‹ Armorial de la noblesse de Languedoc, Généralité de MontpellierChapitre 1006 sur 1049 · COMTÉ DE RODEZ · texte numérisé non relu

COMTÉ DE RODEZ

« Le comté de Rodez se composait dans l'origine de deux parties fort dis- « tinctes : la partie du comté de Rodez située au nord du Lot, etc., etc. . « . , . . l'autre partie comprenait Cantoin et la baronie de Béna- « vent, baronie qui se composait, outre Bénavent, des paroisses de Sainte- « Geneviève, Orlhaguet, Mels, etc. etc

« La baronie de Bénavent, démembrée du comté de Rodez vers 1230, y

« revint par donation en 1355. * . .

« Quand la baronie de Bénavent fut réunie au comté de Rodez, elle avait de « moins la terre de Mets, qui en avait été démembrée, vers 1292, en faveur « de Guilhaume de Bénavent; à l'époque de la réunion, Mets reçut le nom a de Gaspard de Bénavent parce que le fils» aîné de Guilhaume de Bénavent « s'appelait Gaspard, et que. lui ou sa postérité voulurent, en mémoire de leur « origine, conserver à une terre leur appartenant le nom de cette baronie « de Bénavent qui allait se confondre dans le comté de Rodez. » (T. I, p. 215 et suivantes.)

«Le comte Hugues IV meurt le 10 janvier 1275 • . .

« Par son testament, qu'il lit en 1271 il substitua

« le comté de Rodez à Henry de Bénavent, son parent, dont la postérité sub- « siste. » (T. H, p. 126.)

« Le 4 de mars 1351, Bernard, fils de Henry, auquel le comte Hugues IV

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« avait, en 1271 el 1274, substitua le comté de Rodez parce qu'il était son «parent, institue pour son héritier, par son testament, le comte Jean Ier et

a réunit ainsi la baron ie de Bénavent au comté de Rodez

« Bernard avait cependant, outre un frère, prieur d'Orlaguet. auquel il « laissa l'usufruit de la baronie, deux neveux de son nom, fils de Guil- « haume, son autre frère, lesquels se trouvaient seshéritiers naturels.» (T. Il, p. 185.)

« De cet acte et des trois autres que j'ai cités, il résulte :

« Que le comte Hugues 111, mort en 1196, laissa quatre fils, au préjudice a desquels le comté de Rodez passa d'abord à Guilbaume, leur oncle paternel, « ensuite à Guy d'Auvergne, et enfin à Henri Ier, aussi leur oncle paternel,

« qui fut père de Hugues IV

« qu'en 1242, Hugues de Rodez, frère de Jean, reçut du comte

« Hugues IV, eon cousin germain, la terre du Poujct, sans doute en échange

« des droits qu'il avait lui-même sur le comté de Rodez

« que Hugues de Rodez dut se prêter d'autant plus volontiers à cet échange * qu'en 1229, il y avait eu un pacte de famille garanti par le comte de

« Rodez pour exclure les filles de leur succession

on ne peut guère douter que cet Hugues avait été marié

« En 1208, le fief de Benavent était une dépendance du comté de Rodez. .. « de là, il pourrait résulter que si, après cette époque, ce fief appartint à « d'autres qu'aux comtes de Rodez, ce ne put être que de leur gré et avec « leur consentement

« Pour Henri de Bénavent, si l'on ne peut pas révoquer en doute, d'après « le testament de Hugues IV, qu'il ne fût parent paternel de ce comte, on « peut encore moins établir autrement que par le testament de ce dernier, « qu'il eût la même origine que lui ; la vraisemblance et la tradition vien- « nent cependant à l'appui de la prétention qu'a la maison de Bénavent « d'être issue de la première race des comtes de Rodez. » (T. III, p. 339 et suiv.)

« Familles historiques. — Bénavent. — Il existait au nord du Rouerguc, « dans la partie jadis appelée la Montagne, une baronie de Bénavent qui « comprenait les paroisses de Sainte-Geneviève, Orlhaguet, Saint-Sympho- « rien, Saint-Laurcnt-des-Cots, Saint-Hilaire et la chatellenie de Raucases. « II parait aussi que de cette baronie avait fait partie de la terre de Mets, qui « en fut démembrée en 1292. Elle porta depuis le nom de Gaspard de Bé- « navent

« On lit dans les Documents historiques sur les familles du Rouergue «(t. 1, p. 226), qu'Algayette de Scoraille, femme du comte de Rodez, « Henri 1er, lequel mourut en 1222, était dame de Bénavent, de Vie, de Mar- « miesse et d'autres terres situées en Auvergne

« Le comte de Rodez, Hugues IV, fils de Henri 1er, qui mourut en 1274, « fit un testament et plusieurs codicilles par lesquels il substituait le comté « de Rodez à Henry de Bénavent, son parent consanguin , consanguineo mnostro; et, en 1350, Bernard, baron de Bénavent, réunit par son tes-

« tament sa baron ie au comté de Rodez

« Gaspard de Bénavent, chevalier, petit-fils de Henri, auquel le comté de « Rodez fut substitué, est la tige de ceux qui se sont établis en Languedoc, « et notamment à Montpellier , après avoir longtemps habité le Rouergue. » (T. IV, p. 57.)

« Hautes décorations militaires , chevaliers de Vordre du roi au

XVI* siècle :

«Jean de Bénavent, Sgr de Mels, chevalier de l'ordre en 1583. » (T. IV, p. 182.)

« Livre d'or du Rouergue : vicomtes de Milhau, comtes de Rodez, ancétres de tous les rois de f Europe :

« Des vicomtes de Milhau issus, comme je l'ai dit ailleurs, des vicomtes « du Rouergue, viennent, par les femmes, tous les empereurs ou rois qui « régnent en Européen 1854. » (T. IV, p. 5.)

Bouillet. — Nobiliaire d'Auvergne, par Bouiilet, 1846.

« De Bénavent. — C'est une branche puînée de l'antique et puissante « maison de Carlat-Rodez. Henri, Sgr de Bénavent, au diocèse de Rodez « en l'an 1200, était fils de Hugues H, comte de Rodez, qui l'apanagea, « partie en Rouergue, partie en Carladez. Hugues IV, par son testament « de 1271, substitua autre Henri de Bénavent, son cousin, au lieu et place « de ses enfants au cas où ceux-ci ne laisseraient pas de postérité; ce même « Henri de Bénavent jouissait d'une grande confiance auprès du comte, son « parent, qui l'employait dans les affaires les plus importantes.

a 11 souscrivit avec plusieures des principaux seigneurs de l'Auvergne et « du Rouergue la quittance de dot donnée par Bernard V1U, sire de la Tour, a époux de Béatrice de Rodez

« Une branche restée en Rouergue, celle des baroos de Mels et de Druels, « seigneurs de Vinassan, de Savignac, de Salles et autres lieux, eut aussi des « relations avec l'Auvergne où elle posséda Neuveglise, la Rochette, etc. . .

a M arc- Antoine-Joseph, vicomte de Bénavent-Rodcz, fut admis aux hon- « neurs de la cour le 15 mars 1784, sur preuves faites au cabinet des ordres « du roi.

« Les armoiries ont varié dans les différentes branches; celle de Montamat « portait, en 1450, les armes pleines de Carlat-Rodez qui sont : de gueule < au lion léopardé d'or; celle de Bénavent de Mels : d'argent à trois bandes « de gueule au chef d'azur chargé d'un lambel d'or ; et, en dernier lieu : • écartelées au 1 et 4 de Rodez, et au 2 et 3 de Bénavent » (T. 1, p. 199.)

« De Montamat. — Seigneurs de Montamat, de Polrainhac, de Murat-

m ARMORIAL DE LANGUEDOC.

« l'Agasse, de Folholles, de Messillac el autre» lieux en Carladea. Cette mai- « son parait avoir été une branche apanagée de la maison do Bénavent ca-

« dette dus vicomtes de Cariât, comtes de Rode* »

(T. IV, p. 201.)

Barrau. — Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouer gue, par M. de Barrau (1833).

Baronie de Bénavent.

« La baronie de Bénavent fut apportée à Henri I", comte de Rodez , par « Algayette de Srorailles, sa femme, à la fin du douzième siècle. Cette terre «forma l'apanage d'un puîné de cette maison, qui devint la souche de la « maison de Bénavent. Toutefois, elle ne tarda pas à rentrer dans la maison o comtale. Le 4 mars 1331, Bernard, baron de Bénavent, fils de Henri, au- « quel le comte Hugues IV avait, en 1271 et 1271, substitué le comté de « Rodez parce qu'il était son parent, institua pour son héritier, au préju- « dice de ses propres neveux, le comte Jean Irr d'Armagnac, et réunit ainsi « la baronie de Bénavent au comté de Rodez avec cette clause qu'elle ne a pourrait jamais en être séparée,

« ta terre de Mels, sur la Truyère, canton de Sainte-Geneviève, avait a fait partie de la baronie de Bénavent ; elle en fut démembrée , vers 1292, « en faveur de Guilhaume de Bénavent, frère putné de Bernard, dont la a postérité s'est perpétuée jusqu'à nos jours. » (T. J, p. 320.) "

Démiuf.r do Chatfaet.— Dictionnaire historique et statistique du Cantal, par M. Déribier du Chatelet (1854).

« Henri Ier, que les uns disent fils de Hugues H, mais qui très-probable- « ment était né de Hugues III et de Bertrande d'Avalan, alias de Valon ou « d'Amalon, ainsi que le font présumer Baluie et le père Anselme, fut d'abord « exclu de lasucc» ssion avec ses frères et relégué dans la terre de Bénavent...

« Le comte Henri prit la croix, à Clermont, des mains du cardinal Robert, « légat du pape Honoré 111, qui, par bulle du 28 avril 1217, mit ses terres

a sous la protection du saint^siégo. »

«... C'est du camp, devant Toulouse, qu'il date son testament au mois a d'août 1219; par cet acte de dernières volontés fait de l'exprès consenteu ment d'Algayette de Scorailles, son épouse bien-aimée, des biens de la- « quelle il disposait, le comte Henri institua pour son héritier Hugues, son

« filsatné

« On a donné trois autres fils à Henri Ier; c'était une erreur,

« car, outre qu'il n'en fait nulle mention dans son testament, on a reconnu « que ces trois prétendus fils, nommés Bernard, Jean et Hugues, étalent ses a frères, et l'un d'eux a été la tige de la branche de Bénavent qui subsistait « aneolt en 1780

a Hugues IV, comte de Rodez, dédommagea en terres Henri de Rodez- « Bénavent, son cousin germain, du tort que lui avait fait éprouver Hugues II, « leur aïeul • . . . .

« Hugues testa au château de Montrosier le 24 août 1271, substituant à « Henri son fils, Henri de Rodez-Bénavent, son cousin germain, et mourut « en 1274. » - De Sartiges d'Anglas. (T. 111, p. 22 et suiv.)

Mahul. — Cartulaireet archives des communes de l'ancien diocèse de Car cas sonne, par M. Mahul, ancien député (1859).

Maison de Bênavent-Rodez et de Rodez-Bénavent.

« Armes écartcléesau 1 et 4 de gueules au lion d'or, qui est de Rodez; « 2 et 3 d'argent à trois bandes de gueules au chef d'azur chargé d'un lambel « d'or, qui est de Bénavent. — Timbré d'une couronne fermée, qui est celle o des comtes souverains de Rcdez.

« Par le décès de Charles-Joseph , comte de Nigri-Clermont-Lodèvc, seul « représentant mâle de la maison de Le Noir, seigneur de Roqucnégade, la o terre de Roquenégade entra dans la maison de Bénavent-Rodcz, en consé- <t quence du mariage de Marie-Anne de Nigri, fille unique de Charles-Joseph, « avec Marc-Antoine de Bênavent-Rodez, grand-père paternel de MM. de « Rodez-Bénavent d'aujourd'hui.

o La famille de Bénavent-Rodez {alias Bénevent), transplantée dans le « diocèse de Narbonne vers le milieu du seizième siècle, plus tard à Car- « cassonne et aujourd'hui à Montpellier, est originaire du Rouergue et « descend en ligne directe et masculine des comtes souverains de Carlat- « Rodez de la première race. Cette filiation est établie par de nombreux « documents historiques visés dans le certificat délivre par Chérin, généa- « logiste du roi, en 17*1, au vicomte Marc-Anloi ne- Joseph de Benavent- « Rodez, sur le vu duquel ce dernier fut admis aux honneurs de la cour le « 13 mai de cette année {Gazette de France du 18 mai 1784). C'est à cette « époque et sur le fondement de l'extinction de tout autre représentant mâle « de la niais» >n de Rodez, que le vicomte de Bénavent prit possession des a armes de Ro lcz écarteléesde Bénavent et ajouta le nom de Rodez à celui « de Bénavent; titres et qualités reconnues en la forme authentique usitée « à la cour de France. »

« Filiation de mâle en mâle, continuée sans interruption depuis Richard I, a comte de Rodez en l'an 1096, jusqu'à MM. de Rodez-BénaVent d'aujour- « d'hui.

« N. B. On remarquera que, dans cette généalogie, le nom de Rodez suit « d'abord celui de Bénavent, et qu'ensuite il le précède. Inscrit Bénavent « sur les actes de l'état civil, Marc-Antoine de Bénavent, après avoir établi « ses actes de jonction avec la maison des comtes de Rodez, ajouta ce « dernier nom à celui qu'il tenait de son acte de naissance, et comme le « nom de Rodez se trouvait désormais le nom patronymique de cette famille,

« il a précédé depuis le nom de Bénavent dans les actes de l'état civil de a cette maison, notamment dans les actes de naissance de MM. de Rodez- « Bénavent d'aujourd'hui. » (T. II, p. 580.)

ROQUEDOLS.

La maison Du Pont de Bossuges est en possession, depuis 1732, de la baronic de Pourcairès qui avait été érigée par lettres patentes du mois de décembre 1647 en faveur de Pierre de Pages , gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. (T. I, p. 187.) Elle a pris le nom du château de Roquedols, qui était dans la dépendance de la baronie, pour laisser à la maison de Pages celui de Pourcairès, qu'elle continue de porter.

Loois, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir, salut.

Comme il n'y a rien de plus juste que de reconnaître et récompenser ceux dont la valeur et fidélité nous sont connues par les services qu'eux et leurs aïeux nous ont rendus, dûment informé que Pierre de Pages, sieur de Pourcarès et de Roquedols, capitaine gouverneur de la ville viguerie de Meyrueis en Languedoc, suivant les traces de leur père et aïeux, nous ont servi en plusieurs occasions, ledit Pierre de Pages ayant été capitaine d'une compagnie au régiment d'infanterie du sieur marquis de Fosse,et qu'il nous a servi volontaire en Italie et dans le Roussillon près la personne du sieur comte d'Arpajon ; et le sieur de Villaret, frère dudit de Pages, ayant encore une compagnie dans le régiment de cavalerie du sieur comte de Merueille en Italie, et que le sieur de Pages, sieur de Pourcarès et de Roquedols, leur père, nous a aussi servi en ladite qualité de capitaine de ladite ville et viguerie de Meyrucis durant vingt années et en plusieurs rencontres, même lorsque les ennemis de cet État s'ef forçant d'entrer dans notre royaume en Languedoc, il s'y rendit en armes à la tète de six ou sept cents hommes, tous de ses amis, lesquels il aurait conduit à notre cousin le maréchal de Schomberg. Comme aussi feu Hérail de Pages, son graud-père, sieur de Pourcarès et de Roquedols, aurait encore fidèlement servi le défunt roi Henri le Grand, notre très-honoré aïeul, et qu'il serait mort glorieusement à son service, et sachant que la terre de Pourcarès est de grande étendue, ayant plus de dix et douze lieues de circuit, avec justice haute, ou moyenne et basse, mouvant et relevant de nous, qu'elle est composée du lieu de Roquedols où il y a un château et les villages Ferussac, Conilliergues, Campis, Rousses, Croix-de- Fer et Villaret, et ayant de grandes forêts, et qu'elle est suffisante pour porter le titre de baronie.

A ces causes et avec bonne considération à ce, nous nommons, avec l'avis

PlfcCES JUSTIFICATIVES.

de la reine régente, notre très-honorée dame et mère, et de notre certaine pleine puissance et autorité royale, créé et érigé, créons et érigeons par ces présentes signées de notre main, en dignité, titre et nom de baronie icelle terre et seigneurie de Pourcarès pour en jouir et en user pleinement, paisiblement et perpétuellement au titre de baron de ladite baronie de Pourcarès, et que tel il puisse se nommer, appeler, tant en jugement que dehors, en jouir et user en tous et pareils droits de noblesse, autorité, prérogatives, privilèges, prééminence, au fait de suivre assemblée de noblesse comme en jouissent et usent et ont accoutumé de jouir et user les autres barons de notre royaume. Voulons que les vassaux, arrière-vassaux de ladite seigneurie et baronie de Pourcarès soient tenus de répondre en toutes matières civiles et criminelles, tant en demandant qu'en défendant,par devant le juge de ladite baronie de Pourcarès, à la charge que les appelants des sentences et jugements de la baronie ressortiront où elles ont accoutumé auparavant la présente érection, sans que ledit sieur baron de Pourcarès puisse prétendre plus grands droits et devoirs que ceux qu'il a accoutume d'avoir en la terre de Pourcarès nique il en soit diminué.

Si donnons en mandement à nos amés conseillers tenant notre cour de parlement de Toulouse et à tous autres nos justiciers et officiers chacun en droit, soit que nos présentes lettres de création et érection les faire enregistrer de tout le contenu d'icelles, jouir et user ledit Pourcarès, tes hoirs, ■ successeurs et ayants-cause, pleinement, paisiblement et perpétuelllemcnt, cessant et faisant cesser tous troubles et empêchements contraires ; car tel est notre plaisir, nonobstant opposition ou application quelconques et tous édits, ordonnances et coutumes contraires auiquels nous avons dérogé et dérogeons par ces présentes, et aux dérogatoires des dérogatoires y contenues; et afin que ce soit chose ferme, stable et à toujours, nous avons fait mettre scel à ces dites présentes.

Donné à Paris au mois de décembre, Tan de grâce 1647 et de notre règne le cinquième. Signé : Louis. Par le roi, la reine régente sa mère, Signé : ÀHNu. (Original des lettres patentes communiqué par M. le baron de Roquedols, à Mmes.)

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