‹ Armée d'AlgérieChapitre 40 sur 66 · DBS EXPÉRIBNCES AU SUJET DES CORPS MONTÉS · texte numérisé non relu

DBS EXPÉRIBNCES AU SUJET DES CORPS MONTÉS

258. L'utilité du dromadaire doit toujours être envisagée SOUS deux aspects : d'une part, il devient, entre les mains de nos soldats, le moyen le plus économique de transport; c'est ce qui a fait l'objet de la deuxième partie de ce rapport; de l'autre, il se présente comme moyen de transport de l'infanterie dans les courses lointaines; c'est ce que nous allons examiner dans notre troisième partie.

Expérience du mois de mars 1844.

259. Une seule expérience en grand a été faite à ce sujet : c'est en partant pour l'expédition des Ouled-Nayl. Deux hommes avaient été attachés à chaque dromadaire; la place des havre-sacs, de la couverture et de la tente-abri avait été déterminée de la manière la plus convenable; les fonctions de chaque grade pour le pansage, le paquetage, le pâturage en repos comme en marche, avaient été assignées. Les soldats étaient satisfaits de ce service : une organisation devenait certaine au retour de la course.

Abandon des expériences.

260. Malheureusement, au bout de cinq jours de marche, il fallut renoncera cette expérience en grand : nous avons dit par quel lîas de force majeure. Les bétes pouvaieiît à peine se

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traîner ; celles qui restaient disponibles pour porter des hommes furent employées à porter des denrées. L'équipage était obligé de recourir à ce service, seul payé, sous peîne de cesser d'exister puisqu'il avait accepté l'obligation de subvenir par lui-même à tous les frais d'entretien. .

L'expédition de Lagoualh aurait été favorable à l'essai; mais pour conduire de front les deux expériences, d'abord le nombre . d'hommes de bonne volonté ne fut pas assez considérable ,* ensuite, la caisse du corps présentait un déficit qu'il fallût, avant tout, songer à combler par les transports soldés.

Le soldat parvenu à bien se servir du dromadaire comme moyen de convoi saura s'en sertir habilement poUr moQtnre.

261. De ce qui précède, il faut se garder de conclure que la question des troupes montées soit restée au même point qu'elle était lors de notre preinier rapport : il est positif, au contraire, que les convois, en perfectionnant l'instruction des chameliers, ont hâté la solution d'une question aussi importante. Si l'on convient que notre iriàtrilclion est déjà bonne, on recôtifidltra bientôt ausài qu'il n'y â plus de difficultés pour l'organisation des troupes montées.

En effet, qui doute (|ti'un sëldat du traii», qui Sait bàt^, charger et côriduîre un mUlet, hë Jïuisie se ÉeMr du même âiùletpour tn()nture?

Leà mêmes observations sf appliquent atix chameliers, avec él' autant pliiis de raison, que lé dromadaire elige de la part de son maître plits de isoins que de travail de corps i Le mulet dst fort et robuste ; on peut à la rigueur se borner à lé traiter quand il est malade, et. ne s'en occuper que légèrement lorsqu'il est bien portant. Quant au dromadaire, il faut savoir l'entretenir dans l'état de santé ; jusqu'ici l'art du vétérinaire lui a été inutile : si une fois il devient bieïi malade, il ne tarde pasÀ crever.

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Geoi explique Fintérét que nous aVotifi mis à perfbctidnûét l'instruction des chameliers et la persistance à continuer les convois. Dii jour où nos soldats auront acquis rintelligence du nouveau service, le problème des trotipes montée» sera résolu : toute expérience deviendra, dès lors, inutile.

N'est-il pas évident, en effet, que le dromadaire se blessera moins lorsqu'il portera tin soldat ne pesant que 68 kllog.^ éi obligé sabs cessé dé garder l'équilibre^ que lorsqu'il est chargé d'Une matière inerte, perdant à chaque instant son centre de gravité^ et du poids de lâO kilog. au mbins, sans les surcharges? Il faut conclure de là, notis le répétons, que le soldat, par* venu à bien se servir du dromadaire comme moyen de convoi, saura aussi s'en servir habilement comme moyen de monture.

Comparaison entre le cheval et le dromadaire considérés comme montures.

262. Ajoutons que le cheval est difficile quand il se défend ; que ses réactions sont vives, que ses défenses sont redoutables; aussi exige-t-on beaucoup du cavalier. Le dromadaire, au contraire, est doux ; ses réactions sont lentes, ses défenses peu à craindre ; on ne peut donc exiger de lui que de marcher droit devant lui. L'art de le commander est donc facile, lorsqu'on a appris à le soigner et à le connaître.

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GHAPiTRE II,

DU DROMADAIRE COMMB ANIMAL DE GUCRRB.

265. L'important est de savoir si le dromadaire peut devenir un animal de guerre, et quelle utilité le Gouvernement pourrait en retirer en Algérie.

Expériences à ce sujet,

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