‹ Armorial de la noblesse de Languedoc, Généralité de MontpellierChapitre 1005 sur 1049 · II · texte numérisé non relu

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1806. — Fui accrédité avec ce grade, pendant les campagnes de 1806 et de 4807, auprès de l'empereur de Russie et du roi de Prusse, comme chargé d'affaires de Louis XVIII, et resta auprès de c<s deux souverain?, mangeant tous les jours à leur table, jusqu'à la paix de Tilsitt. — Fut rejoindre le roi, qui le mit à la tète de sa maison et l'administra jusqu'en 1809. — A cette époque il remit cette administration à M. le comte, depuis duc, de Blacas, et resta attaché à Louis XV11I en qualité d'écuyer cavalcadour, position qu'il a gardée sous Charles X et a occupé jusqu'au jour de sa mort. — En cette dernière qualité il a accompagné le roi en Suède, en Angleterre, en France, à Gand (où il a fait seul le service), et à son retour à Paris. — Maréchal de camp le 14 août 1816. — Commandeur de Saint-Louis le 8 août 1823. — A été désigné pour assister aux funérailles de Louis XVlll en qualité d'écuyer cavalcadour, il y portait l'écu du roi. — Mort aux petites écuries du roi, à Paris, laissant son neveu, le baron de Rivière, pour légataire universel, en décembre 1828. — Charles X voulut que les frais de funérailles de ce vieil et fidèle ami de sa famille fussent à sa chatge.

RODEZBÉNAVEXT.

Le cadre que nous nous étions tracé dans notre premier volume ne nous ayant pas permis de donner a certaines notices toute l'extension que nous aurions désirée , nous mettons ici sous les yeux des lecteurs les principales pièces justificatives qui prouvent la descendance masculine de la maison de Bénavent de celle des comtes de Rodez de la première race. (T. I, p. 05.) 1271 . — On trouve aux archives du bureau des (inances de Montauban, l'original du testament de Hugues IV, comte de Rodez, fait au château de Montrozier, le 9 des calendes de septembre (2* août 1271), par lequel ce comte substitue, à défaut de ses enfante, le comté de Rodez à Henry de^Bénavept, son cousin consanguin {consanguineum ineunu du même sang).

4297. Accord passé le samedi le lendemain de la fête de Saint-Luc,

évangéliste, 1297, entre noble homme messire Henry seigneur de Bénavent, chevalier, et Pons de Bermond, seigneur du Caylar, par lequel Henry promet d'instituer Bernard, son fils aîné, son héritier universel, comme il s'y était engagé en traitant le mariage de son dit fils avec Philippe, Mie duditSeign* urdu Caylar. (Bibliothèque impériale, expédition du bureau des iinaneesde Montauban.) 1353. — Hommage rendu par Bernard de Benavento, chevalier, fils de feu messire Henry de Benavento, le 18 novembre 1353. (Bibliothèque impériale, expéd. du bureau des finances de Montauban.)

4299. — Acte de donation de Mirbal de Bcnavent à Gaspard, son frère, dans lequel ils se disent ûls de Guilhaume de Benavent, seigneur de Mels (mort la môme année). (Bibl. imp.)

1307. — Transaction entre Mirbal et Gaspard de Bcnavento de Mels, (ils de feu messire Guilhaume de Benavento, chevalier, seigneur de Mels, passée le jeudi après l'Assomption, 1307, par la médiation de Bernard de Benavento, chevalier, fils de Henry, leur oncle paternel patrui sui. (Original, Bibl. impériale.)

1784. — Acte de jonction de la maison de Bénavent à la maison de Rodez, par le testament de 1271, et filiation continuée, par actes authentiques, jusqu'à messire le vicomte Marc-Antoine-Joseph de Bcnaveut-Rodez. (Preuves de cour, 15 mai 1784.)

Annalistes, Historiens, Généalogistes.

Bon al. — Mémoires concernant le coumté de Mondez, l'établissement des coumtes en y celui par maistre intoine de Bonal,jugedes montagnes du Houergue. (MSS. du XI Ie siècle déposé à la Bibliothèque de la société des lettres, arts et sciences de VAveyron. )

« Hugues 1 {alias Hugues 11) comte de Roudez, tint pour un fort long « tems ce comté, et eut trois enfants maies, savoir: Hugues, Guillaume et « Henry, tous trois couronnés coniies de Ro lez du vivant de leur père, l'un « apr«>s la mort de l'autre; niais les deux premiers décédèrent avant le « père

« Le nouveau comte Hugues, que nous pouvons nommer second

« (a lias Hugues 111) fut couronné et prit possession du comté; il ne vequit

« pas longuement mais il fut toute*

« fois marié, et laissa quatre enfants mâles desquels aucun ne succéda au « comté de Rodez bien qu'ils fussent lils du tils ayné de Hugues 1 (alias Hu- « gues 11) parce que le dit Hugues 1 {alias Hugues 11), voyant Huguesll {alias « Hugues 111) son ayné (ils décédé et que ses enfants étaient jeunes et « faibles pour résister à ceux qui après sa mort eussent voulu empiéter sur le

« comté aima mieux avancer son au-

« tre lils Guilhaume à lui bailler ce comte pour

« le voir déjà en âge et homme fait

« Il leur laissa cependant des apanages comme il résulte d'un titre qui « se voit aux archifs du comté de Rodez

« I/an 1227, le 14 deskalendcs de février je Jean de Rodez,

« fds de fù monsieur le comte de Rodez fais cette carte de

« donation pure dite entre les vifs, de l'avis, consul et volonté de Bernard

« de Rodez, mou fière donne, cède et transporte

a la dite carte de donation sans espoir de la révoquer jamais à vous Hugues

« et Richard de Rodez, mes frères germains ne

« retenant rien sur les dits biens que le seul usufruit d'iceux, vie durant

a et foulant qu'après ma mort, ils vous appartiennent entièrement ou à « vos successeurs, comme les tenoient monsieur lê comte de Rodez, mon « père, quand vivoit et ses devanciers les avoient tenus auparavant. . . .»

« 11 se trouve aux Archifs un titre de l'an 1242 portant donation de la « place del Pojet faite par Hugues troisième [alias Hugues IV) à Hugues de Rou- « dez, un desdits quatre frères, où il est appelé cousin dudit Hugues comte, « ce qui ne pourrait être si ledit Hugues de Roudez eût été fils de Hugues Ier « [alias Hugues II), car, en ce cas, il eût été oncle dudit Hugues 111 [alias «Hugues IV) et non cousin

« Le commencement de ce titre est tel : Nos Hug per

« la gratta de Dieu coms de Roudez, ab cosseils et ab volontat deu Ha- « layssete ma maire, dont à te hug de Roudez mon cousi l'affar del v Pojet

« Ce qui montre évidemment que ces quatre frères n'é-

« taient pas fils de Hugues I [alias Hugues 11) ; il faut bien donc nécessaireci ment qu'ils fussent fils de quelqu'un des enfants d'yeelui

« Hugues III, [alias Hugues IV) succéda à son père Henry Iw. Le comte

« Hugues mourut en l'année 1274

Monsieur

« Bcloy, en son discours sur l'édit de réunion, dil que cet Hugues III {alias « Hugues IV) récompensa Hugues son cousin germain, fils de Hugues II « [alias Hugues III) et lui donna quelques terres en considération de ce qu'il c s'était saisi de la comté de Rodez

■ Trois ans auparavant il avait fait son testament dans

« lequel il substitue à son fils, à ses filles et aux enfants mâles ou femelles « d'iceux, Henry de Béneven, son cousin

« Messire Raymond Pelet, sieur de Caumont, chevalier, messire Amaulry « «le Narbonnc, messire Henry de Beneven se portent cautions pour le « comte Henry 11 de Rodez. » (Pages 83-87-90-153-171-176-187.)

Généalogie. — Généalogie des comtes de Rodez, déposée à la bibliothèque impériale, cotée L, n° 962 (imprimée en 1682, se trouve aussi à la bibl. des sciences et arts de Rodez).

« Hugues 111 [alias Hugues II) succéda à son père à la comté de Rodez

« avant l'an 1159 Il eut d'Agnès, sa pre-

« mière femme,fillo de Guillaume Vlll du nom, comte d'Auvergne, et d'Anne « de Ntv< rs :

« lo Hugues, installé comte du vivant de son père (1195), mort avant lui « (1 196), ayant laissé quatre lils qui ne succédèrent pas (1) ; « 2° Gilbert, mort avant son père ;

(1) Origine de la maison de Bénavent, dout l'aine fut Henri, Sgr de Bcnavent. [Note mss sur les deux exemplaires.)

« 3° Reynal, voué à la religion, mort du vivant de son père;

a 4° Guillaume, qui devint comte de Rodez préférable ment aux enfants « du jeune comte Hugues, son aîné ;

« Et de Bertrande d'Amalon, sa seconde femme :

« 5° Henry, qui devint comte de Rodez et qui eut d'Algayette de Scoot railles :

« Hugues IV du nom, qui lui succéda fort jeune à la comté de Rodez sous

« la tutelle d'Algayette de Scorailles dédommagea en terres

a Hugues de Rodez, son cousin germain,du tort qui lui avait été fait par Huer gues III (alias Hugues U),sonaIeul,lui ayant préféré Guilhaume,son oncle, « pour son successeur à la comté de Rodez, usurpée sur lui ensuite par le « comte Henry

a 11 testa à Montrosier le 9 des kalendcs de septembre 1271, institua « Henry, son fils, son héritier, à qui il substitua ses filles et à leur défaut « Henry de Benavent, son cousin germain (fils à Hugues, aîné de Guilhaume « et d'Henry son père, mari d'Algayette.) » (Pages 13-20-23).

P. Anselme. — Histoire des grands officiers de la couronne, par le

père Anselme (1726-1733).

« Hugues 111 [alias Hugues H) eut pour enfants, d'Agnès d'Auvergne, « Hugues, installé comte du vivant de son père et nommé en cette qualité « dans la transaction de 4195, mort avant lui, ayant laissé quatre fils qui « ne succédèrent pas et dont l'aîné, Henry, fut seigneur de Béuavent. . .

« Hugues IV. . dédommagea en terres Henry de

a Rodez, son cousin germain, du tort qui lui avait été fait par Hugues III « (alias Hugues 11), leur aïeul, pour la succession

«11 testa à Montrosier le 24 août 1271,

a substituant ses filles à Henry, son fils, et à leur défaut, Henry de Béna- « vent, son cousin germain, mourut après l'an 1274 ; qu'il s'était croisé « pour la terre sainte. » (Tome H, page 098.)

Waboquœr. — Tableau généalogique, historique de la noblesse, par le comte de Waroquier de Combles (1787).

« Mels, terre avec le titre de baronie en Rouergue. . . . ' . . . « était possédée dès le XIIe siècle par la maison de Bénavent, l'une des plus a anciennes du pays et que l'on croit issue de celle des comtes de Rodez, « ainsi qu'on va le voir.

« Bernard, seigneur de Bénavent, était fils de Henry de Rodez, seigneur de « Bénavent, petit-fils de Hugues III, comte de Rodez. (Histoire des grands v officiers de la couronne.)

« Hugues IV, par la grâce de Dieu, comte de Rodez, substitua ses états, en « cas que ses enfants mourussent sans postérité, à Henry de Bénavent con- « sanguineum suum, par son testament de l'an 1271.

390 ARMOniAL DE LANGUEDOC.

« Guilhaume de Bénavent, chevalier, seigneur de Mets, en 1278, est rap- « porte dans un accord de l'an 1307 entre Mirbal et Gaspard, qui se disent, « (ils de Guillaume ; et dans eet acte Bernard de Bénavent qui se dit fils de « Henry de Rod<7, seigneur de Bénavcnt, paraît comme médiateur et se « dit patruus de Mirbal et de Gaspard, ce qui signifie oncle paternel ; ce « qui prouve évidemment que Guilhaumeest frère de Bernard et par consé- « quent que la maison de Benavent est issue de celle des comtes de Rodez.

« Guilhaume de Bénavcnt, chevalier, seigneur de Mets, vivait en 1278 et « 1288. Il reconnaît tenir en (ief franc et libre, de Henry, comte tic Rodez, les « trois portions par indivis du château de Mels ; le mas de Vabres, dans la « paroisse d'Orlhnguet ; le mas de Peyrarpue dans ladite paroisse ; le masage « de Saint-Yves, le mas de Chaulandes, le mas del Bousquet, le mas de Cro- « siae. Ge dénombrement se trouve rapporté au long dans l'hommage rendu « à Jean, comte de Rodez, par Gaspard de Benavent, le 26 juin 1384. 11 eut « pour tils Mirbal et Gaspard de Benavent, damoiseau, seigueur de Mels, qui « reçut une donation de Mirbal son frère, en 1299, dans laquelle ils se disent « fils de Guilhaume de Benavent, chevalier, et transigea avec son frère par «acte de l'an 1307 ; et c'est dans cet acte que Bernard do Benavent paraît « comme médiateur.

« Gaspard eut pour fils noble Gaspard de Benavent, ir du nom, seigneur « de Mels, damoiseau, » etc., etc

Filiation continuée sans interruption depuis Henry de Rodcz-Bénavent, consanguin de Hugues IV, jusqu'à noble Marc-Antoine-Joseph, vicomte de Benavent-Rodr z, chevalier, seigneur de Cabanes, de Cabrilles et de Roquenégade, qui monta dans les carrosses du roi en 1784 (1).

(Tome I, page 211 et suivantes.)

Bosc. — Mémoires pour servir à l'histoire du llouergue, par rabbé

Dose (1797).

BÉNAVE.NT.

« Hugues III fut regardé de tout temps comme la souche de la maison de « Bénavent-Hodez, qui a subsisté, dit-on, jusqu'ici. Il y avait du moins, peu de « temps avant la révolution «ctuelle, des militaires qui portaient encore * ce nom. entre autres le major du régiment Royal Infanterie. » (Tome 111, page 212) (2).

« Hugues III ne survécut pas longtemps à son couronnement; il mourut à « Milhau l'année suivante, comme on le voit dans un vieux registre de l'hôtel

(t) Dans cette filiation, est mentionné Jean de Bénavcnt, chevalier de l'ordre du roi, qualifié de puissant seigneur dans deux actes, 1501 et 1545; et autre Jean de Bénavent, gouverneur du château de Casteluaudary en 1591.

(2) Le graud-père de MM. de Rodez-Bénavent d'aujourd'hui.

« de Tille de Montpellier qui porte: « L'an 1196 mourut Alphonse, roi « d'Aragon, à Perpignan, et le comte de Rodez àMilhau. » Il laissa trois fils « qui ne succédèrent pas, car Hugues II, leur grand-père, fit couronner « comte À leur préjudice, son cinquième fils Guilhaume.

« Jean, l'un des fils de Hugues III, légua, en 1227, tous ses biens à ses « frères ; cet acte mérite quelque attention, en ce que Jean y rapporte «on « origine, qu'il fait remonter au temps de Charlemagne. » (T. Il, p. 87.)

« Hugues IV teste à Montrozier en 1271, nomme son fils Henry son heri- « tier; il substitua ses biens en faveur de ses filles, d'Henry de Bénavent, son « cousin, et de ses autres parents. » (T. II, p. 107.)

«Jean d'Armagnac, en 1355, fit rentrer dans le domaine du comté de « Rodez la baronie de Bénavent, qui en avait été démembrée cent cinquante « ans auparavant en faveur d'Henry de Rodez, fils du comte Hugues III. » (T. Il, p. 151.)

« Henry de Rodez donne pour caution de la dot de ses filles Cécile et « Walpurge (entreautres seigneurs) Henry de Bénavent. » (T. II, p. 111.)

Bosc cite encore Jean de Bonnebaud ou de Benncvcnt et de Condamine , chambellan du roi en 1399, comme XXV1« sénéchal du Roucrguc. (T. III, p. 223.)

Gaujal. — Études historiques sur le Rouergue, par M. le baron de

Gaujal (1858).

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