‹ Armand Durand ou La promesse accomplie [microforme]Chapitre 5 sur 26 · RS RME “ENS · texte numérisé non relu

RS RME “ENS

e, quand il à Paul, c'était d’avoir méconnu les charmes

unes el j0lBe certaine nièce à elle qui pouvait produire us tendre ‘M fois une jolie figure et une dot confortable, et des mai

ue la mère Niquette avait décidé depuis ieurs mois déjà devoir être une compagne convenable pour lui.

yant cet objet en vue, elle avait fait, du

out cela esl peuvent-ell oi que ce

23 APNAND DURAND,

malin au soir, l'éloge de Sophie, de ses qualité dea intellectuelles et morales, s'attachant particuliè@S'une rement à démontrer son habileté à tenir 0du'on ménage,—cet la patience avec laquelle Duran el). écoutait ces punégyriques qu'il considéraBBéeller comme des bavarduges de commère, l’ayanh — 1 malheureusement confirmée dans ses illusio bon; que lu belle Sophie elle-même partageait, elBondu s'était sentie trop vivement froissée pour restous v plus longtemps dans cette maison après avoir v@hnais je ses rêves aussi cruellement évanouis, Les deuffemme servantes inexpérimentées engagées au derni@?t qua moment pour la remplacer, quoique vigoureus@lous de et pleines de bonne volonté, étaient tout à faitiééé Mais compétentes, —de sorte que la nouvelle mari@Bi le m dut s’en rapporter entièrement à. ses propre no ressources, ayant un vague pressentiment déneuré ernbarras qui allaient s’ensuivre, Paul avéncore fait tout son possible pour inviter madanS Ains Niquette à rester à son poste. Il l’avait sollicitées fem suppliée, lui offrant ce qui était alors considé@jours é comme des gages presque fabuleux; mais BBant le vengeance a quelque chose de doux pour crie nom taines natures, et la vieille gouvernante ne polBonduit vait pas se priver de cette douceur. elles d

Oubliant la bienveillance et la considérati@iterie que son maître lui avait toujours accordées, lBBuantite

ses qualitééBadeaux et les privilèges qu'il lui avait distribués it particulièfS'une main très libérale, elle s'était persuadée à tenir uBu'on la traitait avec la plus noire ingratitude et elle Duran@Bu'’elle figurait dans la maison un personnage considérai@éellement sacrifié.

ère, l’ayan@ —Ah! s’était-elle dit en le laissant par un ses illusion bonjour, M. Durand ” auquel celui-ci avait réirtageail, elBondu avec froideur, ah! mon beau mari, je’

pour resléous verrai bientôt me supplier de revénir ici; près avoir t@hais je ne ferai pas cela avant que vous et voire is. Les deulfemme m'ayez longtemps et vivement sollicitée,

s au derni@?t quand je revieudrai, je vous apprendrai à e vigoureus®ous deux à respecter la mère Niquelle.

tout à faitié Mais la bonne vieille dame s'était trompée : velle maridBi le maître ri sa femme ne vinrent la troubler:

e nouvelles supplications. Bien qu'ayant deneuré longtemps chez Durand, elle n’avait pas’ ncore pu pénétrer entièrément son caractère.

Ainsi que nous l'avons dit en commençant, es femmes dans la famille Durand avaient tou- : Durs été de remarquables ménagères, et penant ie long règne de la dernière qui avait porté e nom, la maison de Paul avait été la mieux onduite, la plus proprement tenue de toutes elles du village, tandis que les produits de sa aiterie élaient également renommés pour leur uantité et leur qualité. Cet élat de chosés satisfai-

ses propr entiment à ,. Paul av iter madan vait sollicité lors considé eux; Mais DUX pour cf nanfie ne pt

considérati accordées, |

AE ur ot. bnaiss sant ne s'était que peu ou point détérioré pendant ee l'administration de madame Niquette qui—nous fe devons lui rendre cetté justice—avait veillé 4 ere d'aussi près que sa maîtresse au confort de . .

2 # : F À élail Paul et aux intéressés de l’établissement. Hélas! ble sous le régime nouveau, les choses élaient très différentes, et il était heureux pour le repos ’ Q , A lett d'esprit de la défunle madame Durand qu'elle, à; n'eût pas connaissance de ce qui se passail sous le soleil et surtout des détails qui concer- Ro

naient le ménage de son fils.

Celui-ci aimait la bonne table et y avait été ne toujours habitué; maintenant la soupe étaith pe souvent brûlée ou trop liquide, le pain sur ep, ,, chargeant, digne du mauvais beurre destiné à, être mangé avec lui; et puis les crêpes friables RE, les beignets et les délicieuses confitures quil; avaient autrefois s; souvent orné sa table, n'é, ;, taient plus qu’un souvenir du passé. Cependant, apta avec toute la générosité d’un noble caractère, il supp ne se plaignait ni ne murmurait; mais se con-kR, pot

tentait de temps en temps de faire en riant quel, à, que remarque sur le sujet, évitant toutefois toute rs ape allusion de ce genre lorsque sa femme paraissail gré s

ennuyée ou embarrassée. La pauvre Geneviève faisait souvent des efforts surnaturels pour tâche d'acquérir une petite parcelle des précieuse:

dite tré eu

joré pendant e qui—nous avait veillé confort de ent. Hélas!

étaient très ur le repos rand qu'elle i se passail qui concer-

t y avait été soupe était

pain sur € re desliné à pes friables nfitures qui

Cependant,

pour lâche

à table, n’é-k

caractère, il nais se Conn riant quel:

utefois toute e paraissail e Geneviève

$ précieuse

naissances dans lesquelles elle faisait un dé- It aussi absolu ; mais les résultats en étaient jours des échecs décourageants, et elle en t graduellement à la conclusion fatale qu'il était tout à fait inntile d'essayer. Pour nble de malheur, la sœur de Paul qui avait

jemment perdu son mari, venait d'envoyer

lettre dans laquelle elle annonçait que sa té, ébranlée par les chagrins et la fatigue elle avait éprouvés durant la maladie de son .

ux, avait besoin d’un changement- d'air, elle terminait en se disant assurée que son

e et sa nouvelle sœur la recevraient avec pté pendant quelques semaines.

Dh! combien l’honnête Paul redouta cette.

jte! comme il s'émut en songeant que les.

ladresses de sa pauvre pelite femme seraient mises au regard perçant de sa sœur, un mo-.

e de ménagère | Quant à Geneviève, elle hpta les jours et les -heures, comine le crimi-. suppute le temps qui le sépare de l’époque

se pour l’exéculion de sa sentence. Son in-.

titude ne fut pas de longue durée, car trois rs après sa létire, madame Chartrand arriva.

Igré son deuil tout récent qu’elle sentait en lité très profondément, malgré sa santé quel-

peu délabrée, cette dernière fut alarmée,

presque terrifiée, en voyant l’état de choses quil si se faisait remarquer dans la maison de son frère vi De vagues rumeurs sur l'inhabileté de sa bell sœur étaient bien parvenues jusqu’à ses oreille ie mais entièrement occupée par son mari q Lie avait été confiné dans sa chambre penda trois ou quatre mois avant sa mort, elle y avai des à peine prêté attention. Elles se présentère ee alors devant elle dans toute leur affreuse réalité déc et peut-être n’aurait-elle pu trouver de pli grande distraction à son légitime chagrin que hs: nouveau champ de regret qui s’ouvrit devan Lffec! elle. Les —Comment, se dissil-elle intérieuremenke….

comment puis-je trouver le temps de pleurd Li Louis quand je vois sur la table de mon frère}; q du pain aussi méchant et du beurre immatl, geable ? Comment puis-je m’absorber à dépli, j, rer mon veuvage quand je vois ces misérall@S, | £ servantes de mon frère s'amuser avec leurs cav@ 1; liérs pendant que le dîner brüle sur le poêle &; que la crème se perd dans la laiterie? Al | c’est désolant ! | ara à C'était en effet bien distrayant, car madan cien, Chartrand n'avait pas été huit jours dans à b maison, qu'elle avait oublié ses peines et sh :, p deuil, dans l’étonnement profond où l'avait jel@e tion

examen plus attentif des gaspillages et de la Bauvaisc administration du ménage. Elle n’eut pur Geneviève d'autre sentiment que celui une pitié dédaigneuse, et un vif regret que aul eût commis une aussi grave erreur dans D choix d'une épouse. Cette femme robuste et tive, habituée dans le berceau au ménage, ne ouvait comprendre la langueur maladive el > découragement auxquels sa délicate et nerouver de Phi ce belle-sœur était si souvent en proie, et chagrin que. june fois, elle l’accusa intérieurement ouvrit devat ffectation. | ré Les choses ne pouvaient pas rester longtemps itérieuremens.. cet état sans fournir à quelqu’un l'occasion ps de pleure e se décharger le cœur et un dimanche aprèsde mon frè di qu'elle avait sous un prétexte quelconque eurre 1MMaERfusé d'accompagner Geneviève aux vêpres, orber à dépléS;jame Chartrand entra dans la chanbre où ces misérall@S.,] fumait sa pipe dans une calme solitude, vec leurs cav@ejui-ci ne se méprit pas sur la détermination ur le poêle; se jisait dans les yeux aussi bien que dans laiterie? ADD colennité des allures de sa sœur, et il se préara à une scène ; mais, comme un habile taccien, il attendit l’attaque en silence, | —Paul, s’écria-t-elle brusquement, déposeta pipe et écoute-moi. Je veux avoir un enelien avec toi.

de choses q 1 de son frère é de sa belle à ses oreille son mari q nbre penda rt, elle y avai > présentère freuse réalité

, car madan jours dans | peines et st où l'avait jelé

ES mr,

— Un entretien ! et sur quel sujet ? répondit

il d’un ton bref.

—Sur quel sujet? dis-tu. Peut-il y en avoi

d'autre que la manière déplorable dont esll

conduit ton ménage ?

Je crois que c’est une affaire qui ne regarde que Geneviève et moi, répondit-il sèchement en reprenant sa pipe qu’il avait momentanément déposée sur la table. |

—Ceci est une réponse digne tout au plu d'être faite à un étranger, mais ce n'el pas celle que tu devrais faire à ta sœur ainée « unique qui, en te parlant ainsi, n'est mue que par un affectueux intérêt pour toi. Accorile moi un peu de patiente attention, je ne t’en de

manderai pas davantage. Laisse-moi te dir

maintenant sans réserve tout ce que j’ai sur k cœur, et ‘puis, si tu le désires, je garderai ensuite le silence.

Pensant qu’il y avait quelque vérité dans ct que sa sœur lui disait, Durand inclina la tête e elle reprit :

—Du temps de notre pauvre mère, bien qui lu n’eusses pas plus de vaches dans tes pâiu turages qu'il y en à maintenant, et peut-êtri moins puisque tu as ajouté trois belles génisse à ton troupeau, il y avait toujours rangés dans

peupl:

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bien q jiraien de pri:

ave | ttenc ètre t sur le panie à ven:

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6 4 ed

1? repond lave plusieurs quartauts de bon beurre bien fait,

ttendant que les prix fussent satisfaisants pour tre transportés au marché; toujours ii y avait ur les tableties des rangées de fromage et des paniers d'œufs. Et aujourd’hui; il n’y a rien i ne regarde ’ K : à vendre pour le rrésent et rien pour plus tard. sèchement en Hi

ntanémenens Ua Coin de la laiterie malpropre un quar- MERE: d'une certaine substance rance que nous devons appeler beurre parce qu’elle ne répondrait à aucun autre nom, une douzaine d'œufs

il y en avoi ble dont el

tout au plu

ES SR eut.être sur une assiette félée, et un peu de sœur ainée el . di . Ë est mue creme Moisie : voilà toute la richesse de laitage. ECS VS ‘état des choses est-il meilleur dans la basseoi. Accorile j cour? Quand je songe aux nombreuses couje ne t'en de AE da d: ées de grasses volailles, de dindes et d’oies qui la = l'é :

peuplaient jadis, mon cœur souffre en n’y voyant aintenant qu’une couple d'oisons et de dindes solitaires, ainsi que les quelques chétifs ban- Rams aussi sauvagés que des bécasses qui prenent leur nourriture où ils peuvent, car la plupart du temps on oublie de leur en donner, bien que les restes de repas qui sont perdus suffiraient amplement pour faire d’eux des volailles de P'iXessres Qu'as-tu à répondre à tout cela, rère ? Oui, je te le dis, tu es sur le grand chein de ta ruine.

—Non, Françoise, il n y a, quant à cela, au-

ue j'ai sur lé rderai ensuité

érité dans ce ina la tête e

ère, bien qui ans tes pâlu

et peut-êtré elles génisse angés dans

cun danger. Dieu est très bon pour moi.—1} disant cela, Paul Ôta son chapeau en signe respect. —Ma récolte a été cette année beaucor plus considérable que toutes celles que j cueillies jusqu'ici, quoique bien souvent "”

greniers aient été remplis jusqu’au combl

Avec moi tout a prospéré en quantité et en qu lité, et grâce au ciel, nous ne nous apercevro pas des pertes qui peuvent se faire sentir dans laiterie ou la basse-cour.

— Eh bien, Paul, c’est très heureux que . jouisses d’une aussi bonne fortune, car tu en

grand besoin......Mais voyons maintenant pol

ton propre confort. Ta table—tu ne dois p m'en vouloir si je te parle aussi francheme car tu m'as permis de te dire tout ce que j . sur le cœur—ta table est, j’en suis certaine, . plus mal fournie de toutes celles de la paroiss

—Mais, chère sœur, nous avons eu dernièrt ment de très bons pâtés et d'excellentes tarte il me semble,

—Ah! frère, tu peux bien paraître emba rassé et regarder le fourneru de ta pipe & disant cela ; quoi que tu fasses, tu ne me domn - ras pas le change. En deux ou trois occasiot différentes, j'ai vu la petite fille de la veuve L -.pointe passer dans la cour portant ces tarlin

ces p Détissal ins q ile mo e pa joncer euve confec l'exer ure d s fort Dyable Rega qu'à

Imauva

t je ve tes qu

ait qt

d jarc se par fruits , aUCU e com

ours é

enfant ue pet ne viv

our moi.—| 1 en signe née beaucor les que j souvent mn u’au combi ité et en qu s apercevro sentir dans

ureux que >, car {tu en

intenant po

1 ne dois pi francheme t ce que | is certaine, e la paroissi eu dernièrt Ilentes tarte

aître emba e ta pipe & ne me donn ois occasiol la veuve L t ces tarlin

ces pâtés. En fait de cuisine, rien d'aussi jétissant ne peut plus être préparé ici, à ins que je relève mes manches et que je me

lte moi-même à l’œuvre.

e pauvre Paul se trouva considérablement

joncerté, car il était allé secrètement trouver

reuve Lapointe et l'avait payée d'avance pour

confection de ces friandises, espérant que il exercé de sa sœur croirait qu’elles étaient de

ure domestique. 11 se mit donc à fumer

s fort et sans souffler mot, pendant que l’imbyable madame Chartrand continuait :

-Regarde le jardin : il ne peut être comqu'à celui d'un fainéant, tant il est rempli

mauvaises herbes et de chardons, et cepen-

t je vois deux grandes paresseuses de sertes qui ne font que flâner ici. Notre mère fait qu’une domestique, et de son temps ce d jardin faisait l'admiration de toute la pase par son magnifique étalage de légumes, fruits et même de fleurs. Je ne vois, non , aucune trace de toile ou de linge d’un mé-

comme chaque femme d'un Durand avait ours été capable d’en faire pour son mari et

enfants... Veux-tu me dire ce que fait ou

ue peut faire Geneviève ?

ne vive roùgeur s'était graduellement répan-

ne |

due sur le visage hâlé de Durand ; enfin, fr. pant la table d’un grand coup de poing:

—Françoise, s’écria-t-il, ceci. est mon aff et ne regarde que moi, entends-tu ? et n'é la promesse que je t'ai faile de’te laisser par tu n'aurais assurément pu dire tout ce que viens de débiter.

—Je le sais, répliqua philosophiquement:

dame Chartrand; mais comme tn m'as dos ta parole que lu m’écoulerais jusqu’au bé je le la rappelle. Ai-je dit des choses qui soient aussi vraies que l'Evangile même ? Aik calomnié Geneviève en quoi que ce soit ?

—Si je suis satisfait de ma femme, qui est quia le droit de la trouver en faute? dem da-t-il en haussant davantage la voix.

"Tu n’as pas besoin de te fâcher contre Paul. Je vois que tu cherches une ‘quere mais je ne satisfe rai pas ton désir. C’est touj@ comme cela avec vous autres, hommes : qui voire cause est mauvaise, vous tôchez inva blement de l'améliorer par des paroles vives beaucoup de tapage. Maintenant je dirai tou que j'ai à dire quand même tu ferais deux

n qu us qu uriage )nheu [—Ait ureu] tion.

lite fe qui « s faite is qu rme Q eesl) Madan ’en eff les que nes 1 ion p:

Jen orance -{u pas te à |

Dissons

e cette

plus de bruit. Dieu sait qu’il n’y a dans duvelles

cœur aucun mauvais sentiment à l'égard 1 femme, et c’est pour son bien ainsi que po

ttu t d. Eco

poing : us que moi ne s’est réjoui en apprenant ton

st mon afiriage, parce que je pensais que ce serait là ton tu? et n'poheur.

laisser par —Ainsi en a-t-il été, Françoise, et je suis aussi tout ce que ureux qu’un roi. Aussi bien je n’ai pas l’intion de nous rendre malheureux, ma pauvre lite femme et moi, en lui demandant de faire qui est au-dessus de ses forces. Elle n’est s faite pour les travaux durs et fatigants, pas

hiquement:

tu m'as dot jusqu’au bd

choses quilirs que le petit oiseau qui gazouille dans , même? Arme qu’ii y a là devant la maison. De plus, ce soit ? e est jeune et elle apprendra,

Madame Chartrand pensa intérieurement en effet des femmes aussi jeunes et aussi délies que Geneviève étaient souvent devenues de er contre nes ménagères, mais elle garda cette réune ‘quere ion pour elle-même et reprit :

. C'est toujo® Je ne veux pas blâmer ta femme pour son )memes : quiMprorance à conduire un ménage, mais ne penchez inval@-tu pas qu’elle ferait bien de commencer de aroles viveslite à l’apprendre? Il se pourrait que tes je dirai tou Dissons ne seraient pas toujours aussi bonnes erais deux Re cette année ; les enfants qui entraînent de y a dans di velles dépenses, peuvent venir, et la ruine l'égard dit tu te ris maintenant te surprendre plus si que po d. Ecoute, je vais te faire pe ose

me, qui est faute ? dem oix.

enfin, fn que je parle aussi ouvertement. Personne

Je suis veuve, sans enfants, et parfaiteme libre de suivre mes volontés. Dis un mot & viens demeurer ici. Je ne serai pas un fardes car lu sais que j'ai par moi-même des moy

suMisants. J'enseignerai à Geneviève la ten

du ménage si elle a la force ou le désir de la prendre, et dans tous les cas je prendrai :

moi toute la tâche de conduire la maison. 7 bien-être, ta bourse et ton bonheur y gagnero:

Maintenant, réfléchis bien avant de me donnk

une réponse quelconque.

Paul suivit ce conseil. Il croisa ses bras « la table et y reposa sa tête, afin de réfléct plus mûrement. Sans doute la prospérité mal

rielle de l'établissement augmenterait notabl

ment par les soiis de celte ménagère é

nome, mais comment Geneviève prendrait-el

cela? c'était là l'important. Les tinettes beurre, les meules de fromage s’accumuleraie

dans ses caves, la toile et le linge de ménai

dans ses gardes-robes, et lorsqu'il reviendr fatigué, épuisé deses propres travauxdes chams

il trouverait de bons et succulents repas l’attet dant ; oui, tout cela lui serait très agréable, md

serait. ce la même chose pour sa femme qui!

serait toutes les heures de son sbsence à évit la constante surveillance que sa sœur exercer

chad le ?

se voi traste arirat inf eilait meltr t l'int bieu Mer

e sais

ELens tr pporter it en n cala

C’es Oui, Mais

Ds de ; lir dès ps lon:

Bpéran dent €

-parfaitemd chaque chose et sur chaque personne autour sun mot étBlle ? Comme elle seruit peinée, mortifiée is un fardedse voir continuellement exposée à un frappant 1e des moyebiraste avec l'habile et énergique madame iève la tenhartrand, obligée de ressentir aussi amèrement désir de l'a infériorité sur tout ce en quoi l’autre

prendrai seilait. Non, il n'avait pas le droit de com-

maison, Témettre le bonheur de sa femme en permet-

r y gagnerodit l’intrusion d’un tiers de sa maison. D'un de me donn@ bieuveillant mais ferme, il répondit donc : Merci, Françoise, pour ta bonne offre qui est,

a ses bras sie sais, l'impulsion d’un cœur tendre et géné-

n de réfléchHx; mais il vaut mieux que nous restions ospérité malMBls, ma petite Geneviève et moi. Nous au-

erait uotabl@:, je le présume, des embarras comme tous énagère édMlgens mariés ; mais nous devons essayer de les prendrait-elbporter avec patience. Si Geneviève fail dé-

>s tinettes Mt en quelque chose, elle est au moins douée ccumuleraidMn caractère doux et affectionné. x ge de ména— C’est donc une affaire décidée, Paul ?

il reviendr-Oui. Tu n'es pas fâchée ?

ixdes cham-Mais non: penses-tu donc que je n’ai pas

repas l’atte@is de jugement que cela? Mais il me faut igréable, mdftir dès demain, car je ne veux pas souffrir

‘mme qui pis longlemps des épreuves auxquelles mon

sence à éviipérament et raa conscience sont continueleur exercerdpent exposés dans cette maisen. Entre l’in-

différence de Geneviève et la honteuse nés gence de sa servante paresseuse, je serais m eu pièces avant quinze jours, empâchée que serais d'essayer à mettre les choses en ord Oui! elles m'ont déjà presque fait perdre vue mon pauvre mari et le chagrin légit qu’en veuve bien apprise je dois ressentir de mort. Je retourne maintenant dans ma cha bre pour y faire quelques prières, car j’ai m qué les vêpres afin d’avoir cet entretien avec

Et elle sortit.

Paul se laissa aller à une profonde rêve d'où il fut bientôt tiré par l’arrivée de sa fem

— Viens ici, lui dit-il en l’apercevant.

Et passant son bras autour d'elle, il contin

—Ma sœur désire venir demeurer avec nou elle prendrait la direction du ménage. Qu dis-tu ?

Le pâle visage de la jeune. femme rougit gèrement et ses lèvres tremblèrent ; reprenant presque aussitôt possession d'e même, elle répondit deucement :

—C'est bien, Paul, si tu le désires toi-mêr —Non, ma petite femme, non! il n'en pas ainsi. Je ne permettrai à personne de s terposer entre toi et moi; nous nous tirer d'affaire seuls. J'ai déjà dit à sœur Françoise

onteuse nés

il en est, et la responsabilité du refus ne , je serais n

mbe que sur moi.

péchée que)h ! comme les beaux yeux lustrés de Geses en ord@iève surent bien le remercier, pendant que fait perdre D mignons petits doigts pressant doucement sa agrin légili@in le ramenaient par leur muet langage à ressentir déMSrection qu'avaient pu lui faire perdre les reans ma ChaMnirances impitoyables de madame Chartrand, s, car j'ai mette dernière fut fidèle à sa détermination relien avec @Se lendemain matin, au moment même où joleil commençait à illuminer lorient de ses rofonde rêvez, elle montait dans une élégante petite charée de sa femme à ressort dans laquelle son frère la ramercevant. chez elle. Si Paul avait éprouvé quelque le, il continords de conscience d’avoir refusé l'offre si rer avec None de bonne intention de sa sœur, la vue du nénage. QuBBce gras et dodu, des joues pleines et ver- Iles de celle-ci qu'il fit intérieurement conter avec la frêle enveloppe et la délicate re de sa femme, le réconcilia bientôt avec 1ême.

près le départ de madame Chartrand, une deux servantes incapables fut renvoyée, et je procura une excellente ménagère qui poufaire presque toute chose d’une manière i satisfaisante que la sœur de Paul. ellee. Mais, hélas! elle avait un caractère

me rougil blérent ; ssession d'e

sires toi-mêt } il n’en rsonne de $ nous tirer r Françoise

terrible et sans la moindre provocation, e s’abattait comme une tigresse sur l'inone agneau qu'elle avait pour maîtresse. Conni sant sa valeur cependant, Geneviève soul tout en silence ; mais une après-midi que M:

donnait carrière à sa mauvaise humeur faisant des remarques insolentes et demani pourquoi certaines personnes ont été mises di le monde puisqu'elles ne pouvaient pas m& aider une pauvre servante qu’elle croyait écra d'ouvrage, son maître, qu'elle croyait très oct pé dans la cour, était entré sans qu’elle s’en| aperçue, et après avoir éconté un instant ses

tribes, il la prit par le bras, et lui ordonna faire de suite son paquet et de partir.

Il s’en suivit naturellement une tempête.

neviève courut chercher un refuge dans chambre où elle écouta, avec une alarme ne veuse, le bruit qui se faisait dans la cuisine, fracas de la vaisselle, le cliquetis des coutca les mouvements spasmodiques des chaises,

carme finit par cesser, et le mari et la femme

sentirent tous deux soulagés quand la porte « Q Q

referma sur leur habile mais redvutable st

manière quelque peu obscure, la Providence ‘

bancs et des seaux qu’on renversait. Le

vante.—Paul remerciait pieusement mais d'il

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et la femme nd la porte edvutable st nt mais d'il

[paix qui leur était maintenant accordée, quand

ime il devrait retomber dans le ehaos où ils ient auparavant”, voulant probablement faire usion à l’irrégularité générale st à la confupn d’où l’activité de Marie avait retiré sa aisOn.

La société continuait toujours son va-et-vient ez M. de Courval, car les bois aux teintes aires et les épais nuages couleur d’ambre du is d'octobre, outre l’abondance de l’excellent bier que l’on trouvait dars Îes environs, renient la campagne aussi attrayante qu'elle l’ait élé pendant la belle saison, Il passait fréquemment devant la porte de rand des messieurs armés de fusils et suivis ieurs chiens, les uns à cheval, les autres à ed ; mais Geneviève ne les voyait pas. M. de purval avait souvent invité, et d’une manière essante, les nouveaux mariés à venir visiter manoir, mais comme Paul ne s’en souciait idemment pas tandis que des étrangers s’y

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40 ARMAND DURAND. | & ns pé ture pende ption

trouveraient, Geneviève demeurait tranquillé ment chez elle.

: Une après-midi qu’elle était debout devant porte de sa maison et qu’elle admirait dans lointain, les magnifiques coteaux embrasés palBrt du les rayons dorés qu'offre une superbe jourréxiré de cette belle saison qu’on appelle ETÉ DE LA Stiment Marin, M. de Courval passa à pied accompagne lissé: de deux de ses amis. lis paraissaient tous trofiiiarité exténués- de fatigue, car ils marchaient depuillr ces une heure fort matinale, et lorsque Geneviève Ba de | que M. de Courval avait abordée avec sa poliihisanc tessé ordinaire, leur offrit d'entrer un instal arisl pour reposer, —chose qu’elle ne pouvait mangue so quer de faire sans violer les règles de la plllet hôt commune courtoisie, attendu que M. de CourvaBeur 1 se plaignait de la fatigue, —ils acceptèrent ave qu: joie son invitation. Il lui présenta ses deudBur la amis, le premier un M. Caron, homme d'uBt rer

âge mûr, le second un jeune et charmant of et € cier de cavalerie, du nom de Chevandier, quiindont venait d’ariver de France pour passer quelquélimante temps au Canada. sser |

Ce dernier parut à la fois surpris et frappé des et la beauté et des manières gracieuses de leur hôBssitôt tesse, qui était occupée à placer devant eux deMfemmn

verres et une cruche d’excellent cidre, qui, nouBeter

ARMAND DURAND. ai

it tranquill@äns pas besoin de le dire, n’était pas de mature domestique.

bout devant Ebendant, Geneviève ne s’aperçnt. pas de

nirait dans Bhiion particulière dont elle était l’objet de

embrasés part du capitaine de Chevandier, qui aurait perbe journéxirémement affligé s’il cût su qu’elle n’avait ÊTÉ DE La Stment pas remaiqué l’abondance de ses ched accompagni lissés, sa belle moustache, ou la classique ient tous trofiilarité de ses traits.

haient depu@r ces entrefaites arriva Durand qui s’em- 1e GenevièvBa de leur offrir l’hospitalie, et il le fit avec avec sa poliihisance et une politesse exquises. Des préer un instal aristocratiques de Chevandier furent en pouvait manue sorte choqués par l’arrivée sur la scène es de Ja pluet hôte roturier ; mais ses airs de grand 1. de CourviBeur produisirent aussi peu d'effet sur le rptèrent ave qu: ses regards d’admiration cn avaient ta ses deulBur la femme. Quand nos trois amis se omme d'udBt reposés et rafraîchis, ils prirent leur armant off vandier, qu sser quelqu

ndonna à d’amers regrets sur ce que ‘‘cette mante petite créature avait pour destinée sser toute sa vie au milieu-des vaches, des les et autres choses semblables.” | ssitôt qu’ils furent partis, Durand annonça Femme qu'il pensait aller à Montréal pour eter des épiceries et autres articles de né-

et frappé d s de leur ht vant eux de e, qui, noudl

D ct en revenant, notre Adonis militaire

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