CHAPITRE^ I
DBS DIFFftmniTES ESPfcCBS DE DROMADAIRES.
Déoomiaations diverses.
105. Chez les Arabes^ le mot djmel (4) désigne le dromadaire sans distinction de genre ; beir désigne le mâle^ naga (7) la femelle, et bel (20) la réunion d'une centaine environ de dromadaires.
n n'en existe qu'une seule race en Algérie.
104. Dans toute l'Algérie^ on n'en connaît qu'une (1) seule race. Son poil mue tous les ans^ aux mois d'avril et mai. Son rut (7) a lieu à la fin de l'hiver ; et les formes de cette espèce sont moins massives que celles de la race d'Egypte.
Du mhari.
105. Nous avons parlée dans notre premier (5) rapport^ du mhari, comme d'un animal presque fabuleux; pendant l'expédition de Lagouath, M. le généralMarey-Monge est enfin parvenu.
après bien ^es efforts^ à s'en procurer trois^ qui ont été attachés au corps des dromadaires.
Comparaison da mhari et du dromadaire.
106. Le mhari est plus grand que le dromadaire; on prétend qu'il est, par rapport à ce dernier, ce que le cheval de course est au cheval dq trait. Sa bosse est petite : elle ne dépasse presque pas le garot. L'extrême maigreur du corps et les fortes proportions des cuisses sont le signe de sa grande vigueur à la course.
Allure du mhari.
107. Les Arabes disent que le mhari va comme le vent ; mais c'est là certainement une grande exagération. Cet animal ne marche qu'au trot; mais son trot est allongé, et il peut le maintenir pendant douze heures. Il parcourt de la sorte quarante et même soixante (3) lieues par jour, et cela pendant plusieurs jours de suite. Il mange de Therbe ou du 6ow, comme tous les dromadaires. On est en outre dans l'usage de lui donner une ration de blé, de dattes, d'orge, ou de noyaux de dattes, suivant les cantons. Cette ration supplémentaire contribue beaucoup à accroître son agilité.
Harnachement du mhari.
108. L'Arabe, monté sur le mhari, est assis sur une selle particulière placée entre la bosse et le garot, pour rendre le trot moins dur ; il n'a pas d'étrier ; il croise ses jambes sur l'encolure, et dirige sa monture au moyen d'une bride sans mors et d'une corde passée dans l'aile de la narine droite; il presse l'allure en frappant sur l'épaule.