CHAPITRE III
DE L'ORGimSATION PROYISOIRB ADOPTIÊB PAR H. LE 'GÉNÉRAL HAREY-
HONGB.
Simplicité de cette organisation.
252. L'organisation provisoire adoptée par M. le général Marey-Monge, pour le dépôt de l'équipage, devait trouver place dans notre travail, car sa simplicité laisse peu à désirer ; elle pourra même servir de base à l'ordonnance qui réglera ce point.
Division en deux bandes.
|S5t Les dromadaires du corps sont divisés en deux bandes, celle des disponibles et celle des indisponibles; ils sont placés en avant de Boghar au milieu de riches pâturages sous la protection et la responsabilité de tribus intéressées à éviter les razzias et les vols , aussi bien pour leurs nedjd (grandes réunions de bêtes de toute espèce d'une tribu), que pour notre faible troupeau. Là, ces ^Arabes sont surveillés par le caïd
Googly*
e^ftel (oheO> ^y9in% sotis ses ordres^ par vingt bètès^ un na (gardien), Pendçint ce lemps*là^ le matériel est déposé en migasin sous ia garde d'un sergent et de dix hommes^ oomposant la section hoi^ rang ; Un officier est chargé à Boghar de Tàdministration dti personnel français*arabe et du matériel : tôilà pour le temps des repos. On le voit^ le nombre d'hommes distraits des rangs de Tinfanterie, n'est pas considérable.
Quand un convoi est nécessaire pour le Tittery^ ou si^ dans une; course^ il est besoin d'un certain nombre de dromadaires, un détachement, calculé à raison d'un soldat pour deux bêtes, part pour Boghar où le caïd dirige de son côté le nombre d'animaux et de raïen demandés : là, on procède au harnachement ; et, quand l'opération est terminée, les hommes rentrent à Médéah pour y continuer leur service d'infanterie, et les bètes retournent au parc.
Emploi d'un bataillon entier.
254. Ordonne-t-on une expédition qui nécessite le départ de tout l'équipage ? Le bataillon entier part de Médéah pour Boghar, précédant la oolodne de deux jours seulement : il ad répartit, parcompagnies de dromadaires, les vivres delà coloan^i il se sert^ en outre, des bètes disponibles pour transporter ses havre-sacs, dans lesquels il place 20 à 25 jours de vivres ; las vivres sont plus à l'abri de la pluie dans les grara que dans la caisse de biscuit la mieux fermée.
Marche des soldats et des dromadaires en expédition: — Avantages qui en résultent.
255. En route^ les dromadaires marchent en colonne par compagnie, le plua llbpêment et sur le plus grand front possible, de manière à manger ce qui se rencontre sur leur passage.
Derrière cha(|[ue compagnie sont placés une garde d'un ca-
pbral et dé quàtte Hômméô, et les ràtens. Le reste de lâ troupe, formée en colonne, occupé une place au convoi, sur un des flancs ou à tout autre point désigné.
Pehdant les expéditions du printemps et de l'été, cette infan-' terié à couvert le convoi hiilitaire et a permis au général de ne pas affecter à ce service le bataillon q|u'il est d'usage d'y placer* chaque jour. Ce serdit une érretir dé ct*oire que le corps du train présente les mêmes avantages, bar le soldat du train, lui, est obligé dé veiller constammëht Sur ses mulets et de rester avec eux pour les tenir ëll ihaîn, au besoin ; tandis qu'il suffit de quatre soldats et d'un caporal pour garder 100 dromadaires. De plus, si un bataillon devait continuer sa marche après l'arrivée au bivduac, il est probable que le général préférerait les troupes les moins fatiguées, c'est-à-dire, les soldats de dromadaires qui marchent sans sacs. Par la même raison, il est évident que ce corps fournirait bien moins de malades que les autres ; car^ en campagne, le hàvre-sac est le premier ennemi du soldat : les dernières expéditions l'ont bien prouvé.
Au retour de la course^ les dromadaires restent h Boghar , le harnachement est emmagasiné, et le bataillon, redevenu Hbre^ reprend son service d'infànteriô. Cette organisation est tellement simple, qu'elle mériterait d'être définitive.