NOTRE-DAME DE LÉRINS
La fondation de ce monastère dans l’île de Lérins, près de Cannes (Alpes- Maritimes), remonte à saint Honorât et à l’année 375 circà, ou seulement au commencement du v e siècle. Aux siècles passés il était occupé par les Béné-
en 1864, nommé abbé titulaire, il n’a pas à figurer dans notre livre n’étant pas devenu Français lors de l’annexion. Les prieurs français de l’abbaye d’Hautecombe furent Dom Archange Dumont 1864-1874, Athanase Martin 1875-1878, Célestin Gillet 1878-1883, Maur Fignes 1883-1888.
1. M. de Figuères, un des collaborateurs les plus érudits de Y Intermédiaire des Chercheurs , qui a bien voulu me donner avec grande obligeance des détails sur quelques abbayes cisterciennes, m’a fait connaître sur Grandselve les particularités suivantes. Ce monastère bénédictin fut fondé en 1140 par le B. Gérard de Salles, il tomba en commende en 1476, puis fut vendu et démo'i de 1793 à 1799. Quelques rares débris subsistent encore dans la commune de Bouillac (Tarn et- Garonne). Armes de l’abbaye : (reproduites dans celles de Dom Gaillemin : d'azur à N. -D.de Grandselve <t or. Armes de la communauté : d'argent à 2 lévriers affrontés de sinople. Mais Dom Symphorien Gaillemin croit que ces dernières armoiries sont celles d’un Abbé ainsi que les suivantes, qu’on attribue parfois aussi à Grandselve : d'azur à l'éléphant d'or portant une tour d argent accosté de j chênes de sinople .
ARMORIAL DBS PRELATS
dictins. « Le 21 novembre 1869 la Congrégation de Sénanque prit possession de l’île et du monastère de Saint-Honorat », lequel fut rétabli en abbaye, le 29 septembre 1871, avec érection définitive le 24 mai 1895.
Armes.'— De sinople à la crosse abbatiale, accostée de 2 palmes, le tout d’or et en pal. — On trouve également, mais c’est moins régulier : un serpent de...
enroulé en fasce à l’extrémité inférieure des palmes et de la crosse, celle-ci traversant une mitre d’or, et même parfois le tout accosté des initiales S(aint) H (onorat) de sable (1).
Sceaux. L'abbaye avait et a encore plusieurs sceaux ;
nous reproduisons un des anciens et qu’on va reprendre ; il représente l'Abbé sur sa cathedra abbatiale, prêt à donner la discipline, ou mieux présentant une palme (2); légende : -j* S\, conventus : monastcrii : Santi (sic) : Honorati : Lirinensis.
Bibliog. — Vile et V Abbaye deLérins % par un moine de Lérins. Imprimerie de Lérins, 1895. — On annonce un ouvrage sur Lérins, qui sera dû aux investigations de M. Moris, archiviste des Alpes-Maritimes.
BARNOUIN (Dom Marie-Bernard, en famille Luc-Léon-Patrice). Ce fondateur des Cisterciens de l'immaculée Conception naquit à l’Isle-sur-Sorgue (Vaucluse) le 18 octobre 1815. Mgr Dubreil lui donna à Sénanque, le 2 mai 1869, la bénédiction abbatiale d’Abbé du monastère de ce nom. En 1872 il
transporta sa résidence à celui de Lérins, dont il devint alors l’Abbé ; c’est là que Dieu le retira de ce monde le 8 juin 1888.
Armes. — D’azur au rocher d’argent mouvant de la pointe et du flanc sénestre de l’écu, sur lequel reposent à dextre un palmier de sinople et à sénestre une cellule d’ermite d’argent. Les armoiries de sa famille étaient : fascé d’or et d’argent (sic) de 6 pièces, au chef d’argent chargé de 3 étoiles de gueules.
Devises. — Mansi in solitudine (Ps., uv, 8). — Una charitaie , una disciplina .
1. Elles figurent avec la mitre et les palmes issant de la mitre sur des monnaies du xvn* siècle, émanant des abbés de Lérins, agissant en qualité de princes de Sabourg. V Armorial de 1696 , (Provence 1, ajj) donne les armoiries telles que nous les figurons.
a. Ce qui concerne cette palme mérite une explication. En 1430 une buUe de Martin V donne autorité à l’Abbé de Lérins de nommer des confesseurs pour absoudre les pèlerins de tous cas, sauf de ceux réservés au Pape, depuis l’Ascension jusqu’à la Pentecôte. On appelait ce temps Online. Les pèlerins s’y rendaient en foule de France, d’Espagne et d’Italie. Ceux qui visitaient l’île pendant 7 années emportaient en souvenir une palme du palmier de saint Honorât, que lenr donnait l’Abbé, les autres emportaient des touffes de cinéraire maritime, que le peuple désigne encore dans la contrée sous le nom de : kerbo dou pardoun .