jeune femme s'était envolée vers l'éterni presque aussitôt suivie par celle du petit in cent.
Rarement des cierges étaiobs répandu lé pâle lumière sur d'aussi beaux restes de la tri humanité que sur ceux de cette jeune mère de son enfant. La mort avait accentué les fai traits de celui-ci sans toutefois les contractl en sorte que ce petit visage délicat avait dr ressemblance surprenante avec la douce figée classique auprès de laquelle il reposait. ent . Dans le côurs de la longue nuit que le ndMitss veau veuf passa auprès de ce lit paisible et sil@u | cieux, —il avait refusé d’une manière brève L presque sévère toutes les offres qu’on lui avan faites de lui servir de compagnon dans ces duc nières et tristes veillées,—il s’assujétit à bia stricte et âpre examen intérieur. IL sentit q@fion n'avait jamais aimé celle qu’il avait juré solg E nellement à l'autel d'aimer, mais il lui é resté fidèle et il l’avait chérie en maladie com
. en santé; il avait peut-êlre supporté plus d emment ses défauts et ses faiblesses que si & eût occupé les plus profonds replies de son cœ
EE ont
Ah! sa conscience était plus calme à présent Bau'il avait souffert et tout supporté avec patience wu lieu de se venger, même lorsqu'il aurai! eu des raisons de le faire. Il pouvait donc envisager lristement cette belle figure, sans lire des reproches sur ses traits de inarbre et sans se torturer ent répandu ler de vains regrets de ne pouvoir expier un x restes de la triipassé qui n'était plus à sa portée.
Du moment qu'Armand perdit sa femme, il ‘opéra un remarquable changement chez madane Martel. Les manières demi-familières, demiyressives qui avaient caractérisé cette femme depuis qu’il était entré dans sa famille, avaient ntièrement disparu pour faire place à là poli-
nuit que le nqltsse qu elle lui témoignait lorsqu'il s'était mis lit paisible et sil@en pension chez elle.
manière brève Lorsqu'elle eut déposer la pauvre Délima
res qu’on lui avis le paisible cimetière Saint-Louis, elle fit, non dans ces duree émotion, ses adieux au jeune veuf, sentant
| s’assujétit à Mtien en elle même que de ce jour toutes rela-
ur. IL sentit g@iions entre eux étaient rompues.
|'avait juré sold Elle ne se trompait pas.
mais il lui
en maladie com | “ apporté plus pi
blesses que si 4 eplie de son cœ
e mouillé par | :] commençaie , et l’âme del e vers l'éterni elle du petit int
ette jeune mère accentué les fai fois les contract
délicat avait 4 ec la douce fig | reposait.
Lorsque ies premiers jours de son deuil furen écoulés, notre héros reprit ses études légales 4 s’y livra cœur et âme. L'état solitaire dans lequ il vivait contribua pour une bonue part à 0 avancement. M. Duchesne ne fut pas longtem] sans acquérir la certitude que le jeune hommik qui lui avait été si chaleureusement recommalk dé par son cousin Belfond, était de ceux qui sf}, destinés à arriver de bonne heure au pinacle dB, succès que tant d’autres. n’atteigaent jamais. E écrivant à Rodolphe, il lui avait donné sur Ai mand les rapports les plus futteurs et lui dis: que rarement il avait vu de plus grands talen unis à autant d’énergique fermeté et à autant din, probité dans le caractère. bal
Le lecteur ne sera donc pas surpris d’appredi dre, qu'après avoir subi ie plus heureux et plus brillant des examens, Durand reçut de Me, Duchesne la proposition d’une part dans sa va, |
pratique. L'offre fut vite acceptée avec reconnal
TU i|
D. ARMAND DUBAND, : 353
Munce, et Armand se trouva dans une position
Enrticulièrement bonne pour un homme de son ige, qui avait lutté pendant quelque temps avec d'aussi grands désavantages.
Cette chose si subtile qu’on appelle le temps me 1 bienveillants sourires furent encore prodigués au jeune, habil le son deuil furent les invitétions É virent de Mg 8 études légales &umais on ne le vit dans les gaies réunions du olitaire dans lequé monde à la mode. Cependant, il vint é temps
bonne part à soëi il fut obligé, du moins une fois, de se dé ‘4 fut pas longtemnir de son habitude : çe fut à l'ébcition du nu > le jeune hommage de son ami Belfond. de .
sement recommal 2 celui-c', malgré ses fréquentes et vigorireuses ait de ceux qui 504 ir-des contre le mariage et le beau sexe, s'était eure au pinacle 6 dimi à coup décidé, après une une de eigaent jamais, rois semaines et une cour de huit jours, de co vait donné sur À uire à l’autel une fillette de. pe A t “
tteurs et lui disfaiche sortie de son costume po.
lus grands tslenBBors portée par les élèves du Couvent de la
eté et à autant (
ngrégation Nrtre-Dame,—et qui, pour contreblancer son extrême jeunesse, possédait une lie figure et des manières tout à fait gentilles
e commérage de Québec avait décidé que la une personne qu’il avait choisie était Gertrude à Beauvoir, et Durand s'était senti mécontent > lui-même par l'étrange et sourde douleur
s surpris d'appret lus beureux et urand reçut de e part dans sa Va tée avec reconn
RTE È Se Re FE ES Se mon : = LR | - =. Re ee
ainsi que par le sentiment de tristesse que cet nouvelle lui occasionna.
Un matin, Belfond entra dans ses confortable
chambres. Armand essaya inutilement de rend
cordial l'air de préo’cupation qu’il avait ç
l’apercevant. Son ami l'informa, avec un :
souriant meis un peu embarrassé, qu’il était ver
pour lui donner une chance de lui souhaiter à
la joie. Alors notre héros fit de son mieux cont fortune bon cœur, accepta la proposition avec meilleure grâce du monde et il ajouta, peut-tt d’un ion un peu mordant, que lui et sa fian se connaissaient depuis assez longtemps p avoir réciproquement une idée raisonnable leurs goûts et de leurs sympathies.
—Allous, s’écria Belfond, pas de persiflag Armand! Si un autre que toi m’eût dit cela, lieu de l’inviter à mes noces, je l'aurais culht d'un coup. La petite Louise et moi nous n serons que plus heureux, après notre mari d’avoir pour occupation d'étudier les qualités l’un et de l’autre, car, tout naturellement, n( essaierons de rester aveugles sur nos défauts.
— Louise ! dit Armand tout dérouté.
—Oui, Louise d’Aulnay ; mais tu n'as besoin d'ouvrir de si grands yeux, tu nt connais pas : elle n'est sortie du couvent l'été dernier.
plité 0p
Île.t Ke elfo fran
sculptée en patte de lion, en sorte qu'il ne s’apel çut pas de la vive rougeur que ses dernièr p«roles aviieut fait monter à la figuie de sq (; VERRE s =: ! crintenant, Armand, continua-t-il, aim rais-tu à êi:c garçon d'honneur ?
—Pas du tout, mon cher ami, répondit:il à hâte : tu sais l’aversion que j'ai pour ces sort de cérémonies. Je désire resier dans ma coqui comme un limaçon. | :
—C'est ce que je pensais; aussi, j'ai pron conditionnellement à Arthur d’Auluay, m futur beau-frère, que si tu n’acceptais pas je choisirais. Il brûle d'être garçon d'honneur, il est profondément frappé de mademoiselle Beauvoir et, comrne il n'a que dix-huit ans,
. peux imaginer les chances qu’il court. Main nant.il faut que je parte, car-j’ai à choisir & garniture de perles pour ma perle incomparabl mais avant de nous séparer, Armand, wnt d'avis pour toi. Comme tu sais apprécier m amitié, n’essaie jamais de me faire endêver ce que je ne connais Louise d’Aulnay que dex peu de temps, ou de donner à entendre, con l’a fait ce matin un camarade que je me prop de ne plus regarder, que si j'avais retardé autre semaine j'aurais probablement cha
ce es RE
Mid’. comme je l’ai fait si souvent. Allons, au ll vo. ! Ne manque pas d'être prêt de bonne ! ure le matin de ;’heureux jour.
Ce fut avec des sentiments bien divers qu’Ar- | and endossa l’habit irréprochable avec lequel | nr ? | devait assister à cette fête nuptiale; puis il mi, répondit-il à ssaillit à l’idée de se rencontrer prochainement ai pour ces soriiite In seule femme qui avait été, il le savait aintenant, et qui était encore son unique amour, A femine dont le généreux courage l'avait sauvé :-même e la ruine et qui lui avait tendu une min secourable lorsque tout le monde, à une cption, l'avait abandonné.
Les d'Aulnay étaient une des premières et des lus riches familles de Québec, en sorte que tout t fait avec éclat et splendeur. La fiancée paissait comme un perce neige et son aristocraue fille d'honneur comme une magnifique ur de lis, grande, blanche, superbe et noble. Pendant la cérémonie les yeux d’Armand la jivirent avec “n singulier renouvellement du ilte de son enfance et avec l’ardente admiration l'elle lui avait inspirée pendant leur première Birevue à la fête d’été chez M. de Courval ; mais | e que je me pro la fin de la cérémonie, lorsque leurs regards | j'avais retardé rencontrèrent et qu'ils échangèrent un petit cbablement chlut il pensa tristement qu’elle n’était pas main- |
rte qu'il ne s’ape que ses dernièr | a figuie ue sd
ontinua-t-il, aimé
r dans ma coqui
aussi, j'ai pron r d’Auluay, nm r’acceptais pas je çon d'honneur, ( de mademoiselle ue dix-huit ans, qu’il court. Main r-j'ai à choisir 4 berle incomparabl , Armand, unit sais apprécier m ie faire endèver d’Aulnay que dex à entendre, con
tenant plus près de lui qu'elle ne l'avait été au timide jeune homme de campagne.
Les convives se trouvèrent bientôt assis autour d'une table somptueusement servie, et ce fut alors qu’il arriva à Armand un des contretemps désagréables dont il avait été jusque-là protégé par sa vie retirée. Depuis le mémorable matin que Gertrude, semblable à un ange de lumière, lui était apparue à la petite auberge et lui avait | arraché cette promesse qui avait été son salut, il à s’y élait montré scrupuleusement et religieuse. À ment fidèle ; même lorsque madame Martel, en
lui annonçant qu'il était père lui avait présenté ÈR
un verre plein jusqu’au bord, l’invitant à boire à la santé de la mère et de l'enfant, il s'était bravement exposé à l’indignation de la bonne femme en refusant avec fermeté la coupe qu'elle lui offrait, ce qui lui faisait faire, plus tard, la remarque qu'elle s'attendait bien à la triste catastrophe qui était survenue peu de temps après ‘une circonstance si inouïe.
On propesa une santé en l’honneur des jeunes mariés et les verres furent emplis de champagne. Machinalement, notre héros leva le sien à la hauteur de ses lèvres, espérant par là échapper à la remarque. et aux imputations d'affectation qu'on ne manquerait pas de lui faire. En effet,
il fut désappointé dans son entente, car deux ou
» l'avait été au e.
tôt assis autour ‘vie, et ce fut es contretemps sque-là protégé smorable matin ge de lumière,
2rgé et lui avait |
été son salut, il it et religieuse.
äme Martel, en
| avait présenté &
nvitant à boire nt, il s'était braa bonne femme upe qu'elle lui lus tard, la re-
la triste catasje temps après
neur des jeunes s de champagne.
a le sien à la par là échapper ns d'affectation
faire. En effet, |
te, car deux ou
trois personnes, qui l'avaient observé, lui en frent le reproche. La tempérance totale était peut-être plus rare dans ce temps-là qu’aujourd'hui, et il reçut une avalanche de railleuses démpprobations, jointes à une certaine dose de ce que Belfond appelait des sctEs.
—Est-ce que M. Durand, comme les chevaliers Rlautrefois à la veille de mettre leurs éperons pour la première fois, aurait fait vœu de s’abs- Blenir du jus de la vigne ? demanda ironiquement de Montenay.
—Je suis lié par une promesse ! Mpibgos notre héros avec. froideur, tout en observant na cour- Loisie.
—Bien, il me semble qu’une ci pconstance aussi
bilé, exempter de tous vœux onéreux ou mal fondés. Qu’en pense la charmante fille d'honneur?
—Je pense qu’une promesse faite doit être acomplie ! répondit-elle d’une manière brève.
Sur ces entrefaites une autre santé fut propode el accueillie, et on laissa aie Armand et son verre plein.
Après que les convives furent revenus au salon, il se trouvait debout devant un beau tableau représentant une des pelles dames de la cour de France, et il pensait comme son front calme et
beureuse que la présente devrait, comme un.ju-
fier, ses yeux brillants ressemblaient à ceux de mademoiselle de Beauvoir, lorsqu'il . entendit tout à coup derrière lui le frôlement d’une robe de soie ; et, se retournant, il aperçut mademoi. selle de Beauvoir qui se rendait à l’autre bout de l'appartement. Ils échangèrent quelques mots d’étonnement sur ce qu'ils ne s'étaient vus depuis très longtemps, Armand fit allusion à la vie retirée qu'il avait menée depuis quelque temps, puis il s'établit une pause qui fut rompue par Gertrude.
—J'ai été bien contente ce matin, dit-elle, en voyant comme vous avez fidèlement tenu votre promesse.
— Est ce que je pouvais faire autrement lorsque vous aviez daigné me la demander ? Ah ! j'espère que je la garderai ainsi que le précieux talisman
que vous m'avez alors donné, comme je vous l'ai. L
! déjà dit, jusqu’à la mort!
Et il porta à ses lèvres le rubis dont elle lui. avait fait cadeau.
: —Songez, mademoiselle. de Beauvoir, continua-til, songez de quoi vous m'avez sauvé, à tout ce que je vous dois, et dites-moi si vous devez vous étonner de l’ardente et éternelle gratitude que je ressens pour vous ?
Ah 1 Armand, cette voix passionnée, ce regard
tent à ceux de Mhjense, cette émotion et ces manières trahis-'
squ’il . entendit Bjent, à son insu, un sentiment plus vif que
nent d’une robe ui de la reconnnaisance.
erçut mademoi- À Une rougeur soudaine monta à la figure de Gerà l’autre bout de Bude, et elle baissa les yeux.
quelques mots D M. Durand, dit-elle, vous atlachez véritable aient vus depuis Bbent trop d'importance à une bagatelle, et le usion à la vie MKjélité que vousavez mise à observer votre proquelque temps, Buesse me récompense amplement de ce qu'il fut rompue par
us ne vous êtes pas encore informé de votre jatin, dit-elle, en ment tenu votre
utrement lorsque er ? Ah ! j'espère récieux talisman mme je vous l'ai.
uqu'il a été très malade ?
—Je suis vraiment fâché de l’apprendre, dit irmand en lui présentantune chaise que sa comngne accepta de suite, contente de prolonger ette conversation qui avait revêlu un caractère lrictement général.
Elle apprit à Durand que M. de Courval avait uplusieurs atlaques de rhumatisme aigu, que
bis dont elle lui:
Beauvoir, conti-.
m'avez sauvé, à ites-moi si vous Bi que, quoiqu'il fût mieux dans le moment, et éternelle gra: Badame de Beauvoir avait été obligée de rester
la maison pour le soigner ; puis l'entretien : la sur leur première senconire eu manoir
onnée, ce regard
n'en a coûté pour vous la demander... Mais jeil ami, M. de Courval ! ajouta-t-elle, voulant
bonner le change à la conversation qui commen- . hit à devenir embarrassante. N'avez-vous pas
le fait il était devenu un martyr de cette maladie :
d'Alonville lorsqu'ils n'étaient qu’enfants, et combien même alors elle l’uvait aidé et encouragé. Entre ce lointain souvenir et leur rencontre, dans lu petite auberge, qui avait exercé une si heureuse influence sur la carrière subséquente du jeune homme, la transition fut facile. Le sujet était, selon toute apparence, plein d'intérêt pour les deux, et quel que fût le charme qui l’animat, bien que son secret et sincère amour pour son amie fûül sans espérance et malgré l'indifférence polie qu’elle lui a”ait toujours manifestée, Durand se trouva, presque sans s’en apercevoir, à hui dévoiler le secret de son oœur, secret qu'il avait si longtemps gardé. Parée de sa robe et de son voile de fille d'honneur, au milieu des joyeuses causeries et des rires bruyants des convives qui résonnaient dans ses oreilles, Gertrude de Beauvoir accepta les vœux de celui pour qui sa préférence datait presque d’aussi join que la sienne pour elle.
On devine qu’en apprenant daiditement que sa fille avait fait, madame de Beauvoir la railla et que les pointes d’épigrammes ne lui firent pas défaut ; mais, heureusement, son opposition ne fut ni forte ni de longue durée. Sans doute Durand n’était | as un seigneur non plus qu’un riche et indépendaut citoyen comme de Montenay ou
mthtthtitite mtétqéasn mms érthntenhiit he. + bé
t qu'enfants, etBelfond, mais il était l'associé d’un vieil avocat taidé et encoura-BBien connu ; après quelque ten:ps il deviendrait et leur rencontre Bosesseur de la fortuue de madame Ratelle, e‘ ait exercé une sion frère Paul, qui n'étuit pas marié et qui, d’aère subséquente près le bruit courant, buvait beaucoup, se ferait ut facile. Le sujetrobablement bientôt mourir et le constituerait ein d'intérêt pour rme qui l’animat, à —Eh ! bien oui, se dit-elle, jy donne mon amour pour son Monsentement, car il vaut mieux que Gertrude se gré l'indifférence Bnarie avec lui que de rester vieille fille, comme s manifestée, Du- ik l'en ai souvent menacée. s’en apercevoir, MR Quant à M. de Courval, il futtrès satisfait de cœur, secret qu'il ke mariage et, pendant une sévère attaque rue de sa robe et dematismale, il fit à la fiancée présent d’une dot milieu des joyeu- Bhisonnable «t d’un riche trousseau, ants des convives M Armand avait beaucoup de choses à dire à sa Iles, Gertrude de Mancée, notamment la réception du mystérieux celui pour qui sa WBillet qui l’avait appelé auprès du lit de mort de ussi join que la Min père, billet que Gertrude avoua avec confujon avoir écrit elle-même ; ensuite la trahison l'engagement que Mesonfrère Paul, les machinations mises en œuvre Beauvoir la railla Mir madame Murtel, les vicissitudes et les agita- 8 ne lui firent pasMions de son malencontreux mariage, la mort son opposition ne uisible de sa femme, et depuis lors sa vie tran- . Sans doute Du- Mille et monotone. Gertrude l’écoutait avec symplus qu’un riche Bathie, et plus d'une fois, pendant qu’il poursuide Montenay ou Mit son récit, il s’aperçut que ces yeux qu'il
nette
avait cru si orgneilleux, si indifférents, s’assom D pentit ! brissaient d'une tristessé qui donnait à penser. je ne :
—Dans tout ce que vous venez de-me dire Armand, il y a une seule chose que je désirerais] que vo qui füt autrement, une chose que je vous deman-Æ jicatif, derai de rétrac er. Par considération pour moi, quoiqu voulez-vous pardonner à votre frère Paul, sans olé m restriction et complètement ? doivent
Une ombre passa sur le front du jeune Lori une pli
Gertrude, dit-il enfin, je ne lui ai jamais bornes causé de dommages et je n'ai pas non plus l'in-Æ pit dot tention de lui en faire pour tout le mal qu’il m'a La n causé : certainement que ce doit être assez. de Beai
—Non ; les concessions que vous avez faite ; cause l'ont été en considération de madame Ratelle: ill jont to voué faut maintenant faire quelque chose pour Là trar moi. Ecoutez, Armand ; que votre pardon, libre éclat, et sans condition, soit mon cadeau de noces ; je tte ob l'estimerai et l’apprécierai infiniment plus quel paul plus pur diamant et la plus rare des perles! La be ex souverains signalent ordinairement l'inauguraÆ once tion de leur règne par un acte d'amnistie : signé culpab lons, par une semblable preuve de clémence, kncon commencement de notre Dophaur qui, je l'espère, Cepend durera toujours. garnit
Elle disait cela d’un ton badin, mais ses yeul d'arge étaient singulièrement suppliants. et Ars: fic
e”assom !
)enser,
sentit toute l’impossibilité qu'il y aurait pour lui
à de ne jamais leur rien refuser.
—Comment, dit-il, puis-je ne pas accorder ce
is que vous me demandez? Oui, mon orgueil vin-
jour moi, aul, sans
> homme, ai jamais
inauguraje : signa’
dicatif, la longue animosité que j'ai caressée, quoique passivement, contre le frère qui m'a volé mon droit d’afnesse et l'amour de mon père, doivent céder à votre influence. Ah! Gertrude, une plus grande preuve de votre pouvoir sans bornes et de mon profond dévouement ne s&' pouvait donner |
La noce fut simple, et c'était, suivant madame de Beauvoir, ce qu'il y avait de misux à faire, à cause des antécédents du prétendu. Gertrude, dunt tous les désirs et les aspirations tendaient à la tranquillité et à l'absence complète de tout éclat, dédaigna avec magnanimité de ressentir cette observation.
Paul, quoiqu'il eût été poliment invité, envoya une excuse, alléguant qu’il était malade. Sa conscience lui faisait probablement trop sentir sa culpabilité envers son frère, pour qu'il désirât se rencontrer avec lui en une telle circonstance. Cependant, il envoya à la mariée la plus superbe garniture de joyaux qu’il put se procurer à prix d'argent et, plus tard, il trouva le courage de faire une courte visite aux nouveaux mariés,
événement qui, toutefois, ne se renouvela p souvent. Il ne fit jamais entrer dans la mais paternelle d’Alonville une femme qui fût la sie ne, afin de chasser la misanthropie qui régn: dans son intérieur. A | De Montenay ne se maria jamais. Ii contin
à fréquenter les salles de bal et à suivre les de.chaque nouvelle débutante pourvu qu’elle jolie, jusqu’à ce que ses cheveux souples etlu trés devinssent gris, calamité à laquelle il port
remède au moyen de quelque inestimable tein
ture, et jusqu’à ce que ses dents blanches « régulières dont il était si fier eussent été rem placées par un râtelier artificiel. Il mena cett vie jusqu'à ce que l’âge et les infirmités nel laissassent alternativement que celle de l’aban donner ; il devint alorsle plus méchant et le plu tyrannique des vieux garçons, faisant consiste son principal amusement à se moquer du mariag en général et du bonheur domestique de ses ami et connaissances en particulier.
Cependant, sa vindicative éloquence ne pu limais amener de nuages sur le soleil qui dora
Ja demeure d'Armand et de sa femme. Sans doute
ils furent quelquefois visités par le trouble
Ja maladie : c’est le sort de tous les descendant d'Adam ; inais ils trouvèrent dans leur mutuelle
affection d’ampl passagers.
Lil fut bien soutet
Une brillante Il se distingua dans laquelle i mariage, autant par ses rares tale
partageait ses pe comme elle pa dans les heures quelles échappe leur pays, elle lu l'encourageait, | En avant!
Jamais il ne !
émoluments, di seul point de ju qu'Armand Dur bien supérieur sociale qu’il s’é son sincèreeth intégrité.
ms
vela p | Mais | la sie
régni
ontin e les pi
elle fi
s etlu
il port le tein
ches « té re
na cell suel l’aban le-plu onsiste nariag
es ami
ne pu
dorai ; doute!
uble e ndants
utuellé
affection d’amples consolations à leurs chagrins passagers.
Une brillante destinée attendait notre héros.
[se distingua sur l’arêne politique de son pays, dans laquelle il entra peu de temps après son mariage, autant par son inflexible intégrité que par ses rares talents. Durant le cours de sa carrière il fut bien soutenu par la noble jeune femme qui partageait ses pensées, ses espérances, ses projets, comme elle partageait la destinée de sa vie et dans les heures de sombre déccuragement auxquelles échappent rarement les vrais enfants de leur pays, elle lui donnait des paroles d'espérance, l'encourageait, l’animait au succès en lui disant :
— En avant!
Jamais il ne fut tenté, par les honneurs et les émoluments, de sacrifier un seul principe, un seul point de justice, et le plus précieux héritage qu'Armand Durand laissa à ses enfants,- héritage bien supérieur à l’ample fortune et à la position sociale qu'il s'était acquises, fut le souvenir de: son sincère et honnête patriotisme, de sa parfaite intégrité.