‹ Armand Durand ou La promesse accomplie [microforme]Chapitre 6 sur 26 · ES · texte numérisé non relu

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cessité, ainsi que pour voir le marchand | il avait coutume de vendre la plus grande pi des produits de sa ferme, et il lui demand elle aimerait à l’accompagner.

— Quoique nous n’ayons cette année ni be ni volailles à vendre, je puis, ma petite fem te donner quelques piastres, que tu pourras penser en.rubans, dans les beaux magasi ajoula-t-il en souriant, car il s'attendait que Geneviève accepterait son offre avec pressement : attendu qu'un voyage à la v même sans la perspective d’avoir à y dépe quelques dollars, était alors considéré par femmes d’Alonville comme un insigne privik

Elle réfléchit un moment, hésita, puis, surprise et au désappointement de son m elle refusa, alléguant pour raison qu’elle savait pas comment elle agirait avec les Lu Elle pensait que si elle allait à la ville sans faire une visite pour remercier madame Luboi grossier bijou à l’ancienne mode qu'ellel avait envoyé comme cadeau de noces, la fan la taxerait peut-être d’ingratitude, et que autre côté, si elle se présentait avec son ma leur résidence, renomiée par ses exclusio on les considérerait peut-être comme de di gréables visiteurs. Donc, pour sortir de cel

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mme, elle avait résolu de rester à la maison, autant plus que Paul ne devrait être absent que uelques jours. | | Le lendemain du départ de son mari, Genejève, qui aimait beaucoup le grand air, et qui e pouvai: imaginer de plus douces jouissances ue celle de s'asseoir pendant quelques heures r un banc dans le jardin ou à l'ombre du rand orme qui ombrageait si agréablement sa emeure, à écouter ie ramage des oiseaux et des

nsectes, prétexfa un ouvrage de couture, et

’enfuit derrière le grand arbre dont le tronc la

Drotégeait contre les rayons du soleil, | Elle avait été élevée dans une ville sombre et

alpropre de France (car quoi que l’on en dise, on rencontre des villes sombres et malpropres ans cette parlie favorite du giobe) ; il n’y avait onc rien de surprenant que la cainpagne fût jour elle un monde inexploré, aussi délicieux ue nouveau. Comme elle jouissait de sa frat-

Sheur, de sa beauté, de ses parfums ! comme #haque nouvelle phase de cette vie faisait naître in elle une admiration qu’elle n’osait exprimer

autement, de crainte de paraître ridicule !

elle prédilection était peut-être la cause du peu e progrès qu’elle faisait dans la science de la

enue d’un ménage, car malgré qu’elle fût en

personne dans sa cuisine, au milieu des friture des étuvées ou des grillades, ou à son lavage, « pensées se tournaient avec passion vers l'air p et frais du dehors, le bruissement des branche au-dessus de sa têle ; et elle pens:it elle-même non sans soupirer, combien elle préférerait u morceau de pain et une tasse dé lait au milie d’un si délicieux repos, aux somptueux ban quets apprêtés avec tous les soins et l’habilet de l’art culinaire.

N'ayant que peu de chose à faire dans so ménage, elle avait célébré le premier jour de l'absence de Paul, en prenant son dîner de mets que nous venons de menlionner, chos qui convenait bien à ses servantes qui, passion nées elles aussi pour le DOLCE FAR NIENTE, étaien bien aises de se sauver de l'ouvrage en se servan des mêmes mets pour leur diner et en y ajoutant

un morceau de viande froide. Puis elle prit unek

paire de pantoufles qu’elle brodait pour en faire présent à son mari, assurée qu’elle était qu'il ies trouverait aussi utiles que belles, et s’installa dans un coin au pied du vieil orine.

Il faisait un.temps délicieux. Souvent elle s’ar. rêtait dans son ouvrage pour promener ses regards des belles collines pourprées qui se trouvaient dans le lointain aux superbes couleurs

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