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CHAPITRE IL

Époque de la génération du dromadaire.

109. ^qmivG (6)aps, le dromadaire piàle eommenoe à engendrer, et la femelle pqut concevoir. L'aocouplement a toujours lieu à la fin (7) de l'hiver. Un an (4) après, jour pour jour, disent les Arabes, la femelle met bas un seul petit; le nombre des mâles est à celui des femelles à peu près dans la proportion d'un à quatfe.

Saisons favorables et défavorables h la génération.

110. Le dromadaire qui voit le jour dans le prepiier mois du printemps peut vivre. Celui qui naît après ce délai, ou bien en été ou en automne, meurt; ipfailliblementî mais ces cas^, 4u reste, sont aussi rares que Texistence, chez le même animait des imperfections physiques. Les principales de ces impfirfeçtions sont dans la conforr^ation de la bosse ou du plernuro, et dans la marche de travers, par suit(| 4^s épauler ou dç^ pieds de derrière.

La femelle {naga\ lorsqu'elle est pleine, porte le nom de hgda. On la charge toujours comine le mâle, quand cela esit i)éc^ssaire, même le jour où elle met bas et cç^\l^ oi; eUp aVQrte ; toutefois, dans ce cas, on la chç^rge moins,

Avortements.

111. Les avortements sont assez pomI)rp\)x, toutes les fo|$ que la legâa est piquée par les mouches. A Tiarel, l'équipage de Tittery en a compté quinze en vingt jours. La charge, à moins

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d'être trop forte^ ne produit jamais ces accidents. Les avortons de deifx à trois mois sont déjà parfaitement conformés ; quelquesuns^ provenant de mères bien constituées^ avaient une bosse reconnaissable.

stérilité.

112. Les femelles stériles sont nombreuses; cela provient presque toujours des fardeaux énormes dont les Arabes les accablent, même dans l'état de gestation avancée.

PaFt.

113. La femelle qui a mis bas à la fin d'un hiver se repose jusqu'à l'hiver (7) suivant, époque où elle conçoit de nouveau, pour mettre bas l'hiver d'après. Il y a des exemples;^ rares à la vérité, de femelles qui ont mis bas deux années de suite. L'accouchement a lieu la femelle étant couchée à terre.

Après sa délivrance, la mère commence à appeler le petit d'une voix rauque et lugubre ; on le liji montre, elle le méconnaît et ne cesse de crier; ce n'est qu'après l'avoir promené longtemps autour d'elle et le lui avoir présenté souvent, qu'elle le laisse approcher de sa mamelle. Le petit telte debout dès le premier jour; il ne marche (|ue vers le septième. A partir du second mois, il cesse de teter à volonté ; on l'en empêche par le moyen d'un filet qui enveloppe les mamelles. Personne n'ignore que l'Arabe vit, en grande partie, du lait de naga, qui est trèsnutritif.

Rot et suintement.

H4» On pense généralement et à tort que le temps du (7) rut seul est signalé par un suintement h la nuque et par la sortie da voile du palais avec grand bruit ; ce phénomène a lieu toutes les fois que l'animal est fortement impresaionné. En efi'et, on le remarque sur un dromadaire qui est en colère, et pendant le

temps des fortes chaleurs, on voit aussi l'eau suinter entre les deux oreilles, à l'endroit appelé langrd. Quant au suintement dont parlent nos grands naturalistes, il est dû, je pense, au goudron absorbé par les frictions antérieures, et il n'a aucune fétidité.

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