Mesire Gui de Laval porte les armes d'or a une crois de
gheules, a cinq coquilles d'argent en la crois et a XVI egles d'asur es quatre cartiers ^
description des sceaux des Archives nationales dont il faisait l'inventaire. C'est pourquoi il n'a pas su reconnaître de quelle localité, appelée la Roche, étaient seigneurs les ijersonnages qui portaient, sur leurs sceaux, un écu coticé à la bordure.
1. Renaud, fils de Jean de Trie, comte de Dammartin, et d'Yoland de Dreux, hérita le comté paternel entre 129801 i3o4 (Delisle, Recherches sur les comtes dé Dammartin, au XIW siècle, p. /i8-5o). Il prit la fuite à la bataille de Courtrai, battit les Flamands, à Gravelines, en i3o4, et tua Guillaume de Juliers, à Mons en Pevele (H. F., t. XXI, p, 191, 194, note î8, 642, 643).
Les armes qui lui sont données ici renferment une brisure (l'oiselet) ; il n'est pas désigné comme comte de Dammartin. La mention paraît donc antérieure à la mort de son père. Cf. Gelre, Wapeiiboeck, édit. Bouton, t. III*, pi. XXXII, p. 67.
2. Simon de Lalaing, seigneur de Semeries, deuxième fils de Simon II, sire de Lalaing : il est connu par des titres datés de 1268- 1295, et il mourut en i3oo (F. Brassart, Le blason de Lalaing , p. i43-i47). Il est cité parmi les champions des Tournois de Chauvenci (vers 363 1, 4o8i, etc.).
3. Guillaume, seigneur d'Ivry en 1296 et i3oo. On dit qu'il fut grand veneur de F'rance. Il épousa Jeanne des Barres qui lui apporta la seigneurie d'Oissery en Brie (Mauduit, Histoire cl' !vry-la-Bataille et de Vabbaye de Noire-Dame d'Ivry, p. i32-i34 ; Quesvers et Stein, Inscriptions de l'ancien diocèse de Sens, t. III, p. 421). Le sceau de Guillaume d'Ivry (1290) porte un écu chevronné (Collect. des Arch. nat., n° 2473). Voir les sceaux d'autres membres de la même famille (Roman, Inventaire des sceaux des Pièces originales, n°' 6961, 5966).
4. Gui VIII, seigneur de Laval et de Vitré, mort le 12 août 1296, ou son fils. Gui IX, mort le 22 janvier i333 (Bertrand de Broussiilon, La maison de Laval, t. II, p. 34-172).
[l5] ARMORIAL DE FRANCE I9
07. Mesire Hardoin de MaiUi porte les armes ondoie d'or et de gheules ^.
38. Mesire Renaut de Prechenig porte les aimes fessié d'or et d'asur et contrefescié et bandé contrebande, an coigniet gironné et a un escuchon d'argent ou milieu-.
09. Mesire Raoul de Soisson porte les armes d'or a un lion noir passant et a une bordure noire ^.
4o. Mesire Jehan de Genville porte les armes d'asur au chief dermine, a un demi lion de gheules et couronné d'or au chief et a trois broies d'or sor l'asur ^.
1. Hardouin Y, seigneur de Maillé depuis 1260, fils de Hardouin iV et de Jeanne de Thouars, mort vers i3o6 (P. xinselme, Hist. géiiéal., t. \ll, p. 499, 5oo ; Ledru et Denis, La maison de Maillé, t. I, p. 44-5o). Son sceau est armorié d'un écu fascé onde (Collect. des Arch. nat., n° 2656). Cf. V Armoriai publié par Douët d'Arcq (n° 880) et V Armoriai du héraut Berry (n°^ 67/i, 710).
2. Renaud de Pressigny, fils d'un autre Renaud qui était mort à la croisade d'Afrique, en 1270. Il prit part à l'expédition d'Aragon, en 1285, et fut convoqué pour le service du roi en i3o3 et i3o4(H. F., t. XX, p. 307 ;t. XXI, p. 177; t. XXII, p. 208, 715 ; t. XXIlI,p. 791, 8o/i;Richemond. Recherches généalogiques t. I, p. 262 ; Gelre, Wapenboeck, t. III*, pi. XXXV, p. 290, 291). Les armes de Pressigny sont célèbres parce qu'il est très difficile de les blasonner correctement. Elles ont, sans doute, consisté primitivement en un écu d'argent à la bordure componée dor et d'azur. (Voir comte de Foras, Le blason, p. 398-/I02).