‹ Armée d'AlgérieChapitre 30 sur 66 · DE LANATOMIE DU DROMADAIRE · texte numérisé non relu

DE LANATOMIE DU DROMADAIRE

Nécessité d'un travail spécial à faire par un homme de l'art.

179. L'anatomie du dromadaire méritemt 4'ôtrjÇl sérifi^^ sèment étudiée par un artiste vétérinaire habile. Un rapport fait par un homme d'une compétence spéciale serait d un grand intérêt peur la scieôce. '' .

^ Noius nous bornerons ici à consigner lès ebservatîoiis qvi0 nous avons pu faire à la suite de plusieurs autopsies.

Comparaison da dromadairfi avçte te (^bev«il 0t te b#uf»

180. Pour donner une idée exacte de Torganisation anatomique du dromadaire^ nous le comparons tantôt au cheval^ t#ntdt au jHwf, et wêroe, parfoip^ h oe* 4w?^ wîbwu:^ àU fois, m II timt ^WttOPVip 4§ Vu» et dfi Vautm.

Peao da dromadaire.

* 181. La peau du dromadaire est d'un tiers plus épaisse que

193. Sa lèyre supérieure est renflée çt fendue de 34 millimètres^ disposition nécessaire à son alimentation.

189. Si^nlaryn renferme^ 4'ordi»aire^ ^a yen Um^j. togs de deux centimètre» A épûs âe eînq adUi«àtifiik

IS4. Shi iwvimu est ptu graiid çie «daî dto huMif ; nuis il fBl plus i^etîl qa» c^ da die\al.

WwflHOMMi hMiiflntoi

18S. La muqueuse buccale du dromadaire pend dans le'pharynx ; lorsque la bête est en rut ou lorsqu'elle est violemment a^gjAéev oette «i9iieusi& «id ebassée^ela kèuielM^i^ettn grand ImàX ppoâail par Tiiir;ette^|rémal»deBiîdte»eildeg]^fe cmààMbh^ fmft fcnncif uA^poebe^ «ùks attendis léjodrawl pendant faete de la ramiaalkiii,' à ta sutAtoe^ eoHe peelb» ctti. recouvertedepq^iifeft 1^ toagiie» (|ue ej^te^d» lûmâ. I* wi^

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queuse de la langue contient aussi des papilles nerveuses à dessins irréguliers remarquables.

Cou.

186. Le cou du dromadaire a des deux côtés deux veines et une artère^ comme cela se voit chez tous les rumiqiants; il eist d'une longueur difforme.

Tracbée-artère.

187. La trachée-artère est formée d'un canal plus lông^ mais moins large que celui de tous les autres animaux; les narines étant aussi très-étroites^ il en résulte que l'air a peu de passage pour arriver dans les poumons^ principal organe de la respiration.

Tissa de la bosse.

188. Le tissu de la bosse (14) du dromadaire est graisseux et peut être comparé àla tétine de la vache.

Paroi antérieure de rabdomen.

189. La paroi antérieure de l'abdomen du dromadaire est bien plus forte que celle des autres animaux; la ligne blanche qui la partage en deux par le milieu^ est très-prononcée. Les muscles de cette région se croisent entre eux de la manière la plus solide.

Compartiments de Testomac.

190. Le bœuf a son appareil stomacal composé de quatre estomacs; il en est de même du dromadaire : ceux de ce dernier, quoique ayant des formes différentes et plus prononcées, pourraient recevoir les mêmes noms. Nous nous contenterons néanmoins de les désigner par leurs numéros d'ordre.

Panse ou i*' estomac.

191. Chez tous les dromadaires crevés de la veille^ nous avons remarqué que la panse^ premier estomac des ruminants^ contenait 60 à 60 livres d'herbe noyée dans une quantité plus ou moins considérable d*eau verdfttre; cette panse renferme une multitude de pochettes fermées par des filets^ ou brides longitudinales^ qui ne communiquent pas les unes avec les autres; ces pochettes ouaugets, qui donnent à l'intérieur de cette partie de la panse l'apparence d'un melon à tranches très-prononcées^ étaient^ nous le répétons à dessein^ remplis d'eau et d'aliments et plus développés dans la panse du dromadaire que dans celle du bœuf.

a« estomac.

192. Le 2" estomac du dromadaire se compose d'une quantité de brides tendineuses^ formant un grand nombre de petites cellules^ divisées entre elles par la membrane de l'estomac. Le passage du 2^ au 5' estomac est une ouverture de 30 millimètres de diamètre pratiquée dans une bride musculeuse très-forte.

5* et 4« estomacs.

193. Ces deux estomacs présentent des cloisons membraneuses établissant de très-nombreux compartiments; dans le 3' estomac^ ces cloisons sont maintenues par de fortes brides de nature musculeuse^ dont les parois sont garnies de lames rapprochée^ ou parallèles entre elles; tandis que, dans le 4* estomac^ l'entrelacement des vaisseaux sanguins a lieu par de simples membranes.

Doutes sur l'existence du cinquième estomac.

194. L'appendice à la panse, désigné sous le nom.de réservoir d! eau par les natursdi^tes, et qui occupe la position du

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bmnet dans le bœuf, chez lequel il offre d'ailleurs une structure intérieure différente, a longtemps été considéré par quelqtted unâ d'entre eat (S(mme tortûmî lé citMftiièiËe estoÉiac. OiCe diâtiùctlon, établie & to^t éiim !éft àéHIL {»^lè» mmpoi^m le |ireiiil«r «stomae, a été abandoiiQée. D'àutrei» tiâturMi^tè^y rëâddçant a MtB nû estofflac spéetal de l'apifi^iiâloef an pf^ ftàét estôftiéc, inald ^éoêcttfrés mm Aê 66tt6 ptmèe çii'il d^ thait y atolf iAmi ë&toûiti^ àAM ië dfôffiadairë> ènl (^impè pùur Où ê^tovflad m rénfiemeitl in oêtitA digesitf ftàéé m commeiicemefil dti dttodenùm :• tioU» e^oyoûs if^ e'édt égih tentent à tort.

En témmê, mmpèmi^û attèfiiitê^ Mie ëmf^ tnppmû stomacal du bœuf et celui du dromadaire, il fieïiAle ^oit àè peut admettre le cinquième estomac.

Poumons du dromâdàifé.

19B. Les poumons du dromadaire ont la forme de ceux du cheval ; ils ne sont pas plus volumineux que ceux de ce dernier; ils sont un peu plus forts que ceux du bœuf. Ce viscère spongieux ne peut donc contenir, eu égard à la masse du corps, qu'une petite quantité d'air; d'où il faut conclure que le dromadaire est un animal destiné à supporter une fatigue continue, mais non trlolente ; qfu^il ne pourrait, par éxetnple, que difficilement traîner la voiture, et enfin qu'il n'est pas organisé pour travailler dans fes pays accidentés.

Côtes. •

196'. h&A eâte$ ém ^(m»i^^ soitt an aoadM« dB douie^ comme chez le bœuf.

197. Les âÊé\x% niû^^ €(mi^w d'une ûifMlHlWte de ^its Mas, ar l'on pm ifid^péMv amy noÉi' pl^^ v^umÉteMe ^

ceux, du cheval ; toutefois^ ils n'offrent pas la même conformation que chez cef animal et cliëi të l)oSilf ; ils ressemblent À une grande boude d'oreille ronde et lïon fermée. Ils «ont ebmposésde trois substances différentes. Chaque rein pèse une livre et demie ; i'un est ordinairement plus grand que Tautret

. . Cœur.

198. Le (teur du droibadaire ressemble à celui du eheval r les DreUIbttes sont deux fois plus grandes que celles du cœur de ce dernier.

Foie,

, 199. Le foie se compose d'un grand nombre de lobules, en îbrmè dé losanges, qui pèuvem me soulevés îsotérâeÀt, et qui sont plus prononcés d'un côte que dé l'autre. La substance en est plus consistante, ptus granuleuse (Juè celle c(és autres animaux. Lé foie du dromadaire est divise en deux, corÂine celui du cheval, tandis que celui c(u bœuf hé se compose que d'une seule pièce.

{Mates sûr l'existence âe la fîc^eur biliaire.'

200. Toutes les recherches faites pour trouver «la liqueur jau- « nâtre qu'on nommç bile dans le viscère du bas- ventre appelé « foie, lequel est compose dfe âïfférentés glandes propres à sé- « psirér cette liqueur dé ïâ masse dû sang » (L'a^oisîéi^^ tHctionnaire âe médecihe^, ôùt été infrû'ctiïèuses. On sait généralement que la vésicùïé biliaire, qui se ifeùèontre feùjôùrs chez les àiiîmaux carnivores, Aiaàqùe quelquefois, Souvent même, èhèz les herbivores : aussi À'a-t-on pas été étonîé dPé réconnàîtrè ràtsénrA de cette vésicule chez le dromadaire. Mais ce qui a surpris, é'ést que les bêtes crevées^ même après^ une longue abstinence, ne présentassent dans les canaux du foie aucun indice de bile.

Des parties génitales da dromadaire.

201. La conformation des parties génitales du dromadaire mâle est en tout semblable à celle du boeuf^ hormis que le fourreau (4) portant en arrière, attire à lui le bout delà verge, qui change de direction pour l'accouplement. Le vagin de la femelle est le même que celui de la vache; le conduit urinaire dans le vagin est cependant plus étroit dans la première. Les mamelles sont placées entre les cuisses, conune dans tout l'ordre des ruminants.

Callosités.

202. La callosité du sternum, partie osseuse du devant de la poitrine, est formée d'une corne molle ou tumeur sans poil, en tout semblable à Tergot du cheval ; elle est naturelle, puisqu'elle apparaît sur les avortons aussi bien que la bosse; au-dessous du sternum se trouve un tissu graisseux de 15 millimètres d'épaisseur; quant aux six (11) autres callosités,elIes ne sont que le résultat de l'épaississement de la peau, produit par le frottement de ces parties : car au-dessous pousse la chair*

Semelle des pieds.

205. La semelle des pieds est une véritable corne polie, mais peu dure ; au-dessous se trouve aussi un coussinet graisseux plus dense et plus volumineux que celui qui existe* chez les autres animaux ; cette semelle réunit jusque près de leur pointe les deux doigts du pied : c'est surtout par suite de la disproportion entre ses jambes et ses pieds que le dromadaire parait si difforme.

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