‹ Armorial de FranceChapitre 31 sur 38 · Mesire de Triechastel porte les armes d'or au chef de · texte numérisé non relu

Mesire de Triechastel porte les armes d'or au chef de

gheules ^ 94. Mesire Jehan de Courtenay porte les armes d'or a trois

torteaus de glieulles 2.

la maison ducale de Lorraine. Il faisait partie de l'armée de Philippe le Bel, en 1297. En i3o2, le roi lui confia la garde des frontières de Flandre; il remporta une victoire sur Guillaume de Juliers, à Arques, le 4 avril i3o3 (Funck Brcntano, Philippe le Bel en Flandre, p, 437-44i).

Les sceaux de Jacques de Bayon (i3oi, i3o4) portent les armes décrites dans notre armoriai (Bibl. nat., Lorraine 81, fol. 54 ; Collect. des Arch. nat., n° iSgô). Les Bayon avaient un blason d'argent à la bande de gueules chargée de trois nierions d'or (Bibl. de Besançon, ms. Chifïlet 1S6, p. 55 ; Bibl. nat., ms. français 32753, p. 55, 67). Ce sont les armoiries des ducs de Lorraine, brisées par interversion des émaux. Une seconde brisure, le lambel, indiquait que Jacques était un puîné de la maison de Bayon. Voir : D. Calmet^, Histoire de Lorraine, t. I, col. CCXXX ; t. 11, col. XXXVII-XL ; Le Mercier de Morière, Catalogue des actes de Mathieu II, duc de Lorraine, p. 47, 86, 117, 180.

1. Gui, seigneur de Thil-Châtel (Côte-d'Or, arr. de Dijon, cant. d'issur-Tille) en 1275, 1276, 1280, 1291, 1293, gonfalonier du comté de Bourgogne (Arch. du Doubs, B 53, 69 ; Arch. delà Côte-d'Or, B i336 ; Bibl. nat., ms. français 81969, fol. 65 v, 66 ; Gollut, Mémoires historiques, édit. DuA'ernoy, col. 1744)- Sa veuve, Isabeau de Rochefort, était remariée, en i3ii, à llumbert, seigneur de Rougemont ; l'aînée de ses filles, Isabeau de Thil-Chàtel, épousa Thibaud de Rougemont, fils d'Humbert (Arch. de la Côte-d'Or, B 10492, 10498; Peincedé, t. XVII, p. 168). Par ce mariage, la terre de Thil-Châtel et la charge héréditaire de gonfalonier du comté de Bourgogne iDassèrent à la maison de Rougemont-

Le sceau de Gui de Thil-Châtel (1276) est armorié d'un écu chargé d'une clef et non d'un chef (Sceaux de la Bourgogne, n° 488), comme les sceaux de Jean de Thil-Cliâtel, en 1266 (Archives du Doubs, B 53) et dTsabeaude Thil-Cliàtel, dame de Grancey, en 1282 (Sceaux de la Bourgogne, n° 489). La pierre tombale de Jean, sire de Thil-Châtel, mort en 1275, fut également armoriée d'un écu à la clef (Ernest Petit, Histoire des ducs de Bourgogne, t. VI, fig. ai).

2. Jean de Courtenay, seigneur deChampignelles, la Ferté-Loupière, etc., fils de (iuillaume de Courtenay, est cité en 1290 et 1296 ; il assista à la bataille de Mous en Pevele et mourut en i3r8 (Du Bouchet, Histoire généalogUiae de la maison royale de Courtenay, p. 185-190 ; P. Anselme, t. I, p. 486). Sur ses sceaux figurent les armes plaines de Courtenay : trois tourteaux (Du Bouchet, Preuves, p. 78, 80, 81 ; Roman, Inventaire des sceaux des Pièces originales, 11" 8620).

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