VIE NOUVELLE
— Oh 1 sans doute, surtout si elle ^e laisse conseiller par vous. Est-il vrai que la vieille Barba soit morte?
— Oui^ c'était un cœur fidèle ; elle a eu une mort bien édifiante.
— Je n'en doute pas, vous étiez là. Eh bien, vous me quittez déjà?
— Il faut que j'aille rejoindre ces enfants : on veut faire faire à Georgina le pèlerinage de Sainte- Anne, et, par la même occasion, lui montrer la Maison-Grise, mon ermitage.
— C'est difiérent, et je ne vous retiens plus : mais tenez, emportez ceci.
Mademoiselle Augustine avait retiré avec efibrt un petit rouleau noir d'un vieux sac pendu contre le dossier de sa chaise ; elle le tendit à l'abbé par un mouvement brusqué.
— Qu'est-ce, Augustine ?
— Prenez toujours, saint homme que vous êtes : il y a là de quoi fonder plus d'une bibliothèque, fondez-en si vous le jugez utile. Puisque tout le monde se convertit, je veux aussi me convertir un brin avant de m'en aller dans l'autre monde.
— Très bien pensé, Augustine ! Je vois avec plaisir que vous augmentez de plus en plus le total de vos bonnes œuvres.
— Mon cher abb^, il faut que Je ramasse â*und
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manière on d'une antre, et cependant je ne yeni pas monrir en ayare. Qr Je décline, mon panrre Oabriel ; Je sens que Je décline, et à quoi me ser- Tira mon argent qnand J*anrai cinq pieds de terre sur le corps. Je tous le demande!
^ A. rien, répondit Tabbé, qui onyrait la i)orte de communication.
Et se détournant, il adressa une demiëre fois à la Tieille demoiselle le sourire qui éclairait si dou« cément son austère visage :
— Non, à rien, répéta-t-il ; Armelle et vous, le comprenez enfin : il n*est pas sage de se cramponner tout entier aux biens caducs du temps et de ne vivre que pour soi. La figure de ce monde passe 1
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Ce livre est la suite indépendante d'un ouvrage du même suteur intitulé lu Pieds d^ÊrgUi^
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