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ADHÉMAR

Anglès d'Adhémar ép. le 15 juin 1477 lsabeau de la Roque, de Couloubrines. (T. I, p. 29.)

Contrat de mariage de noble Anglès d'Adhémar avec noble lsabeau de la Roque, du \bjuin 1477, produit en 1668 par noble Guérin cPAdhémar, contre M, Alexandre Belleguise, commissaire du roi lors de la vérification des titres de noblesse faite par M. de Bezons.

. Anno Domini millesimo quadringentesimo septuagcsimo septimo et die décima quinta mensis junii , inclitissimo principe Domino Ludovico , Dei gratia Francorum Rege, noverint universi et singuli quod cumtractatum fuerit de matrimonio in Dei nomine féliciter contrahendo, inter nobilem Anglicum Adhemarii, filium nobilis Pétri Adhemarii, mansi de Suelhas, parrochiae béate Marie de Lundinis, Magalonensis diœcesis, ex una parte; et nobilem Isa belle m de Roca, filiam condam nobilis Fermini de Roca, mansi Colôbrinis, ex altéra parte. Igitur cum sic Icgalis ordoet antiqua consuetudo

ut dotis ex parte muliemm in die matrimonii , ut viri , etc , hinc

vero fuit et est quod existcns et personaliter constitutus nobilis Arnaudus Adhemarii, filius dicti nobilis Pétri Adhemarii frater pnenominati nobilis

Anglicum bona fide, etc per se et suos, etc..., cum hoc,

etc , constituit et assignavit in doctem, pro docte et nomine

et ex causa doctis, eidem Anglico Adhemarii fratri suo presenti stipulan-

ti, etc Ob contemplationem dicti futuri matrimonii favorisque liberorum

et dicto futuro matrimonio procreandorum et hoc tam de bonis patemis , materais, fraternis, quam sorrorinis, videlicet ce n tu m libras turonenses, monete currentis, solvendas per solutiones sequentes : Et primo in die quadictum futurum matrimonium solempnavit, in sancta matre ecclesia, inter ipsum nobilem Anglicum et nobilem lsabellem de Roca, triginta libras turonenses, et die sancti Michaclis archangeli proiime futuris in anno quinque libras, donec tota dicta docte fuerint eidem nobili Anglico soluta una cum expensis, etc. Et fuit actura inter dictas partes quod solutiones non pos-

sint dupplicari, triplicari, nec alias accumulari; item plus fuit actum inter dictas partes quod cum dictis centum libris turonensis et illis mediantibus idem nobilis Anglicus Adhemarii teneatur et debeat omnia bona paterna, materna et fraterna dicto nobili Arnaudi Adhemarii quictare et rem itère euro instrumente) et clausis juris ; pro quibus sic tenendi dictus nobilis Arnaudus Adhemarii constituens obligavit firmiter et ipothecavit, promitens eundem nobilem Anglicum fratrem suum présentera et ut supra siipulantera, omnia bona sua mobilia et imraobilia presentia et futura, viribus curiarum dominorum episcoporum Uziensis et Magalonensis et cujus libet alterius curise, etc... Et ita tenere actendere et observare, etc..., proraisit et juravit sub quo quidem juramento renonciavit; dictus nobilis Anglicus peciit instrumentum.

Actum ubi supra in loco de Vaqueriis, et ante portam domus nobilis Bertrandi de Barjaco; testibus preseDtibus venerabile viro D° Johanne Thoffani, presbiteri priore de Vaqueriis, magistro Johanne Larmande, sartore Alesii.

J'ai lu l'original dont le présent a été tiré, le huit octobre 1668.

Signé : Alex. Leloup.

Par nous notaires royaux sous-signés, le présent extrait a été tiré d'un livre côté des notes de feu Jacques Verdelhan, notaire royal tenant des années mil quatre cent septante et septante sept t° 102. étant au pouvoir de Marie Veyrune, veuve de Jean Favède, et par elle exhibé et retiré, après due collation faite d'icelui. Au dit Alais, le 3e août 1668.

Signés : dr Gagjac, not. royal.

Guiraudet , notaire»

En présence des soussignés ladite Vérune a retiré ledit livre.

Signé : Troupel,

Guuuud, n« r-a/.

Extrait à l'original étant dans un petit tlivre à la douzième du dit original; page première a quatre mots effacés, où il y avoit existent et personatiier constitutus; à la 7. ligne de la d. page autre mot effacé où il y avoit Ysabellem et à la 25 de la d. page deux mots effacés , où il y avoit matris ecclesiœ. Dans lequel livre il n'y a nulle signature. Ayant fait les guidons et effaçures où nous avons interligné de notre main, et pour la dernière effaçure nous n'avons rien interligné.

Collationné par nous, de Fontfroide, commissaire subdélégué, eu présence du sieur Jeoffre.

par mon di sieur à Nismes le 8 octobre 1668.

signé : Vincens. signés : de Fontfroide ; Jeoffre.

Je soussigné, chef de la section historique aux archives du royaume , ancien premier commis du cabinet des ordres du roi, commissaire du conseil d'État pour le contentieux de la noblesse;

Certifie que j'ai examiné avec une attention scrupuleuse un acte du 15 juin U77, qui est le traité de mariage de noble Anglés d'Adhémar, fils de nible Pierre d'Adhémar, du Mas de Suelhas, avec noble Isabelle de la Roque, où le futur époux est assisté de noble Arnaud d'Adhémar, son frère, aussi fils dudit Pierre, et qualifié tel ;

2° Que cet acte sur papier, en copie collationnée le 1 3 août 1 668 par des notaires, a été produit devant M. de Fontfroide, commissaire subdélégué de l'intendant de Languedoc, chargé par le roi de la recherche de la noblesse de cette province ;

3° Que ce commissaire se fit représenter l'original étant dans un petit livre, d'après lequel il corrigea lui-même les erreurs échappées à celui qui avait fait la copie, et en dressa son procès-verbal le 8 octobre 1668, à la suite de ladite copie ;

4" Qu'il résulte des etc., etc., placés à la fin des clauses, que ce petit livre est le primum-sumptum, ou première minute du notaire qui recevait l'acte, et qui, suivant l'usage général des notaires de ces temps, ne plaçaient les formules de style après les clauses que dans ce qu'ils appelaient Vextensoir d'après lequel ils grossoyaient les actes;

5" Que celui-ci a tous les caractères d'authenticité qu'on peut désirer, et doit par conséquent être admis en preuve tant devant les tribunaux qu'ailleurs.

6» Et enfin que les signatures Joffre et Vincens suffiraient seules pour constater celle de M. de Fontfroide, dont Vincens était le greffier. A Paris, le vingt-cinq juin mil huit cent dix-huit. Signé : Pavillet.

Nous chevalier de la Rue , garde général des archives du royaume, chevalier des ordres royaux et militaires de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, certifions que M. Pavillet , qui a signé le certificat ci-dessu?, et de l'autre part, est chef du bureau de la section historique des archives du royaume, et que foi doit être ajoutée au présent certificat.

Paris, le onze août mil huit cent dix-neuf. Signé : Le Chevalier de Larue.

Traduction de Pacte de mariage dC AnglH d'Adhémar avec Isabelle

de la Roque, 1477.

L'an du Seigneur mil quatre cent soixante-dix-sept, et le quinzième jour du mois de juin, régnant très-illustre prince et seigneur Louis, par la grâce de Dieu roi des Français, sachent tous et chacun qu'il a été convenu de conclure, au nom de Dieu et pour leur bonheur réciproque, mariage entre noble Anglés d'Adhémar, fils de noble Pierre d'Adhémar du manoir de Suélhes, paroisse de Notre-Dame de Londres, diocèse de Maguelone, d'une part; et noble Isabelle de la Roque, fille de noble Firmin de la Roque, du manoir de Couloubrines, d'autre part. C'est pourquoi, conformément à la loi et à l'ancienne coutume touchant la dot des femmes, au moment du mariage, comme entre vifs, etc..., il est de fait et de vérité que, agissant personnellement et comme tel constitué, noble Arnaud d'Adhémar, fils de noble Pierre d'Adhé-

358 AïttlOMAI/;DE LANGUEDOC.

mar et frère du sus-nommé noble Anglés, de bonne foi, etc..., pour lui et les siens, etc., a constitué et assigné en dot, nominativement et pour cause de dot, au même Angles d'Adhémar, son frère acceptant et stipulant, etc..., en considération dudit prochain mariage et par suite des enfans qui en pourront provenir, soit des biens paternels, maternels et fraternels, soit des biens venant des sœurs, savoir : cent livres tournois de monnaie courante à acquitter, en payemens divers, de la manière suivante : Premièrement, le jour que ledit prochain mariage sera célébré dans la sainte mère Église, entre noble Anglés et noble Isabelle de la Roque, trente livres tournois, et à partir du jour de saint Michel archange prochain à un an cinq livres, et successivement chaque année, à la fête de saint Michel , cinq livres, jusqu'à ce que toute la dot ait été payée audit noble Anglés, avec frais, etc. Il a été convenu entre lesdites parties que les payemens ne pourront se doubler, ni tripler, ni en aucune manière s'accumuler; en outre il a aussi été convenu entre lesdites parties que, moyennant lesdites cent livres tournois, ledit noble Anglés d'Adhémar sera et devra être tenu de quitter et faire remise audit noble Arnaud d'Adhémar de tous biens paternels, maternels et fraternels, parle présent contrat et les clauses de droit; pour l'accomplissement desquelles conditions ledit noble Arnaud d'Adhémar contractant a réellement obligé et hypothéqué ses biens, promettant ledit noble Anglés, son frère présent et stipulant comme dessus, soumettre tous ses biens meubles et immeubles, présens et futurs, aux rigueurs des cours des seigneurs évôques dTzès et de Maguelone et de quelque autre cour que ce soit, etc.. Et chacun a promis et jure de tenir, garder et observer lesdites conventions, etc .., et a renoncé à toutes exceptions, sur la foi du serment. De tout quoi ledit noble Anglés a donné acte.

Passé, comme dessus, au lieu de Yaquières, devant la porte de la maison dudit noble Bertrand de Barjac, en présence des témoins : vénérable seigneur Jean Thoffani, curé prieur de Yaquières, et maître Jean Larmandc, tailleur d'Akis. (Trad. par Emile Thomas , archiviste de la préfecture de t Hérault.)

DEYDIEÏl.

Jean Deydier fut élu consul de nobles à Nîmes, suivant le désir et la recommandation de Mgr le dauphin. (T. H, p. 62.)

« Monsieur de Basville, seachant que c'est cette année le tour des gentilshommes d'entrer dans le consulat de Nîmes, j'ai voulu vous recommander le sieur Deydier, viguier de Bellegardc, afin que vous fassiez ce qui dépendra de vous pour le faire nommer premier consul. Mon intention n'est pas de con-

traindre personne pour cette élection , mais je suis bien aise qu'on fasse ce plaisir à un gentilhomme d'ancienne famille de ce pays-là, que je connais il y a long-temps et à qui je suis bien aise de faire plaisir.

« Je m'assure que c'est assez que vous sçachiez ma volonté pour faire tout ce qu'il faut là dessus afin que les choses réussissent comme je le souhaite.

« Je prie Dieu, monsieur de Basville, qu'il vous ait en sa sainte et digne garde. Votre bon ami: Louis. Écrit à Versailles le 22 octobre 1699. » (Mknard, BM. deMmes, VII, 711.)

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