‹ Armée d'AlgérieChapitre 32 sur 66 · Depuis moins d'un an^ dans la province de Tittery^ il a · texte numérisé non relu

Depuis moins d'un an^ dans la province de Tittery^ il a

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été fait, en cinq fois différentes, une réquisition de 5,000 dromadaires, dont l'admiBistration a payé la location pendant un mois environ, au prix moyen de 4 fr. par jour chaque bête, ce qui forme un montant de 360,000 fr. Ces dépenses augmenteront naturellement chaque année; car, du jour où la France ne voudrait plus avancer, elle se trouverait forcée de faire un pas rétrograde dont les conséquences seraient certainement funestes.

Le dromadaire est maispénsable pour opérer dans iè sud de Tittery.

207. Dans la dernière expédition, les dromadaires ont gagné leur naturalisation comme moyen de convoi; tout le monde. en convient. Aujourd'hui, cependant, ces animaux n'ont pas encore été appelés à rèridre totis !ês sèrvteés ^ti'il/i dévaft èh attendre et à prouver leur utilité absolue pour l'infanterie. En 1845, lors du glorieux fait d'armes de la Smala, il n'y avait dans la plaine de Taguin ni eau ni fourrage. Si S. A. R. le duc d'Aumale eût dû pousser pltts loin dans le sud, c'est alors qu'un équipage de dromadaires aurait paru tellement nécessaire, qu'on se serait certainement empressé de l'organiser immédiatement. En 1844,^ au contraire, un an après, jour pour jour, la plaine de Taguin était encore inondée, et nous avons trouvé de l'eau et du vert jusqu'au delà de Lagouatb; Il en récite que chevaux et mulets firent cette course sans dépérir ; aussi la colonne était-elle de retour à taguin te 7 juin, àahs compter de malades. Mais il faut penser à i84S et aux années qui suivront : à cette époque, le trîompl^e du dromadaire sera prol)àBIement complet et l'on se convaincra que :

l"" Un équipage de ces animaux est indispensablW à l'infanterie, qu'il serait i&bufflain de faire voyager dans de pareilles plaines, sans offrir au moins aux hommes fatigués le secours Anrffeontùré;

» L'àrtlllerte> ramÊiilatKjëy WUs Vèn atttrëÉ ^»»idël, îie^ raient heureux eux-mêmes de ne pfttiÉ M «er tîé de ihulëtSj j^ De |)SiiS tes{ toh^ ^éflt dé Mm et ttë sin^ dàn^ éëS cëilti'ées, où ils n'apparaissent jâtiiâië qiiè mtÈîiàe ébjèt^ âë ItJi^.

208. Âinsi^ le dromadaire est indispensable à l'armée au delà du Tell ; mais l'administration française doit-elle en orgafflseï M é^îpaige? ë\ éHuk îé éèià bi ëftë le \8adiik, le . pourrait-elle?

A te ^ètion, \ë dôîf-èllé^ tioûk répôfidon^ : H^ l'atoll nyi-àtîW de là guetté ëà éotivëtd forcée iê loûéf iëk itb-

* ittdaSrfe dé féc(tiigîtiôo, il àeràit f)ïtis écônotfî(f«é ffônï, éi!è

* ^éri àMr à son compte. )>

A la question, lépeu^ellè? nôtis disons : « Les împétféctiofià « du dromadaire sont bien connues; ihâi^ jusqpi'â préâeAi, on 8t « prétendu qu'elles le rendaient impropre à être employé dans « l'armée, tandis cpi'il peut lui rendre des services dans eer- (K taises saisons et dans un grand nombre de lieux soumis à la a domination de la France. Enfin, jusqu'à présent, si tous les « essais ont été. infructueux, on ne doit point l'attribuer à Tin-^ « capacité des Français à ce sujet ; et, dfaDS quelques mois^ la « subdivision de Médéah présentera une organisation en office eiers, sous-officiers et soldats de bonne volonté, instruits et •X capa|)les, ainsi qu'un nombreux matériel qui n'aura rien coûté « à l'État. »

M des âixpSiieiréâ (kâiMM

W9. ¥oHà le point éè départ dé cette qoeition^ qui è%^ en-^ mite teHfonmt oèmiiiiqurée, que les détsite ént^ fait feréth de ynm le bM que Vtm $e piepoftait- d'^^iidi^t dvtte^ nmts devaHÉ

noter ici que, dans notre tentative/ il y avait, de laveu de tous, deux idées nouvelles :

lo La conduite des bètes par nos soldats, ce que les expériences précédentes déclaraient impossible;

2» Le transport de Finfanterie, transport que les Turcs eux-mêmes n'avaient pas entrepris d'une manière permanente.

Utilité des expériences.

210. Nous allons maintenant suivre le développement de cette question.

Le raisonnement avait démontré l'utilité d'un équipage de dromadaires. Les faits nombreux, patents et avérés qui ont eu lieu dans les expéditions du printemps et de l'été, ont prouvé enfin que M. le Maréchal gouverneur, en organisant ce corps auxiliaire de transport, malgré une opposition presque générale, a rendu un grand service au pays et à l'armée.

Première preuve de l'utilité d'un équipage.

211. En efifet^ les expéditions du Djebel-Sahari et de Lagouath, dans lesquelles on s'est servi des dromadaires durant six mois consécutifs, ont prouvé un fait qui, lui seul, démon- Ire l'utilité de l'équipage ; ce fait, le voici :

En achetant les dromadaires au lieu de les louer, il en serait résulté : 1"" non-seulement que l'on aurait dépensé moins, mais encore que l'on aurait économisé plus de 210 p. 100; 2p que toutes ces bètes, au nombre de plus de 1,000, seraient en ce moment notre propriété. Ceci est incontestable, incontesté : or, c'est là qu'est toute la question. En effet, chaque dromadaire a été loué au prix de 3 fr. 60 c. par jour; nous avons été, en deux fois, cent dix jours, dehors, c'est donc 385 fr. qu'a coûté chaque dromadaire : or le prix de commerce du dromadaire est de 200 à 230 fr. Ainsi, si nous eussions

acheté ces animaux^ chaque dromadaire^ dans cet espace de cent dix jours, eût gagné plus d'une fois et demi sa valeur ; et notre raisonnement serait bien plus décisif si nous avions voulu prendre pour base le prix du dromadaire de razzia^ qui est, à Alger, de 130 à 150 fr., et qui, à Oran et à Gonstantine, descend même à 106 fr.; dans ce cas, c'est deux fois et demi et trois fois sa valeur 'qu eût gagné le dromadaire.

Denxifeme préoTe.

212. Un second fait est le complément indispensable du précédent.

Le prix de transport du quintal métrique payé par l'État, d'Alger à Médéah, est de 18 fr. 80 cent. ; l'aller et le retour ont lieu en quatre jours. Un dromadaire portant deux quintaux gagne donc par voyage 37 fr. 60 c; en conséquence, en un mois, il aura gagné au moins 250 fr. Le prix d'achat est, dans les conditions les plus défavorables, de 230 fr., au maximum. Donc l'administration^ en louant des dromadaires pen* dant un mois seulement, en paie plus que la valeur.

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