NOTRE-DAME D HAUTECOMBE
La fondation de cette abbaye savoisienne (paroisse de Saint-Pierre-de-Curtille, au diocèse de Chambéry, et sur les bords du lac du Bourget) remonte à 1135. Jusqu’à sa suppression, en 1796, elle fut desservie par des Cisterciens de la filiation de Clairvaux. Restaurée en 1836 elle fut confiée aux Cisterciens de la congrégation italienne de Saint-Bernard. Les 16 janvier et 9 mai 1864 ceux-ci furent remplacés par les Cisterciens de Sénanque (1).
1. On trouvera des détails sur cette transmission dans la vie de D. Barnouin, dont il sera parlé plus bas. Le supérieur, dont la nomination est au roi d’Italie (parce que les ducs de Savoie sont inhumés à Hautecombe), n’a que le titre de Prieur. Cette abbaye étant sous le patronnage du prince régnant de la Maison de Savoie, celui-ci seul a le droit de nommer l’Abbé d’Hautecombe, droit dont il n’use pas. Les prieurs bernardins de 18*6 à 2864 étaient italiens et si l’nn d’eux fut
ABBÉS -r CISTERCIENS DE SÉNANQJUE
Armes. — Coupé : parti au i de Bourgogne ancien, qui est de TOrdre de Cîteaux, au 2 de gueules à la croix d’argent, qui est de Savoie ; et d’azur à l’esquif de. .. sur une mer au naturel, surmonté d’une Vierge couronnée d’argent.
Sceaux (à l’humide). — Dans un petit cercle, une croix ; légende: Abbaye royale d' Hautecombe . — Dans une ellipse, l’écu aux armes posé sur la croix de l’Ordre des SS. Maurice et Lazare; pas d’autres ornements; légende : Sigillvm Abbatiœ B*
M. de Altacvmba * * * Ordinis Cisterciensis in Sabavdia** * .
GAILLEMIN (Dom M. Symphorien, en famille Auguste). Il naquit à Corniéville (Meuse) le 25 janvier 1839 et fut nommé prieur de l’abbaye d’Haute*
combe le 7 août 1888. Ayant eu le titre d’Abbé titulaire de Grandselve (1), il reçut la bénédiction abbatiale à Hautecombe le 30 octobre 1898.
Armes. — D'azur à la Vierge de Grandselve (le dessin, envoyé par le prélat , donne d’argent), au chef cousu parti : de sinople aux initiales /(esus) /(nfans) d’argent, et de gueules à la main d’argent posée en fasce, tenant un stilet du même.
Devise. — Ipsà duce non fatigaris (Hom.
S. Bernardi).
Sceau (à cire). — Ecu aux armes posé sur une crosse avec volute tournée à dextre ; devise autour ; légende entre deux circonférences pointillées : •J* S. Fis . M . Symphoriani . abbis.